mar 15 nov 2005
ze miss lulu
lun 14 nov 2005
Tout d’abord, je voudrais dire à ces crétins de politiciens Hoosers (c’est-à-dire de l’Indiana) qu’ils me font vraiment CHIER avec leurs histoires de zones horaires. Eh oui, je me suis encore fait avoir et ma légendaire manière d’arriver toujours en avance n’a pas payé, cette fois-ci, puisqu’au lieu d’être une heure et demi en avance, j’ai été deux heures et demi en avance! J’avais repéré un petit restaurant japonais qui avait l’air sympa, pour aller y manger après l’interview l’entretien (soirée entièrement japonaise!), mais là, quand j’ai vu que mon interview entretien n’aurait pas lieu à 18 heures mais à 19 heures, et qu’il me faudrait encore trois heures pour rentrer chez moi, je me suis dit merdzutfluttrompètéguitare, et je suis allée bouffer une salade césar à la noix et un petit cheesecake au restau de l’hôtel dans lequel avait lieu l’interview l’entretien avant l’interview l’entretien en question. Nul… mais pas mauvais, quand même, le cheesecake

Bref.
J’avais à peine déscendu les escaliers de chez moi que je me suis rendue compte que je portais un joli costume noir avec une petite chemise rose, le tout très classique et professionel, mais qu’il aurait mieux valu que je porte une jupe au lieu d’un pantalon, surtout pour un interview entretien japonais. Trop tard… et de toutes les manières je ne porte jamais de jupe.
Et puis le voyage s’est bien passé, sauf que cette fois-ci, j’ai décidé de prendre l’autoroute payante et avec moins de travaux… et qu’il y avait effectivement beaucoup moins de travaux mais tout autant d’embouteillages, et surtout, j’avais oublié qu’il fallait la payer, celle-là! Au premier péage, c’était 15 cents, et ça allait… au deuxième, c’était 50 cents et ça allais encore… mais au troisième, il me restait seulement $1.50 et le péage était de $2.50. La madame a donc dû me faire une facture spéciale en prenant toutes les informations sur mon permis et ma plaque et tout (avec les gens derrière qui attendaient…) et je dois leur envoyer un chèque pour $2.50. Haha, la honte!
Ensuite, je sais que certains pensent que ras le bol des photos de champs de maïs et d’autoroutes, mais franchement, un voyage de miss lulu sans photos de champs de maïs et d’autoroutes, c’est pas un vrai voyage de miss lulu! Et puis cette fois j’ai fait un effort pour vous montrer les magnifiques paysages de Gary, Indiana, la zone industrielle la plus sordide des Etats Unis. Alors vous y avez encore droit cette fois, mais j’ai de ne pas trop en faire, hein
(et en plus, grace à moi, mes lecteurs connaitront bientôt chacun des 2’384’362 champs de maïs de l’Indiana! Pas tout le monde peut en dire autant!)



Surtout que cette autoroute-là c’est quand même pas n’importe quoi, et à chaque fois que j’y passe, je suis sous le charme!

L’interview. Oui. Que dire? C’était mon premier interview entretien de boulot, pour de vrai, mais je n’avais pas vraiment la trouille. Je n’ai pas peur des gens ni de ce qu’ils pensent de moi, et de toutes les manières, je ne veux pas de leur job, donc c’était en observatrice, plutôt, que j’y allais. Une jeune femme m’a conduite dans un petit coin tranquille de l’hôtel où un vieux monsieur, qui est le directeur de l’université en question, m’attendait. Il était très gentil, mais ma première impression était que la barrière linguistique n’allait pas faciliter les choses, même s’il parait bien anglais.
Ce qui est intéressant, c’est qu’il a cru, jusqu’au bout, que j’étais américaine. A un moment, il a vu sur mon CV que j’avais été prof de français et m’a demandé si j’avais vécu en France… et j’ai répondu que j’avais effectivement vécu quelques années en Suisse. Pas un vrai mensonge. Et puis il m’a posé des questions auxquelles je ne m’attendais pas (dans la liste de vos publications, de laquelle êtes-vous la plus fière?) et des questions pour lesquelles j’étais prête mais pas assez (pourquoi voulez-vous enseigner dans NOTRE école et pas une autre? Pourquoi le Japon? Pourquoi Nagoya?), et j’ai baratiné deux-trois trucs mais il m’a dit qu’il fallait que je sois plus précise, que j’arrête de lui raconter des banalités, et qu’il interviewait entretientait (?) des centaines de personnes par an qui étaient plus prêtes que moi à répondre à ses questions! Bon. J’ai dit oui monsieur je suis désolée, mais ce qui est étrange, c’est que ça ne m’a pas du tout décontenancé. J’ai finalement réussi à trouver une bonne excuse pour le Japon, mais sur le coup de son université, j’ai échoué. En plus, et oui j’ai très honte sur ce coup-là, j’avais fait un peu de recherche sur leur département, mais je m’étais trompée de programme… donc je ne savais pratiquement rien de ce qu’ils faisaient dans leur département. Mais je n’ai pas rougi, je n’ai pas bafouillé, je n’ai pas commencé à trembler comme quand je suis un peu nerveuse… j’ai simplement continué à répondre à ses questions. Ca m’a surpris.
Il m’a aussi posé des questions pour lesquelles j’étais prête et auxquelles j’ai bien répondu, je crois. Il m’a demandé mon salaire, le nombre d’heures que je travaillais, combien j’avais d’élèves, ce que j’enseignais, quel genre de prof j’étais, et il a voulu voir mes évaluations. J’avais apporté les deux meilleures et il a été très impressioné. Il a aussi regardé mes articles et mes présentations et m’a demandé si j’avais l’intention de participer à des conférences. Je lui ai demandé si leur université permettait aux professeurs d’aller aux conférences et il m’a dit que oui bien sûr, et qu’ils payaient tout si on y présentait quelque chose.
Le problème, c’est qu’il voulait quelqu’un qui aurait un doctorat AVANT mars 2006. J’ai l’impression que son université est en train de basculer dans le système américain de recherche à fond, et il m’a dit qu’il n’embauchait que des profs qui avaient un doctorat avant le début de leur année scolaire, qui est en mars ou avril, je crois. Rapé pour moi. Mais bien sûr je m’en fiche. Sa secrétaire prenait des notes de tout, et a pris ma photo (mais ne m’a pas demandé mon âge, je dois avoir une tête assez jeune pour eux), puis m’a demandé à combien de kilomètres j’habitais et m’a donné $60 pour l’essence. Sympa. Ca aura payé pour l’essence et le repas un peu nul du restau de l’hôtel. Elle m’a encore posé quelques questions, une fois que lui était parti, et puis voilà, c’était la fin, au bout de 40 minutes.
Je n’étais pas épuisée comme je m’attendais l’être, à la fin. J’avais les mains un peu froides, mais pas gelées, et je n’ai pas transpiré, rougi, tremblé, bafouillé… Je ne me suis ni gratté les boutons sur le visage, ni tripatouillé les cheveux, ni arraché la peau autour des ongles, ce que je craignais. Bien sûr, je n’étais pas assez prête, mais je n’ai jamais perdu la tête ou paniqué. En général, je crois que cet interview entretien a été une excellente expérience, parce que j’ai vu comment je pouvais mieux me préparer pour les autres interviews l’entretiens (j’espère qu’il y en aura), et j’ai aussi vu que je savais me tenir raisonnablement bien dans ce genre de situation un peu stressante. La prochaine fois sera plus réelle, donc plus stressante, mais je crois que quand on a eu un interview entretien avec un directeur d’université japonais qui n’avait aucun sens de l’humour et qui ne semblait pas comprendre tout ce que je disais, on a vu le pire… ou peut-être pas, l’avenir nous le dira
J’ai pensé et repensé à cet interview entretien pendant le trajet de retour. En prennait de l’essence, juste à ma sortie d’autoroute, j’ai vu quelque chose qui m’a définitivement changé les idées et donné envie de vomir.

