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Je plaisante, Ottawa c’est pas encore le Grand Nord… mais par rapport à Granbled ça l’est presque :) En fait, quand j’étais là-bas, j’ai rencontré un couple qui venait de London, petite ville qui se trouve à deux heures à l’ouest de Granbled, et ils m’ont raconté qu’ils avaient réussi de justesse à sortir de la ville avant que le grand blizard de l’année qui leur a apporté UN METRE de neige en 24 heures paralyse la ville entière! Toutes les écoles étaient femées et même les transports publics arrêtés! Je me rends de plus en plus compte que Granbled est vraiment un micro-climat, bien moins froid (et pourtant, et pourtant!!!) que le reste du Canada!

Voilà donc quelques photos de mon voyage. Le truc qui m’a intéressé le plus c’était de voir comment ils s’en sortaient avec le bilinguisme. En fait, tous les signes sont en anglais seulement jusqu’à ce qu’on monte sur la 416, l’autoroute qui relie la grande autoroute Granbled-Montréal (la 401) à Ottawa. A partir de ce moment-là, tout est en anglais et en français, ce qui complique tout, mais c’est rigolo. Tous les noms de rues sont marqués par exemple « Rue Nelson Street » ou « Avenue Blook Avenue. » Dans les rues, on entendait surtout de l’anglais et de temps en temps du français de France (des touristes, sans doute), et dans les magasins et restaurants, c’était surtout de l’anglais mais de temps en temps du québecois aussi. J’ai eu l’impression que certains vendeurs/serveurs montraient bien qu’ils étaient prêts à parler n’importe quelle langue mais d’autre voulaient bien montrer qu’ils ne parlaient qu’anglais. Par exemple, je suis entrée dans un magasin de souvenirs et le vendeur m’a tout de suite dit « Hello Madame, » avec le « hello » en parfait anglais et le « madame » en parfait français, comme ça j’avais le choix de répondre dans la language que je voulais. Et dans un magasin de poisson (quand je visite, je visite tout, moi!), le vendeur écoutait dans quelle langue ses clients parlaient dans la file d’attente et s’adressait à eux automatiquement dans leur langue, c’était vraiment cool à observer! Par contre, dans un des deux restos où je suis allée, le menu n’était qu’en anglais, et dans l’autre, le menu était en anglais et en français, mais le serveur n’a pas du tout parlé français, même s’il a bien dû voir que je lisais le menu français. Et assies à la table à côté de moi il y avait trois jeunes québecoises qui parlaient québecois bien haut et fort, et le serveur ne leur a parlé qu’anglais à elles aussi.

Que dire de plus? Mes photos sont presque toutes moches et grises et ratées parce qu’il faisait assez moche et gris et sombre, et conduire dans un coin qu’on ne connait pas du tout, la nuit, et essayer de prendre en même temps des photos, c’est pas évident! Et en plus la nuit tombe à 4 heures, alors c’est pas facile de faire des photos géniales, sorry. Mais ce sont de bons souvenirs, alors zou, par ici la visite guidée :)

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C’est Fennelin qui m’a refilé ce questionnaire. Comme diraient certains autres bloggeurs, « je n’aime pas les questionnaires mais comme c’est Fennelin qui me l’a envoyé (variation: comme c’est un questionnaire que j’aime bien), je vais y répondre. » ;)

1. Dans quel pays as-tu posé tes valises?
Au Caaaaaaanaaaaaadaaaaa! Enfin, steu question!!! Ca faisait 15 ans que j’en rêvais, 15 ans que je l’attendais, ce jour où je pourrais enfin dire que j’habite au meilleur endroit au monde!!

2. Quelles sont tes origines?
Haha, la question qui tue. Côté maman, mes origines sont italiennes, d’ailleurs j’ai encore plein de cousins (et une frangine!) en Italie (mais ma frangine va bientôt déménager en Allemagne). Donc tout le monde cause italien ou au moins un peu, dans la famille, sauf moi, la rebelle, qui ai décidé d’apprendre l’espagnol plutôt! C’est mon côté franco-révolutionnaire, ça… Côté papa, mes origines sont plutôt françaises, avec un papi qui a aussi des origines suisses (de la Vallée de Joux), et mon papa né au Maroc. Moi, je suis née à Paris mais j’ai grandi en Suisse et j’ai donc la double nationalité (après avoir passé deux examens sur la recette de la fondue et le nom de la rivière qui fait office de « frontière de rösti). Je me considère aussi un peu américaine, vu que j’ai habité aux Etats Unis presqu’onze ans! Maintenant, je suis au Canada, et j’espère bien un jour avoir un troisième passeport :)

3. Quel est le pays le plus lointain que tu aies visité?
Ben ça dépend, lointain de quoi? La Finlande c’était le plus au nord, l’Equateur le plus au sud, et la Grèce le plus à l’est. A l’ouest du Canada/USA, j’ai rien visité, snif…

4. Quels pays as-tu visité dans le cadre de ton travail?
Le Canada (quand j’habitais aux US) et les Etats Unis (depuis que j’habite au Canada) :lol:

5. Où as-tu habité (on va dire au moins trois mois)?
En France, en Suisse, en Allemagne, aux Etats Unis, et au Canada.

6. Si tu devais garder un seul souvenir des pays que tu as visités, ce serait lequel? (Ca veut dire quoi steu question? Si je ne pouvais emporter qu’un souvenir de ces pays sur une île déserte? Souvenir « memory » ou souvenir « souvenir »? Je prends le premier.)
France: mon papi et ma mamie.
Suisse: ma copine Michèle.
Italie: les mosaïques de Ravennes.
Angleterre: l’échange de trois semaines avec ma classe d’histoire de l’art: les heures de valses de Brahms pour piano à quatre mains avec Michèle, le métro de Londres dans lequel on devait toujours courrir, les musées interminables, les cours où je copiais les cahiers des copines parce que je m’en fichais de l’histoire de l’art, les pièces de théâtre, les familles qui nous hébergaient…
Autriche: le camp de musique génial, les Mozartkugeln, les concerts, Nadia…
Belgique: Bruges, en entier, la ville magnifique, les chocolats, la dentelle…
Hollande: le super séjour de deux semaines avec Molli à Lelystad, chez la soeur de mon prof de Néerlandais, la country music à fond dans la voiture en allant à Amsterdam, les barages sur la mer, Utrecht…
Lichtenstein: une nuit au pied d’un magnifique château en haut d’une falaise.
Allemagne: un chocolat chaud dans un musée de Berlin avec Mark.
Norvège: le musée des drakars.
Suède: les petites rues de la vieille ville de Stokholm.
Finlande: mon voyage en Laponie avec Jarkko: la nuit sans nuit, les animaux qui se baladaient sur la route, notre longue balade en haut de la « montagne, » le râgout de renne, la soirée au coin du feu dans notre petit cabane…
Danemark: la petite sirène et la photo prise par des touristes français.
Grèce: la mer si chaude.
Mexique: un dessert de glace à la vanille et kalua à Tijuana.
Colombie: l’explosion d’une bombe dans l’hôtel à côté du mien…
Equateur: la jungle extraordinaire!
Etats Unis: Arches Park.
Canada: ma première rencontre avec Jaime…

7. Cites trois pays que tu rêves de visiter?
Le Japon, l’Australie, l’Inde, et le Pérou (Machu Picchu).

8. Quel objet évoque le plus le voyage pour toi?
Ma voiture: j’adore partir au hasard des routes et rouler, rouler pendant des heures, me perdre, aller dire bonjour à des amis au passage, m’arrêter quand je veux et repartir quand je veux, planifier des tas de voyages avec des tas de cartes et d’itinéraires bien précis et finalement aller n’importe où…

9. La touche personnelle: Quels pays t’intriguent le plus mais tu hésiterais (au moins 18 secondes) à y aller (pour des raisons multiples et variées)?
L’Arabie Saoudite (l’Arabie, c’est où, dites? Par là, mec!), le Pakistan, l’Indonésie, l’Afrique du Sud, le Sénégal, Israel, la Chine, le Chili…

10. A quels voyageurs veux-tu passer le flambeau?
Ben à tous ceux qui le veulent :)

PS. J’ai écrit un email à propos d’Ottawa et en me relisant, j’ai vu que j’avais marqué « il y fait un froid de Canada » alors que j’avais voulu écrire « il y fait un froid de canard, » huhuh! C’est ce qu’on appelle un freudian slip en anglais ;)

Eh oui, c’est bien à Ottawa que j’ai passé le week-end, et j’y ai rencontré un certain Dr. Gentil dont le prénom est le même que celui d’Apollinaire! Haha, y’avait tous les indices dans mon post, et avec Google, c’était assez facile! Bravo à tous ceux qui ont joué à mon petit jeu! Et non, il n’était ni libre ni intéressé… huhuh… mais on a bien parlé de boulot et c’est pour ça que je l’ai rencontré!

Les personnes suivantes ont donc gagné une carte postale (ou un petit paquet, si ils/elles ont trouvé le nom de l’université et du type) et sont priées de m’emailer leur adresse postale (je mets « ok » si je l’ai déjà) (par ordre d’emailage):

Bluelulie (ok) (a en plus trouvé le nom de l’université et du Dr. Gentil)
Alcib
Lenaig
Gaëlle
Isabelle
Clotilde
E. (ok)
monpère (ok)
A l’Ouest
Lune (ok) (a en plus trouvé le nom de l’université et du Dr. Gentil)
Denis (ok) (a en plus trouvé le nom de l’université et du Dr. Gentil)
Françoise
DoroT
Ze Mimimousse (ok)
nonmais (a en plus trouvé le nom de l’université et du Dr. Gentil)
Moukmouk

Ce voyage était génial! Il faisait -5 degrés quand je suis partie de Granbled vendredi en fin de matinnée, et -14 (ressenti comme -22 à cause du vent) quand je suis arrivé à Ottawa exactement quatre heures plus tard. Et ça a été comme ça tout le week-end: gelé! Pour visiter une ville, c’est pas très pratique, surtout quand on conduit un peu partout avec les fenêtres de la voiture grandes ouvertes pour ne pas avoir la crasse des fenêtres sur les photos… Heureusement, vendredi il faisait très beau, et samedi, il faisait couvert, mais il n’a neigé que pendant une nuit et il n’a jamais plu, donc j’ai réussi à bien me balader.

