voyages


… Ça dure à peine une semaine,
Mais quelle semaine!

La jolie maison où j’ai passé la semaine et ma petite voiture de location… C’est embêtant de louer des voitures, comme ça, parce que je ça me donne toujours envie d’en acheter un autre pour remplacer mon tracteur…

Les maisons sont construites comme ça un peu partout, comme la Floride est en réalité un immense étang avec des petites îles où sont construites quelques maisons…. Il y a toujours une immense véranda entièrement entourée de « screen » (c’est quoi en français, ce machin qui empêche les moustiques de passer?). Ca permet de passer la soirée dehors sans être embêtés par les petites bestioles. Je ne sais pas, par contre, si c’est efficace contre les crocodiles!

Il y a plein de canards et autres oiseaux magnifiques un peu partout (tiens, ça me rappelle que j’ai vu un faucon l’autre jour sur le campus de Purdue! Tous les passants étaient immobiles, c’était impressionant). Donc j’ai vu cet oiseau-là (un héron?) par ma fenêtre un matin…

Là, c’est la petite terasse où j’ai réussi à m’échapper pour prendre un peu de soleil pendant 10 minutes, mes seules 10 minutes de soleil de toute la semaine!

C’est sympa, comme ça, on dirait, mais en fait, Tampa est une ville qui est en train de se dire qu’elle pourrait être une « grande » ville et donc tout est en travaux, tout est absolument merdique, pas fait pour les touristes, pas pratique, mal indiqué, compliqué… Il n’y a pas de centre ville mais quelques petits coins chics ici et là (souvent entourés de quartiers sordides) avec des magasins et des restaurants. Par exemple autour du centre des congrès où j’étais, il n’y avait pas un seul restaurant (même pas un macdo, imaginez un peu!!) à moins de 20 minutes à pieds!

J’avais donc réussi à convaincre ma chtite soeur d’envoyer un « proposal » pour cette conférence et son truc a été accepté, donc elle est venue avec moi. Ses beaux-parents habitent à Tampa ce qui nous a permis de ne pas prendre d’hôtel mais de nous perdre un certain nombre de fois, comme ils habitaient quand même assez loin du centre-ville. Les embouteillages étaient assez coriaces, eux aussi… Bref, sa présentation était super géniale, et tout le monde lui a dit qu’elle devrait faire un doctorat mais elle veut pas, je sais pas pourquoi…

Là c’était après sa présentation et une des miennes qui était juste après. On était absolument nazes toutes les deux. C’était cool, pour une fois, parce que moi je me fatigue en général très rapidement, mais cette fois je n’étais pas la seule, comme elle se trimbalait avec un p’tit garçon de la taille d’un gros melon dans le bidon, huhuh!

Ce qui m’a fait le plus rire, là-bas, c’est que tous les stéréotypes que je pouvais avoir sur la Floride ont été confirmés: les filles blondes avec leur lunettes de soleil en super bagnoles décapotables, les vrais palmiers à l’intérieur des hôtels, la chaleur torride (plus de 25 degrés celcius en fin d’après-midi), les conducteurs qui ont pris un coup de soleil de trop sur la tête, la bouffe super bonne quand on y met le prix (et surtout plein de poisson, miam!!!), les alligators, … vraiment comme dans la série Miami Vice, vous voyez le genre?

Coucou la chtite soeur :)

Dernière soirée de conférence, on n’avait encore deux dîners auxquels il fallait aller en même temps! On n’en pouvait plus, on se serait couchées sur la table (ou même dessous) si on avait osé! Heureusement que les gens avec qui on était étaient vraiment super chouettes! C’est une des seules raisons pour lesquelles je vais encore à ce genre de conférence: revoir les vieux copains d’Utah ou de Purdue, d’anciens profs, des amis qu’on ne voit qu’une fois par an, et puis rencontrer des tas de gens sympas qui me donnent des idées pour mon déménagement au Canada (95% sûr), mon boulot, et mes études, et que je me réjouis déjà de revoir l’année prochaine… à Seattle cette fois 8)

Aujourd’hui, c’est vachement cool, on peut encore perdre son temps à faire des bêtises avec les petits jeux crétins de miss lulu! Ce puzzle-ci est pas mal complexe si vous ne faites pas attention à UNE chose. Si vous trouvez tout de suite cette chose, le reste du puzzle sera ultra facile! Sinon, ben… heu… ça sera ‘achement difficile, huhuh! (Ouais en fait même si on trouve le truc c’est pas mal difficile, aujourd’hui, heureusement que c’est presque ze week-end :) ) Quand vous faites ce puzzle, dites toujours bien « X en haut, Z en bas » pour ne pas vous emmêler les pinceaux. Et deux mots sont coupés pour aller à la ligne). Alors zou, au boulot!

Et va, comme hier, comme hier, comme hier, si tu n’ m’aimes point, c’est moi qui t’aim’rons (comme disait Brassens), si vous ne m’envoyez pas la réponse aujourd’hui, (lmoussu[@]verizon[.]net), le 17, c’est vous qui devrez m’envoyer une carte postale :P

Ze last puzzle iz ici. DEMAIN JE REVIENS!! (Attention, ne pas oublier de sortir le tapis rouge et mettre les croquettes au frais…).

PS. Il ne me reste plus qu’une présentation à faire!!! Au rythme de deux présentations (au minimum) par jour toute la semaine, je peux vous dire que je n’ai pas chômé!! Tampa est une ville merdique et pas sympa, à part le soleil, et je n’en ai vu que les travaux et les mauvais conducteurs. Heureusement, j’ai rencontré plein d’anciens copains et profs, et ça c’est sympa, et les gens chez qui je suis sont très chouettes, même si je ne les vois que rarement. Mes chatounes me manquent…

Aujourd’hui, mon message est secret (je crois que je vais commencer à écrire mes posts comme ça tous les jour, mon blog sera moins dangereux en ces moments de recherche de travail, huhuhuh). Dans ce texte, il y a deux fois le mot « soeur » et le dernier mot est « eux. » Ah ben oui, c’est plus long que d’habitude, maintenant vous êtes habitués et vous me faites ça les doigts dans les poils de chats ;)

Le puzzle d’aujourd’hui se trouve ici.

Attention de bien envoyer vos réponses aujourd’hui, même si vous n’avez pas envoyé les précédentes, (lmoussu[@]verizon[.]net.) si vous voulez une carte du bled :)

PS. Le travail continue de s’accumuler et les pieds d’enfler (mais mon dos, qui s’était coincé dimanche, va beaucoup mieux heureusement). Je mange plein de poisson et de crevettes et de junk food et c’est pas bien du tout, je dors quatre heures par nuit et je stresse le reste du temps, et demain, ma journée commence à 6 heures du matin et finit à 10 heures du soir. Je n’ai toujours pas vu de plages ni la mer ni rien du tout, à part des salles de conférence. Keskon s’amuse ;)

A part ça, j’ai reçu tout plein d’emails de tout plein de gens et c’est génial! Je ne peux pas y répondre pour le moment mais je le ferai à mon retour… un de ces quatre. En attendant, n’oubliez pas de me donner votre adresse si je ne l’ai pas quand vous m’envoyez vos réponses, pour que je puisse à mon tour vous envoyer des cartes :) (Il va bientôt falloir que j’engage une secrétaire à plein temps pour m’organiser cet envoyage intensif de cartes, en plus de m’ouvrir une usine de cartes postales!)

Alors là, ça se corse! Pour deviner la ville où je suis, il faut d’abord trouver le bon ordre des lettres de chaque mots. Ensuite, si vous n’avez pas déjà deviné la ville grâce aux mots mélangés, il faut prendre les lettres dans les cercles et le mettre dans l’ordre pour trouver le nom de la ville où je suis. Tous les mots dans le désordre sont des endroits qui se trouvent dans cette ville (par exemple si il y a « ruto filefe » il faut trouver tour eiffel et vous saurez que c’est à paris) (c’est sûr qu’on peut tricher sur ce coup-là mais c’est moins drôle ;) ).

La devinette s’ouvrira depuis ce lien et vous pouvez l’imprimer. Envoyez vos réponses (seules les réponses envoyées aujourd’hui comptent pour une carte du bled) à lmoussu[@]verizon[.]net.

PS. Ma chtite soeur (et demi) est avec moi, c’est chouette. Pas encore eu d’accident de voiture, malgré que les gens conduisent comme des sauvages dans ce bled! Je suis morte morte morte de fatigue alors que rien n’est fini, même à peine commencé… J’ai même tellement mal aux jambes que je n’arrive plus à dormir! Mais je survivrai, foie de morue!

Mon premier est un synonyme de « vague. » (Rajoutage: que vous savez de lugubres histoires…)

Mon second est un synonyme de « patte-d’oie. »

Mon tout est l’état dans lequel je me trouve.

Comme d’hab, envoyez vos réponses (seules les réponses envoyées le 14 mars comptent pour une carte du bled) à lmoussu[@]verizon[.]net.

Demain… un autre indice :)

PS. Je suis bien arrivée là où je suis, il fait beau, la lune est pleine et sur son fond de ciel bleu on dirait qu’elle est transparente. J’ai une superbe voiture de location et les gens chez qui je suis sont très sympatiques. Il y a aussi un gros chien adorable qui ressemble à Calinette, si si, je vous jure, ça me faire trop rire! Il a les mêmes expressions et réactions que Calinette, le même regard aussi…

Ce soir, bien sûr, j’ai super mal au ventre comme à chaque fois que je suis nerveuse… mais ça passera… dans quelques jours…

Je ne peux pas visiter vos blogs parce que ça vous donnerait des indices sur ma location ;)

Au-dessus des vieux volcans
Gliss’ tes ailes sous le tapis du vent
Voyage Voyage
Éternellement
De nuages en marécages
De vent d’Espagne en pluie d’équateur
Voyage voyage
Vol dans les hauteurs
Au-d’ssus des capitales
Des idées fatales
Regarde l’océan

Sur le Gange ou l’Amazone
Chez les blacks chez les sikhs chez les jaunes
Voyage voyage
Dans tout le royaume
Sur les dunes du Sahara
Des îles Fidji au Fuji-Yama
Voyage voyage
Ne t’arrêtes pas
Au-d’ssus des barbelés
Des cœurs bombardés
Regarde l’océan

Voyage voyage
Plus loin que nuit et le jour {voyage voyage}
Voyage {voyage}
Dans l’espace inouï de l’amour
Voyage voyage
Sur l’eau sacrée d’un fleuve indien {voyage voyage}
Voyage {voyage}
Et jamais ne reviens…

C’est Desireless qui l’a dit, c’est pas moi!

Donc… je m’en vais, adios amigos, mais je ne vous dit ni pour combien de temps ni où ni pourquoi, cette fois! A vous de trouver! Toute personne qui trouve les bonnes réponses à toutes mes questions et me les envoie le jour où les devinettes sont publiées auront droit à une carte postale du bled ouskeujvais!

Aujourd’hui, vous allez pouvoir chercher le pays dans lequel se passe la chose à laquelle je dois aller. Voilà quelques indices sur le pays dans lequel je vais*:

- la capitale de ce pays n’est pas Addis Abeba
- la plus haute montaghe de ce pays n’est pas Nowshak
- la surface totale de ce pays n’est pas 475 440 kilomètres carrés
- les frontières de ce pays ne font pas 9 665 kilomètres
- la date d’indépendance de ce pays n’est pas le 11 Juillet 1921
- l’un des pays limitrophes de ce pays n’est pas la Belgique
- l’un longueur de la côte maritime de ce pays ne fait pas 0 kilomètres
- le nombre d’habitants de ce pays n’est pas 82 431 390
- l’âge moyen des habitants de ce pays n’est pas 40,97 ans
- le taux de naissances n’est pas 9,49 naissances par 1 000 habitants
- le code internet de ce pays n’est pas .lu
- le dirigeant de ce pays n’est pas la reine Elizabeth II
- le GDP per capita (c’est quoi en français?) n’est pas $26 000
- le climat de ce pays n’inclue pas la saison de la mousson
- la monnaie utilisée dans ce pays n’est pas le Franc suisse
- la langue principale des habitants de ce pays n’est pas l’espagnol
- la population de ce pays n’est pas à 23% d’origine française
- le gouvernement de ce pays n’est pas communiste
- le taux de chaumage de ce pays n’est pas de 7,5%
- la religion principale des habitants de ce pays n’est pas le Bouddhisme
- ce n’est pas un pays dans lequel je ne suis jamais allée!