J’essayais d’arrêter de penser à cette image en reprenant la route vers chez moi, quand j’ai soudain remarqué que la route était rouge, mais vraiment rouge, comme si un pot de peinture s’était renversé… et puis j’ai remarqué des « débris » un peu partout… et ma voiture a fait bump bump sur un gros débris avant que je me rende compte que c’était probablement une des victimes du chasseur qui avait réussi à s’échapper… mais pas pour longtemps! Beurk! Je n’ai pu que rentrer en vitesse et faire un gros calin à mes chatounnes affamées.
Conclusions: Rouler plein nord en fin de journée, c’est super bon pour avoir des couleurs… sur la joue gauche… N’avoir que de la country music et du christian rock à la radio pendant 6 heures de route, c’est à rendre toute miss lulu complètement folle! Je n’ai rien fait de chouette à Chicago (je savais que ça allait finir comme ça) mais j’aime toujours autant passer devant la ville, dont l’architecture m’enchante. Et les japonais n’étaient pas aussi terribles que je me l’imaginais… et n’ont pas réussi à me convaincre de renoncer au Canada, malgré leurs sushis et leurs courbettes

sam 24 sept 2005

Allez, zou, on va faire une petite marche pour prendre l’air frais et s’oxygéner les neurones au lieu de rester planté devant l’ordi!
ven 23 sept 2005
mer 7 sept 2005
une miss lulu qui pète un plomb ça ressemble à ça:
Ecrit par miss lulu dans n'importe quoi, ze miss luluven 19 août 2005
Voilà un petit questionnaire qui répond ENFIN à mes attentes: les questions posées sont VRAIMENT celles que je veux poser et ne sont pas imposées par quelqu’un qui se croit intelligent (attendez, vous allez bientôt voir l’ironie de ce que je dis-là!). Allez zou, au boulot tous ceux qui étaient en vacances, là, c’est fini les vacances!!
Voilà les règles du jeu, à copier à chaque fois que vous jouez:
1. Linkez la personne qui vous envoie ce jeu pour ne pas perdre le fil,
2. Posez-vous de 5 à 10 questions que vous choisirez SUR VOUS-MEME sur votre blog, des questions intéressantes, bien sûr ![]()
3. Il est interdit de copier les questions déjà posées par la personne qui vous envoie ce jeu! Soyez créatifs!
4. Inventez une nouvelle règle du jeu que TOUS les joueurs suivants devront suivre! Soyez TRES créatifs! (Par ex: chaque question doit contenir le mot X, ou il est interdit d’utiliser la lettre Y dans les questions posées, ou la question Z doit parler de… etc.)
5. Faites passer ce questionnaire à au moins trois (3) autres bloggeurs!
Q: qu’est-ce que tu aimes dans la vie?
miss lulu: J’aime ma famille, la pluie, mes chatounnes, le chocolat, dormir, dépenser de l’argent, les toilettes propres, voir avancer le boulot, regarder des films bien confortablement installée dans mon lit, le fromage, la cuisine de ma mamie, Paris, l’Audi TT, lire, la mer, la nourriture indienne et japonaise, jouer au UNO, écouter le concerto pour piano de Schumann.
Q.: qu’est-ce que tu détestes dans la vie?
m.l.: Je déteste la réglisse, l’humidité, le stress, les gens qui sont en retard, la rootbeer, les gros camions sur l’autoroute, rater mon avion, quitter mes chatounnes et mes amis et ma famille, les fêtes où il y a trop de monde et trop de bruit, les gens qui votent pour le buisson maudit, l’odeur de la cigarette, jouer au pictionnary, dormir trop tard, le hip-hop, le foutoir dans ma maison.
Q: quel est ton plus gros défaut?
m.l.: Le plus gros? Pffff, il y en a tellement… Je dirais la paresse et le manque d’estime personelle, probablement.
Q: si tu pouvais aller visiter trois endroits n’importe où, là, maintenant, où est-ce que tu irais?
m.l.: En Inde, sur le Machu Pichu, et en Espagne! Pis au Japon aussi, et en Australie… et au Népal, …. ok je m’arrête!
Q: c’est quoi que tu fais comme recherche? T’en parles souvent mais en réalité personne ne sait…
m.l.: Haha, la question qui tue: résumez les 300 pages de votre thèse en 2 phrases! Bon, en fait, j’étudie la différence entre les anglophones qui enseignent l’anglais, et les autres gens (les français par exemple) qui enseignent l’anglais. Quelle est la différence entre quelqu’un qui enseigne sa langue maternelle et quelqu’un qui enseigne une langue qu’il/elle a apprise? Et pour ça, je demande à plein de profs d’anglais différents, d’élèves d’anglais, et d’administrateurs dans plein d’écoles différentes ce qu’ils en pensent. Voili voilà. Si t’as pas compris, t’auras cas lire ma thèse
Q: est-ce que tu préfères parler en anglais ou en français?
m.l.: Ben ça dépend, hein. Quand je suis en France, j’aime bien parler français… Pis quand je suis ici, au boulot, avec mes amis, mes élèves, ma recherche, je préfère l’anglais. En fait je serais incapable de parler en français pour tout ce qui concerne mes études et mon boulot. Par contre, je suis nulle en anglais pour tout ce qui concerne les jeux de mots, les contines d’enfants, les blagues, les chansons populaires, le vocabulaire de la cuisine, et plein d’autres trucs. En règle générale, je pense en anglais et je rêve en anglais. Pis j’adore l’anglais! Mais je parle en français à mes chats!
Q: une dernière question: t’as quel âge, en fait?
m.l.: Quelle question indiscrète! On ne demande jamais ça à une femme, voyons! Mais bon, comme je suis bonne et généreuse, je vais vous donner quelques indices: j’ai vécu pratiquement 8 ans en France, bien 15 ans en Suisse, et bientôt 10 ans aux Etats Unis. … Ptaingcong, j’ai vécu plus longtemps aux Etats Unis qu’en France?! Ils devraient me retirer la nationalité française
(et me filer l’américaine tant qu’on y est)!
Nouvelle règle du jeu: la question numéro 3 devra être répondue en image ou photo ou description d’image/photo!
A qui je passe le jeu: à Massanin, Cloporte, !Beo!, Remi, kiara, et Candy Froggie… et tous ceux qui veulent l’essayer
lun 6 juin 2005
Je n’ai pas trouvé plus beau sourire dans la Capitale…. Elle rayonne…
Franchement, un sourire comme ça… Il n’y en a qu’un.
dim 5 juin 2005
jeu 19 mai 2005
Quelles sont les trois différences entre ces deux photos de mon salon?