La route entre Granbled et Ottawa est CHIANTE à mourir! C’est abominable d’ennui, et je devais conduire vite pour ne pas m’endormir. Par contre, même si NPR, ma radio préférée au monde, me manquait beaucoup, je dois avouer que radio-canada (en français) n’est pas mal du tout et a bien aidé à passer le temps avec des débats sur, par exemple, le genre de litérature qu’il faut enseigner au lycée au Québec. Ce qui est vraiment agréable, aussi, c’est d’écouter la radio en français, ça ne m’arrivait jamais aux Etats Unis! (Je vous mets ci-dessous les paroles d’une chanson québecoise que j’ai entendue deux fois à la radio et que j’aime bien). Et puis surprise parmis les surprises, au retour, j’ai réussi à capter NPR pendant 45 minutes, puisqu’à cet endroit du trajet, on est environ à 10 kilomètres de la frontière avec les Etats Unis!

Ottawa? J’ai beaucoup aimé! C’est une ville beaucoup plus petite que Granbled, of course, mais ça la rend plus … manageable, plus facile à « rencontrer, » plus à ma taille. Les bâtiments sont souvent magnifiques, imposants, impressionants, et historiques, et on voit vraiment l’Histoire (avec un grand H) du Canada là-bas. J’ai souvent entendu dire que c’est une ville morte, et le Dr. Gentil l’a confirmé: le centre-ville n’est vivant qu’en semaine, lorsque les gens qui travaillent pour le gouvernement travaillent. Par contre, il y a une sorte de deuxième centre-ville, plus historique et plus mignon, et là, avec le marché de Noël et des dixaines de petites boutiques adorables, les maisons anciennes joliement décorées, et les foules venues admirer les lumières, c’était vraiment très sympa.

En allant me balader samedi après-midi, j’ai rencontré un flic qui était en train de mettre des PVs sur les voitures qui n’avaient pas payé le parking (dont la mienne, mais j’ai pu l’arrêter à temps) et avec qui j’ai longuement discuté de la ville et de parking et qui m’a raconté plein de choses très très intéressantes et envoyée dans un très bon restaurant. Je reparlerai de cette discussion bientôt, puisqu’elle venait à point après mes mésaventures de jeudi après-midi… Et en cherchant à me garer, vendredi soir, je me suis soudain retrouvée sur une autoroute… qui allait directement au Québec! Donc j’ai visité le Québec pendant au moins 10 minutes, le temps d’arriver à Gatineau, de faire demi-tour à la première sortie, et de repasser la rivière de Outaouais pour retourner en Ontario! (En fait j’y suis peut-être retourné le lendemain mais je ne suis pas sûre, faudra voir mes photos, parce que je sais que j’ai repassé un pont mais je ne sais pas lequel. J’adore conduire au hasard et me perdre, c’est comme ça qu’on tombe sur les plus belles découvertes).

J’ai dormi dans un adorable Bed & Breakfast, mais je n’ai pas vraiment bien dormi parce qu’il faisait trop chaud dans les chambres et que mes chatounes me manquaient. Par contre, je suis allée dans deux restos sympas et j’ai bien mangé, un peu trop bien, même, peut-être… Le truc le plus rigolo de l’affaire c’est que je suis arrivée au Bed & Breakfast vendredi en milieu d’après-midi et c’est au moment où le type m’a demandé comment je voulais payer pour la chambre que je me suis rendue compte que je n’avais pas UN DOLLARS sur moi ni sur mon compte en banque! Hahaha! Prévoyante la fille!

Voili voilà, un petit compte-rendu de ma fin de semaine. Je me suis bien amusée, j’ai pris plein de photos que je mettrai sur un album très bientôt, et si on m’offrait un job super super bien payé à Ottawa, je le prendrais (mais vraiment super bien payé, pour oublier le froid, hehe)! Même si on ne m’offre pas de job, il faudra que je retourne dans cette ville voir le canal gelé et ses patineurs et le festival des tulipes! A part ça, c’était quand’même un peu oppressant de rentrer à Granbled et de revoir les éternels embouteillages de fous sur l’autoroute à 12 voies, un dimanche à midi…

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Cliquez sur la photo pour la voir en plus grand

Dégénération, par Mes Aïeux

Ton arrière-arrière-grand-père il a défriché la terre
Ton arrière-grand-père il a labouré la terre
Et pis ton grand-père a rentabilisé la terre
Pis ton père il l’a vendue, pour devenir fonctionnaire

Et pis toi mon p’tit gars tu sais pus c’que tu vas faire
Dans ton p’tit trois et d’mie, ben trop cher fret en hiver
Il te vient des envies de dev’nir propriétaire
Et tu rêves la nuit d’avoir ton petit lopin d’terre.

Ton arrière-arrière-grand-mère elle a eu quatorze enfants
Ton arrière-grand-mère en a eu quasiment autant
Et pis ta grand-mère en a eu trois c’tait suffisant
Pis ta mère en voulait pas, toi t’étais un accident

Et puis toi, ma p’tite fille, tu changes de partenaire tout l’temps
Quand tu fais des conn’ries, tu t’en sors en avortant
Mais y a des matins, tu te réveilles en pleurant
Quand tu rêves la nuit, d’une grand’ table entourée d’enfants

Ton arrière-arrière-grand-père a vécu la grosse misère
Ton arrière-grand-père il ramassait les cennes noires
Et pis ton grand-père, miracle, y est devenu millionnaire
Ton père en a hérité il a tout’ mis dans ses REER

Et pis toi p’tite jeunesse tu dois ton cul au ministère
Pas moyen d’avoir un prêt dans une institution bancaire
Pour calmer tes envies de « hold-uper » la caissière
Tu lis des livres qui parlent de simplicité volontaire

Tes arrière-arrière-grands-parents ils savaient comment fêter
Tes arrière-grands-parents ça swinguait fort dans les veillées
Pis tes grands-parents ont connu l’époque yé-yé
Tes parents c’tait les discos c’est là qu’ils se sont rencontrés

Et pis toi mon ami qu’est-ce que tu fais de ta soirée ?
Éteins donc ta TV faut pas rester encabanné
Heureus’ment que dans vie certaines choses refusent de changer
Enfile tes plus beaux habits car nous allons ce soir danser

Voilà une carte satellite du coin où je suis pour deux jours… Si vous n’avez pas trouvé la réponse au jeu d’hier, cette carte pourra peut-être vous aider (cliquez dessus pour la voir en plus grand).

où suis-je?

Attention, là ça se corse, mouahaha ;) La devinette du jour est la suivante: je suis suis allée rencontrer quelqu’un dans une université… mais laquelle? Si vous trouvez la ville et l’université, n’oubliez pas de m’envoyer votre adresse pour que je puisse vous envoyer une petite carte! Et la personne qui trouve QUI je suis allée rencontrer (quelqu’un qui a le même boulot que moi et qui est très particulièrement gentil) aura droit à un petit paquet en direct de Granbled pour Noël :)

Envoyez vos réponses AVANT DIMANCHE SOIR à misslulu @ rogers . com! Bonne chance!

Salut les enfants! Je suis partie pour deux nuits (merci à Nat de prendre bien soin des chatounes, n’oublies pas de changer l’eau du bol pour éviter à Calinette une nouvelle infection urinaire)… dans un lieu inconnu (pour moi aussi puisque c’est la première fois de ma vie que j’y vais)… et si vous voulez gagner des cartes postales, c’est le moment de jouer!! Aaaaattention, c’est partiiiiiiiiit!

Cette fois-ci, c’est très facile… enfin… pas aussi difficile que mes devinettes dans le passé. Aujourd’hui, il vous suffit de remettre des lettres dans l’ordre pour trouver le nom de plusieurs trucs à visiter dans le coin. Attention, les lettres mélangées appartiennent au mot dans lequel elles sont (quand il y a deux mot sur une ligne)! Ensuite, il faut prendre les lettres encerclées et les remettre dans l’ordre pour trouver le nom de la ville dans laquelle je suis. Envoyez ensuite votre réponse à misslulu @ rogers . com (pas de réponse dans les commentaires siouplait, même pour les anarchistes!!)… et revenez demain pour la suite des devinettes et des tas de cartes postales :)

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Faaaaaastoche!

Un jour, il y a très longtemps, j’ai reçu un de ces dépliants publicitaires dans ma boîte aux lettres, du genre de ceux qu’on regarde à peine avant de les jeter à la poubelle avec un soupir et qui proposent des vacances de rêves aux Bahamas ou une croisière palpitante à Mexico, et qu’on ne sait jamais si c’est pas un attrappe-couillon mais on s’en fiche un peu finalement parce que de toutes les manières, on n’a ni trois semaines à perdre ni l’argent pour se l’offrir!

Et pour une raison inconnue, ce jour-là j’ai décidé de me l’offrir, ce petit séjour « artistique » de trois semaines en Californie, à Santa Cruz, précisemment, au début de l’été 1998. Je ne sais plus comment j’ai réussi à payer le billet d’avion, l’inscription aux cours (modelage, sculpture sur bois, peinture, et « creative writing »), la location de la voiture (pendant trois semaines!), et la location d’une chambre « chez l’habitant, » mais j’y suis allée, comme ça, juste pour voir, et pour changer de vie pendant quelques semaines.

C’est ce post qui a fait soudainement revenir tous mes souvenir dans ma petite tête… trois souvenirs d’aventures californiennes très uniques en leur genre, pendant lesquelles j’ai pu penser à ma vie « depuis l’extérieur » puisque je n’étais pas chez moi mais avec des gens que je ne connaissais ni d’Eve ni d’Adam, que je ne devais pas bosser pour mon chef ni suivre des classes à l’université (en Utah, à l’époque), et c’était effrayant, agréable, marrant, sympa, difficile, et douloureux. J’ai pu bronzer en paix réfléchir de longues heures à ma vie et décider que je ne savais pas ce que je voulais faire de ma vie mais qu’au moins, je savais ce que je ne voulais PAS en faire. Ce soir, j’ai relu le journal que j’ai écrit là-bas. Je vous en mets quelques extraits.