* Toutes les informations données ci-dessous sont des vraies informations sur des pays différents. La personne qui trouve de quels pays viennent ces chiffres aura droit à un vrai gros cadeau de champ de maïs. Répondez par email à lmoussu[@]verizon[.]net (pas à gmail, je ne reçois jamais leurs messages).

PS. Si vous ne trouvez pas le pays aujourd’hui, vous trouverez peut-être quelque chose d’autre demain… et le pays sera beaucoup plus facile à trouver :) Allez, on ne se décourage pas le premier jour déjà!

Décembre 2000, le verdict tombe: je suis virée de l’université pour quatre mois, un « semestre. » A cette minute précise, je perds la moitié de ma vie: mes études, mon boulot, mon appartement, mon visa, et mon boyfriend. Je suis donc obligée de tout laisser tomber et de sortir des Etats Unis où je suis devenue illégale en quelques jours pour aller passer quelques mois en Suisse, chez mes parents.

Avril 2001: j’ai enfin le droit de me réinscrire à l’université pour y finir mes études. Mais avant de rentrer aux Etats Unis, mon nouveau visa en poche, je passe quelques jours en France et puis je décide de passer par Montréal où on m’offre un boulot de prof d’anglais dans une école privée. Le boulot bof, pas trop mon truc, mais la semaine à Montréal c’est le top! Dieu que j’aime cette ville! C’est malheureusement à ma sortie de Montréal que l’histoire se corse!

Les citoyens canadiens ayant quelques privilèges en ce qui concerne l’immigration aux Etats Unis, et le 11 septembre 2001 n’étant pas encore arrivé, le douanier qui m’accueille à mon retour aux Etats Unis ne fait pas bien son boulot et ne met pas un gros tampon rouge sur mon I-20! A mon retour à l’université, dans le bureau des étudiants internationaux où je « check in, » on me dit que sans ce beau tampon rouge, je ne peux recommencer ni à travailler ni à étudier! Il me faut urgemment ressortir des Etats Unis pour y re-rentrer et bien faire tamponner mon I-20. Urgemment! Parce que là, j’étudie et je travaille illégalement!

Heureusement, une collègue de travail à qui je fais part de mes soucis m’invite à passer un week-end chez sa tante qui habite à San Diego. Samedi, on pourra aller à Tijuana, au Mexique, et se faire tamponner le I-20 à notre retour, et puis on en profitera pour visiter le Mexique en passant. Génial!

Après une visite à Tijuana où nous avons à peine eu le temps de manger dans un vague restaurant (le dessert, un mélange de kahlùa et de glace à la vanille reste quand même mémorable) et de se faire prendre en photo sur un pauvre petit âne accablé de fatigue, de chaleur, et de touristes crétins, on repasse la frontière pour rentrer aux Etats Unis. Après plus de deux heures d’attente, un douanier nous fait enfin passer et je lui dit bien de tamponner mon I-20 (malgré son regard « je suis pas con, vous savez » noir). Et toute heureuse de ce succès, je rentre chez moi.

C’est là qu’au bureau des étudiants internationaux de mon université, où je montre mon beau tampon, on m’apprend que le douanier a bien tamponné le papier mais … pas le bon! Il a gardé la « student copy » et m’a refilé la copy qu’il aurait dû envoyer à l’immigration. !!!! Et qu’en conclusion, je ne peux toujours ni étudier ni travailler légalement aux Etats Unis! Et je dois ressortir pour pouvoir y re-rentrer encore une fois!

Heureusement, l’ex-copain habite maintenant en Equateur! Et malgré le fait qu’il se soit déjà rabiboché avec une de ses ex à lui, je décide d’aller passer deux semaines en Equateur parce que merdàlafin, j’en ai trop marre de ces conneries et je ne suis jamais allée en Amérique du Sud! Je paye donc quelqu’un pour bosser à ma place et j’utilise mes « sky miles » de Delta pour me prendre un billet pratiquement gratuit pour Quito.

Mais comme tout le monde le sait, Delta ne va pas à Quito, et je dois changer d’avion non seulement à Atlanta mais aussi à Bogota, en Colombie. Et parce que ma vie avait été vraiment trop monotone jusque là, Delta décide de quitter Atlanta avec quatre heures de retard pour cause de toilettes défectueuses!

Et c’est ainsi que moi, miss lulu, minuscule petite fille épuisée et mortellement stressée et angoissée, baraguinant à peine espagnol, n’ayant aucun moyen de prévenir qui que ce soit d’où j’étais, ne sachant pas quand je pourrais attrapper un prochain avion pour Quito, me retrouve toute seule à Bogota pour pratiquement 36 heures. Dans le taxi qui me conduit à travers une ville complètement inconnue jusqu’à l’hôtel gracieusement offert par Delta après une bataille acharnée de plusieurs heures pour leur faire comprendre qu’ils ont intérêt à me payer l’hôtel ou ça leur coûtera très cher, je me dis que si quelque chose m’arrive, personne ne me retrouvera jamais. Dans ma chambre d’hôtel de laquelle je ne peux même pas prévenir mon ex que j’ai raté mon avion mais où je peux enfin laisser couler mes larmes, j’entends la bombe qui explose à deux rues de l’hôtel au milieu de la nuit et je me dis que si je survis à cette aventure, je n’aurai plus jamais peur de rien!

Depuis, je n’ai plus peur de rien! C’est comme ça, passer par sept pays différents en deux mois (Suisse, France, Canada, USA, Mexique, Colombie, et Equateur), travailler et étudier illégalement aux Etats Unis, survivre à des moments homériques dans des endroits insolites, et me débattre pendant des jours et des jours avec ces connards d’agents d’immigration m’a bien appris ma leçon: il ne faut faire confiance à personne, toujours tout vérifier soi-même, et surtout, surtout, économiser des tas de sky miles pour la prochaine fois où un abruti ne fera pas bien son boulot, parce que le prochain voyage c’est en Australie, baby!

Il y a quelques temps, j’ai promis d’écrire un truc sur mes problèmes de visa. … Eh bien à l’époque, les problèmes ne faisaient que commencer. Là, en ce moment, ils continuent! Mais avant de vous raconter ma triste histoire, faut que vous sachiez comment ça marche, sinon vous ne pigerez que dalle.

Quand on veut vivre dans les champs de maïs, on a plusieurs options. En gros, on peut se marier avec un bel américain et recevoir la fameuse carte verte, on peut trouver un boulot et recevoir un permi de travail et peut-être la carte verte, ou on peut être étudiante et … c’est compliqué. Pour être « valide » en tant qu’étudiante dans les champs de maïs, il me faut plusieurs choses:

- un passeport valide en tout temps mais s’il n’est plus valide on peut aller en refaire un a une embassade suisse à Chicago (si on s’en souvient à temps…) par exemple,
- un I-20, permi donné par l’université dans laquelle on veut aller et qui doit être valide en tout temps, et dont on fait la demande avant de faire la demande de visa.
- un visa, collé au passeport et obtenu à l’ambassade américaine de notre pays d’origine (ou de n’importe où, il suffit que ce soit en-dehors des Etats Unis)
- un I-94, petite carte blanche qu’on rempli dans l’avion et qu’on se fait aggraffer dans le passeport à l’arrivée, et qu’on doit rendre quand on quitte le pays.

Le I-20 est assez facile à obtenir, du moment qu’on est accepté par une université. Le I-94, lui, n’est pas un problème, puisqu’on a déjà reçu tout le reste. C’est leur moyen de savoir quand on est dans le pays et quand on n’y est pas. Le seul truc qui peut être problématique c’est si la douane ne fait pas bien son boulot et ne met pas un gros tampon rouge sur le I-20 et le I-94 à l’entrée aux Etats Unis… et alors là c’est le merdier intégral… mais ces aventures seront pour une autre fois.

Le visa, lui, est déjà un peu plus difficile à obtenir, surtout si on est de peau un peu trop bronzée, qu’on ne parle pas une langue de l’Europe de l’Ouest, qu’on n’aime pas les caricatures de Mohammed, ou qu’on a une mauvaise tête. Un visa pour une suissesse s’obtient en une journée et sans entretien. Pour un chinois, en un mois ou deux et avec parfois plus d’un entretien avec le consul qui se trouve dans une ambassade parfois à l’autre bout du pays. Un Palestinien peut se voir donner un visa après de longs mois mais s’il veut étudier en sciences, on lui refusera probablement l’accès à certains labs où il devrait travailler. Quand je suis partie pour les Etats Unis il y a dix ans de ça, on n’avait même pas besoin d’aller à l’ambassade en personne pour recevoir un visa. Maintenant si. Les visas « étudiants » sont donnés en fonction de la longueur des études, donc ils ne sont pas éternels.

Mais voilà le hic, le très gros hic, en ce qui me concerne: on PEUT étudier dans les champs de maïs MEME AVEC UN VISA EXPIRE! C’est-à-dire que le visa doit être valide SEULEMENT pour les entrées aux Etats Unis. C’est une « clé » pour rentrer, en fait, et il la faut uniquement pour rentrer, pas une fois dedans, et pas pour sortir. Ce qui fait qu’il y a plein d’étrangers qui étudient ici avec un passeport valide, un I-20 valide, et un I-94 valide, mais avec un visa qui a expiré avant la fin de leurs études. Ce n’est pas un problème si on n’a pas l’intention de voyager et d’aller rendre visite à la family, mais si c’est le cas, on est vachement cuit!

Comment j’ai réussi à aller à Granbled, alors? Fastoche: il y a une permission spéciale pour rentrer et sortir des pays limitrophes: Canada, Mexique, et tout plein de petites îles comme Hawaii (nan, pas Cuba quand même), si c’est pour un voyage de moins de 30 jours. Dans ces cas-là, on ne rend pas son I-94 à la sortie, on a une lettre spéciale du bureau des étudiants étrangers de l’université qui dit qu’on est toujours étudiants ici, et c’est comme si on n’était jamais sortis. Mais c’est seulement pour les pays limitrophes!

Le bureau des étudiants étrangers de l’université interdit qu’on quitte le pays (par exemple pour aller au Canada) et fasse une nouvelle de demande de visa, quand on est dans mon cas. Le risque est trop grand: si on me le refuse, je ne peux plus rentrer aux Etats Unis pour finir mes études ici! Je ne peux donc absolument pas rentrer en Europe avant d’avoir fini mon doctorat! Et je n’aurai de nouveau visa (avec un nouveau permi) que quand j’aurai un nouveau boulot et que je ne serai plus étudiante!

Jusqu’à aujourd’hui, c’était triste de savoir ça mais comme je suis bien occupée ces temps-ci, ce n’était pas dramatique, d’autant plus que je peux aller au Canada pour des entretiens d’embauche. Mais là, là ça deviens plus embêtant, parce que ma soeur chérie, la jojo, va se marier! Congratulez-là :) Et si je trouve un boulot cet été, j’aurai un nouveau permi (de travail et non plus d’étudiante) et un nouveau visa (de travail et non plus d’étudiante) et je pourrai donc aller à son mariage en octobre (faire un allé-retour en Europe pour le weekend c’est dur, mais que ne ferait-on pas pour sa soeur!)… mais si je reste à Purdue un an de plus, comme j’étais en train de me dire que ce n’était pas une mauvaise idée, je n’aurai pas de nouveau visa et je ne pourrai donc pas aller au mariage de ma ch’tite soeur! Comme dirait l’autre, zut, flûte, trompette et guitare! Ou, plus précisement, femme de mauvaise vie de chambre très mal rangée d’excréments de dinosaure!

(Je suis en train de me demander si je ne pourrais pas tricher et passer par le Canada… mais ça voudrait dire acheter 2 billets d’avion séparés, genre Indianapolis-Montréal aller-retour (ça c’est OK) et ensuite Montréal-Paris-Venise aller-retour en faisant semblant que je suis une touriste… à mon avis c’est très risqué et très cher (surtout qu’à mon retour à Montréal, ils vont me demander pourquoi je n’ai pas de billet de « retour, » si je suis une touriste)… Je vais en parler au bureau des étudiants étrangers demain, mais je la sens mal, cette histoire!) Quelle galère! :(

PS. Le bureaux des étudiants étrangers de Purdue ne peut RIEN faire pour moi. Si je sors, je prends le risque de me faire refuser un nouveau visa ou que ça prenne des mois… Y’a pas de doute, je suis OBLIGEE de finir mes études et de trouver un boulot ASAP! Je retourne bosser…

Je veux aller au Canadaaaaaaaaaaaaaaaaaaa!!!!!!! Je veux je veux je veux!!!