Si vous cliquez sur la deuxième photo, je vous offre le grand tour de la résidence
Attention, un foutoir peut en cacher un autre… et certains pourraient être jaloux, voire effaré de voir dans quel cheni je vis… hum… Alors, à vos risques et périls! (Une fois dans l’album, si vous cliquez sur les photos vous les verrez en plus grand).
mer 18 mai 2005
academia
Ecrit par miss lulu dans US of A, boulot boulot, hautes études, tempêtes de cerveau, ze miss luluCa y est, c’est officiel, c’est 98% sûr, c’est certain: je dois finir mon doctorat dans un an! UN AN! Les gens normaux finissent leurs doctorats en au moins cinq ans, en général, ou même plus… mais non, moi je vais essayer de tout faire en quatre ans. Hah! Je vais essayer, hein, parce que c’est pas encore gagné, mais ma directrice de thèse pense que c’est possible. Elle veut se débarasser de moi en fait, je suis sûre!
Tout cela signifie quelque chose de très important: I AM ON THE JOB MARKET! En français: je cherche un boulot
Je déteste l’expression anglaise, ça me fait penser au meat market, le marché à viande… huhuh… une belle entrecôte ma p’tite dame? Et en plus, on dit qu’on a des qualités « marketable, » mais je sais pas le mot en français, ça veut dire vendable, en gros. Par exemple si j’ai étudié le génie méchanique, je suis plus « marketable » que si j’ai étudié la linguistique! Mais si je parle plus d’une langue étrangère, je suis plus « marketable » que si je ne parle qu’une seule langue.
Etre « on the job market » ça veut dire que je dois commencer dès maintenant à chercher du boulot pour l’automne 2006! Ben oui, en « academia » c’est comme ça, les « job openings » sont publiés entre août et octobre, et ensuite, on reçoit les réponses vers février ou mars, et là soit c’est non, soit c’est une invitation à aller visiter le campus (l’université où on veut bosser) pour faire une présentation et se faire interviewer par 25 personnes dont les étudiants qui seront nos élèves. Ensuite, quelques semaines après la visite, on reçoit soit un non, soit un oui! Et là on est super content! Mais tout ce cirque signifique qu’entre février et mars, on voyage beaucoup et parfois sans avoir eu le temps de tout planifier, parce des écoles peuvent vous dire non mais vous rappeler à la dernière minute (avril-août) pour vous offrir le job après tout parce que leur candidat préféré à finalement accepté l’offre d’une autre école. Les écoles qui vous invitent à une campus visite payent pour le billet d’avion et une nuit d’hôtel, mais c’est super crevant, parce qu’il faut tout savoir sur les gens qui vous invitent, l’école, les programmes, et être prêt à faire une présentation et être interviewé non-stop pendant toute une journée!
Enfin… moi j’ai jamais vraiment fait ça sauf une fois où je suis allée visiter une école pendant une semaine et c’était assez cool, mais là c’est différent! Donc ça va pas être facile de mener la barque de la recherche d’emploi tout en faisant ma recherche, en écrivant 300 pages de thèse, et en enseignant deux classes différentes et que je n’ai jamais encore enseignées! Toute personne cherchant une directrice d’école de langues sera gentille de me le dire. En fait, je ne veux pas aller en France… je chercherai plutôt au Canada ou en Suède ou un truc comme ça… mais bon, si jamais quelqu’un a des tuyaux…
Le copain avec moi, sur la photo, c’est Xiaoye, un super copain chinois, grâce à qui j’ai reçu quelques prix et réussi à finir d’écrire un gros article! Si j’avais voulu sortir avec quelqu’un, ici, c’est avec lui que j’aurais voulu sortir. Sauf qu’il veut rester aux Etats Unis et pas moi. Il vient de finir son doctorat, il y a quelques jours, et il a trouvé un boulot super chouette et ultra bien payé à Penn State qui est une école géniale! Alors voilà, peut-être que dans un an, ça sera moi, sur la photo, qui serai habillée en noir (gown) et bleu avec le petit chapeau (mortar board). Knock on wood, comme on dit…