Ah les nuages de Californie! C’est quan’même mieux que les nuage d’Utah, non? Ici, tout est aussi abnormalement vert qu’en Utah, due aux abnornales quantités d’eau tombées ce printemps. C’est tout la faute d’El Nino, bien sûr!

Je suis arrivée hier, comme une fleur, dans ma jolie voiture de location (Chevy Prism) un peu grande pour moi mais je me suis assise sur un pull et ma serviette de bain et ça allait mieux. La maison où je suis est très sympa, grande, avec un super jardin et un gentil chat, des locataires qui vont et qui viennent, une mère française, et j’ai ma propre chambre mais je partage ma salle-de-bain…

Aujourd’hui, je suis allée faire un tour de la ville, repairer l’école, tourner autour du magnifique campus de UCSC et me perdre un peu… la ville paraît assez jolie et riche, avec des points de vue magnifiques sur le port et la mer, des jolies maisons, et il faut compter 25 minutes pour aller à l’école depuis chez moi. Demain, les cours commencent et j’ai très peur!

… Les cours se passent plutôt bien et je commence à devenir amie avec une jeune femme très sympathique, Erika, avec qui je rigole pas mal parce qu’elle est dans les mêmes classes que moi. Aujourd’hui, en modelage on a fait dans le « negative space, » en « creative writing » on a fait dans le « concret, » et en peinture on a fait dans le moche.

… Ce matin a été le pire de ma vie! Je me suis réveillée et tout de suite, le pire male de ventre de ma vie a commencé. Attroce, à hurler, à part que j’étais dans une maison inconnue et entourée d’étrangers. Je me tordais de douleurs dans ma chambre… et bien sûr, Shannon, ma voisine, m’a entendue et est venue dans ma chambre– où j’étais recroquevillée, la tête dans le duvet, en train de mourir! Elle a commencé à me masser le dos et à me parler et me faire rire, et au bout de 15 minutes, ça allait un peu mieux. J’ai finalement réussi à aller en cours avec seulement 30 minutes de retard. Le modelage m’a fait du bien, que j’ai pu pétrir ma rage et ma haine, et le cours de « writing » m’a ennuyé, comme d’habitude. En peinture, tout le monde m’a félicité pour ma magnifique première peinture, ce qui ne m’a pas empêché de la jeter à la poubelle à la fin du cours.

… J’aime bien mon cours de sculpture sur bois, le prof est sympa et marrant, et puis on fait une CUILLERE, pas une freaking « figure calme » ou un « inner-outer space » mais une simple cuillère, simple, facile, et utile! Et puis au lieu de « râper » ma cuillère comme les autres élèves, je la taille à la gouge, c’est meilleur pour mon mal de crâne. En modelage, ce matin, le prof a dit que mes trucs étaient trop torturés et pas assez simples, et je lui ai répliqué que les trucs simples me mettaient mal à l’aise, et on a bien rigolé et on s’est bien engueulé, et les autres élèves ont aussi bien rigolé! Ce que j’ai fait aujourd’hui était quand’même pas mal, enfin, d’après moi…

Aujourd’hui, je suis allée chez Avis pour me pleindre que ma radio ne marchait pas, et ils m’ont tout simplement remplacé la voiture et donné la même exactement mais en mauvre. Cool! Et puis je me suis un peu balladée pendant le week-end à San Francisco et jusqu’à Sanoma… c’était tellement beau et chouette comme week-end que j’avais du mal à croire que tout ça était réel!

Aujourd’hui, en sculpture sur bois, j’ai décidé de faire une fourchette alors que tous les autres élèves doivent faire un bol mais je trouvais mieux d’avoir un service à salade. Alors j’ai commencé ma fourchette qui est vachement moche, mais ça aurait pu aller si en plus je ne l’avais pas cassée… alors on a mis de la colle… Après le cours, je suis allée acheter du pain et du pâté et des légumes et j’ai voulu faire un taboulé, mais il manquait quelque chose mais je ne savais pas quoi… comme dans mes relations avec les hommes: il y a tout ce qu’il faut mais ça reste toujours un peu sec…

Bon, ce matin, je suis allée finir mes 5 métamorphoses râtées en modelage, et commencer un nouveau truc que j’essaye de ne pas coller au sol. J’ai dit au prof que j’allais m’inscrire à son école de sculpture (programme de 3 ans!) et il m’a dit qu’il me fournirait gratuitement des grandes bassines pour y laisser couler mes larmes. Ce soir, à la maison, on a préparé un repas et on a regardé la coupe du monde– les français sont en finale!

Au cours de « creative writing, » je me suis bien disputée avec la prof, parce que ça m’a énervé de ne rien faire depuis trois semaines, et je ne comprenais jamais ce qu’elle voulait, et je ne supportais pas le style mélo et « sappy »– la jeune fille au cheveux blonds sur la plage au levé du soleil, les vagues légères sur les chevilles… et pas un seul foutu requin ne peut la bouffer ni un gangster la tuer, ni elle se tuer… un ange apparaît, peut-être… aaaggghhh!

Ahaha, que ça me fait rire de relire tout ça! Et après je râle parce que mes élèves sont casse-pieds, mais qu’est-ce que j’ai été une emmerdeuse, moi, comme élève!!

Vous vous souvenez du film Groundhog Day (un jour sans fin, en français, ou quelque chose comme ça)? Bill Murry doit aller faire un reportage sur la marmotte de Punxsutawney qui doit prédire si l’hiver va bientôt finir ou continuer encore six semaine… J’ai toujours adoré le nom de Punxsutawney, qui est une vraie ville de Pennsylvanie, près de laquelle j’ai failli trouver un boulot!

Alors quand dimanche dernier j’ai décidé d’aller faire un peu de tourisme autour de Granbled pour admirer les couleurs de l’été indien, je n’ai pas hésité longtemps quand j’ai vu sur ma carte le nom de Penetanguishene, petite ville a environ 150 kilomètres de chez moi, au bord de la Georgian Bay du Lac Huron.

Alors j’y suis allée. J’ai conduit pépère pendant environ deux heures en m’arrêtant de temps en temps pour prendre des photos (moches parce qu’il faisait un temps de cochon), et je suis arrivée dans le joli petit village de Penetanguishene (prononcer Pénétangüichéné), perché en haut d’une coline qui descendait doucement vers le petit port. Je n’avais aucune carte ni rien, donc je me suis simplement avancé vers le port pour y prendre quelques photos, quand j’ai soudain vu un petit attroupement de personnes dont on voyait à peine le bout du nez sortir des manteaux d’hiver parquées près d’un bateau. Je me suis dit ah, ça doit être pour un tour en bateau ça, pourquoi ne pas y aller aussi?

Le temps que je me gare et que j’arrive près du bateau en question, les gens avaient disparus dans le bateau… mais finalement, le capitaine, qui vendait les billets, m’a dit qu’ils ne partaient qu’à 1 heure de l’après-midi… et il était exactement 12:57! Il m’a aussi dit que normalement, ils faisaient un tour de quatre heures dans les « 30000 îles » de la baie mais que là, il faisait trop mauvais et que ça serait trop dangereux, donc le tour ne serait que de deux heures. J’ai donc vite pris mon billet et un petit dépliant touristique et j’ai embarqué! Et c’est là que j’ai remarqué que les tours en bateaux (un par jour seulement!) commençaient le 15 avril et finissaient le 15 octobre… et on était exactement le 15 octobre!

Tout ce que je peux dire c’est que je me suis gelée! Les couleurs n’étaient pas extraordinaires parce que c’était déjà la fin de l’été indien (qui paraît-il n’était pas particulièrement génial cette année en plus), mais j’ai quand’même appris qu’il y avaient beaucoup de francophones qui habitaient là, que l’histoire de la Baie Georgienne est remplie de batailles entre les français, les américains, les canadiens et les indiens, qu’une rive est granitique est l’autre pas, que les hivers sont tellement rudes qu’ils faut emballer les bâteaux et même enlever les pontons au bord du lac sinon ils se font détruire par les glaces, que plein de gens très célèbres y ont des « cottages » qui valent des fortunes, et que la seule prison psychiatrique de l’Ontario s’y trouve aussi!

Bref, les photos ne sont pas géniales parce qu’il pleuvait, grêlait, et/ou neigeait la plupart du temps, mais tout ça m’a quand’même donné envie de m’acheter un petit cottage au bord du lac pour y passer l’été tranquille, loin de la ville, dans une nature magnifique et encore très sauvage. Alors attendez quelques années et je vous invite tous à venir faire du kayak à mon cottage de Penetanguishene :)

Ce petit voyage était court mais bref, mais je me suis bien amusée (et le couché de soleil sur Granbled à mon retour était magnifique)! Oh, et la marmotte m’a prédit un long, long, long hiver…

Je suis partie pour l’Italie en me répétant moultes fois et avec résignation que je n’y allais pas pour voir Venise mais pour le mariage de ma soeur. $1200 de billet pour quatre jours, dont un attérissage et un décolage à Venise, ce n’est pas grand’chose quand on aime sa soeur! Mais quand’même, le petit pincement au coeur était là… parce que ce n’est pas tous les jours qu’on va en Europe (ça faisait presqu’un an et demi que je n’y étais pas retournée) et encore moins en Italie!

Je crois que le seul moment où j’étais vraiment écoeurée, pendant ce voyage, était lors de l’attérissage sur Venise: je me suis dit que je n’aurais pas le temps de visiter Venise mais qu’au moins, lors de l’attérissage, je pourrais l’appercevoir… mais j’étais assise du mauvais côté, dans l’avion, et je n’ai vu qu’une zone industrielle immense et déprimante avant de tomber dans les bras de mes parents et mon petit frère (et bon, ça me faisait plaisir de les voir mais je les avais vus à peine un moins avant, alors bon ;) ).