Bon, je pourrais écrire trois bouquins sur ma visite à Granbled, mais essayons d’être brefs, huhuhuh.

Déjà, les canadiens s’embrassent dans l’autre sens et ouvrent les robinets dans l’autre sens. Sont fous ces gens. Et quand ils parlent français, huhuhuhuh, c’est trop drôle, ils peuvent raconter les pires histoires de tragédies que ça me fait quand même rigoler tellement leur accent est marrant. Par contre, j’ai bien fait attention, et il y a beaucoup moins de drapeaux canadiens sur les maisons, les habits, et les objets en général qu’aux Etats Unis. Plus qu’en France, c’est sûr, mais trois fois moins qu’aux Etats Unis! Et les gens qui presentent les information à la téloche n’ont pas d’accent ou très très peu, c’est intéressant. En tous les cas, c’était chouette de pouvoir ententre un peu de français. Y’avait même un film de Marguerite Duras avec Gerard Duperdidou (comme ils disent ici) qui a commencé mais c’était tellement ennuyeux que j’ai dû changer de chaine et aller voir le Fric Show, très bizarre mais intéressant, sur le trafique d’animaux domestiques et même que le Québec est la capitale de ce genre de trafique et de cruauté animale au Canada! On en apprend de belles!

Quand l’avion était prêt à atterrir à Granbled, je regardais par la fenêtre de l’avion et j’avais envie de crier « je suis au Canadaaaaaaaa!!!!!!!!! » dans tout l’avion, huhuhu! C’était vraiment chouette… même si je ne pense pas que j’aurai le boulot ni que je le veux, d’ailleurs. Ils décrivaient ce job (pardon, cette job) comme un post de prof, mais en fait c’est plutôt un post de directeur-à-tout-faire-avec-salaire-de-prof. Mais je m’en fiche, c’était vraiment sympa d’aller là-bas!!

Le comité d’embauche était composé de cinq personnes absolument fantastiques, intéressantes, marrantes, et sympatiques. A part pour les cinq premières minutes du premier entretien, à neuf heures du mat’ (et j’avais vraiment mal dormi!) qui étaient un peu tendues, le reste de la journée a été très chouette. J’ai discuté avec la « chair » du département et la « dean » de l’école de Liberal Arts qui étaient vraiment relaxes et qui ne posaient pas de questions nulles ou méchantes. C’est marrant, à part pendant l’entretien de deux heures pendant l’après-midi, j’ai eu l’impression que c’était eux qui essayaient de se vendre et de me donner envie de venir plutôt que de savoir si j’étais assez bien pour eux. Comme s’ils savaient déjà que j’étais assez bien pour eux!

Donc après les entretiens avec la chair et la dean, j’ai eu une « teaching demonstration » dans une classe de 10 élèves internationaux qui ressemblaient tellement aux miens que j’ai oublié les cinq membres du comité assis au fond de la classe et qui prenaient des notes et j’ai discuté et rigolé avec mes élèves comme si on se connaissait depuis toujours! Et ils ont été adorables. Je dois dire que ça m’a fait bien plaisir de voir les profs au fond de la classe rigoler eux aussi–il y en avait même une qui n’arrivait pas à s’arrêter de rigoler! Bref, ça c’était le meilleur moment de ma visite. Une heure absolument parfaite!

Ensuite, j’ai du faire une « research presentation. » Hum… C’était la première fois que je présentais mon nouveau projet de recherche pour mon doctorat et je ne sais pas pourquoi, normalement j’adore parler de ma recherche, mais là c’était un peu n’importe quoi. En plus, je ne m’étais pas rendue compte que les membre du comité n’avaient AUCUNE idée du genre de boulot que je fais (ce sont des profs de litérature qui veulent « ouvrir » une nouvelle section de linguistique qui n’existe pas encore à l’université donc je serais la première linguiste du département). Donc je n’ai pas assez expliqué ce que je faisais, les théories derrières mon projet, qui étaient exactement mes participants, etc. Ouais, ils ont trouvé ça intéressant mais au début j’étais vraiment nerveuse et je n’ai pas suivi mon « outline » de présentation ni lu les notes que j’avais préparées… N’importe quoi!

Après ce semi-désastre, j’ai été invitée à déjeuner dans un restaurant portuguais (très bon) avec deux des cinq profs et une autre prof qui ne faisait pas partie du comité d’embauche. C’était super relaxe et sympa. Une des profs est en train d’écrire un bouquin sur Anne of Green Gables (Anne et la maison au pignons verts) qui se passe dans l’île du Prince Edouard au Canada, et je lui ai raconté qu’on lisait ça avec passion chez moi, et qu’on adorait aussi regarder la mini-série! Je lui ai raconté que quand je suis arrivée aux Etats Unis, j’ai enfin pu lire les livres en anglais et que d’ailleurs, j’avais aussi lu La petite maison dans la prairie en anglais, après l’avoir lu en français toute mon enfance… et que c’était peut-être à cause de ces livres que j’avais eu envie d’aller vivre en Amérique du Nord… et l’autre prof, qui est d’origine allemande, a dit qu’elle aussi elle avait lu ces bouquins et que ça lui avait effectivement donné envie d’aller vivre en Amérique du Nord depuis toute petite!

Après le déjeuner, j’ai eu droit à deux heures de questions plus ou moins difficiles. Au début, ça allait, je n’étais pas du tout nerveuse, surtout qu’une des profs (l’allemande) m’avait en secret filé la liste des questions quelques minutes avant le début de l’entretien (j’avais 15 minutes de « repos ») donc je n’étais pas surprise pas les questions. Mais après une heure, j’ai commencé à être vraiment fatiguée, et vers la fin, je n’arrivais plus à parler anglais sans faire de fautes, je ne savais plus trop quoi répondre alors que c’était des questions faciles, et j’avais du mal à ne pas simplement quitter la pièce pour aller m’effondrer sur mon lit à l’hôtel. Vers la fin, j’ai commencé à vraiment douter de moi, alors que pendant le reste de la journée, je n’avais pas trop de mal à me dire que j’étais la personne qu’il leur fallait. C’est aussi à ce moment-là que je me suis dit que vraiment, je ne voulais pas faire ce boulot, que c’était beaucoup trop de travail, beaucoup trop vague et général, beaucoup trop de responsabilités, et que j’allais y laisser ma peau en trois mois si je le prenais!

Ensuite, on est allés diner dans un restau italien pas mal! Cette fois-ci, j’étais avec deux autres des cinq profs, deux types très marrants et sympas, et encore une autre prof qui ne faisait pas partie du comité d’embauche. Là, je dois dire, je n’ai pas brillé non plus, et je pense qu’ils se sont rendus compte que j’étais pratiquement morte, et on a parlé de moi mais pas autant qu’on aurait pu et probablement dû. Ce diner était encore une occasion pour eux de me griller sur des questions plus personnelles mais ils m’ont aussi raconté plein d’histoires sur leurs études (l’un des profs avait fait son doctorat à Montréal) et plein de trucs comme ça. Le seul moment « brillant » de l’affaire, c’est quand quelqu’un m’a demandé si j’avais des enfants et que j’ai dit « non, … mais j’ai deux chats… » avec hésitation (pas vraiment le truc à dire à un comité d’embauche), et tout le monde a rigolé et raconté que le prof qui avait fait ses études à Montréal avait lui aussi un chat dont il aimait raconter les aventures à tout le département d’anglais.

Vraiment, ça a été tout le temps comme ça: ils ont TOUT fait pour me mettre à l’aise pendant ma visite, et ce sont des gens avec qui je veux garder contacte même si je ne prends pas leur boulot. Le soir, en rentrant, j’étais tellement naze et j’avais tellement mal aux pieds et partout d’ailleurs que j’ai failli aller me coucher sur le canapé du lobby de l’hôtel parce que j’ai cru que je n’arriverais jamais à aller jusqu’à ma chambre (qui d’ailleurs était à l’étage « signature club » donc super confortable et chère mais c’est pas moi qui ai payé!).

Le retour s’est bien passé à part que j’étais super malade dans l’avion, mais j’ai quand même réussi à manger quelques sushis à Detroit. On est partis de Detroit vachement en retard parce qu’un gros blizzard était en train de s’abattre sur la ville et on a été l’un des derniers vols à avoir le droit de partir après s’être fait déglacer pendant plus d’une heure. Heureusement, il n’y avait pas de neige à Indianapolis et j’ai roulé jusqu’à chez moi a demi-endormie mais sans incident, pour y retrouver mes deux chatounes boudeuses et 69 emails urgents auxquels je n’ai même pas commencé à répondre.

En gros, la situation est la suivante: ils me diront dans environ un mois si j’ai le boulot ou non (j’étais la première candidate à être invitée donc il faut attendre qu’ils aient vu les autres). Mais je ne pense pas qu’ils me le fileront. Je VOUDRAIS qu’ils me le filent, ça serait excellent pour mon égo, mais je pense sincèrement que c’est trop pour moi, ce boulot. L’université est excellente, les profs très chouettes, et ça serait un boulot assez prestigieux, mais il leur faut quelqu’un qui a plus d’exprérience que moi dans certains domaines. J’adorerais, par exemple, qu’ils embauchent quelqu’un d’autre cette année et moi l’année prochaine, comme visiblement c’est un département qui va grandir. Mais au niveau estime personnelle, c’est sûr que je le veux, ce boulot! Le problème, c’est que je pense que je l’accepterais si on me l’offrait, et là, ça serait probablement un désastre.

Cette petite visite canadienne a été très chouette et vraiment agréable, en gros. C’était bon pour le moral, pour pour mon égo, et bon pour me redonner de l’énergie pour ma recherche et ma demande de permi de séjour canadien. Si je n’ai pas de boulot à Granbled, je pense que j’irai plutôt vivre à Vancouver parce que Granbled m’a paru vraiment immense et… gelée! Mais faut voir. … et en fait de gelé, le fameux blizzard est en train d’arriver sur mon champ de maïs, alors je retourne me coucher, puisque c’est comme ça, et tant pis pour les 69 emails urgents qui pourront bien attendre jusqu’à demain! Bonne journée nuit :)

PS. J’avais bien pensé à prendre un pantalon noir très chic et une veste noire bien échancrée et très chic… mais je n’avais absolument rien à mettre dessous! Petit choc vendredi matin, au moment de se préparer pour la journée d’entretiens… Mouahahaha la miss lulu! Les lumières sont allumées mais personne n’est à la maison, comme on dit en anglais ;)

et à 99,98% mourue!

Notre miss lulu favorite est de nouveau sur les routes… ou dans les airs, devrais-je dire! Elle est partie pour Granbled mais elle nous a bien sûr laissé quelques devinettes pour passer le temps! Et puis elle m’a dit de vous dire qu’elle achètera plein de cartes postales, comme d’hab, et que tous ceux qui lui auront envoyé les réponses aux trois puzzles (dans un email, PAS dans les commentaires!!) ET leur adresse recevront une carte de Granbled!

Les puzzles étaient trop grands pour les mettre ici, alors il vous faut cliquer sur les trois liens ci-dessous pour les voir, et vous pouvez même les imprimer! Ah, et miss lulu m’a dit de ne pas oublier de vous dire que dans le premier puzzle, le quatrième mot est CANADA. Et le dernier mot tout en bas est CALINETTE! (Je suis jalouse!). (Et si vous voulez créer des puzzles comme ça vous aussi, c’est par ici.)

Alors… à vos crayons… et dites plein de m.e.r.d.e.s pour que tout se passe bien pour miss lulu (mais après tous vos gentils message sur les entretiens, on est sûres que tout ira bien). Nous, ici, on croise les griffes!

Puzzle 1

Puzzle 2

Puzzle 3

PS. Joyeux anniversaire au p’tit frangin vendredi et à Monsieur Granpèrdemisslulu samedi!

PPS. La porte est toujours ouverte, hein, alors si vous avez envie de partager vos meilleures recettes au riz, n’hésitez pas :)

Adieu, farewell, auf wiedersehen, goodbye (celui qui me trouve ce que c’est que ces quelques mots SANS TRICHER (parce que google a tout de suite trouvé, le p’tit malin) a droit à une carte postale)!