mer 6 avr 2005
ven 18 fév 2005
Quand j’étais jeune, j’ai écrit un petit bidule comme ça pour rigoler parce que c’était à la mode. En le relisant récemment, je me suis dit que c’était du travail de pro et qu’il ne fallait pas le fiche aux oubliettes! Alors le revoilà, affiné et dégrossi, optimalisé et embelli, restauré et affermi! En français on appelle ça un « portrait alphabêtises! » How can you say that in English? alphabewildered portrait? alphabeware portrait?
Army: I’m completely against it!
Age: plus un secret mais toujours difficile à croire!
Bonheur: d’être avec ma famille.
Baby: don’t have one, never have, never will.
Cats: don’t know what I’d do without mine (I’d probably finally be able to sleep…)!
Crapahuter: j’adore ce mot, mais je ne suis pas sûre de ni comment on l’écrit ni ce qu’il signifie!
Daydream: something I do too often instead of studying…
Diamant: ben oui, j’en ai déjà reçu un… et je le garde en souvenir
Erreurs: y’en a plein ici, mais personne n’est parfait!
Enigmatic: what i’d like to remain, but I think I’m way too obvious…
Frère: le mien est super genial trop cool et je l’adore!
Failure: often feel like one but try to convince myself that it’s not true.
Gabriel Garcia Marquez: his stories are amazing and make me dream of a world where everything is possible.
Galère: ma vie, souvent, mais pas tout le temps.
Hair: red, brown, it depends on the season ![]()
Hurler: j’ai souvent envie de le faire mais je crois pas que mes voisins apprécieraient!
Illogical: women in general and me in particular! And proud of it!
Ignorante: j’essaye de ne pas l’être mais plus j’apprends et moins j’en sais!
Jet lag: wish it didn’t exist, makes my life really difficult!
Jonquilles: mes fleurs préférées.
Kidney: have only one.
Ketchup: j’aime pas trop mais ma soeur adore… mais elle, elle aime pas le chocolat alors bon, je lui laisse mon ketchup.
Lumière: il paraît que c’est ce que veut dire mon nom. Et pourtant j’en suis pas une!
Linear equations: I try to avoid.
Merde alors: ce truc est vachement difficile à faire en deux langues!
Macs: my favorite computers since 1992 ![]()
Néo-crétin des pré-Alpes: notre insulte familiale favorite!
Nationalities: French and Swiss, it’s quite practical. No green card yet, though.
Obesity: try to avoid it but it’s a constant fight with chololate!
Orient: m’intrigue et je veux y aller, au Japon, et en Inde, surtout (c’est en Orient, ça?).
Ph.D.: in less two years if possible but it’s tough!
Pêches: y suis horriblement allergique, de même qu’aux cerises et aux pommes
Quetzalcoatl: snake god of Mexico, founder of Tenochtitlan. I’m sure you didn’t know that!
Québec: j’adore! Souvenirs, souvenirs…
Rain: love to listen to it on the roof, love to walk outside and get drenched.
Raclette: avec des petites patates et des cornichons, et en bonne compagnie, y’a rien de mieux qu’ça dans la vie!
Sang et tripes: ne me fait pas peur, je pourrais être chirurgienne sans problème, par contre ma soeur et mon frangin, heu… huhu… bref!
Suisse: je suis très fière de dire que j’y ai un compte en banque… avec dessus juste assez me payer une bonne raclette la prochaine fois que j’y vais.
Television: don’t have one, never have, never will!
Tricoter: pas trop mon style, ni le point de croix d’ailleurs!
Ukelele: je sais pas en jouer, c’est domage.
USA: can’t believe I’ve been living here for more than 9 years!
Vegetarian: trying to be, at least in the US and for many reasons, but it’s hard.
Varicelle: jamais eue!
Water: my favorite element, dream of living near the ocean, want to dissolve in it like sugar, sometimes…
Wasabi: mon restaurant favorit à Long Beach. Devinez de quel pays vient ma nourriture préférée.
Xénophobe: pas moi, en tous les cas! Plutôt xénophile même.
Xiphoid: I’d be surprised if you knew what that meant, and it’s a pretty cool word.
Yeti: héros de mon enfance, a sauvé la vie de Chang!
Yesterday, all my troubles seemed so far away…
Zig-zags: les detours de ma vie. Parfois je m’y perds.
Zucchini: probably one of my favorite vegetables, with eggplants.
Une bonne soupe est souvent meilleure le lendemain, réchauffée et avec un p’tit bout de beurre dedans, non? Je me demande pourquoi on finit toujours par parler de bouffe sur ce blog!
jeu 10 fév 2005
joyeux anniversaire mon armoire à glace préférée!
Ecrit par miss lulu dans US of A, ze family, ze miss lulu
Quand on a 21 ans en Suisse ou en France, ça ne veut plus dire grand’chose. Dans l’ancien temps, on avait la majorité à 21 ans… mais maintenant le plus important des anniversaires c’est celui des 18 ans. A 18 ans, on peut conduire, voter, et faire plein d’autres bêtises sans la permission de ses parents!
Aux Etats Unis, ce n’est pas du tout la même chose. Ici, il y a deux anniversaires qui sont très importants dans la vie: celui des 16 ans et celui des 21 ans. Pourquoi 16 ans, le « sweet sixteen »? Parce qu’on peut enfin conduire, parce qu’on peut enfin sortir avec un petit copain et non plus en groupe (dans les meilleures familles), parce qu’on n’a plus besoin d’aller à l’école si on ne veut plus (et ça arrive à beaucoup de gens, ça!), parce qu’on se sent enfin adulte! Donc cet anniversaire est un moment très spécial pour les jeunes d’ici, et en général une grande fête! Ensuite on est majeur et on peut voter à 18 ans, et on peut aussi signer des contrats sans ses parents, mais ça tout le monde s’en fiche, ce n’est bizarrement pas un événement majeur (huhuh).
Et pourquoi est-ce que 21 ans est un événement majeur à fêter avec tous ses amis en grandes pompes et même plus que ça? Parce qu’à 21 ans on peut enfin légalement boire de l’alcool, on n’est plus « underage »!! Ben oui, je dis bien « légalement » parce que ça fait longtemps qu’on le fait illégalement, mais à 21 ans on va enfin pouvoir aller acheter de l’alcool pour tous ses copains qui n’ont pas encore 21 ans, on peut enfin commender un cocktail dans les restaurants et faire le malin devant tout le monde, on n’a enfin plus besoin de falsifier son permis de conduire pour faire semblant qu’on a 21 ans pour rentrer dans les bars (le permis de conduire est aussi la carte d’identité, ici), et on peut aussi aller à Las Vegas et jouer légalement dans les casinos!
Le petit frère du mari de ma soeur, qui habite en Floride, vient d’avoir 21 ans, alors toute sa famille (dont ma soeur qui vit avec son mari dans le Michigan) va se retrouver à Las Vegas pour quelques jours pour fêter ça en grandes pompes, alcohol and gambling included!! Par contre, mon pauvre p’tit frangin, que vous voyez là sur la photo en train de me mettre dans le TGV lors de mon départ de Suisse en janvier dernier, a 21 ans AUJOURD’HUI, et tout le monde s’en fiche! Pov’ chéri!! Moi je m’en fiche pas et je bois un p’tit coup à ta santé mon p’tit frère adoré! Mais à vrai dire, lui aussi s’en fiche: ça fait bien longtemps qu’il boit de l’alcool légalement, lui!
sam 18 déc 2004
Comme je suis souvent (trop souvent, même) dans le metro parisien ces jours-ci et que bon nombre de nos conblogotes aussi, je me suis dit que ça serait marrant qu’on se rencontre et se fasse la bise si on se reconnaît! Alors voici une description de votre miss lulu favorite. Pour s’amuser quand même un peu, certains détails sont fictifs et d’autres manquants (pis il y a des fautes d’orthographes aussi)! A vous de reconstituer le puzzle!
très longs cheveux
toute petite
cheveux roux
rides sur le front
téléphone rose
ongles manucurés à l’américaine
gros manteau noir
rouge à lèvre très sombre
chaussures à talons hauts
pantalons noirs
démarche saccadée
grand nez
yeux verts
petites mains
attitude timide
cheveux raides
pull bleu clair
boucles d’oreilles en perles
écharpe violette
bosse sur le nez
rides autour des yeux
joues rouges
bague avec diamants
pas maigre mais pas le contraire non plus
peau sèche
grand front
barrette en or dans les cheveux
doigts fourchus
marque d’épluche légume sur la joue droite
rivière de diamants autour du cou
lèvres sensuelles
regard meurtrier
boulon manquant dans le cerveau
chaussettes vertes
double menton
golfs clairs
grain de beauté sur l’oreille gauche
petits pieds
grandes oreilles
cicatrice sur la hanche gauche
sac bleu et noir.
Et vous?
Le premier ou la première qui me trouve recevra un gros sac de pop-corn transgénique micro-onde en directe de mon champs de maïs!
La chasse à la miss lulu est officiellement ouverte!
sam 4 déc 2004
Huhuh, bravo aux braves (aux fous, devrais-je dire) qui ont pensé comme moi! Quand le monsieur du rental car m’a montré la voiture toute normale et ennuyeuse qu’il allait me filer, je lui ai dit non monsieur, je veux le gros truck là-bas! Je me suis dit merde, une fois dans ma vie, je dois essayer de conduire un de ces monstres, et puis ma semaine a été pourrite, il faut bien rigoler de temps en temps! Le monsieur du rental car a tellement rigolé de mon idée qu’il m’a filé un « free upgrade » et tadah, me voilà au volant d’un monstre noir et très, très chouette à conduire, un Chevrolet Silverado 4×4!!
Ahh le sentiment de puissance!! La force de ce monstre est incroyable, mais en même temps tout est doux, feutré, silencieux, divin! Ce monstre est beaucoup plus maniable et agréable à conduire que ma voiture normale (qui ressemble à la voiture numéro 1 en-dessous). En plus, le monstre est très intelligent. Il me dit « back left door is ajar » (la porte arrière gauche est mal fermée) ou bien « front right blinker light not working » (le clignotant de devant à droite ne marche pas) ou bien « you forgot your brain home » (nan, là je plaisante, dommage). Il sait quand mettre les phares tout seul, il éteint la radio seulement quand j’ouvre la porte ou bien après 30 minutes où je suis restée à écouter la radio dans la voiture à l’arrêt (oui je fais ça des fois), un coup de clé et il ouvre ou ferme toutes les portes, il me dit quelle température il fait à l’intérieur et à l’extérieur du truck, il me demande quels airbags il doit utiliser, et plein d’autres trucs cool comme ça.
Bien sûr, toutes ses stations de radio du monstre étaient réglées sur de la musique country et il a eu du mal à me laisser programmer une radio de musique classique et une de « oldies »… le pauvre n’a jamais dû entendre de musique classique de sa vie et n’en entendra probablement plus jamais après mon passage! Je ne suis pas une fan de country, mais là, il faut bien avouer que ça donne beaucoup mieux que la musique classique, on dirait que c’est fait pour. Et avec du Garth Brook à fond dans les oreilles et toute la force imposante du monstre entre mes mains, je peux vous dire que l’effet de puissance est… comme dire… puissant!
Comme dirait ma directrice de thèse, au moins tu es protégée avec ça, si quelqu’un te rentre dedans! Huhu… c’est vrai que c’est même pas seulement un petit « pick up truck » mais un « truck » tout court, la dernière étape avant le gros camion de marchandise si typique à l’Amérique. Et moi, mon égo, et mes un mètre cinquante, on se sent très bien dans l’antre de ce monstre même si c’est vrai que c’est un peu difficile d’y grimper et d’en descendre, on l’adore, et on aimerait bien le garder plus qu’une semaine seulement!
I was born to be a truck driver, baby!!
ven 22 oct 2004
Liste inspirée par celle de Jun.
1. monter tout en haut d’une montagne: le Mont Blanc, entre autre
2. nager avec des dauphins: en Floride, il y a 5 ans
3. tenir une tarentule dans ma main: pfff, plusieurs fois!
4. prendre un bain aux chandelles avec quelqu’un: très agréable ![]()
5. dire « je t’aime » et le penser vraiment: toujours!
6. essayer de tenir un arbre dans mes bras: en Californie, dans la Redwood forest, et comme je n’y arrivais pas, je suis finalement entrée dans l’arbre en question… à l’intérieur de l’arbre, si si!
7. faire un striptease: heu… oui… mais pas pour n’importe qui, hein!
8. visiter Paris: haha, j’y suis née!
9. être sur un bateau pendant une grosse tempête: et mon dinner n’est pas resté longtemps dans mon estomac ce soir-là…
10. voir une aurore boréale: une fois, depuis un avion au-dessus du Groënland
11. aller à un match de foot: de football américain, oui, de basket, aussi, et de cricket… mais jamais de foot
12. faire germer des pépins de citrons et voir un petit arbre pousser: un avocat, aussi, et plein de plantes bizarres
13. dormir dehors sous les étoiles: le camping, ça va, mais c’est pas mon sport favorit. Regarder les étoiles, par contre, j’adore!
14. changer les couches d’un bébé: mon ptit frangin, ça c’est sûr, même qu’il aimait bien faire pipi dès qu’il avait les fesses à l’air…
15. vomir parce que j’ai trop bu: seulement deux fois dans ma vie, c’est un record, non?
16. donner plus que je devrais à l’UNESCO: oui, et aussi à ma radio publique ici