En plus, tous les amis et la famille n’arrêtaient pas de me rabacher les oreilles (pendant trois jours) qu’après le mariage, ils allaient profiter de ce qu’ils étaient en Italie pour aller à Venise… Là, j’ai commencé à penser que c’était une conspiration du monde entier, que TOUT LE MONDE verrait Venise sauf moi, et que la vie était trop injuste!

Heureusement que mes parents connaissent bien leur fille et se sacrifient pour elle depuis des années (et des années), et ils ont bien deviné (ou c’est moi qui étais chiante?) que j’avais trop envie d’aller voir Venise, ne serait-ce que pour quelques minutes! On a essayé de coincer un petit voyage (deux heures pour y aller et deux heures pour le retour, quand’même) entre les déjeuners en famille, la mairie, les pizzas, les cérémonies, les petits déjeunés inclus dans le prix de la chambre, la villa, et les dîners dançants, mais ça n’a pas été facile, parce qu’on pouvait quand’même difficilement être en retard au mariage de notre propre fille/soeur!

Finalement, on a décidé de partir un peu plus tôt du « brunch » du dimanche matin et de passer l’après-midi à Venise. On était obligés de rentrer à l’hôtel le soir et de repartir pour Venise très tôt le lendemain matin pour attraper mon avion, ce qui était complètement con, mais moi je ne recule devant aucun sacrifice au nom de la culture et mes parents ne reculent devant aucun de mes caprices :)

Donc on est allés tous les trois à Venise dimanche après-midi, et malgré la recherche épique d’une place de parking pendant quelques heures, on a passé environ trois heures géniales, dans les bateaux et à la Place St Marc, et… et c’est des souvenirs innoubliables! On a eu de la chance parce qu’on est arrivés pépères, on s’est balladés, on a pris plein de photos, et puis on est allés dans la Basilique, la belle, la merveilleuse Basilique, et on en est ressortis… et c’est là qu’on s’est rendus compte qu’on était arrivés 15 minutes avant qu’elle ne ferme! Le pot! (ou le Pô?) En tous les cas, la gellato était délicieuse, le temps magnifique, et mon coeur chantant!

C’est sûr, en trois heures on ne voit pas tout Venise. Mais je m’en fiche. Maintenant, je peux dire que j’y suis allée, je ne suis plus jalouse à chaque fois que mes frangin(e)s en parlent, j’ai vu de mes propres yeux un chef-d’oeuvre d’architecture, de culture, et de beauté, je sais pourquoi je voudrai un jour y retourner, et en attendant, j’ai encore tout l’or de Venise dans les yeux!

Merci à jojo d’avoir fait son mariage dans un pays magique, et merci à mes parents de m’avoir offert ces souvenirs pleins de soleil :)

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Cliquez sur la photo pour voir tout l’album.

Et pour tous ceux qui ont deviné l’Italie et Venise (et Udine!) juste lors de mon petit concours: envoyez-moi vos adresses postales (misslulu chez rogers point com) et je vous enverrai des cartes postales ce week-end, PROMIS!

Y’a pas à dire, ça me fait quand’même bizarre de me dire que mes deux petites soeurs sont mariées. Il reste encore le petit frère, qui je l’espère se mariera dans un endroit très exotique pour qu’en plus de nous forcer à retrouver toute la famille qu’on ne verrait jamais sans ces mariages, ça nous donne aussi au passage l’occasion de visiter un nouvel endroit aussi chouette que l’Italie.

Dans quelques années, j’aurai plein de neveux et de nièces, et dans quelques années, mes frangins seront grands’parents, et dans quelques années, on sera tous vieux. Quand on était jeune, ça n’arrivait qu’aux autres, ce genre d’histoire! Nous, on devait rester jeunes éternellement.

Ce passage à la mairie de San Daniele était très impressionant. La famille était assise devant, dans les hautes chaises en bois des dignitaires, et Madame la Maire était magnifique avec son joli ruban italien. En plus, elle parlait un excellent anglais quand elle a expliqué que le reste de la cérémonie se passerait en italien! Donc je n’ai pas compris grand’chose mais ça ne m’a pas empêché d’avoir les larmes aux yeux plus d’une fois!

Elle était magnifique, ma jojo, rayonnante de bonheur, et son momo aussi! Entre vous et moi, je pense qu’elle a fait un excellent choix et lui aussi. Elle est belle, intelligente, forte, drôle, têtue, créative, talentueuse, et excellente cuisinière. Lui n’est pas mal non plus. Je trouve qu’il devrait venir faire un post-doc au Canada mais ça n’a pas l’air d’être dans leurs plans… Croisez les doigts pour les Etats Unis ;)

Allez, j’arrête de barratiner et je vous laisse regarder les photos!

Beaucoup des photos d’Italie étant en ce moment-même coincées sur l’ordinateur de mon beau-frère et ce dernier étant en balade quelque part en Italie, je ne peux pas encore vous parler de la raison principale de mon voyage court mais bref… mais je peux vous parler de quelques impressions de voyage et de la rencontre des familles des mariés pour vous faire patienter :)

Le truc le plus marrant c’était de partir, pour la première fois de ma vie, de « chez moi » depuis l’aéroport de Granbled. C’était une impression bizarre de ne pas savoir à quoi ressemblait Granbled vu de haut, de me dire que je quittais le Canada mais que j’y reviendrais, de voir cette ville au bord du lac et de me dire que c’était « chez moi. » Bien sûr, la vue était plus intéressante que quand je quittais mon champ de maïs par avion mais moins belle quand’même que quand je quittais Salt Lake City par avion, parce que j’ai rarement vu de plus belle vue que le lac et les étangs salés et multicolores de Salt Lake City au couché du soleil depuis un avion!

Mais Granbled c’est pas mal. Par contre, et je vous prie de me croire et de ne pas oublier ce conseil sage et avisé (après tout, je suis docteure, vous devriez me croire sur parole): ne prennez JAMAIS un avion qui atterrit à ou décole de l’aéroport de New York (JFK)! C’est toujours la galère intégrale et les retards ne sont pas probables, ils sont si certains qu’ils sont déjà prévus en partie dans votre horaire de voyage! Par exemple le vol entre JFK et Granbled est des 55 minutes mais mon horaire me disait qu’on partait à 18:30 et qu’on arrivait à 20:30. On est arrivés à 21:45.

Mon arrivée à Venise (bravo pour les gagnants!) après un très long voyage a été très décevante, parce que ma fenêtre d’avion ne donnait que sur la zone industrielle et je n’ai rien vu de la ville! Par contre, c’était génial de retrouver mes parents et mon frangin qui m’attendaient et de faire avec eux la route vers Udine (bravo pour LE gagnant :) ) et la petite ville juste à côté où allaient se dérouler les festivités. J’étais bien naze, mais très heureuse de retrouver ensuite mon autre petite soeur, son mari et leur bébé, ainsi que la reine de la fête, mon futur beau-frère et ses parents lors d’un déjeuner fort sympatique et délicieux.

La chose la plus rigolote mais qui m’a épuisée le plus dans ce voyage, à part le fait que j’ai dû dormir au maximum 10 heures en 5 jours, c’était la multilingualité de ce mariage: les langues principales étaient le français (langue de la future mariée et de sa famille), l’allemand (langue du futur mari et de sa famille), l’italien (langue du pays et de plein d’amis), et l’anglais (langue de ceux qui essayaient de se parler). C’était souvent difficile de savoir quoi parler avec qui et de mélanger toutes ces langues avec les gens qui en parlaient plusieurs ou aucune, et tous les discours devaient être traduits dans au moins deux langues à chaque fois! J’ai fait ma cure d’allemand et d’italien pour un moment, mais j’ai baragouiné avec plein de personnes super intéressantes et sympatiques!

Bref, voilà un premier album avec quelques photos prises avant le mariage en question. Cliquez sur la photo ci-dessous et vous y arriverez. Bon voyage :)

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Maintenant que vous savez dans quel pays je me trouve (enfin, j’espère), voilà une photo satelite de la ville dans laquelle j’ai atterri. Très très malheureusement, c’est une ville que je n’ai jamais eu l’occasion de visiter et c’est pas mon rapide passage à l’aéroport qui va me le permettre, mais j’espère qu’au moins la vue de l’avion sera sympa!

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Donc, pour aujourd’hui, essayez de deviner quelle est cette ville, et si vous êtes super forts, de deviner dans quelle ville, à (environ?) deux heures en voiture au nord de celle de la photo, je me trouve réellement.

Et le top du top, c’est de deviner pourquoi j’y suis. Vous voulez un indice? Je suis avec quelqu’un dont le blog est lié depuis ce blog et c’est pour un événement très particulier! (C’est bien, ça va vous faire découvrir plein de supers blogs cette histoire, huhuh).

Comme d’habitude, il est interdit de donner la réponse (ou les réponses) dans les commentaires! Envoyez-moi tout ça par email à misslulu @ rogers . com :)

Je pense qu’au moment où vous êtes en train de lire ça, je dois déjà être dans l’avion de retour :cry:

Je suis partie, kikiriki,
Vachement très loin, poil à la main,
J’vous dit pas où, tourloutoutou,
A vous d’d'viner, poil au morbier!

(J’espère que vous admirez mon sens de la poésie :lol: )

Bon, voyons d’abord dans quel pays je suis. Si vous devinez, envoyez-moi un email AUJOURD’HUI (à misslulu @ rogers . com) mais ne l’écrivez pas dans les commentaires siouplait!

Superficie totale: 301 230 kilomètres carrés
Population: 58 133 509 habitants
Date de l’indépendance: 17 mars 1861
Nombre de langues protégées: 12
Nombre de langues officielles: 2 (mais ça dépend des régions)
La capitale se situe à 41° 53′N, 12° 29′E.