Je me casse, je me tire, je m’en vais, je vous quitte les amis, pour faire quelque chose que de mémoire de miss lulu je n’ai jamais fait: un allée-retour en avion dans la même journée! Debleu! Je vais être dans un sale état moi!

D’abord, je dois conduire une bonne heure pour aller à l’aéroport (je pars donc de chez moi à 5 heures du mat’), et ensuite, mon avion part d’Indianapolis à 7:30. Le vol dure 2 heures et 19 minutes et puis j’arrive à Bledstressant vers 9:30 ou 10 heures du mat… et là, c’est visite de campus, entretiens, racontages de bidules et de trucs, questions à n’en plus finir, rencontres de tas de gens dont je n’ai rien à fiche et qui n’ont rien à fiche de moi, présentations, aberrations, contemplations, explications, implorations, conspirations, congratulations, simulations, admirations, visitations, inanition, agitation, observations, approbations, déflagrations, révélations, concentration, irritations, spéculations, lamentations, érudition, suffocation, décomposition, liquéfaction, et finalement expiration! Et retour d’avion le soir même avec arrivée à Indianapolis à minuit et demi… plus une heure de voiture pour rentrer dans mon champ de maïs… Oh, et tout ça en pleine tempête de neige!

Je laisse la maison en état d’alerte maximale et de destruction massive, un peu comme les Américains quittèrent le Vietnam, en son temps… Sosso ne mange pratiquement rien et vomit tout le temps et partout. Je vous raconte pas l’odeur générale de la maison… et la moquette a depuis longtemps passé l’arme à gauche! On a passé la moitié de la nuit aux urgences et ils ont fait des radios, lui ont donné un anti-vomitif, et l’ont rehydratée pour qu’elle tienne pendant mon absence (merci aux généreux donnateurs, la facture était de $179.60). Calinette quant à elle mange toute la bouffe laissée par Sosso et lui fait (et me fait) une guerre sans mercis et sans répit. En plus elle essaye de « nettoyer » tous les endroits où Sosso a vomi en grattant férocement la moquette, en la démolissant encore plus, et en s’arrachant les griffes jusqu’au sang jour et nuit! Ca me rappelle quelques souvenirs épiques… Bref, je suis juste UN PEU tendue, là…

J’achèterai quelques cartes postales dans l’aéroport pour ceux qui trouvent oùskeu je vais et ceux qui auront bien pris soin de mes chatounes pendant mon absence.

Je vais essayer de dormir les trois heures qu’il me reste… à la prochaine, amigos!

Steu peur que je me suis payée la nuit dernière!

Hier après-midi, en rentrant du travail, j’ai trouvé un message téléphonique fort intéressant: chère miss lulu, ici l’université Trocool à Granbled, au Canada. Nous avons étudié votre dossier et nous aimerions vous rencontrer pour une « campus visit »!

Là je vous passe les détails, mais il y eu entre autre sautillages dans toute la maison, chants à tue-tête, moultes embrassages de chats, et petits sursauts de battements de coeur!

Si vous vous souvenez bien, la campus visit c’est après une « job interview, » la dernière étape avant de signer le contrat… aux Etats Unis. Mais là, c’est bizarre, il n’y a pas eu de job interview et ils sont passés directement à la campus visit! Ze crise! Il n’y a que trois candidats dont moi… et je suis donc invitée à passer deux jours dans leur université à visiter l’université, Grandbled que je ne connais pratiquement pas, à faire des tas de présentations, de démonstrations, et à avoir des tas de rendez-vous et d’entretiens avec pratiquement l’université entière! Je pars donc le 9 en fin de matinée et je repars le 11 en début d’après-midi!

Bon, tout ça ce sont des plutôt bonnes nouvelles, non? A part que j’ai la trouille de ma vie, mais bon… Heureusement que j’ai une autre campus visit le 31 de ce mois dans une université américaine, comme ça je pourrai m’exercer!

La peur que je me suis tappée, hier, c’est que j’ai demandé à la gentille dame de l’université de Trocool de m’envoyer la « job description, » c’est-à-dire le papier qu’ils avaient publié et où ils décrivaient la personne qu’ils cherchaient. C’est utile pour me préparer pour les entretiens… et j’avais oublié de l’imprimer avant que ça soit retiré du ouèb. La gentille madame a dit d’accord, et elle me l’a envoyé… et là… holly cow… c’était une description pour trois positions: deux en littérature, et une en « writing and rhetoric. » Heu… …. c’est là que j’ai eu un petit sursaut… et quelques frissons… et puis beaucoup de frissons…

… J’ai vérifié la copie de la lettre que je leur avait envoyée et qui disait bien « je vous écris pour la position en ‘Applied Linguistics’ »… PAS writing and rhetoric… et encore moins littérature…

… J’ai vérifié cinq fois au moins! Je me suis demandé si je n’avais pas fait une boulette, une GROSSE boulette en envoyant un dossier au faux endroit… ou si peut-être j’avais rêvé et la position n’existait pas… ou bien encore si j’avais envoyé un dossier pour la « writing and rhetoric » en me disant que c’était assez proche de ce que je faisais de toutes les manières…

Alors j’ai écrit une petite lettre à la gentille madame en lui disant que j’étais un peu confuse, I’m sorry, mais est-ce que j’aurais fait une erreur par hasard? (Lettre difficile à écrire: est-ce que je ne dis rien et on ne sait jamais, peut-être qu’ils ne se rendront pas compte de leur/mon erreur, ou est-ce que je suis honnête et je prends le risque de tout fiche en l’air?)

J’ai quand’même réussi à trouver un vieux lien sur google qui ne marchait plus mais où on voyait encore le début de l’offre qui disait bien « Applied Linguistics » donc j’ai fait une copie d’écran pour les poursuivre en justice s’ils me disaient que l’offre n’avait jamais existé… N’empêche que je n’ai pas passé une très bonne nuit, entre l’excitation de la campus visit et la peur que ce soit une erreur!

Et ce matin, vers 9 heures, j’ai reçu une lettre de la gentille madame qui me disait « désolée, j’ai envoyé la mauvaise ‘job description,’ voici la bonne! » Pffffffioooouuuu!!!!!! D’un autre côté, j’aurais mieux fait de ne jamais la demander, parce que je me rends compte que je n’ai aucune chance de l’avoir, leur boulot! Je réponds bien à une ou deux parties de la description, mais pour le reste, il n’y a aucune chance que ça marche! Bah, c’est pas grave, ça me fait des Sky Miles (je paye et ils remboursent tout, c’est le deuxième billet d’avion que j’achète en quelques jours, vivent les cartes de crédit!!!), j’aurai la chance de rencontrer des gens sympas, de visiter une nouvelle ville et d’aller au Canada pendant quelques heures, et ça me fait toujours un petit exercice de préparation pour d’autres éventuelles campus visits!

Ouééééé!!!! Là j’ai enfin pu me réjouir de ma chance!! Et mes chatounes ont encore eu droit à des tas de bisous, de chansons folles, et de sautillages sur le lit….

Et c’est là que je me suis rendue compte que mon visa américain expire dans très très TRES peu de temps… et que donc si je sors des Etats Unis pour aller à Granbled, au Canada, je ne pourrai plus y re-rentrer pour retourner dans mon champ de maïs…. huhuhuh! Et un visa américain, ça ne s’obtient pas comme un Cinnamon Dolce Latte au Starbucks du coin! Mais ça c’est une autre histoire, que je vous garde au chaud pour très bientôt ;)

En attendant, C’EST LE STRESS!!!! Première campus visit dans moins d’une semaine à Bledstressant, aux Etats Unis, et deuxième campus visit la semaine suivante à Granbled, au Canada!!!!!!! LE STRESS!!!!!!!! Aaaaaaaahhhhhhhhhhhhhhhhh!!!!

Washington, c’est un « memorial » après un autre. Très beaux certe, avec plein de parcs et de lacs « reflectifs » où on peut se regarder en pensant à sa vie et au monde et à l’histoire et à tout ça, et plein de monuments, de statues, d’aigles, de chevaux, d’épées, de bronze, de canons, de tombes, de lauriers, de cloches, de bus pleins de touristes, de marbre, de musées, de héros, de libertés, de colonnes, d’or, et de gravures. Mais je trouve ça quand même un peu macabre. Ca doit être la ville où il y a le plus de tombes et de musées et de statues et de « mémorials » au mètre carré au monde! C’est très imposant, magestueux, et c’est sûr qu’historiquement parlant, c’est passionant et rempli d’émotions.

Washington, c’est plein de bons restaurants, aussi, parfois très chics et très bons, parfois très chics et pas très bons, et parfois moins chics mais délicieux quand même, comme ce petit café hors du commun trouvé dans une librairie! Et puis une chose que je trouve particulièrement impressionante, à Washington, c’est la propreté. Partout! Pas un mégot dans le metro, sur les trottoires, dans la gare, pas un papier sale qui traine, et surtout, pas un seul caca de chien! Cela va encore plus loin: tous les immeubles, les monuments, les bâtiments, toutes les constructions du centre de la ville sont si propres qu’on dirait qu’ils viennent d’être construits! Tout est d’une blancheur imppécable, et avec les très larges avenues de la ville, cela donne une impression de lumière et de grandeur impressionante même sous la pluie.

Washington, c’est aussi les taxis qui ont un prix fixe avec les chauffeurs de taxis qui en connaissent plus sur le cinéma français que les deux françaises qu’ils transportent. C’est un soleil étincelant dans un froid glacial, et les quartiers aux maisons pimpantes et qui ressemblent parfois à celles des quartiers chics de San Francisco. C’est Alexandria, une jolie petite ville dans la Virginie voisine, au sud du Potomac, avec ses rues de galets, ses lumières de Noël dans les arbres, ses dixaines de boutiques d’art pour touristes riches, et un petit restaurant français, le 100 King, absolument divin et à recommender chaudement malgré les quatre erreurs faites dans la facture du repas!

Washington, c’est un métro pas sordide même dans les quartiers moins chics, des bus toutes les dix minutes avec des chauffeurs sympas et qui vous attendent, et des musées sur tout ce qui peut se faire mettre en musée, gratuits, et ouverts même le premier janvier. C’est des rues entières d’embassades de tous les pays possibles et inimaginables et de maison d’embassadeurs et de gens importants (j’ai même vu la maison de Zizi Cheney, même si elle n’est pas visible sur Google Earth!) C’est aussi une cathédrale magnifique, où se mélangent statues et vitraux religieux, historiques, et politiques.

Washington, enfin, c’est une ville très chouette et passionnante, parfaite pour y passer quelques jours sympas en agréable compagnie et y finir l’année 2005 (et y commencer l’année 2006 à 4 heures du matin pour attrapper l’avion…). C’est aussi une ville qui ne demande qu’à être prise en photo, même si tous ses bâtiments se ressemblent et sont difficiles à distinguer les uns des autres! Alors en voilà des photos… mais… heu… ce sera parfois à vous de deviner quels sont les bâtiments en questions (ou de me dire si j’ai fait une faute en devinage), parce que les bureaux de l’Internal Revenue Services (les impôts) ressemblent trop à ceux des Archives, qui eux, ressemblent exactement aux bureaux de la Food and Drug Administration, de la World Bank et du National Air and Space Museum et du FBI et de la Environmental Protection Agency et de… bref vous voyez ce que je veux dire! Alors amusez-vous bien :) Le deuxième album arrive demainbientôt (cliquez sur la photo ci-dessous pour voir le premier album)!

Les « bad vibes, » ce sont des mauvais états d’esprit, une mauvaise atmosphère, un sentiment que quelque chose n’est pas comme il devrait l’être. Je sens des bad vibes par ici. Je n’aime pas beaucoup cette ville. En regardant les building immenses de Washington DC, ses avenues sans fin, ses décorations outrageuses de fin d’année, on y sent la corruption, la politique malsaine, l’adoration de l’argent, la magouille, et le besoin sans limite de puissance, d’influence, de domination. Comme si cette ville représentait tout ce que je n’aime pas dans ce pays. Je ne voudrais y vivre pour rien au monde. Il suffit déjà de rouler sur l’autoroute pour voir une concentration de Lexus, de BMW, et autres Ferraris comme on en voit rarement rouler agréssivement et comme si le monde leur appartemenait pour se dire qu’il y a quelque chose de pourri dans le royaume de la politique. Une sortie d’autoroute sur deux est pour les « employees only » de boîtes comme la NSA (National Security Agency) ou le Goddard Space Flight Center de la NASA… Et un building sur deux dans Washington appartient au Homeland Security Agency ou autre boîte du genre qui fout les boules. Je n’ai ressenti de tel sentiment de malaise que dans une seule autre ville: Houston. Mais à Houston, ce n’était que la puenteur de l’argent qui reignait. Ici, il y a l’argent mais en plus la politique et tout ce qui va avec.