17. faire virer quelqu’un: une fois, un de mes élèves, voir numéro 80
18. rigoler comme une folle au moment où il faudrait vraiment pas: moi? non… huhuh
19. faire un pari et gagner: une fois, sur une course de F1
20. prétendre que je suis malade et rester à la maison au lieu d’aller en classe ou au boulot: alors ça, moi je ne le fais JAMAIS! ![]()
21. proposer à un mec que je ne connais ni d’Eve ni d’Adam de sortir avec moi: une fois, et je lui ai dit qu’il ne devrait pas rater l’occasion de vivre une expérience unique qu’il pourrait raconter à ses petits-enfants plus tard! Il l’a fait!
22. faire des batailles de boules de neige: quelques unes, oui
23. crier le plus fort possible: et pas qu’une fois!
24. tenir un bébé animal: des poussins, des lapins, des chèvres, et des tas d’autres animaux j’en suis sûre
25. aller à un sauna et ensuite se rouler dans la neige: une fois, en Finlande
26. parler avec un accent français terrible exprès: à chaque fois que quelqu’un me casse les pieds
27. être parfaitement heureuse pendant un instant: ça arrive
28. aimer mon boulot entièrement: ça arrive…
29. avoir assez d’argent pour être heureuse et bien vivre: ben oui, en général oui
30. avoir des amis géniaux: des tas et des tas!
31. boire, fumer (pas que des cigarettes), et prétendre être quelqu’un d’autre que moi dans un pays étranger: no comment
32. voir des baleines: avec jojo pas loin de New York
33. voler un paneau de circulation: mes parents, pas moi, moi j’ai juste volé un cône orange un jour
34. me ballader à travers l’Europe: ça oui, à travers la Scandinavie, la Finlande, les Pays Bas, l’Allemagne… mais pas assez
35. partir à l’improviste pour un grand voyage pas du tout planifié: voir numéro 20 et faire un grand voyage de Noël Salt Lake City-San Francisco-Los Angeles-Las Vegas-Salt Lake City avec mon ex
36. recevoir un premier prix: une fois, pour un papier débile qu’on m’avait forcé à entrer dans la compétition
37. visiter la Grèce: il y a 6 ans de ça
38. tirer ou pousser le poids de mon corps à la gym: il y a deux ans, j’y arrivais. Plus maintenant…
39. me promener sous la pluie: j’adore!
40. voir un film dans un « drive-in »: deux fois, je crois, mais c’était un peu nul
41. faire quelque chose que je ne devrais pas faire et ne pas le regretter: souvent ![]()
42. passer une nuit en plein jour en Laponie: mémorable!
43. faire l’amour dans une baignoire: ben…
44. visiter des ruines anciennes: Grèce, Italie, France, Suisse, et même des mines fantômes aux Etats Unis!
45. me marier: presque, deux fois
46. aimer quelqu’un qu’il n’aurait pas fallu aimer: ah ça…
47. être dans un film: pas que je sache, mais par contre j’ai eu ma photo dans le journal au moins trois fois
48. avoir une addiction à une drogue dure: la morphine, et c’est pas drôle d’arrêter! le chocolat, aussi
49. faire du théâtre: plusieurs fois, en anglais, en français, en italien, au piano
50. faire un concert publique: les auditions de piano pendant 10 ans ça compte?
51. manger du requin: une fois dans un avion, ça goûte comme le poulet!
52. avoir une « one-night stand »: heu…
53. visiter la Thaïlande: ah ben ça non
54. faire une « cruise » au Bahamas: voir numéro 9
55. parler couramment plus d’une langue: bof, à part l’anglais, j’ai du mal
56. commencer une vraie bagarre en essayant de défendre quelqu’un: les pommes-de-terre en robe-des-champs ont volé ce soir-là…
57. écrire un chèque sans provision: hummm….
58. élever des enfants: ben ouais, mes frangins, un peu, et c’est pas une réussite ![]()
59. écrire à un sénateur: ouaip, même que j’ai dit que j’étais une bonne citoyenne américaine et c’est pour ça que je me faisais un devoir de lui écrire. Je sais plus pourquoi, par contre
60. déménager dans un nouveau pays parce que j’en avais marre de là où j’étais: moi?
61. traverser le Golden Gate Bridge à San Francisco à pied: nan, mais en voiture plusieurs fois et par tous les temps
62. chanter à tue-tête dans ma voiture sans m’arrêter quand les gens me regardent: huhuh, et avec la fenêtre ouverte
63. faillir mourir: deux fois
64. écrire un article pour un journal professionnel très sérieux: oui, et ne pas me faire rejeter!
65. piloter un avion: deux fois aux commandes d’un 747 ou 777, changer l’avion de cap, atterrir et décoller dans le cockpit, oui… mais toujours avec le vrai pilote à côté, hein
66. tenir et caresser un cafard: un très gros, en plus, et qui sifflait
67. briser le coeur de quelqu’un: une fois, oui j’ai honte
68. me faire renvoyer de mon université: heu…
69. me casser un os: non, mais par contre m’en faire couper deux, ça oui, un fémur et un métacarpe (ou tarse?)
70. rouler en moto: j’adore!
71. conduire à plus de 180 kil/heure: je crois que c’est mon record, en Allemagne, en Clio…
72. tirer au pistolet ou au fusil: les deux, j’adore!
73. dormir non-stop pendant le décollage, tout le vol, et l’attérissage: retour en Europe en décembre 1996… crevée…
74. manger du sushi: pfff quelle question!
75. adopter un chat trouvé dans la rue: ma p’tite Calinette!
76. recevoir un prix de « prof super bon »: aujourd’hui même
77. avoir une relation romantique et « saine » pendant plus de 6 mois: deux fois dans ma vie
78. réussir à faire changer d’avis quelqu’un sur un sujet très important: une fois
79. faire des études avancées: haha
80. recevoir des lettre d’insultes d’un élève: une fois, pas drôle!
81. voir quelqu’un que j’aimais beaucoup en train de mourir: une fois… trop triste
82. décider de refaire mon éducation et choisir de lire des auteurs classiques que tout le monde a lus: souvent
83. essayer de devenir une artiste: plusieurs fois sans succès
84. entendre un inconnu citer mon nom et ma recherche lors d’une conférence: une fois, et c’était bien agréable ![]()
85. m’excuser auprès de quelqu’un des années après avoir commit le crime: hum…
86. avoir été élue à un poste important: bof, juste « web-manager » d’une association professionnelle, mais peut-être vice-présidente l’année prochaine!
87. mentir à la police: huhu, et aux douaniers aussi de temps en temps…
88. apprendre un language informatique toute seule: html, css, pas encore php mais bientôt, dès que je suis à la retraite!
89. posséder deux voitures en même temps: oui, mais pas dans le même pays
90. me teindre les cheveux: en rouge, en violet, et j’espère un jour en vert ou en bleu
91. rendre visite à un homme rencontré sur internet: haha! et même faire 4’000 kil pour cette visite!
92. tomber amoureuse d’un de mes élèves: heu…
93. penser écrire un livre: oui, il paraît que je devrais, mais il me faudrait un nègre
94. gagner à Las Vegas: $50 une fois
95. lire 100 ans de solitude de Marquez: eh oui
96. prendre des cours de cuisine française: nan, mais c’est mon rêve, alors si quelqu’un veut m’offrir ça l’été prochain…
97. vouloir me laisser mourir de faim: après le numéro 68
98. avoir un accident de voiture: avec un vélo, une fois, pas de ma faute mais traumatisant quand’même!
99. avoir confiance en mon futur: heu… si si, ça arrive…
100. écrire des listes débiles: trop souvent
mar 19 oct 2004
Ma copine Brita vient d’Allemagne de l’est. Pas d’Allemagne. D’Allemagne de l’est! Elle raconte comment elle a changé d’argent 3 fois dans sa vie: du mark est-allemand elle est passée au mark allemand-tout-court, puis à l’euro, puis au dollars… et bientôt une quatrième fois, puisqu’elle va aller vivre au Mexique quand elle aura fini son PhD. Elle raconte comment elle a reçu un petit foulard bleu quand elle est devenue une pionnière socialiste, puis comment elle l’a échangé quelques années plus tard contre un foulard rouge qu’elle nous a montré hier soir. Et puis elle raconte les manifestations du lundi à Leipzig, les familles séparées, la Stasi, les voitures pourries qu’il fallait attendre pendant parfois 10 ans, le petit salut qu’il fallait faire au début des cours à l’école, les camps de vacances pour les enfants… On a regardé Good Bye Lenin hier soir, et elle a dit que l’histoire de ce film était une partie d’elle-même, de qui elle était, de son passé qui paraissait à la fois déjà si loin et pourtant encore si proche, l’histoire du monde dans lequel elle avait grandi. Un monde qui a maintenant disparu. Elle ne riait pas aux mêmes endroits que nous, en regardant le film, et je suis sûre qu’elle avait des larmes aux yeux à certains moments, pour des choses qui nous ont totallement échappées et qu’on ne pourrait même pas comprendre. Moi, je l’écoutais raconter toute une partie de sa vie qui n’existe plus que dans les livres d’histoire, les films, et quelques photos, et je pensais à ce que tout ce passé représentait pour moi et pour elle.
Le temps passe, le monde change. La vie de mes grands’parents qui vivent à Paris depuis très longtemps s’envole, se transforme lentement, et se métamorphose chaque jour en quelque chose de nouveau, même s’ils sont toujours à Paris… Ma vie d’il y a 10 ans a aussi disparu et ne reviendra jamais, même si je retourne vivre en Suisse. Mon arrière-grand’mère est morte lors de la canicule. Mais ces changements dans nos vies, même s’ils sont parfois importants et souvent difficiles, sont rarement aussi dramatiques que les changements qu’a vécus Brita. Son pays n’existe plus! Rien que ça, déjà, je trouve ça difficile à imaginer! J’ai quitté la France pour la Suisse et j’ai quitté la Suisse pour les Etats Unis, mais quand je pense « Suisse » je sais toujours ce que ce mot représente pour moi: ma famille, les montagnes, les vignobles au-dessus du lac, l’accent, le chocolat, le château de Chillon, la panosse, le franc suisse, les radars de vitesse autour de Genève, la Migros, le petit centre ville piéton de Morges, mes amis, le papet vaudois, les salles de cinéma hors de prix, des noms comme Flavio Cotti ou Henri Dès, les votations tous les week-ends, le Suisse allemand, les trains directes avec arrêts… Même si ma copine Katie a eu un bébé il y a quatre ans et que ma copine Sarah s’est mariée, même si un ou deux crétins sont arrivés au pouvoir il y a peu de temps, même si le prix de la raclette a un peu augmenté en 10 ans, je sais que je retrouverais ma petite Suisse bien-aimée en quelques heures s’il m’en prennait soudain l’envie. Quinze ans de mon histoire ne se sont pas envolés.
Parfois j’ai l’impression que je ne sais pas vraiment qui je suis. Un peu française un peu suisse un peu américaine un peu italienne un peu timide un peu folle un peu rigolotte un peu sérieuse un peu déprimée un peu heureuse… Et comme le dirait JJG, j’ai laissé des petits bouts de moi au creux de chaque pas… Ma famille connait la fille, la petite-fille, la soeur, la nièce. Mes élèves connaissent la prof et la sérieuse. Mes amis connaissent la râleuse et la rigoleuse. Mes profs connaissent l’élève et la papoteuse. Mon chat connait la joueuse, la bizouteuse, la dormeuse, et la rêveuse. J’ai quitté mon passé, oublié mon enfance dans un coin dont je ne veux plus me souvenir, et mon futur est plus qu’incertain. Ma vie est éclatée, je ne suis plus une mais plusieurs, mes mondes se réinventent chaque matin. Mais quand je sens le petit nez de Calinette sur mes joues à mon réveil et que j’ouvre les yeux au doux bruit de la pluie, je sais que mon histoire m’a suivie, que mon monde est à sa place, que mon moi est complet. Et que j’ai de la chance.
sam 16 oct 2004
Je viens enfin d’avoir une PETITE réponse à ma GRANDE question!
La question était: étant donné que je reçois une moyene de 193 visites uniques par jour sur mon blog, que je connais environ 30 personnes (de nom, au moins), et qu’il y a entre 5 et 30 commentaires sur mes posts chaque jour, QUI SONT LES 163 VISITEURS QUI PASSENT CHAQUE JOUR SUR MON BLOG SANS LAISSER DE TRACE autre que leur IP number (et encore, pas toujours!)??? (d’ailleurs, je n’ai toujours pas trouvé QUI est ce fameux visiteur suédois, et maintenant j’ai un nouveau visiteur mystère qui vient de unh.edu (university of new hampshire) et qui passe SOUVENT par ici sans laisser de commentaires).
La petite réponse à ma question est: l’un de ces visiteurs mystères est la maman de magabe
ben oui, j’ai rencontré la célèbre magabe de san francisco, hier soir, et c’était super! On a causé pendant presque 4 heures, de football, de France, bière, de cornlands, de politique, de Purdue, de boulot, de fraternités, de blogs, de voyages, de VOUS, de saut en parachute, et de tas d’autres trucs super chouettes!! Et magabe m’a dit que sa maman, qui vit dans mon cornland (à une heure de chez moi), aime bien lire mon blog. Le mystère est presque résolu… il ne me reste plus que 162 personnes à démasquer!
Alors merci à la maman de magabe pour ses visites, et comme pour les autres 162 personnes qui sont timides, je dis « don’t be shy and say hello »