Faaaastoche! Demain je vous fais deviner dans quelle région je suis et dans quelle ville… Et pis ensuite plein d’autres trucs inutiles :D Ceux qui devinent tout le jour où la devinette est publiée recevront mes premières cartes postales de Granbled!

Devinez où j’ai passé le week-end et à qui j’ai probablement filé ma (première mais certainement pas dernière) grosse grippe canadienne?

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Coucou, c’est moi :) Ma connection internet n’est pas encore installée mais j’arrive à me racrocher à la connection d’un voisin, pour le moment, alors profitons-en. Ce soir, je devrais avoir ma ligne à moi, ainsi que le téléphone. Ouf. Enfin reconnectée au monde!

Par où commencer? Les dernières heures dans mon champ de maïs? C’était difficile. Heureusement, mon petit frangin, Nils, et DoroT sont venus me soutenir et nettoyer la salle de bain, la cuisine, la chambre, et… les moulures, huhuh… Bon d’accord c’était beaucoup demander, mais je ne voulais pas risquer devoir tout refaire parce que le « landlord » n’était pas content de nos efforts, alors bon, on a essayer d’enlever les poils de chats et les toiles d’arraignées un peu partout. Merci mille fois DoroT :) (tu me manques déjà).

Les chatounes, bien stressées par la disparition de tous leurs repairs et l’apparition de beaucoup de monde et de bruit, étaient enfermées dans ma chambre qui contenait aussi toutes les affaires qu’on emporterait dans la voiture… Mais plus Nils remplissait la voiture, plus on se rendait compte qu’on ne pouvait pas tout emporter avec nous! Heureusement, les déménageurs étaient sympas et acceptaient des cartons de dernière minute sans problèmes.

Le départ a été pitoresque. Déjà, on avait du mal à bouger tellement la voiture était pleine à craquer. Ensuite, les chatounes n’étaient pas trop heureuses. On les avait mises dans leurs petits sacs de voyage à l’arrière (sur les oreillers, draps, et couvertures emportés) et j’avais aussi mis une sorte de moustiquaire entre le siège avant et elles, pour qu’on puisse les laisser libre à l’arrière sans qu’elles viennent devant. Au début, elles pleuraient et stressaient à fond toutes les deux autant qu’elles le pouvaient alors on les a vite laissées sortir de leurs caisses. Sosso s’est ensuite vite habituée à être sur les oreillers ou regarder par la fenêtre, mais Calinette n’a pas arrêté de paniquer, et on voyait qu’elle avait du mal à respirer. On a essayé de leur donner à boire dans un petit bol mais rien n’y faisait (et l’eau s’est renversée sur les oreillés). En plus, Calinette a commencé à siffler et tapper de plus en plus méchamment sur Sosso! Finalement, on l’a laissée aller sur les genoux de Nils, et là, elle s’est un peu calmée. Sosso est finalement venue passer un peu de temps sur mes genoux aussi, et elle était si gentille et calme mais visiblement bien paniquée elle aussi que je l’ai laissée, et elle s’est vite calmée.

La première partie du voyage s’est donc passée relativement (très relativement) bien. Sosso refusait de boire et de manger mais était finalement plutôt calme, et Calinette stressait bien mais était d’accord de rester plus ou moins tranquille sur les genoux de Nils. On écoutait vaguement la radio en pestant contre le fait que j’avais oublié mon iPod dans mon sac qui était enfouit dans le coffre et que je ne savais pas où j’avais mis la cassette qui nous aurait permis d’écouter la musique (de sauvages ;) ) sur l’iPod de Nils… On a même réussi à s’arrêter au Macdo pour faire pipi au milieu du voyage, chacun son tour, l’autre restant dans la voiture allumée et avec l’air conditionné à fond à cause de la chaleur vraiment pénible qu’il faisait. Ce n’était pas facile de sortir et de rentrer dans la voiture avec les chatounes qui essayaient à chaque fois de s’enfuir… Et puis à un moment, mes passagers ont même réussi à dormir tous les trois en même temps, ce qui m’a donné trois minutes de répis.

Bref, on est arrivés presqu’entiers chez Anaïs vers neuf heures du soir, après cinq heures de route! J’étais épuisée, vraiment sur les rotules, et après un délicieux repas de pâtes (merci Anaïs :) ), je suis vite allée me coucher dans la chambre où on avait enfermé les chatounes pour qu’elles ne puissent pas rencontrer les deux chats d’Anaïs. Hélas, Sosso était terrorisée et cachée sous le lit, et Calinette était enragée et n’a pas arrêté de siffler et de faire peur à Sosso toute la nuit, tout en grognant méchamment et en pleurant misérablement sans me laisser la caliner ou la calmer. Elle a finalement été d’accord de manger un peu et de boire, mais au matin, Sosso n’avait toujours rien bu ni manger. J’étais quand’même un peu soucieuse et stressée moi aussi.

La nuit, pendant laquelle j’ai vaguement réussi à dormir trois heures, a donc été épique, et quand je me suis réveillée à cinq heures du matin, pour partir avant la grosse chaleur annoncée, j’avais un mal de crâne méchant qui est rapidement devenu une migraine. Heureusement qu’Anaïs nous avait préparé un délicieux clafouti pour le petit dèj pris en cinquième vitesse entre le re-chargement de la voiture (caisse des chats, valises, sacs en tout genre, et chats), et puis nous sommes repartis à l’aventure, à cinq heures et demi du matin, cette fois pour le pays ces cariboux, de la poutine, de la neige, des conducteurs fous, des gentils douaniers, et… et… de la feuille d’érable :)

La suite au prochain épisode… demain matin peut-être, avec une vraie connection à moi!! Merci pour vos gentils messages et à très bientôt!

Granbled n’est pas une ville facile à photographier à cause de la circulation. Je peux conduire et prendre des photos en même temps à Chicago ou à Saint Louis sans problème, mais là, c’était plus difficile parce que je ne peux prédire qu’une seule chose en ce qui concerne les conducteurs et les piétons de Granbled: ils font n’importe quoi et quand on s’y attend le moins! Alors bon, je préférais ne pas commencer ma vie au Canada en testant la gentillesse de la police et des assurances. Heureusement, il y avait les embouteillages et les feux rouges qui me permettaient de m’arrêter de temps en temps. Voici donc quelques photos prises au hasard des aléas de la circulation granblédoise (cliquez sur la photo pour voir l’album, et ensuite cliquez sur « start slideshow »).

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PS. Tant qu’on y est, j’en profite pour publier quelques photos de mes copains, aussi :)

PPS. Quelqu’un peut-il m’expliquer pourquoi on a déjà des feux d’artifices jour et nuit depuis vendredi alors qu’on n’est même pas le 4 juillet??? Entre ça, les tornades, et le stress du déménagement, c’est facile de dormir, tiens!

Je sais, ça ne vous arrivera peut-être pas demain, mais on ne sait jamais quand vous pourrez avoir besoin de signer un contrat pour un nouvel appartement dans un pays étranger… Alors je vous fais part ici de mes aventures qui peuvent s’avérer utiles plus tôt qu’on ne le pense ;)

D’abord, il faut le trouver, cet appartement. Je ne sais pas comment nos grands’parents faisaient sans internet, mais je dois avouer qu’ils étaient probablement forcés de refléchir peut-être un peu plus que moi… parce que moi, dès que j’ai trouvé un truc sur internet j’arrête de réfléchir. Un exemple? J’avais trouvé quelques numéros de téléphones d’appartements libres sur internet et on a passé, ma chère tante et moi, une journée interminable à visiter ces appartements (et d’autres rencontrés au passage) sans succès, et puis le lendemain, en discutant avec les serveurs du restau de l’hôtel, on a découvert qu’il existait un « annuaire » (en papier) de tous les appartements libres de Granbled… Mouais, l’intelligence se fait rare chez moi!

Munies de cet annuaire miraculeux qui indiquait quand même mieux à quel genre d’appartements on avait affaire, j’ai passé plusieurs heures au téléphone pour prendre des rendez-vous dans toute la ville et puis nous sommes reparties à l’aventure des visites… Là, je me suis vite rendue compte que j’avais oublié la copie de ma « credit history » américaine que j’avais eu l’intelligence de faire avant de partir… Vive FedEx.

Mais c’est quand on a trouvé la perle-à-96% que la réalité nous a donné une bonne baffe, d’autant plus que ma chère tante devait repartir pour Paris et que le lendemain était un dimanche! Je déteste les dimanche! Toute la journée, j’ai fait en voiture le tour de la ville dans tous les sens et au moins trois fois pour essayer de trouver une banque 1) qui avait un retireur d’argent à l’extérieur (parce qu’on était dimanche), 2) dont le retireur d’argent permettait d’utiliser la carte visa (ce qui semble rare dans Granbled), et 3), devant laquelle il y avait une place où je pouvais me garer (même illégalement) pendant quelques instants. Finalement, après de longues heures de recherches, j’ai réussi à me garer (illégalement) devant la perle rare et à retirer, en paniquant complètement, $1000.00 canadiens, dont $500 sur le compte de ma tante en France (je te rembourserai, promis) et $500 sur mon compte à Lafayette. Impossible de retirer plus, surtout que les gens qui faisaient la queue derrière moi commençaient à s’énerver (j’avais essayé toutes mes autres cartes sans succès…).

Le truc, c’est que c’est impossible de retirer beaucoup de liquide à la fois et surtout d’un pays étranger. Par sécurité, ma banque bloque mes cartes quand elle voit des gros retraits ou des retraits de l’étranger, et même si les cartes ne sont pas bloquées, il y a toujours un maximum qu’on peut retirer par jour et un maximum que les automates peuvent donner. Et en plus, c’est que je ne savais plus combien je devais apporter pour pouvoir signer mon contrat, mais je pensais que c’était au moins $1800!

Heureusement qu’une soirée sympa avec Nat a mis un peu de baume sur mon coeur parce que là je commençais sérieusement à paniquer!