C’est drôle, je suis en train de me demander pourquoi je n’ai pas ressenti ce malaise à Las Vegas. Peut-être parce que Las Vegas, contrairement à Washington et Houston, n’est pas une ville « sérieuse » mais pour la rigolade. Oui, il y a l’argent à tous les coins de rues, littéralement, il y a l’excès, le pire et le meilleur (si on cherche bien), la corruption et la drogue et tout ça. Mais il y a aussi les touristes qui se baladent en short avec leur petit appareil photo miteux, les grands buffets à cinq dollars, les attractions mirobolantes et ébouissantes… On va à Las Vegas pour s’amuser. Pas à Houston ou à Washington. Et puis à Las Vegas, l’excès fait presque partie du jeu. On aime rêver qu’on gagnera la BMW, on aime se promener à pieds à côté des voitures de luxe, on aime savoir qu’on est avec les stars et les millionnaires. Comme si, pendant quelques instants, on faisait partie du cercle. Pas à Houston ou à Washington. On n’est rien si on n’est pas une star, un politicien verreux, ou un millionnaire, ici. Il n’y a pas de rêve possible. Pas de buffet à moins de 30 dollars. Houston et Washington ne pardonnent pas.

Il y a quand même des trucs sympas ici, c’est sûr. J’évite les grands magasins, je refuse d’aller dépenser de l’argent pour rien et je n’ai besoin de rien. Mais les restaurants sont… disons… agréables :) Le premier soir avec ma tante, on a mangé japonais, et hier soir, du poisson divin … C’est peut-être bête de dépenser l’argent pour de la bouffe, mais je trouve que de bien manger de temps en temps redonne un peu de pimant à la vie. Les goûts, les couleurs, les odeurs, les textures… tout ça fait tellement de bien aux sens! Et puis on a des choses à fêter: mes 10 ans ici, la Sainte lulu, Noël, la nouvelle année, et mon anniversaire… un peu tout en retard ou en avance mais c’est la fête!! Ce soir on va peut-être aller manger italien, et pour le dernier jour de l’an, on a déjà réservé un grand restaurant de poisson! Miam!

C’est drôle, hier on est allées dans ce super restaurant qui se trouvait dans un coin « étudiant » de la ville: Georgetown. Je pensais y retrouver l’ambience sympa des coins étudiants, un peu grunge, un peu baba-cool, hippy sur les bords, comme ce que j’avais aimé à Madison… mais Georgetown est un coin chic, huppé, culturel mais très snob, avec des magasins et des restaurants ultra chers et célèbres. Agréable, parce que je manque beaucoup de culture et de raffinement dans mon champ de maïs… mais en même temps décevant. J’avais adoré Madison pour sa culture mais son attitude relax et sans prétention. Mais Washington reste Washington: la ville de l’argent et de l’argent et de l’argent. Ca me fait vraiment réflechir à ce que j’aime et ce que je veux dans la vie. Le luxe c’est chouette… mais pas plus que quelques jours par an. Je suis sûre que si je vivais ici, comme ça, je perdrais encore plus la notion de ce qu’est la « vie » réelle, le monde en dehors des quartier huppés, le plaisir des choses simples.

Je profite, je m’amuse, je me délecte, j’admire… mais je serai contente de retrouver mon petit coin de champ de maïs avec mes chatounes et mon milkshake à la banane, la librairie locale où je peux aller bouquiner en buvant un chocolat chaud, mes fringues relax, et ma petite vie qui n’attend pas grand’chose de moi et qui me plaît bien!

Quant à mon entretien d’embauche, ça s’est bien passé… pas sûr… mais j’étais assez relax et à l’aise, les gens étaient super sympas, les questions pas trop trop difficiles… et en fin de compte je ne sais pas si c’était trop facile, si j’ai répondu ce qu’ils voulaient entendre… Bon… on verra. J’aimerais bien ce job. C’est une université sympa, pas loin de Pittsburgh, et où je pourrais facilement travailler quelques années avant d’aller au Canada si je n’ai pas d’offre pour le Canada cette année. C’est stressant de ne pas savoir ce qui m’attend! … mais en attendant, je vais aller faire une réservation pour le diner de ce soir et aller visiter Dupont Circle cet après-midi! A bientôt :)

Il est assez rare, dans ma petite vie monotone, que je fasse quelque chose que je n’avais jamais fait auparavent! Mais là, quand j’ai raconté mon histoire à la madame qui m’aidait avec mes valises à l’aéroport, d’abord elle a ri… et ensuite elle ne m’a pas cru! Alors ce soir, grace à une magnifique connection à internet sans fil et gratuite, dans une chambre au septième étage qui donne sur le capitole mais où on se les gèle, et avec douze heures de voyage et un petit verre de trop dans le nez, je vais essayer de vous raconter cette chose étrange qui m’est arrivée pour la première fois de ma vie! Sinon demain je risque de ne plus y croire moi-même!

Je suis donc partie ce matin vers sept heures de mon champ de maïs pour aller à l’aéroport prendre un avion, d’abord d’Indianapolis à Cinncinati (Ohio), et ensuite de Cincinnati (Ohio) à Washington (bravo à ceux qui auront deviné juste). Il m’a d’abord fallu plus de vingt minutes pour trouver une place de parking… et ensuite, alors que j’attendais notre avion, j’ai entendu un appel dans la salle d’embarquement qui disait « nous avons overbooké l’avion, alors si quelqu’un est flexible dans ses horaires, qu’il le fasse savoir, merci! » Bon, moi j’ai déjà fait ça deux ou trois fois et c’est pas l’enfer, on attend simplement l’avion suivant et on gagne un « voucher » (bon d’achat) pour des billets d’avion. $200 en général. Et comme personne ne m’attendait à Washington, que je devais de toutes les manières attendre trois heures ma connection à Cincinnati et que l’avion suivant partait une heure après, je me suis dit pourquoi pas, je n’ai rien à y perdre!

J’ai commencé à me dire que quelque chose de bizarre se passait quand la gentille dame m’a dit que le voucher serait pour $400! QUATRE CENTS! C’est beaucoup, ça, c’est presque le prix d’un billet pour l’Europe! Bon… Ensuite, étrangement, elle m’a donné un autre voucher en me disant « et celui-ci c’est pour le taxi! » Le taxi?? Le taxi de quoi? Finalement, elle m’a rendu mon billet d’avion et m’a dit gentillement « ne vous inquietez pas, vous arriverez bien à temps! » ???!!!??? Et elle m’a conduit à un taxi!

Quand les trains de la CFF (Compagnie Féroviaire Fuisse? Chemins de Fer Fribourgeois?) tombent en panne, la CFF offre des bus à la place des trains. C’est normal pour moi. Mais que Delta offre des taxis à la place de ses avions, là, je dois avouer qu’il m’a fallu plus d’une minute pour comprendre l’affaire! Et oui, mesdames et messieurs, j’ai fait, toute seule et avec un charmant chauffeur de taxi d’Erythrée, qui est lui tombé sur le cul quand il m’a demandé si je savais où se trouvait son pays et que je lui ai répondu « à côté du Soudan et de l’Ethiopie, non? », une course de taxi de deux heures pour une distance d’exactement 119.1 miles (192 kilomètres) entre l’aéroport d’Indianapolis et celui de Cincinnati! EN TAXI!

Nous avons parlé de son pays et de leur guerre avec l’Ethiopie, de mariage et d’enfants (pas ensemble, rassurez-vous), des temps modernes et qu’il n’y a plus de jeunesse ma brave dame, du Maryland, de champs de maïs, et d’accidents de la route. Heh, c’est pas tous les jours qu’on a la joie de faire la conversation avec un parfait inconnu pendant deux heures en tête-à-tête! Et tout ça gratuitement! Le seul inconvénient du taxi par rapport à l’avion, c’est qu’on ne peut pas se lever pour se dégourdir les jambes et aller faire pipi. Et le service cabine n’est pas non plus à la hauteur. Mais bon. J’ai quand même été très déçue, parce que je me suis réjouie d’aller pour la première fois en Ohio en espérant y voir autre chose que des champs de maïs… et en fin de compte, je n’ai vu que des champs de maïs à perte de vue et en plus, l’aéroport de Cincinnati (Ohio) se trouve en réalité dans le Kentucky! Je me suis fait eue, là!

Nan quand même, ça m’est jamais arrivé un truc pareil! Et une fois arrivé à Cincinnati (Ohio… heu… Kentucky), comme si de rien n’était, paf, je suis montée dans l’avion suivant (après avoir quand même attendu trois heures comme prévu) pour Washington. Les miracles de la technologie, quand même! Et j’ai MEME retrouvé ma valise à l’arrivée (qui elle avait pris deux avions et pas de taxi, la pauvre). Je dois avouer que ça m’a étonné un brin! … Oui bon il faut que j’avoue que je n’étais pas à l’aéroport de Washington… mais à celui de Baltimore… …

….

nan mais ça c’était prévu au programme, c’était juste pour vous faire peur ;) En effet, il n’y avait pas d’avion qui volait à un prix décent pour Washington International (Dulles, IAD) aujourd’hui, et donc j’ai dû me résoudre à attérir à Baltimore Washington International (BWI) qui n’est pas si loin que ça de Washington, de toutes les manières. Une fois attérie, j’ai attendu une « shuttle » pendant 30 minutes, et puis j’ai eu droit à une petite visite de Washington DC, puisque la shuttle est un taxi communautaire, c’est-à-dire qu’il y a plusieurs personnes qui vont à peu près au même endroit qui se partagent un petit bus qui nous conduit chacun notre tour là où on veut aller. Notre conducteur, que je qualifierais de « reckless » (dangereux?), a réussi à conduire une bonne cinquantaine de kilomètres sur l’autoroute et dans tout Washington (magnifique!) en parlant au téléphone en Congolais ou Sénégalais en jouant en même temps non-stop avec son petit guide satellite (GPS?) ET en vérifiant en même temps ses information sur ses multiples cartes en papier! Sont forts, les chauffeurs de taxis de la côte Est! Pour nous donner des arrêts cardiaques.

Bref… je suis arrivée vivante mais un tantinet sur les rotules à mon hôtel, dans une chambre froide frigorifiée (je suis allée vérifier qu’ils n’y gardaient pas les cadavres des anciens clients dans les placards)… et j’ai décidé de me bouger un peu le popotin avant de m’affaler devant la télé. Je suis donc descendue au bar… tadam tadam… (ah, on comprend maintenant mieux le titre de ce post ;) )… et là, je me suis retrouvée absolument et entièrement SEULE face à un charmant barman qui s’ennuyait ferme dans son bar vide et avec qui j’ai fait la causette pendant deux heures (en tête-à-tête, encore un!), devant un délicieux sandwich au crabe cake descendu sans problème grâce à une excellente bouteille de porto. Miss lulu se dévergonde! Le chauffeur de taxi avait raison, y’a plus d’jeunesse! On a parlé d’études, de choses à visiter, de boulot, d’Atlanta et de son nouvel acquarium (il vient de Marietta) (allez voir sur le blot de Sébastien si vous voulez savoir de quoi je cause), de sécurité sociale, de Wal-Mart, et de tas d’autres choses fort sympatiques… et nous avons fini…

… mais non, pas au lit quand même!!!! Skeu vous avez une mauvaise opinion de moi, c’est fou ça!! Non, nous avons fini par nous dire bonne nuit parce que je tombais de sommeil en nous promettant quand même de nous revoir samedi prochain pour le nouvel an, puisqu’il travaillera au bar ce soir-là et que ce sera mon dernier soir ici.