Huhu, j’aime bien cette photo de nous deux hier soir parce qu’il faisait super froid et on voit bien qu’on claquait des dents
mer 13 oct 2004
Je dois avouer quelque chose: je suis complètement déprimée par la mort de Christopher Reeve! Pas à cause de Superman, que je n’ai jamais vu, ni même à cause de Somewhere in Time, que j’ai trouvé un peu cucu… mais parce qu’il représentait un espoir pour moi et des milliers d’autres personnes et là je n’ai plus d’espoir.
Dès que j’ai appris sa mort (grâce à La Miss, merci, ici on n’en parle pas beaucoup, il était trop pro-Kerry et pro-stem-cell research, et donc trop anti buisson maudit pour qu’on parle beaucoup de lui), je suis allée sur Google pour essayer de trouver des détails sur sa mort… et le premier site internet j’ai trouvé était assez horrible: le mec parlait de Reeve comme d’un vrai conard qui n’avait jamais rien fait pour les handicapés avant d’avoir eu lui-même un accident, et qui avait la vie facile grâce à tout le pognon qu’il avait contrairement à tous les handicapés « normaux » qui n’avaient pas un sou.
Je voudrais répondre à ces commentaires insultants: d’abord, je ne sais pas ce que cette personne fait pour les handicapés, mais sur sa page, il n’y avait aucun lien vers une fondation d’aide pour qui que ce soit, donc c’est facile de critiquer les autres sans se bouger le cul. Et puis je ne sais pas ce qu’il faisait de son argent avant son accident, mais d’après ce que j’ai lu, il ne le donnait peut-être pas aux handicapés mais il ne le gâchait pas non plus! Ensuite, c’est très facile de dire que Reeve faisait avancer la recherche pour son propre bénéfice, mais il n’avait pas besoin de le faire pour le monde entier en même temps. Il aurait pu garder son pognon et « se la couler douce » sans en faire profiter qui que ce soit d’autre. Mais il ne l’a pas fait. Il n’avait pas besoin de se battre pour faire avancer la recherche, il n’avait pas besoin d’apparaître en public pour des « fundraisers » dans tous les coins du pays, il n’avait pas besoin de donner son soutient à Kerry. Mais il l’a fait.
Et la dernière chose que je voudrais dire, et la plus importante en ce qui me concerne, c’est que Reeve AVAIT l’argent pour faire avancer la recherche, alors que des gens comme moi n’avons pas un sou et ne feront jamais avancer quoi que ce soit. Même en imaginant que Reeve était un parfait conard et avait des intentions égoïstes, le fait est que grâce à lui, la recherche pour les gens paralysés a beaucoup avancé. Et à chaque fois que j’étais déprimée à propos de mes problèmes, je me disais « heureusement qu’il y a quelqu’un qui se bat pour moi et qui a les moyens de se battre efficacement! » Quand il disait « un jour je remarcherai, » moi je le croyais. Même si parfois je me disais « ouais mais c’est salaud, toi tu peux te le payer mais pas monsieur et madame tout le monde, » je savais aussi que si un jour il remarchait, ça serait quand même un espoir extraordinaire pour tous les autres paralysés, même si il faudrait patienter un peu. Voilà. Je suis absolument et profondément triste de sa mort.
La seule chose qui me retient de pleurer, c’est qu’au moins il ne souffre plus. Je l’admire d’avoir tenu si longtemps et avec le sourire en plus, et la force de se battre. Il était peut-être riche, mais il était quand même toujours tétraplégique, et ça, ça devait pas être drole tous les jours. J’espère aussi que sa mort fera parler de lui et de son combat pour les handicapés qui ont désespérément besoin de la stem-cell research, et peut-être que cela donnera quelques votes de plus à Kerry. J’espère. … Et zut voilà je pleure…
jeu 7 oct 2004
Jour-J moins quatre semaines… panique à babord, panique à tribord, panique dans la soute, panique dans les grandes voiles! Dans 4 semaines, je dois avoir terminé mon « prospectus » et le soutenir, to defend my prospectus, en anglais. Je les entends d’ici, les français: koa? keskeséstruk? kestufou? Donc voilà un petit résumé (attention, « a résumé » en anglais veut dire un CV) du système de higher education américain.
1. Finir la high school (le lycée) c’est déjà pas évident. En moyenne (ça dépend des états, des écoles, et de l’éthnicité), seuls 71% des élèves de lycée finissent avec un diplôme de fin de high school. Ceux qui ne finissent pas et ont des regrets peuvent retourner à l’école plus tard et recevoir un GED, ou diplôme équivalent… qui ne vaut pas grand’chose mais bon…
2. Après le lycée, il faut passer soit le SAT (prononcer èséiti) soit le ACT (prononcer éiciti), qui sont des examens d’anglais et de maths. Ensuite, il faut se faire accepter dans une université ou un college. Les collèges et universités sont soit publiques (donc d’état, ce qui veut dire que les étudiants qui viennent de l’état payent très peu, mais ceux qui viennent d’un autre état payent beaucoup), soit privés (et là tout le monde paye autant, souvent très cher). Purdue est publique, donc les étudiants d’Indiana (in-state students) payent environ $4’000 par semestre (4 mois de cours), les autres environ $10’000, et les étudiants internationaux environ $12’000. Ca, c’est pour les premières années à Purdue, mais ça dépend beaucoup des écoles, des programmes, et du niveau d’étude. Pour faire une maîtrise de management, c’est déjà $14’000 par semestre à Purdue. A Harvard, c’est $25’000 par semestre pour tout le monde.
3. La différence: l’université offre des maîtrises et des doctorats, le college s’arrête après 2 ou 4 ans. Après 2 ans d’études plus ou moins générales (« general education »), on peut recevoir un Associate Degree. Ensuite, on peut continuer pendant encore 2 ans (si on travaille vite et bien) et recevoir un Bachelor’s Degree (en robe et chapeau noir = cap (ou mortar) and gown) dans un domaine spécific, en histoire (Bachelor of Arts = BA), en chimie (Bachelor of Science = BS), ou dans d’autres domaines comme ça. Donc pendant ces 4 ans, on a été un « undergraduate student. »
4. Si on veut faire droit, médecine, ou business, alors là il faut faire un BA ou un BS en n’importe quoi, et ENSUITE il faut passer des examens difficiles: le LSAT (èlsat) pour faire du droit, le MCAT (èmkat) pour faire médecine, ou le GMAT (djimat) pour faire business. Si on veut simplement continuer ses études et aller en « graduate school » pour faire une maîtrise (un Master’s Degree) dans des autres domaines que le droit/médecine/business, on peut passer le GRE (djiari). C’est ce que j’ai fait. Il y avait des maths, de l’anglais, et de la logique. Beurk.
5. Donc, on est en « graduate school. » En général, ça dure 2 ans (ben moi 3 parce que je me suis faite virée de l’université au milieu). A la fin, on reçoit on MA (Master of Arts, c’est ce que j’ai reçu il y a 2 ans, voir photo ci-dessus, avec l’écharpe d’hermine que recoivent les Master’s students), ou un MS (Master of Science) ou un MBA (Master’s of Business and Administration). Certains programmes durent 3 ans… ça dépend un peu des écoles. En médecine et en droit, je sais pas comment ça marche, vous avez cas regarder ER (à prononcer iar, = Urgences) ou The Practice (je sais pas si ça existe en Europe) (ou LA Law, ou Law and Order).
6. Ensuite… (goodness, je n’arrive pas à croire que j’ai déjà fait tout ça!)… avec un MA ou un MS, soit on en a marre, soit on est un étudiant professionel comme moi et on continue… avec le doctorat, ou PhD. En général, un doctorat prend 5 ans. CINQ! Deux de cours, et trois d’écrivage de la « dissertation » (=thèse de doctorat). Avant de pouvoir commencer la dissertation, il faut finir les cours et passer des examens (les « prelims » ou « preliminary exams » ou « quals » ou « qualifying exams, » ça dépend des programmes) sur ces 2 ans de cours. C’est ce que j’ai fait en août. Ensuite, il faut écrire et « défendre » (= soutenir) son « prospectus, » qui est une explication de ce qu’on veut faire et pourquoi et comment et avec qui et avec quel argent pour sa recherche de dissertation (j’en suis là), et ENSUITE seulement, on peut commencer sa recherche et écrire sa thèse (300 pages). A la fin, il faut bien sûr la défendre, elle aussi! Et là, on gradue avec toute la robe en hermine aux couleurs de l’école et on se fait adouber pour devenir DOCTEUR! Voilà les couleurs de Purdue… heureusement que c’est pas rose ou orange comme dans d’autres universités…
7. Pendant la dernière année de doctorat, en général, on cherche un boulot… On a légalement le droit de commencer à chercher du travail après avoir soutenu le prospectus. A partir de ce moment-là, on est ABD (à prononcer éibidi = All But Dissertation), et on peut chercher du boulot en disant qu’on a presque fini sa dissertation. Donc, si tout va bien, je serai ABD en décembre… wouah la classe!! Wouah ze stress!
8. Ah oui, si vous n’avez pas envie de vous jeter par la fenêtre après tout ça, vous pouvez encore faire un « post-doc » … mais là je sais pas trop comment ça marche… et je veux même pas y penser!
9. J’ai oublié de dire qu’en général, peu de gens payent leur graduate school parce qu’on peut travailler pour l’université, soit comme assistant de recherche pour les profs (RA (aré)= research assistant), soit pour faire les corrections pour des profs (TA (tié) = teacher’s assistant) soit comme prof (TA = teaching assistant, ce que je fais, et donc je ne paye que $550 par semestre). On peut aussi avoir des « scholarships » (des bourses d’études), ou bien être riche, ou bien simplement faire des emprunts banquaires (ce dernier cas est le plus courant). Beaucoup de gens finissent leurs études avec entre $50’000 et $100’000 de dettes.
10. Sur ce, je vous laisse pour continuer à bosser sur mon @#&!%#*!&@# de prospectus! ABD = A Bas la Dissertation; Another Big Disaster; Associação Brasileira de Documentarista! … oui oui, je m’y remets…
jeu 23 sept 2004