Lundi matin, l’empereur, sa femme et le p’tit prince je suis repartie à la chasse aux sous. D’abord, j’ai téléphoné à la BNP de Granbled pour voir s’ils pouvaient m’aider mais non. Ensuite, j’ai réalisé que je ne pouvais pas apporter de liquide mais qu’il fallait que je change mon liquide en « certified check » dans une banque ou dans une poste… Et enfin, il me manquait toujours une certaine quantité de sous…

Je suis donc d’abord allée à une banque où j’ai passé une heure pour ouvrir un compte, puisque je voulais en avoir un pour y déposer mon premier salaire fin août et en plus la banque pouvait me faire un « certified check. » Pour ouvrir un compte, il me fallait une preuve d’adresse, mais je ne pouvais avoir la preuve d’adresse qu’une fois le contrat d’appartement signé (et donc payé avec le certified check que je ne pouvais avoir qu’avec un compte ouvert). Finalement, la banque a bien voulu m’ouvrir un compte (mais sans me donner aucune carte de retrait d’argent) et j’y ai mis les $1000 trouvés le jour d’avant (et à ce moment-là, je n’arrivais toujours pas à retirer un sou sur aucune carte banquaire…)… (J’ai mon propre compte en France mais j’avais oublié le code de la carte et ma tante avait promis de me téléphoner pour me le donner mais j’avais dû partir avant qu’elle puisse téléphoner…)

Je suis ensuite partie pour un rendez-vous à l’autre bout de la ville dans un immeuble où j’avais laissé un « déposit » de $40 pour un appartement que j’aimais bien (avec une piscine) pour les récupérer puisque je ne voulais finalement plus de l’appartement… et puis je suis passée dans une autre banque à mon retour et comme ça faisait enfin plus de 24 heures que j’avais pris de l’argent sur mon compte, ma banque m’a laissé prendre $500 de plus! Ouf! Mais c’est tout, plus rien d’autre ne marchait.

Je suis retournée à la banque où j’avais ouvert mon compte le matin et j’y ai déposé les $500 avec $150 de plus que ma chère tante m’avait laissés en partant… et j’ai tout de suite retiré $1600 du compte (il fallait au moins y laisser $50 pour le garder ouvert) pour en faire un certified check (qui me coûtait $6 et heureusement que j’avais été chercher les $40 de « deposit » qui m’ont permis de payer ça et l’essence du retour). Munie de mon certified check de $1600.00, je suis allée voir la madame de mon contrat d’appartement, prête à fondre en larmes ou à payer de mon sang s’il le fallait puisque je pensais ne toujours pas avoir assez d’argent.

Et là, la madame a rigolé. Il me fallait exactement $1599.00!

Après, je n’avais plus un sou pour payer l’autoroute à mon arrivée aux Etats Unis le lendemain mais c’est une autre histoire ;)

PS. Je me sens limite mafieuse d’avoir des comptes en banques dans quatre pays différents, huhuh…

J’ai vraiment cru qu’on y arriverait jamais. Les appartements qu’on a visités hier et aujourd’hui étaient parfois bien situés, parfois super moches, parfois avec une cuisine minable, parfois super vieux, parfois super grands, parfois super chers… mais jamais tout ce qu’il fallait à la fois. Hier, on a trouvé un appartement pas super grand mais sympa, loin du centre ville mais sur la ligne de métro, pas trop cher et avec un mall juste à côté et une piscine sur le toit… mais quand même petit et loin.

Aujourd’hui, on a trouvé un appartement super grand et lumineux (important, au Canada!), vraiment bien situé, mais vraiment cher, sans piscine, et dans un immeuble d’étudiants (= bruyant). Avec ces deux-là, j’ai bien cru qu’on ne trouverait pas mieux. En plus on était sur les rotules! J’étais prête à abandonner la partie. Je ne voulais plus sortir de la voiture pour voir un autre appartement moche et cher! Mes jambes étaient enflées et douloureuses, et ma tête était tellement confuse que je n’avais qu’une envie: prendre la prochaine bretelle d’autoroute et partir le plus vite possible retrouver mon petit champ de maïs confortable.

On avait encore trois appartements à visiter… quand on est tombé sur la presque-perle: un appartement au bord du lac, vraiment grand, lumineux, pas de balcon mais une « sunroom, » une vue à moitié sur l’autoroute mais l’autre moitié sur le lac, une grande cuisine ouverte sur le salon, et au vingtième étage donc calme malgré l’autoroute. Bon, il y avait de la moquette au lieu du parquet que j’aurais préféré (because poils de chats partout), et c’était un peu moins central que j’aurais voulu, mais il y avait une gym et un toit où on pouvait faire des BBQ, des gens sympas et seulement moyennement cher… C’était un appartement où je n’aurais pas honte d’inviter les autres membres du Département d’Anglais, où j’aurais la place d’inviter la famille et les amis, où je serais confortable pour les longues journées d’hiver, et surtout, où je retrouverais un peu la lumière jouant sur les vagues de mon bien-aimé Lac Léman.

Je l’ai pris. J’aurais sûrement pu trouver mieux mais en plus cher. Il n’y a pas de balcon mais c’est peut-être mieux pour des chatounes qui n’ont pas l’habitude des balcons, et dans la sunroom, il y un endroit parfait (une sorte de placard contre le mur qui contient la machine de l’air conditionné) devant la grande fenêtre qui s’ouvre en grand et où les chatounes pourront s’installer très confortablement pour y regarder passer les bâteaux et les voitures au soleil. Quant à moi, j’aurai une grande chambre lumineuse et une cuisine où je pourrai passer des heures et…. ce soir, je peux enfin me reposer alors que ma pauvre tata reprend l’avion pour Paris.

Il ne me reste plus qu’a faire du tourisme demain (et à rencontrer Nat), et à me débrouiller lundi pour trouver tous les papiers nécessaires (j’en ai oublié la moitié en Indiana) et l’argent, aussi (c’est quoi ce bled où on n’accepte pas la carte visa??), pour finaliser l’acquisition de ce bel appartement. Ouéééééééééé :)

Pfiouuuuu…. merci pour vos encouragements, décidemment, avec des amis comme ça dans tous les coins du monde, je ne peux qu’y arriver, vous avez raison, faut que j’arrête de me faire du soucis!

Bisous, et dodo :)

Huit heures de voyage pour faire Ann Arbor – Granbled! Bon d’accord, on s’est arrêtées environ une heure pour faire la demande de permis (reçu, huhuh) et une heure pour manger un très bon petit repas, et on a ensuite trainé dans la ville (qui est quand même assez grande) en arrivant pour se rendre compte de ce à quoi il faut que je m’attende. C’EST GRAND! IMMENSE! Y’a plein d’embouteillages, de travaux, de rues à sens uniques, de voitures parquées en double file, de bruit, de quartiers glauques, de noms de rues impossibles à lire, et surtout, c’est plein, plein, plein de gens! Je peux vous dire que la transition champ de maïs – Granbled va être vraiment difficile! Vraiment!

L’immigration s’est facilement passée, finalement. A la frontière, on est allées discuter avec une gentille dame qui a regardé tous mes papiers, lu mon contrat, mon passeport, et la première partie de mon permis avec attention, qui m’a posé plein de questions, qui a écrit tout plein de trucs dans son ordinateur et sur plein de papiers… Et qui m’a demandé de payer $150 (dollars américains, merci tata) avant de me coller un joli permis de travail dans mon passeport! C’est tout, c’est fait, j’ai mon permis! On a eu une petite frousse de dernière minute quand les douaniers m’ont demandé la liste de toutes les affaires que j’importais avec moi au Canada… et comme je n’ai pas commencé à faire les cartons, je n’avais aucune idée de rien… mais finalement ils ont laissé tomber et je dois apporter la liste avec moi quand j’aurai envoyé mes affaires dans le camion de déménagement.

A part ça, les gens conduisent vraiment comme des malades, ici. C’est la toute première chose que j’ai remarquée en arrivant au Canada. La limite de vitesse sur l’autoroute est de 100 kil/heure (il va falloir que je me réhabitue à ça et je ne pourrai plus utiliser mon compteur sur la voiture), ce qui est vraiment lent et pénible, mais peu de gens la respectent (il va falloir que j’apprenent à reconnaître les voitures de flics et les radars), mais ce qui est vraiment le pire c’est la façon de conduire des gens. Vraiment, vraiment dangereuse… un peu comme à Paris mais en pire, parce qu’à Paris je m’y attends mais pas ici.

Les points positifs déjà remarqués sont: la bouffe qui est en général de meilleure qualité qu’aux Etats Unis, la radio et la télé en français, il n’y a aucun petits croisillons autocollants patriotiques sur les voitures (God save America, support our troups, etc.), moins de macdos, moins de drapeaux partout, il y a des bistots avec des terrasses, et plein d’autres choses que je continuerai à noter au fur et à mesure. Je sais qu’il y aura plein de bonnes choses… mais à vrai dire, là, ce soir, je crève de trouille de me dire que je vais devoir habiter dans une si grande ville. J’imagine que je m’y habituerai…

Demain, la chasse à l’appartement commence (enfin, on a déjà commencé un peu ce soir mais on est nazes). Vu la circulation et la taille de la ville, je vais vraiment essayer de trouver un truc tout proche de mon université! Scrogneugneu!

A demain pour la suite des aventures des deux docteurs à Granbled, la plus grande ville du Canada (pour ceux qui n’auraient pas encore deviné ;) ).

Le temps me manque pour tout raconter dans les détails, il faut déjà que je fasse mes valises pour partir quelques jours à Granbled trouver un appartement! La maison est sans dessus-dessous, on n’a pas l’habitude de s’y entasser à 5 et demi (trois filles, 1/2 piti garçon, et deux chatounes)! Mais les souvenirs de ces derniers trois jours seront innoubliables et je pense que peu de thésardes on été autant gâtées et entourées et encouragées par la famille et les amis du monde entier que je l’ai été. Il n’y avait même pas assez de place dans la « salle de conférences » pour que tous mes amis puissent m’écouter radoter sur ma thèse! Heureusement que la place sur mon blog ne manque pas ;)

Je quitte donc mon champ de maïs pour quelques jours… mais j’ai bien l’intention d’emporter mon ordinateur avec moi à Granbled et de continuer à papoter sur ces pages! Et puis j’espère arriver à recevoir mon permi de travail lors de mon passage à la douane vers le Canada! Et à trouver un appartement (avec un balcon pour les chatounes)!