Deubleu debleu skeu j’suis crevée! Si c’est tous les jours comme ça la vie à Washington, c’est pas pour moi, j’aurais des cheveux blancs après deux semaines seulement d’une vie aussi trépiente que ça! Vive mes chatounes et mon p’tit champ de maïs ennuyeux comme tout, finalement ;)

Il y a quelques jours, j’ai reçu un gros paquet de gourmandises de Bbsato ainsi qu’un livre de cuisine scandinave d’un deuxième admirateur anonyme, et puis dans un plus petit paquet envoyé par Estelle, bien emballé au milieu de chocolat et de barres de céréales aux fruits délicieuses, j’ai reçu un petit lutin malin! J’ai de la chance, le Père Noël est en avance par ici!

Ce petit gnome va passer quelques jours en ma compagnie avant de continuer son voyage. Nous avons longuement discuté de nos projets pour ces prochains jours, et avons finalement décidé d’en profiter pour faire des petits exposés sur ma vie champ-de-maïsesque, vue à travers les yeux d’un petit gnome de montagnes lointaines. Cette semaine sera donc… une surprise tous les jours, sur un aspect de ma vie quotidienne… et ça risque d’être joyeux, entre les cours que je prends et ceux que je donne, l’indien du jeudi, ma recherche, les courses, la recherche, les chatounnes, la bouffe, la sieste, ma deuxième vie secrète dont seule Aurélie connait l’existence… Bref, vous vous demandiez ce qu’une miss lulu pouvait bien faire dans son champ de maïs, et vous aurez enfin toutes les réponses!

Comme la semaine commence le dimanche, aux Etats Unis, voilà le premier petit volet des aventures de Blognome (c’est son nom officiel) dans mon champ de maïs. On commence bien sûr le matin, au réveil, avec une douche (Blognome est très pudique, il n’a pas voulu que je prenne une photo de lui dans ma magnifique baignoire!), et puis ce moment si spécial du ravallage de façade. Blognome a été effaré par le nombre de crèmes et autres lotions que j’ai et il s’est presque perdu au milieu de toutes mes bouteilles! Il a dit d’un ton moqueur « Pfff, t’es bien une fille toi! » et j’ai été très vexée!

Je lui ai expliqué que j’utilisais une crème différente tous les jours parce que j’aimais avoir plein de bons trucs différents qu’on trouve dans des crèmes différentes. Et puis aussi que ce moment du matin est mon dernier instant avant le stress de la journée donc que j’aime bien prendre un peu soin de moi! Il a fini par admettre que ma crème au citron pour les mains sentait bon et est parti boire une bière devant la télé jouer avec les chats pendant que je finissais de me préparer. Ah les hommes!

On a ensuite été manger un petit déjeuner. L’un de mes préférés, quand je suis super stressée, c’est de mixer une banane (bio) avec un grand verre de lait (bio) et une petite cuillère de sucre (bio) et hop hop, on avale ça d’un coup et on n’a plus faim pour des heures!

Blognome a trouvé que bon, le milkshake à la banane ça allait, mais que demain il lui faudrait quelque chose d’un peu plus sérieux, genre des oeufs au bacon avec des hashbrowns et une bonne bière. Mais je lui ai dit que sur ce coup-là, il pouvait aller se rhabiller parce que ce n’était pas le genre de la maison, et que s’il n’était pas content, il allait finir avec les croquettes des chats dans son assiette! Comme je suis quand même gentille, demain je vais faire un effort et lui offrir mon deuxième petit déjeuner préféré: de délicieuses céréales bio aux fraises! Haha, le pauvre, il n’a pas fini d’en voir des vertes et des pas mûres avec moi ;)

Pour la suite, il faudra attendre jusqu’à demain! Blognome dit qu’il crève la dalle (mais ouskils apprennent à causer comme ça ces jeunes??) mais qu’il vous fait quand même un gros bisou!

Tout d’abord, je voudrais dire à ces crétins de politiciens Hoosers (c’est-à-dire de l’Indiana) qu’ils me font vraiment CHIER avec leurs histoires de zones horaires. Eh oui, je me suis encore fait avoir et ma légendaire manière d’arriver toujours en avance n’a pas payé, cette fois-ci, puisqu’au lieu d’être une heure et demi en avance, j’ai été deux heures et demi en avance! J’avais repéré un petit restaurant japonais qui avait l’air sympa, pour aller y manger après l’interview l’entretien (soirée entièrement japonaise!), mais là, quand j’ai vu que mon interview entretien n’aurait pas lieu à 18 heures mais à 19 heures, et qu’il me faudrait encore trois heures pour rentrer chez moi, je me suis dit merdzutfluttrompètéguitare, et je suis allée bouffer une salade césar à la noix et un petit cheesecake au restau de l’hôtel dans lequel avait lieu l’interview l’entretien avant l’interview l’entretien en question. Nul… mais pas mauvais, quand même, le cheesecake ;)

Bref.

J’avais à peine déscendu les escaliers de chez moi que je me suis rendue compte que je portais un joli costume noir avec une petite chemise rose, le tout très classique et professionel, mais qu’il aurait mieux valu que je porte une jupe au lieu d’un pantalon, surtout pour un interview entretien japonais. Trop tard… et de toutes les manières je ne porte jamais de jupe.

Et puis le voyage s’est bien passé, sauf que cette fois-ci, j’ai décidé de prendre l’autoroute payante et avec moins de travaux… et qu’il y avait effectivement beaucoup moins de travaux mais tout autant d’embouteillages, et surtout, j’avais oublié qu’il fallait la payer, celle-là! Au premier péage, c’était 15 cents, et ça allait… au deuxième, c’était 50 cents et ça allais encore… mais au troisième, il me restait seulement $1.50 et le péage était de $2.50. La madame a donc dû me faire une facture spéciale en prenant toutes les informations sur mon permis et ma plaque et tout (avec les gens derrière qui attendaient…) et je dois leur envoyer un chèque pour $2.50. Haha, la honte!

Ensuite, je sais que certains pensent que ras le bol des photos de champs de maïs et d’autoroutes, mais franchement, un voyage de miss lulu sans photos de champs de maïs et d’autoroutes, c’est pas un vrai voyage de miss lulu! Et puis cette fois j’ai fait un effort pour vous montrer les magnifiques paysages de Gary, Indiana, la zone industrielle la plus sordide des Etats Unis. Alors vous y avez encore droit cette fois, mais j’ai de ne pas trop en faire, hein ;) (et en plus, grace à moi, mes lecteurs connaitront bientôt chacun des 2’384’362 champs de maïs de l’Indiana! Pas tout le monde peut en dire autant!)

Surtout que cette autoroute-là c’est quand même pas n’importe quoi, et à chaque fois que j’y passe, je suis sous le charme!

L’interview. Oui. Que dire? C’était mon premier interview entretien de boulot, pour de vrai, mais je n’avais pas vraiment la trouille. Je n’ai pas peur des gens ni de ce qu’ils pensent de moi, et de toutes les manières, je ne veux pas de leur job, donc c’était en observatrice, plutôt, que j’y allais. Une jeune femme m’a conduite dans un petit coin tranquille de l’hôtel où un vieux monsieur, qui est le directeur de l’université en question, m’attendait. Il était très gentil, mais ma première impression était que la barrière linguistique n’allait pas faciliter les choses, même s’il parait bien anglais.

Ce qui est intéressant, c’est qu’il a cru, jusqu’au bout, que j’étais américaine. A un moment, il a vu sur mon CV que j’avais été prof de français et m’a demandé si j’avais vécu en France… et j’ai répondu que j’avais effectivement vécu quelques années en Suisse. Pas un vrai mensonge. Et puis il m’a posé des questions auxquelles je ne m’attendais pas (dans la liste de vos publications, de laquelle êtes-vous la plus fière?) et des questions pour lesquelles j’étais prête mais pas assez (pourquoi voulez-vous enseigner dans NOTRE école et pas une autre? Pourquoi le Japon? Pourquoi Nagoya?), et j’ai baratiné deux-trois trucs mais il m’a dit qu’il fallait que je sois plus précise, que j’arrête de lui raconter des banalités, et qu’il interviewait entretientait (?) des centaines de personnes par an qui étaient plus prêtes que moi à répondre à ses questions! Bon. J’ai dit oui monsieur je suis désolée, mais ce qui est étrange, c’est que ça ne m’a pas du tout décontenancé. J’ai finalement réussi à trouver une bonne excuse pour le Japon, mais sur le coup de son université, j’ai échoué. En plus, et oui j’ai très honte sur ce coup-là, j’avais fait un peu de recherche sur leur département, mais je m’étais trompée de programme… donc je ne savais pratiquement rien de ce qu’ils faisaient dans leur département. Mais je n’ai pas rougi, je n’ai pas bafouillé, je n’ai pas commencé à trembler comme quand je suis un peu nerveuse… j’ai simplement continué à répondre à ses questions. Ca m’a surpris.

Il m’a aussi posé des questions pour lesquelles j’étais prête et auxquelles j’ai bien répondu, je crois. Il m’a demandé mon salaire, le nombre d’heures que je travaillais, combien j’avais d’élèves, ce que j’enseignais, quel genre de prof j’étais, et il a voulu voir mes évaluations. J’avais apporté les deux meilleures et il a été très impressioné. Il a aussi regardé mes articles et mes présentations et m’a demandé si j’avais l’intention de participer à des conférences. Je lui ai demandé si leur université permettait aux professeurs d’aller aux conférences et il m’a dit que oui bien sûr, et qu’ils payaient tout si on y présentait quelque chose.

Le problème, c’est qu’il voulait quelqu’un qui aurait un doctorat AVANT mars 2006. J’ai l’impression que son université est en train de basculer dans le système américain de recherche à fond, et il m’a dit qu’il n’embauchait que des profs qui avaient un doctorat avant le début de leur année scolaire, qui est en mars ou avril, je crois. Rapé pour moi. Mais bien sûr je m’en fiche. Sa secrétaire prenait des notes de tout, et a pris ma photo (mais ne m’a pas demandé mon âge, je dois avoir une tête assez jeune pour eux), puis m’a demandé à combien de kilomètres j’habitais et m’a donné $60 pour l’essence. Sympa. Ca aura payé pour l’essence et le repas un peu nul du restau de l’hôtel. Elle m’a encore posé quelques questions, une fois que lui était parti, et puis voilà, c’était la fin, au bout de 40 minutes.

Je n’étais pas épuisée comme je m’attendais l’être, à la fin. J’avais les mains un peu froides, mais pas gelées, et je n’ai pas transpiré, rougi, tremblé, bafouillé… Je ne me suis ni gratté les boutons sur le visage, ni tripatouillé les cheveux, ni arraché la peau autour des ongles, ce que je craignais. Bien sûr, je n’étais pas assez prête, mais je n’ai jamais perdu la tête ou paniqué. En général, je crois que cet interview entretien a été une excellente expérience, parce que j’ai vu comment je pouvais mieux me préparer pour les autres interviews l’entretiens (j’espère qu’il y en aura), et j’ai aussi vu que je savais me tenir raisonnablement bien dans ce genre de situation un peu stressante. La prochaine fois sera plus réelle, donc plus stressante, mais je crois que quand on a eu un interview entretien avec un directeur d’université japonais qui n’avait aucun sens de l’humour et qui ne semblait pas comprendre tout ce que je disais, on a vu le pire… ou peut-être pas, l’avenir nous le dira :)

J’ai pensé et repensé à cet interview entretien pendant le trajet de retour. En prennait de l’essence, juste à ma sortie d’autoroute, j’ai vu quelque chose qui m’a définitivement changé les idées et donné envie de vomir.

J’essayais d’arrêter de penser à cette image en reprenant la route vers chez moi, quand j’ai soudain remarqué que la route était rouge, mais vraiment rouge, comme si un pot de peinture s’était renversé… et puis j’ai remarqué des « débris » un peu partout… et ma voiture a fait bump bump sur un gros débris avant que je me rende compte que c’était probablement une des victimes du chasseur qui avait réussi à s’échapper… mais pas pour longtemps! Beurk! Je n’ai pu que rentrer en vitesse et faire un gros calin à mes chatounnes affamées.

Conclusions: Rouler plein nord en fin de journée, c’est super bon pour avoir des couleurs… sur la joue gauche… N’avoir que de la country music et du christian rock à la radio pendant 6 heures de route, c’est à rendre toute miss lulu complètement folle! Je n’ai rien fait de chouette à Chicago (je savais que ça allait finir comme ça) mais j’aime toujours autant passer devant la ville, dont l’architecture m’enchante. Et les japonais n’étaient pas aussi terribles que je me l’imaginais… et n’ont pas réussi à me convaincre de renoncer au Canada, malgré leurs sushis et leurs courbettes ;)

Mes enfants vous êtes nuls! Seules trois personnes ont trouvé quel animal se trouverait sur les cartes postales que je vais envoyer aux gagnants de mes petites devinettes! Et google? A quoi il sert alors?!