Je l’avais reçue dans une petite boîte en carton. Elle avait de l’asthme, et elle est restée toute petite, mais elle adorait courir partout, se lancer depuis mon lit sur le parquet, glisser, et rentrer dans les murs. On ne se parlait qu’espagnol, elle et moi. Elle avait des petite chaussures blanches aux pattes de devant et des bottes blanches à ses pattes arrières, et une petite frimousse blanche aussi. Elle mangeait de tout, mais surtout des pâtes au pesto, des gâteaux à l’abricot, et des frittes. Elle jouait avec l’eau qui sortait des robinets, elle se couchait sur mon clavier d’ordinateur quand j’essayais de jouer à prince of persia, et elle me réveillait tous les matins en se faisant la musculation des griffes dans mes cheveux et en ronronnant dans mes oreilles.
En été 1995, je suis partie 5 semaines aux Etats Unis et je l’ai laissée chez des bons amis à moi. Ils l’ont laissé sortir trop tôt et elle s’est perdue. A mon retour, j’ai cherché pendant des jours et des jours autour de leur maison en l’appelant, ma Nouchka, ma gatita, mais je ne l’ai jamais retrouvée. Quand l’hiver est arrivé, j’ai prié pour que quelqu’un de gentil l’ait adoptée. Et puis j’ai quitté la Suisse. C’était le deuxième chat que je perdais. Je vais essayer de ne pas perdre ma Calinette…
mar 7 sept 2004
Il y a un besoin urgent de faire une inspection académique du coin. Voir comment elle s’occupe de son chat.Voir ce qu’elle met dans son assiette car depuis ses exams c’était un peu n’importe quoi…
Bref, je vais tenter d’inspecter mine de rien et de vous faire un rapport pour vous gentils lecteurs de son blog!
Mais les amis ce n’est pas gagné, ce plat pays qu’est le sien est bel et bien vert vert vert archi vert……. couleur de l’espérance dit on !
J’ai quand même réussi à prendre vite fait une photo et immortaliser notre ballade dans son champ ! Oui oui elle se ballade vraiment avec des cerises aux oreilles…..
mar 7 sept 2004