Dès mon retour, je répondrai à tous les gentils messages et emails que j’ai reçus ces derniers jours et j’enverrai des tas de cartes postales pour mon dernier concours. Et si quelqu’un veut une carte de Granbled, qu’il/elle le fasse savoir.

Voili voilà, mes valises m’attendent et la smala est en train de « ranger » la baraque donc il vaut mieux que j’aille y jeter un oeil, sinon je ne retrouverai plus jamais rien! Encore mille fois merci à toutes et à tous pour vos gentils messages et encouragements :) Et à tout bientôt à … Granbledronto ;)

Snif, c’est déjà presque fini ces petits jeux à la noix! Allez, un dernier petit effort si vous n’avez pas encore trouvé où je suis, parce que là c’est vraiment pas difficile :) Les règles sont les mêmes qu’hier*.

Day 4: la ville dans laquelle je suis est pratiquement exactement à la même distance de mon champ de maïs qu’Ann Arbor, dans le Michigan.

Quatrième devinette.

Alors, vous m’avez tout envoyé? Plein de bonnes réponses? J’espère, parce que là je reviens ce soir et j’espère trouver ma boîte aux lettres pleine de bonnes réponses… sinon je boude et je me recasse!

* Seuls ceux qui m’envoient au moins 2 réponses justes sur les 4 devinettes proposées PAR EMAIL (lmoussu at verizon dot net) ET LE JOUR MEME* auront doit à une carte postale du lieu secret où je me rends. Vous avez jusqu’à vingt-trois heures cinquante-neuf Eastern Time de chaque jour pour trouver les bonnes réponses à la devinette de la journée.

PS. Je viens de rentrer (2 heures du mat vendredi soir) et je vous préviens: ça va chauffer dans les chaumières ;) Surtout que j’ai oublié d’acheter des cartes postales du bled en question :lol: mais je trouverai bien une solution, huhuhuh… les lumières sont allumées mais personne n’est à la maison, comme on dit ici, hein!

PPS. Il parait que le code d’avant-hier était mal fichu? Je vais de ce pas engueuler Sosso pour avoir joué avec mon blog, la coquine, je savais bien que dès que je tournerais la clé du moteur, elle allait démolir la baraque ;)

Haha, aujourd’hui ça se corse et il va falloir réfléchir un tout petit peu (mais quand même pas trop), pour une fois. Oui je sais, c’est cruel ce que je vous demande de faire… mais le jeu en vaut la chandelle ;) Les règles sont toujours les mêmes*.

Day 3: là il faut trouver les noms d’endroits qui se trouvent dans la ville où je suis, et ensuite on peut soit tricher et aller sur google pour trouver la ville, soit on prend les lettres au-dessus des chiffres donnés, et on trouve directement la ville. Ze fingerz in ze noze!

Troisième devinette.

Allez, on ne se décourage pas si vite, c’est presque fini! Et demain ça sera super fastoche!! Huhuhuhuh!

* Seuls ceux qui m’envoient au moins 2 réponses justes sur les 4 devinettes proposées PAR EMAIL (lmoussu at verizon dot net) ET LE JOUR MEME* auront doit à une carte postale du lieu secret où je me rends. Vous avez jusqu’à vingt-trois heures cinquante-neuf Eastern Time de chaque jour pour trouver les bonnes réponses à la devinette de la journée.

Ca va tout le monde? Vous suivez? Bon, même si vous ne suivez pas c’est pas grave, vous pouvez quand même faire le deuxième jeu qui est plus facile que le premier. Les règles sont les mêmes qu’hier* :)

Day 2: Aujourd’hui, il faut trouver l’état dans lequel je me trouve (question bonus: d’où viennent les noms/mots utilisés dans ce puzzle?). Attention, les mots sont dans tous les sens dans le puzzle.

Deuxième devinette.

Fastooooooche celle-là! Amusez-vous bien!

* Seuls ceux qui m’envoient au moins 2 réponses justes sur les 4 devinettes proposées PAR EMAIL (lmoussu at verizon dot net) ET LE JOUR MEME* auront doit à une carte postale du lieu secret où je me rends. Vous avez jusqu’à vingt-trois heures cinquante-neuf Eastern Time de chaque jour pour trouver les bonnes réponses à la devinette de la journée.

Adios amigos, je quitte mon champ de maïs pour un nombre X de jours parkeu y’en a ras-le-bol de mon champ de maïs! Je vais en voir un autre ;) Heureusement, je laisse des traces là où mon cheval tracteur passe, et je sais que mes lecteurs seront aussi doués pour résoudre les énigmes et retrouver ces traces que Tom Hanks et Audrey Tautou.

Les devinettes seront de plus en plus faciles (presque) chaque jour donc pas de panique si vous ne trouvez pas du premier coup! Mais seuls ceux qui m’envoient au moins 2 réponses justes sur les 4 devinettes proposées PAR EMAIL (lmoussu at verizon dot net) ET LE JOUR MEME* auront doit à une carte postale du lieu secret où je me rends, haha! Et toute personne qui ne joue pas au moins une fois sera obligée de m’envoyer une carte postale (et attention, moi aussi je saurai retrouver vos traces, hehehe) :P

Day 1: message de départ en mots découpés. Cliquez sur le lien pour voir et imprimer la devinette. Un des mots contenus dans ce message est « zouaves. »

première devinette.

Un, deux, trois, partez, FEU!

*Vous avez jusqu’à vingt-trois heures cinquante-neuf Eastern Time de chaque jour pour trouver les bonnes réponses à la devinette de la journée.

Voilà la petite carte de mon voyage autour du monde :D


create your own visited country map.

64 pays (28% du globe)

J’ai eu quelques problèmes, en fait, d’abord parce que je suis nulle en géographie, et ensuite parce que certains noms de pays sont très différents en anglais et en français. Je ne sais pas comment on dit en anglais, la Guinée Bissau, par exemple. Donc… si quelqu’un sait, je le rajouterai :)

S’il manque des pays (pourtant je me suis relue plusieurs fois!) dites-le moi et je les rajouterai. Je suis déçue que personne d’Australie, d’Inde, et du Portugual ne soit passé par ici, surtout que j’ai quelques liens qui vont vers ces pays (ou des gens qui ont visité ces pays) dans ma blogroll… mais on ne va pas tricher. Je n’ai pas mis non plus les endroits où je suis allée (Equateur et Colombie, entre autres) ni les endroits où vous voulez aller. Et c’est dommage de ne pas pouvoir faire une carte avec toutes les régions et villes d’Europe mentionnées, ça serait aussi très joli. Quelqu’un devrait créer le programme, tiens ;)

Grace à ce petit jeu, j’ai enfin découvert qui me lisait de Belgique et de Seattle (toujours rien d’Ottawa, va falloir que je fasse une petite investigation paskeu là je suis trop curieuse)!

Je dois vous remercier tous mille fois de vos visites et de vos commentaires. Mon week-end a été un voyage fabuleux et je me sens beaucoup moins isolée au milieu de mon champ de maïs, maintenant :) Et j’ai plein d’envies de voyages partout!!! J’espère qu’avec mon nouveau boulot je pourrai me le permettre.

Alors, en anglais, nous avons:

I North America:
Canada
USA
Mexico

II Central America and the Caribbean:
Bahamas
British Virgin Island
Virgin Island
Martinique

III South America:
French Guinana
Venezuela
Brazil

IV Africa:
Cameroon
Morocco
Burundi
Egypt
Ghana
Ivory Coast
Reunion
Senegal
Tunisia

V Europe:
Austria
Belgium
Croatia
Czech republic
Denmark
Faroe Islands
Finland
France
Germany
Greece
Hungary
Iceland
Ireland
Italy
Latvia
Liechtenstein
Luxembourg
Malta
Monaco
Netherlands
Norway
Poland
Romania
Russia
Slovakia
Slovenia
Spain
Sweden
Switzerland
United Kingdom

VI the Middle East:
Kuwait
Palestine
Syria
Lebanon
Jordan
Saudi Arabia
Bahrain

VII Asia:
Afghanistan
Japan
Taiwan
China
Thailand
Vietnam

VIII Australia and Pacific (là c’est un peu n’importe quoi, hèèèèèlp!!):
French Polynesia
New Caledonia (heu… je sais pas la différence entre les deux, oui j’ai honte)

Mesdames, mesdemoiselles, messieurs, c’était le tour du monde en 48 heures de miss lulu. Il est minuit 28 heure locale et la température est de 21 degrés celcius. Nous espérons que vous avez passé un bon voyage en notre compagnie et que nous aurons très bientôt le plaisir de vous revoir par ici. Le pilote, miss lulu, ainsi que ses deux hôtesse de l’air, Sosso et Calinette, vous souhaitent une excellente journée :)

Je sais c’est bête comme ça, mais je suis aux anges de voir tous ces noms de pays, de régions, de villes… J’aime les connus et les inconnus, j’aime les trous perdus et les mégalopoles, j’aime les sonorités que je reconnais et les sons étrangers. J’aime me souvenir de mes voyages à travers les votre. J’aime découvrir des endroits dont je n’avais jamais entendu parler (vous connaissiez le Tatarstan, vous?). J’aime me dire à chaque nouveau commentaire « ah, il va falloir que j’y aille un jour, tiens! » J’aime vous imaginer dans ces lieux parfois si loins de moi, physiquement, mais si proches en même temps, virtuellement. Alors ne vous arrêtez pas en si bon chemin, je veux faire le tour du monde ce week-end :)

Voici une première ébauche de carte. Je n’y ai mis ni les pays où moi je suis allée (Autriche, Grèce, etc.) ni ceux des bloggeurs de ma blogroll qui ne sont pas encore passés par ici ou n’ont pas dévoilé où ils sont (Suède, Norvège, Japon, Portugual, Australie, entre autres) (et s’il-vous-plaît, chers visiteurs d’Ottawa et de Seattle, faites un petit coucou :) ). Je referai une carte toute neuve ce soir avec les commentaires accumulés aujourd’hui, mais cette première carte vous donne une idée des expériences extraordinaires vécues par mes visiteurs ainsi que des pays qui manquent encore à ma collection. Et amusez-vous vous aussi avec ces cartes, il y en a plusieurs différentes, et c’est sympa d’essayer de se souvenir de tous les coins où on est allé.