L’animal du Kentucky et surtout de Louisville, c’est le CHEVAL, le canasson, la bourrique, l’étalon, le pur-sang, le bidet, le dada, le coureur, le solipède, l’équidé! Tous les jours en été et en automne il y a des courses au « tracks » de Louisville, la fameuse « Kentucky Derby. »

Le Cambridge Dictionary me dit même, pour « derby »:

I. derby (SPORTING EVENT)
noun
1 a sports event between teams in the same area:
a local derby between Manchester United and Manchester City

2 MAINLY US a sports event in which any competitor can take part:
the annual New Hampshire fishing derby

II. Derby
noun
a type of horse race:
the Kentucky Derby

Bon, je n’ai pas eu la possibilité d’aller à une course, parce qu’il fallait que je bosse quand même un peu de temps en temps, entre deux repas et trois pauses-café. Par contre, on a eu droit à une reception de « desserts » divins au Derby Museum qui se trouve juste à côté du champ de courses. Dans ce musée, il y a une salle de projection à 360 degrés, et c’était difficile de prendre des photos dans le noir, mais j’ai quand même réussi à en prendre 2-3 pour vous donner une idée du truc. C’était une soirée géniale! J’ai hésité à y aller, tellement j’étais crevée, mais les desserts étaient exquis, la projection extraordinaire, et les gens très sympas!

Voilà quelques photos pour vous donner une idée de mes trois jours dans le Kentucky, mais si vous cliquez sur une des photos, vous pourrez voir tout l’album de ce petit voyage vraiment unique pour moi. Et je dois avouer que je pensais beaucoup de mal du Kentucky, mais Louisville est une ville très chouette, culturellement exceptionellement riche, et dans laquelle j’irais vivre sans hésiter si on m’y offrait un boulot!

Parce qu’il est déjà bien tard et que j’ai eu du mal à garder les yeux ouverts pendant les deux heures et demi du voyage de retour, parce qu’il me reste encore 23 copies de cinq pages chacune à corriger avant demain matin, parce que mes chats veulent jouer et encore jouer pour rattrapper trois jours de retard de jouage, parce que Calinette a vomi un peu partout dans la maison, parce que demain matin il faut que je me réveille aux aurores, et parce que j’ai 129 photos à trier, j’ai décidé de vous offrir une petite photo en attendant les deux grands albums de demain.

Et il faut que je remercie tous les participants à mes devinettes qui n’étaient pas toujours faciles, je l’avoue (je mets tous les jolis flocons sur ma page spéciale demain soir, promis, et je reponds à tous les emails auxquels j’ai promis de répondre le week-end dernier, aussi, promis que j’essaye, et merci à Aurélie pour la gentille carte qui m’a bien fait plaisir parmis les 25 factures qui m’attendaient à mon retour). Je viens donc de passer trois jours à Louisville, dans le Kentucky, et c’est une ville très jolie et intéressante, malgré tout le mal que je pouvais en penser avant d’y aller! J’y suis allée pour une conférence, NAFSA (il y avait une faute dans le troisième jeu, désolée), pour les directeurs d’écoles de langues, de programes d’études à l’étranger (genre Erasmus), et de bureaux d’universités pour les étudiants internationaux (ceux qui connaissent SEVIS, les F-1, J-1, H1-B, et autres rigolades de ce genre sauront de quoi je parle). C’était très intéressant et complex, archi fatiguant parce qu’on était « en conférence » depuis 7 heures du matin jusqu’à 10 heures du soir, j’ai rencontré des gens très chouettes et intéressants, et j’ai mangé très bien et beaucoup trop pendant trois jours! Ce qui était super pratique, c’est que la conférence avait lieu à l’hôtel où j’avais pris une chambre, donc je pouvais courir dans ma chambre de temps en temps pour un pipi ou me reposer les pieds 30 secondes. Bref, c’était super, je suis sur les rotules, je me suis bien amusée!

Au total j’aurai fait, allée-retour, 364 miles en un plein (13 gallons), en exactement 5 heures, et j’aurai dépensé $282 total, plein d’essence, hôtel, internet, et prix de la conférence inclus. Calculez-moi donc ça en litre au 100 kilomètres et anciens francs siouplait ;)

Voilà donc une photo prise dimanche soir, tout en haut de l’hôtel Hyatt, depuis le restaurant tournant dans lequel on nous a offert une réception de bienvenue (où j’ai trop mangé) avant de nous inviter à dîner dans un restaurant « du monde » très sympa (où j’ai trop mangé).

Entre deux repas et trois… je ne peux pas dire quoi, je voudrais rappeler à mes chers lecteurs que j’attends leurs flocons, leurs étoiles, leurs photos, et leurs réponses!

Ici tout va bien, j’ai pris mon ordinateur avec moi pour vous écrire mais j’ai oublié le fil pour le brancher donc il va mourir très rapidement. En plus, il fallait payer $10 par jour pour la connection internet que j’ai prise pour 3 jours et qui donc ne va me servir à rien puisque mon ordi va mourir. Et pour couronner le tout (ben oui, on va jusqu’au bout de la connerie, dans ma famille), je n’ai pas oublié mon appareil photo NI le cordon pour télécharger les photos sur mon ordinateur pour les mettre sur mon blog, mais par contre, c’était le mauvais cordon. DONC, j’ai des tas de jolies photos que je ne peux pas mettre ici, et tout ce qui me console c’est que j’en aurai encore plus ce soir, donc je pourrai faire un joli album à mon retour.

Je retourne à mes repas… je n’ai jamais autant mangé en si peu de temps! J’ai ultra sommeil, parce que je n’ai eu le temps de dormir que 5 heures la nuit dernière et 5 heures la nuit d’avant, parce que c’est pas de la tarte par ici, entre les repas, les collations, les goûters, les snacks, les réceptions, et les autres activités. Au moins on en a pour notre argent!

Dernière devienette avant de partir prendre 3 kilos de plus: quel est l’animal qui sera sur les cartes postales que j’enverrai aux gagnants de mon grand concours ci-dessous?

PS. Allez, je vais faire un effort pour ceux qui aiment le sport… Qu’est-ce qu’Indianapolis et la ville où je me trouve en ce moment ont en commun?

Je m’en vais de nouveau… mon champ de maïs me semble trop fade!

Alors pour changer des images et des indices trop faciles, voilà trois devinettes qui feront travailler les méninges des p’tits malins qui croient que le sport est la réponse à tout! Je copie les grilles comme images comme ça vous pouvez les imprimer (note pour ma môman: il faut d’abord ouvrir l’image dans une fenêtre toute seule, ce qui se fait en cliquant sur l’image avec la souris et en appuyant en même temps sur la touche « ctrl, » ou en cliquant sur l’oreille droite de la souris, si tu as une souris qui a la chance d’avoir deux oreilles).

Avec la première devinette, il faut trouver le nom de la ville et de l’état dans lequel je vais, en cherchant les mots de la liste dans la grille (dans n’importe quel sens) et en arrangeant les lettres restantes pour faire un nom de ville (on peut voir que c’est un nom de 10 lettres) et un nom d’état:

Avec la deuxième devinette, il faut décripter un message très important qui vous dira quels sont vos devoirs pendant mon absence (si vous ouvrez l’image dans une autre fenêtre, vous verrez la grille en plus grand):

Avec la troisième devinette, que je trouve carrément difficile (mais vous avez quelques jours pour trouver la réponse), il faut trouver ce que je vais faire et ce que j’en pense. Le message est entièrement en français et je vous donne deux indices: le premier mot est JE, et il y a dans ce message les noms de deux petits chats que j’adore et qui me manquent déjà beaucoup (la grille sera plus grande si vous l’ouvrez dans une fenêtre toute seule).

ATTENTION: il est INTERDIT de mettre les réponses dans les commentaires!! Par contre, vous pouvez m’envoyer vos réponses par email avec votre adresse postale, et tous les gagnants auront droit à une jolie carte postale de l’endroit où je vais (et il parait que c’est très joli).

Si vous voulez vous amuser à créer des petits jeux de lettres ou de chiffres comme ça (il y a d’autres formats), c’est sur puzzlemaker que ça se trouve.

PS. Je prends mon ordinateur et mon appareil photo avec moi, et je serai dans un grand hôtel, donc je pourrai continuer à blogger et peut-être même poster des photos qui vous aideront à résoudre ces énigmes :)

Aujourd’hui, je suis de nouveau sur les routes (c’est bien, je fais marcher l’économie de ce pays, avec ma consommation quotidienne d’essence qui doit dépasser la consommation mensuelle d’Air France et KLM à eux deux) (à une conférence pour laquelle, à passé minuit, je n’ai encore pas préparé quoi que ce soit! ptainmerde, j’en ai marre des conférences!!!!!)… et ma question, vous vous en doutez, est: combien d’essence Air France et KLM consomment-ils par mois? où vais-je? Et encore plus drôle: avec qui? Je vous donne quelques indices. Le « avec qui » a beaucoup à voir avec quelqu’un de ma famille mais en même temps pas du tout. Le « où » a à voir avec David Letterman. C’est tout :)

Et les petits malins qui trouvent en deux secondes n’ont le droit de faire qu’une seule chose: donner des indices de plus pour les suivants, SANS DONNER LA REPONSE! Non mais!

A bientôôôôôôôt :)

Ma tête est complètement embourbée, mes idées s’évaporent avant même que j’aie eu le temps de les penser, et mes seules priorités de la semaine sont de réussir à attrapper le rouleau de PQ à temps, de trouver la force de continuer d’aller au boulot, et de ne pas perdre ma voix pour pouvoir causer à mes élèves. Mais je vais essayer de me souvenir de mes quelques jours à Baltimore… qui en fait n’étaient pas à Baltimore mais plutôt tout près de Washington DC.

Ce petit voyage a été tout à fait bizarre. Ca faisait trois ans que je n’avais pas revu Bequi, mon amie, et entre temps, elle s’était mariée et avait divorcé, et s’est refiancée récemment. Elle a aussi changé de boulot, et a quitté l’Utah pour le Maryland. Quand on est proche des gens, on ne se rend pas compte qu’ils changent…

Une des choses les plus étranges était que Bequi et moi, on était dans la même école, on étudiait la même chose, on était déstinées à continuer sur la même voie des études et de la recherche, de l’enseignement et des publications. Mais Bequi s’est arrêtée brusquement juste avant de commencer son doctorat, pour pouvoir se marier. Moi, j’ai continué. Je fais tout ce qu’elle n’a pas fait à cause d’un mariage qui n’a pas duré. J’ai des projets, je présente ma recherche à des tas de conférences, je publie, je voyage beaucoup, j’étudie, je rencontre des gens partout… et c’était un sentiment très étrange, surtout quand Bequi me disait « toi tu y est arrivée, toi tu fais ce que nous devions faire, toi tu réussis, tu es sur la route du succès! »

Quatre jours de pluie et de grisaille m’attendaient dans le Maryland, mais aussi des moments de rigolades « comme au bon vieux temps » et puis beaucoup de discussions et de travail sur ma recherche, aussi. Dans le « bon vieux temps, » Bequi avait fait de la recherche et écrit un mémoire sur une technique que je dois utiliser pour ma propre recherche et qui m’échappe. Alors devant un dîner pantagruesque de crabe, de crevettes, et d’autres délices marins, elle a pu m’expliquer, me montrer, me démontrer, m’aider, me prouver des tas de choses très importantes et qui me seront très utiles. Je n’ai pas osé lui demander si tout ça ne lui manquait pas…

Lundi, on est allées visiter une des écoles qui participent à mon projet de recherche. J’avais envie de rencontrer le directeur du programme dont les élèves et les profs participent parce qu’il avait été exceptionellement gentil et prêt à m’aider autant qu’il le pouvait. Je lui avais dit qu’on passerait dire bonjour, et quand on est arrivées, Bequi et moi, il avait préparé un grand repas et invité tous les profs de l’école à venir manger avec nous, pour que je puisse parler de ma recherche, discuter avec les participants, répondre à leurs questions, et raconter comment le projet marchait. Nous avons aussi eu droit à un grand tour de l’université avec rencontre de tas de gens intéressants, directeurs de programmes, profs, et élèves. La gentillesse de ces gens était vraiment exceptionelle! Je leur ai demandé s’ils n’embauchaient pas, mais malheureusement non. S’il y a un endroit où j’aimerais bosser c’est bien là!