à cause de CA:

mais non, pas le mec, la machine!
… p’têt qu’il faudrait que j’arrête de vouloir à tout prix avoir des ni… heu… des nerfs d’acier…
dim 5 sept 2004
le païs mousse… heu… le maïs pousse… et le champagne mousse… et je veux tous vous remercier pour votre support avant-pendant-après mes examents, et vos félicitations, vos encouragements, et vos cadeaux et posts extraordinairement gentils!!! Vous êtes trop-choux-archi-géniaux-bienveillants-adoraaables-super-mignons-tout-plein-top-cools-gentillisssssimmmmi-délicats-généreux-positifs-attentionnés-exquis-super-drôles-chouettes-sympathiques-tendres-secourables-philanthropes-créatifs-jolis-chaaaarmants-encourageants-trop-marrants-et-tutti-frutti
alors un p’tit cadeau rien que pour tous ceux à qui je dois la réussite de ces examens et le fait que je n’ai pas entièrement perdu la tête cet été: PLEIN DE MAÏS tout beau en directe de l’Indiana, ouèèèè chouette!!!! et tchin tchin, à votre santé et encore MERCI A TOUS DU FOND DU COEUR

ah, et j’oubliais…. la porte de mon blog vous est toujours ouverte, il suffit de cliquer sur FOR RENT à droite, là, dans le menu
sam 31 juil 2004
At the conference in Syracuse, with my favorite teacher and thesis director Margie

ven 30 juil 2004
sam 24 juil 2004

heu… je crois que je vais devoir soit installer des bibliothèques au plafond, soit trouver un nouvel appart, parce que là, j’ai plus de place…
réponses loufoques à un petit questionnaire de chez obni.
mar 6 juil 2004
J’aimais bien cette chanson quand j’étais jeune. Peut-être même que je l’aimais un peu trop… Ou bien c’était ma mère qui n’avait pas trop l’air heureuse d’avoir des enfants, qui m’a influencée… Ou les biographies des femmes « fortes » de l’histoire qui ont très bien réussi seules et sans enfants et sans maris… Ou le fait que j’ai très peu de cousins, plusieurs de mes tantes et oncles ne sont pas mariés, et personne ne m’a dit: « Tu sais, ne fais pas comme moi, marie-toi, n’attends pas, c’est trop difficile de vieillir seul(e). » Ou peut-être qu’ils le pensent mais ne vont pas me le dire parce que ça semble peu probable que je me marie avec tous mes problèmes… Enfin, toujours est-il que je n’ai pas d’enfants et que je n’en veux pas. J’entends d’ici vos « Ah ces jeunes d’aujourd’hui, ils sont d’un égoïsme! »
Le pire c’est les mariages et les bébés de la famille ou des amis. Comme je l’ai dit avant, c’est plutôt rare que les gens se marient dans ma famille, mais ça arrive. Et même s’ils ne se marient pas, ils ont quand même des bébés. Donc c’est toujours le moment où les gens vont me dire « Alors, c’est quand que tu t’y mets, toi? » Ou bien « Tu sais, c’est vrai que c’est difficile, mais ça en vaut vraiment la peine! » Et j’aime pas trop ça du tout. Je suis déjà assez torturée toute seule pour qu’on en rajoute pas par-dessus. Ma mère aussi, elle arrive déjà à me dire que « Tu sais, ça sera bientôt trop tard pour avec des enfants! » Enfin, moi j’ai de la chance, parce qu’avec tous mes problèmes, comme j’ai dit, je peux facilement m’en tirer en disant un ou deux mensonges sur ce que m’aurait dit un médecin, mais ma pauvre soeur, là, elle déguste!
Bon, tout ça pour dire que c’est vraiment chiant ce genre de remarque. C’est pas facile de voir les années passer et de voir les gens de mon âge se marier, avoir des gosses, des boulots stables, acheter des maisons, s’installer dans la vie, quoi, et même « enfin trouver du sens à leur vie » comme ils disent, pendant que moi, je suis seule et je sais pas où ma vie en sera dans deux ans. Je me plains pas d’être seule, pas du tout! Je me plains de cette attitude qu’ont certaines personnes comme quoi le but le plus important, dans la vie, c’est de se marier et d’avoir des enfants. Comme si rien d’autre n’avait d’importance. Comme si une vie sans enfant ne vallait rien. Comme si c’était certain d’avance que le jour où je mourrai, je me dirai ”Merde, j’ai raté ma vie! » Bon, c’est vrai que parfois je regarde mes grands-parents, entourés de leurs enfants et petits-enfants (pas arrières-petits-enfants encore, ça paraît mal barré), et me me dis qu’en effet, ils n’ont pas gâché leur vie, ça doit faire un effet incroyable de se sentir entouré et aimé comme ça et de voir que dans un sens, notre vie continuera même quand on sera plus là. Mais est-ce que se marier et avoir des enfants est la seule façon de ressentir ça? Est-ce que ma vie ne peut pas avoir de valeur pour ce que je suis et ce que je fais? Est-ce que, si je change quelque chose d’important dans la vie de quelqu’un, ma vie aussi, ce pour quoi j’ai vécu, ne continuera pas, dans un sens, quand je ne serai plus là?
Et puis j’ai aussi des tas d’autres très bons arguments pour ne pas avoir d’enfants: notre pauvre monde est surpeuplé déjà, et il y a des milliers d’enfants qui sont déjà nés et qui ont besoin de bons parents, alors pourquoi ne pas s’occuper d’eux en premier avant d’en faire des siens? Est-ce qu’on ne peut pas aussi transmettre son amour et son « héritage » culturel et émotionel et financier à un enfant qui ne partage pas notre ADN? Je suis trop petite, aussi, et puis les problèmes des femmes enceintes, je connais très bien: les pieds qui enflent, mal au dos, mauvaise humeur, la douleur, la fatigue, besoin de pisser toutes les 10 minutes, les médecins, les médicaments, les hôpitaux, tout le blah blah, ça me connaît, pas besoin d’en rajouter. Un autre argument c’est que de toutes les manières j’ai bien trop peur de faire souffrir un enfant. Adopter un enfant qui souffre, ça oui, je le fais volontier, mais pas que ce soit de ma faute. Et le con qui me dit que ça rend ces enfants plus fort de souffrir ainsi, ou que ces enfants ont des dons spéciaux à offrir au monde, que la souffrance est un cadeau de Dieu, ou que c’est une punition pour un péché quelconque, il peut aller se pendre. Je ne pourrais jamais, jamais, prendre le risque d’infliger de la douleur à un enfant, ça serait la pire des cruautés.
Et puis enfin, un dernier argument, c’est que je n’ai rien à prouver. Je n’ai pas à prouver que moi aussi, je peux me marier et avoir des enfants malgré mes problèmes, que moi aussi je peux avoir une vie « normale, » que je suis « quelqu’un » et que ma vie a de la valeur parce que j’ai des enfants, et que je n’ai rien d’autre à offrir à ce monde de fous comme héritage. Les gens me disent que je suis égoïste de vouloir garder mon indépendance et tout le baratin, mais vraiment je veux dire à tous ceux qui se font des illusions sur mon indépendance que c’est pas facile du tout de faire ce choix, de vivre seule, de trouver quelque chose de valeur à donner à ce pauvre monde pour qu’il soit un peu meilleur, et de se battre constamment contre les préjugés des gens qui pensent que tout ce que je veux c’est la belle vie facile. Je fais mon travail de mère tous les jours, et je bosse dur pour que si je mourais demain, je n’aurais pas vécu pour rien. Il y a des gens dont j’ai changé la vie qui se souviendront de moi et qui en parleront même à leurs propres enfants et petits-enfants: « Quand j’étais jeune, j’ai eu une prof vraiment chiante, une fois, qui m’a raconté cette histoire incroyable et je ne l’ai pas crue, d’abord, mais ensuite… »
dim 30 mai 2004
400 millions de chinois, et moi et moi et moi
Ecrit par miss lulu dans multilingual, rigolades, ze miss luluchatouilleuse
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