Malheureusement, lorsque nous avons quitté le campus, j’étais épuisée. La grippe que je couvais depuis quelques jours m’a rattrapée et j’ai tout juste pu avaler une petite soupe et un demi sandwitche avant de m’éffondrer, à six heures du soir. Même plus possible de regarder la télé dans mon état! C’était triste de finir mon court séjour ainsi, surtout que le lendemain, Bequi devait partir au boulot très tôt et moi prendre un taxi pour aller reprendre l’avion…

Changer ainsi d’air m’a fait du bien, même si je me suis chopé la crève du siècle et qu’hier, mes pauvres élèves me regardaient comme si j’étais allée sur mars à cause de ma voix caverneuse, mon rouleaux de PQ à porté de main, et mon regard glauque. J’étais contente de revoir ma chère amie et triste, en même temps. J’imagine que moi aussi j’ai changé… et que c’est normal que la vie continue ainsi… En fin de compte, je n’ai pris que très peu de photos et je ne peux pas les mettre ici parce que j’ai Sosso dans les bras et que je suis donc dans l’incapacité de bouger. Je n’ai pas vu Baltimore, rien fait d’extraordinaire, mais je suis contente de revoir mon amie, contente d’avoir pu passer quelques bons moment en sa compagnie, contente d’avoir rencontré des gens extraordinaires, contente d’avoir bien avancé ma recherche, … et contente de retrouver mes chatounes et mon lit mardi soir!

Wouah, l’automne est arrivé sur mon blog, cette fois c’est sûr, plus d’hésitation, il a débarqué avec ses trompettes et ses belles couleurs! Merci merci merci!!! Continuez, chers visiteurs, à mettre de belles photos sur mon blog, cette collection est admirablement belle et me rechauffe le coeur! La porte vous est toujours ouverte, pas besoin de demander la permission!

Là, je viens de rentrer… Comme d’habitude quand je suis en vacances, j’étais malade pendant trois jours… mais j’ai quand même bien profité de mon long week-end. Par contre, faire aujourd’hui deux décolages et deux aterrissages avec une grippe d’enfer, c’est idéal pour se faire une otite du tonerre… et je n’entends pour le moment plus rien de l’oreille droite. Alors pour les détails et les photos (hummm…) ça sera pour demain, parce que là, j’ai la tête comme une citrouille (c’est de saison, c’est bien), le nez rouge comme une tomate (ça doit être La Miss qui m’a refilé ça, huhuh), l’oreille à la Van Gogh, la gorge en feu, et j’ai en même temps trop chaud et trop froid. Alors je vais me coucher!


Une citrouille de Bretagne envoyée par une gentille lectrice!

[PS. ce post restera devant les autres jusqu'à mardi. Les nouveaux posts sont automatiquement publiés en-dessous!]

S’en aller
Déposer
Sur nos bouches
Des baisers
Gommer nos solitudes

Juste croire
Aux histoires
Et s’embarquer pour nulle part
Changer nos habitudes

Continuer
S’étonner
Des parfums et des fleurs
Jamais la solitude

Partir loin
Tout près du coeur
S’enfuir loin
Des choses qui meurent

Ecouter, effacer
Nos larmes et nos douleurs
Gommer nos solitudes

Dévorer
Capturer ces moments de bonheur
Changer nos habitudes

Partir loin
Tout près du coeur
S’enfuir loin
Des choses qui meurent

Continuer
Et s’aimer
Pour un instant pour une heure
Jamais la solitude

Partir loin
Tout près du coeur
S’enfuir loin
Tout en douceur

(Axelle Renoir)

Je ne connais pas cette chanson et je la trouve assez cucul la praline… et en général je n’aime pas trop ce qui est cucul la praline… mais je trouve qu’elle exprime pour une fois très bien ce que je vais faire ce week-end: partir, juste partir. Sans raison, juste pour aller ailleurs, voir la mer, des gens nouveaux, oublier mon travail et ma solitude, m’enfuir de ma vie pour quelques jours, oublier la prof, la chercheuse, et l’élève que je suis pour n’être plus que moi pendant quelques heures. Je serai obligée d’emporter avec moi des tas de copies à corriger et de trucs à lire et à coder… mais je le ferai en l’absence du temps, sans compter, sans stresser, sans regarder ma montre toutes les 30 secondes. Je vais prendre l’avion pendant des heures, attendre mon amie à l’aéroport pendant des heures… mais je veux vivre chaque minute loin de mon champ de maïs comme si le temps s’était arrêté, comme si j’avais la vie devant moi, comme si je n’avais plus de rendez-vous, de dates limites, de pression.

En attendant mon retour, je vous propose de me faire un petit cadeau… parce que j’aime les cadeaux et surtout, j’aime l’automne! Alors voilà ce que je vous propose: sortez, allez vous promener, regardez autour de vous, et admirez l’automne qui commence à montrer le bout de son nez sous le soleil, dans la brume, ou sous la pluie. Prennez des tas de photos, et mettez-en une jolie sur mon blog un de ces prochains jours (je rentre mardi soir). Pour cela, cliquez sur RENT dans le menu de droite et suivez les instructions. Attention, les photos ne doivent pas faire plus que 400 pix de largeurs (environ 14 centimètres je crois)! Comme ça, quand je rentrerai, l’automne aura pris ses quartiers sur mon blog et je serai moins triste de rentrer.

Merci :) et à vos appareils photos! Et à tout bientôt!

[PS. ce post restera devant les autres jusqu'à mardi. Les nouveaux posts seront automatiquement publiés en-dessous]

J’en ai marre j’en ai marre j’en ai marre! Alors je me casse! Non, pas demain, mais samedi. Et jusqu’à mardi. Ras-le-bol des champs de maïs, des élèves, d’excel, des questionnaires en coréen en japonais en chinois en arabe en turque en iralien en allemand en espagnol en portuguais en thailandais, des corrections de copies, et des 5 degrés qu’il doit faire vendredi alors qu’aujourd’hui il faisait 32! RAS! LE! BOL! Donc… Je me casse!

Les questions sont les suivantes:

- Où vais-je?
- Que vais-je y faire?
- Par quelle très grande ville est-ce que je fais un détour de quelques heures?

Pas d’indice cette fois… bon d’accord… mais un seul, alors: le nom de la ville par laquelle je fais un détour commence et finit par la même lettre…. bon d’accord, ça ne vous aide pas à trouver le nom de la ville où je vais… alors je vous donne une image… non, plein d’images… pour vous aider :) Mais ATTENTION, si vous devinez, ne gâchez pas tout de suite le plaisir des autres! Bon devinage :) Et juste avant de partir, je vous exposerai le grand challenge inter-bloggistique de l’automne!

Parfois, il faut bien l’avouer, je suis vraiment bête. C’est rare, mais ça arrive. Mais aujourd’hui, je me décerne la palme d’or de la bêtise! Bon, puisqu’il faut bien se trouver une excuse, je mets ça sur le compte de mon stress particulièrement stressant ces jours-ci…

Bref… j’avais donc rendez-vous à 10:30 du matin dans une certaine université qui s’appelle North Park University. C’est pas compliqué, hein, surtout que j’avais le plan du campus! Alors pour être sûre, j’ai regardé une carte sur internet et j’ai noté plein de directions dans tous les sens… et puis je suis partie!

D’abord, il faut que je vous dise que Chicago, c’est le bordel intégral! Sérieusement!! D’habitude je prends l’autoroute 90 qui est payante mais supposée être « bien »… et c’est toujours le merdier total. Donc cette fois-ci je me suis dit que ça suffisait de payer des milles et des cents pour des cacahuettes et que j’allais plutôt prendre la 80… qui est en plus mon autoroute favorite au monde parce que si je la conduis toujours tout droit pendant quelques jours, j’arrive en Utah :) L’avantage de la 80, c’est qu’elle est gratuite… mais c’est toujours le merdier total! Des travaux dans tous les sens, des camions en veux-tu en voilà et qui conduisent comme des fous, des embouteillages à n’en plus finir… bref… heureusement que c’était gratuit! Chicago: à éviter!

Donc, premièrement, je n’ai pas du tout suivi les directions parce que je prennais plein de photos alors je ne faisais pas pas vraiment attention à où j’allais… mais c’est tant mieux, parce que grâce à ça j’ai pris des jolies photos! Deuxièmement, les directions que j’avais écrites étaient pour une autre université, l’université de l’Illinois à Chicago… donc ouf que je ne les aie pas suivies… quoi que… et troisièmement, quand après QUATRE heures de route je suis enfin arrivée là où je pensais devoir aller, je me suis rendue compte que ce n’était encore une fois pas la bonne université. C’était NorthWESTERN et non pas North PARK où je devais aller! Mais je suis conne moi ou quoi???

Conclusion de l’affaire, je suis arrivée en retard de 30 minutes à mon rendez-vous, qui, si vous me connaissiez, sauriez que ça ne m’est JAMAIS arrivé d’être autant en retard que ça. Même en général, si je suis moins que 10 minutes en avance, j’ai l’impression d’être en reard! Ptainbordeldemerde! La honte que je me suis prise!!! Heureusement que le monsieur était gentil et que j’ai pu faire ce que j’avais à faire, quand même (pipi, en fait, en premier, parce qu’après quatre heures de stress pendant lesquelles je suis sûre que tout Chicago m’a entendu gueuler I HATE MY LIFE!, les pipirooms étaient plus que bienvenus!!). Finalement, tout est bien qui fini bien… et c’était pareil au retour, j’ai eu du mal à sortir de ma voiture tellement l’envie était pressante… huhuh… bref… (ben oui, je déteste m’arrêter dans les aires de repos sordides, et y’a pas de macdo entre Chicago et Lafayette alors bon, faut attendre…).

Tout ça pour dire que … je suis une vraie patate! Et que les toreaux c’est les Chicago Bulls (équipe de basketball), les Ours c’est les Bears (football américain), les oursons les Cubs (baseball), et les chaussettes blanches c’est les White Socks (encore du baseball), et que toutes ces équipes viennent de Chicago! Et que j’ai plein de photos pour vous (j’obéis à mes lecteurs, moi)!! Cliquez sur celle-ci, et ensuite cliquez sur chaque photo pour la voir en plus grand! Bonne visite :)

Eh oui, je quitte mon champ de maïs! Pour combien de temps? Pour aller où, très précisemment? Et pourquoi? Voilà tout plein de questions qui vous garderont occupés jusqu’à mon retour ;)

Je vous donne quand même un indice: dans la ville dans laquelle je vais il y a des ours avec leurs bébés, des taureaux, et des chaussettes blanches, entre autres… (oh elle est vraiment trop facile celle-là, les expats et mes frangines n’ont pas le droit de jouer, et si vous trouvez, donnez une chance aux autres, huhuh). Et l’endroit précis où je vais se situe sur trois rues parallèles qui ont des noms d’étendues d’eau célèbres.

A très bientôt :) … et soyez sages!

PS. tout à l’heure, je me suis demandée quelle heure il était en France pour savoir jusqu’à quelle heure ptiruisso ose blogger, et quand j’ai regardé l’horloge sur mon blog, je me suis dit « ah, il est 2 heures du français » (au lieu de 2 heures du matin!).

… OK je me casse!

Mais où est donc Ornicar???

PS. nan mais c’était pour rire parce que j’avais Sosso dans les bras donc je n’avais qu’une main de libre pour écrire… en fait je voulais vous demander laquelle de ces bornes est votre préférée :) Moi j’aime la petite vache… et la bleue et rouge avec le soleil.

PPS. Ah zut, j’ai oublié de dire que quelques unes de ces photos n’avaient pas été prises par moi mais par Astrid. En plus c’est grâce à elle que Diane a remarqué ces magnifiques oeuvres d’art et m’en a parlé et que ma chtite soeur et moi sommes allées à leur recherche (pas d’Astrid et de Diane, des bornes, faut suivre)! C’était pas facile, hein, on a failli avoir 15 accidents!! Mais je l’ai mise où ma tête, moi, aujourd’hui???

PPPS. Pasfolle est revenue, l’avez-vous vue???