(Créez votre propre carte de pays (ou états ou provinces) visités ici).

Alors, à qui le tour de nous faire rêver?

Aujourd’hui, on collectionne les noms des pays et des villes des visiteurs de ce blog (même si vous n’avez jamais laissé de commentaires avant, même si vous me lisez qu’une fois tous les 2 ans, même si vous êtes un grand timide)! Les seuls commentaires que je veuzégéxige sont les noms des endroits où vous vivez (villages, arrondissements, villes, états, provinces, départements, régions, pays, continents, comme ça vous chante), parce que j’aime voyager avec vous et je veux le plus grand nombre possible de noms d’endroits exotiques et de petits bleds inconnus partout sur la terre. Si vous préférez, vous pouvez me dire oùskeu vous avez habité dans le passé ou bien un endroit que vous avez visité, of course.

A la fin de la fin de semaine (sont fous ces québecois :lol: ) je mettrai une carte avec tous les pays notés dans mes commentaires, une « carte de mes visiteurs »! Une carte un peu comme ça (là c’est tous les états que j’ai visités):

Je commence: Volos, Grèce, été 1996.

A vous, et en voiture tout le monde :)

Dans cette société de consommation que sont les Etats Unis, il existe plusieurs rites que chaque personne traverse au long de sa vie. Il y a par exemple la célèbre « prom, » bal de fin de lycée où il faut trouver LA bonne personne qui y ira avec nous, LA robe à $300, la limousine, le smoking avec la boutonière, le restaurant… Comme le disait Super Frenchie, « et pendant ce temps-là les petits français du même âge se préparent au bac. »

Il y a aussi les très célèbres cérémonies de « graduation, » c’est-là dire de remise de diplômes, avec la longue tunique et le « mortar board, » chapeau carré auquel pend un petit pompom avec l’année de la graduation. Je trouve ça très cool, surtout que pour ces cérémonies, les universités essayent d’inviter des gens célèbres pour les grands discours et j’ai eu Jeanne Sadat la première fois (dont j’ai adoré le bouquin, femme de feu Anuar el-Sadat, ex-président d’Egypte), et Rod Paige, maintenant ex-Secretary of Education des Etats Unis la deuxième fois. Passionant! (D’ailleurs, rendez-vous le 5 août pour la dernière cérémonie de graduation en directe du champ de maïs…)

Et puis il y a les « showers. » Non, pas les douches, prises religieusement une ou deux fois par jour par des américains qui ont la hantise des BOs (body odors). Les « showers » dont je vous parle sont des fêtes, tout simplement, en prévision d’événements spéciaux. Il y a en particulier la « bridal shower » et la « baby shower. » La bridal shower, c’est une fête seulement pour la future mariée et ses amiEs, les hommes n’ont pas le droit d’y assister! Tout le monde fait des cadeaux à la future mariée, surtout des trucs marrants du genre menottes en fourrure, dessous coquins, et gel au goût de chocolat… Et la baby shower, vous l’aurez deviné, c’est une fête pour la future maman!

Et samedi soir, c’était la baby shower de ma chtite soeur, organisée par sa copine Sarah, dans un p’tit restau très sympa, avec plein d’amis de ma soeur et de son mari et des tas et des tas et des tas de cadeaux. J’ai profité du fait que j’étais justement de passage dans le Michigan pour y assister ;)

J’ai donc décidé que comme moi aussi j’allais avoir un bébé, un gros bébé de 400 pages, il fallait impérativement que j’aie moi aussi ma baby shower! Vous êtes toutes et tous invités, bien sûr! La fête à lieu maintenant, en ce moment-même, et je vous invite à aller boire un coup et reprendre un de ces petits fours délicieux, à vous asseoir confortablement dans le canapé, et à faire la connaissance de tous mes supers copains. Pour les cadeaux, c’est pas la peine, j’en ai déjà reçu plein sur mon blog ces derniers jours… mais si vous insistez vraiment, ma ouichlist est toujours là et y’a plein de trucs à m’offrir, (comme par exemple les bouquins sur Granbled), huhuh! Pour les baignoires de bébés, la crème pour les fesses, et les petits vêtements, c’est pas la peine, je vous remercie, je ne pense pas que les chatounes apprécieraient que je leur mette des petites chaussettes ou un mignon petit bonnet avec des oreilles de lapin!

PS. le mot « douche » (à prononcer à la française) existe en anglais… mais il vaut mieux éviter de l’utiliser parce que c’est un « savon » de nettoyage d’orifices uniquement féminins… et un « douche bag » se dit de quelqu’un de vraiment très crétin.

PPS. J’ai pris plein de photos de la douche de bébé de ma soeur, mais mon ordinateur refuse de les publier (nouvel ordinateur qui ne reconnait pas mon ancien compte). Je vous prévidendrai dès que ça remarche.

PPPS. Il me reste exactement une semaine pour TOUT FINIR! Je continuerai à lire mon blog avidement le plus souvent possible, mais pardonnez-moi de ne pas être aussi présente que j’aimerais l’être. Je vous suis éternellement reconnaissante pour vos posts qui me donnent du courage et me refont sourire quand tout ne va pas aussi bien que prévu. Continuez à poster… même les inconnus et les nouveaux venus, même les timides, même ceux qui n’ont rien à dire, même si c’est pour raconter n’importe quoi, même si c’est pour poster un petit bout de votre vie… Pour moi, c’est comme si je recevais un bouquet de fleurs à chaque nouveau post, des jonquilles, des roses, des marguerites, des renoncules, des pensées, des lilas, des iris, des crocus, des anémones, des cosmos, des gueules de loups, des oeillets, des fraisias, des paquerettes…

Voilà … Lulu et les zôtres … je viens vous dévoiler une partie de moi … : la maison familiale … ( au second plan ) avec son  atelier d’ébénisterie … palace rustique mais pas trop … devenu avec bonheur … au fil du temps  …  grâce aux  talents diversifiés et  à l’énergie du paternel et  à sa persévérance   dans une oeuvre colossale  de … destruction / reconstruction … ravalement de façades … ( pas toutes je sais … il y a encore du travail à faire  mais le responsable en chef  s’est éclipsé sur la pointe des pieds  avant d’achever son oeuvre … ) … agrandissement et  réaménagement intérieur …  incontestablement plus confortable et agréable à vivre qu’elle ne l’était  quand elle abritait encore  … grange et écurie … ( ! ) …

C’est dans ce lieu paradisiaque ( … enfin … pour moi ! … je conçois qu’il puisse être au contraire infernal pour ceux qui ont en horreur la campagne … ) … isolé  au beau milieu des prés dans un coin désertique de Savoie ( lieu-dit  : »Le Châtelard  » à Héry - sur la commune d’Ugine – ) que j’ai  passé une grande partie de mon enfance , avant que nous ne déménagions … «  à la ville  » … pour rapprocher mon père de son lieu de travail et ses enfants  … des collèges … et où je vais aller me ressourcer cet été avec grand plaisir …Mon  » activité  » préférée est d’alors de m’asseoir sur les marches de l’escalier et de .. voir … le temps passer … Je déteste  remplir ce temps privilégié car alors il passe trop vite … et l’heure du retour dans les vraies étendues désertiques sonne sans crier gare ! …

Tous ceux qui projetteraient … ou auraient subitement envie … de faire un tour en Savoie pendant les prochaines grandes vacances … sont cordialement invités à venir séjourner quelques heures … quelques jours … ou éventuellement un mois entier ( plus ? … ce serait à négocier ! … ) dans mon petit paradis où ils seront assurément les bienvenus … ( comment ça ? … ben … heu … je suis désolée … j’aurais bien voulu … mais je peux difficilement prendre en charge le coût des billets d’avion ! … j’espère que vous ne m’en voudrez pas … ) . Elle est très facile à trouver … vous ne pouvez pas vous tromper … elle se situe tout juste en bout de route … au fond de la dite impasse du Châtelard …

Je dois préciser qu’entre le vaste plan horizontal sur lequel est installée la maison et l’abrupte plan vertical couvert de conifères … il y a un fort dénivelé , invisible sur le cliché …  au fond duquel se trouve la route dite  des gorges de l’Arly et la rivière du même nom  … ( peut-être Mom …  l’as -tu déjà empruntée cette route ? … ) qui relie Chamonix à Albertville ou Annecy via Ugine …

Et vous … quel fut donc le lieu de votre enfance … ou celui où vous aimez aller vous ressourcer et … comme on dit … recharger les batteries … ?

Depuis que je sais que je vais déménager bientôt, je trie mes tonnes de papiers et je jette pratiquement tout. Parfois c’est difficile et triste de jeter comme ça toute une partie de sa vie, mais j’ai l’habitude. Hier, j’ai failli jeter une collection de papiers que j’ai écrits durant ma première année aux Etats Unis pour une classe de « personal history writing. » Finalement, j’ai gardé quelques textes marrants… et j’en copie un ici au cas où je perdrais ces papiers (dont je n’ai plus de copies électroniques). Je copierai les autres de temps en temps. Désolée, c’est en anglais et c’est long, et ce n’est ps nécessairement des textes faits pour des blogs, mais c’est de l’anglais très facile et ce sont des bons souvenirs pour moi. Je garde même les fautes d’origine :)

I really wanted to go, but my parents said it would kill me. And they were almost right! However, I was sure I could make it. It would be the first time I went somewhere with the other students in my class. I was sick of staying at home every time they were doing something fun. The year before, they had gone to Italy and to the mountains. I had stayed at home! This time, I felt that I could go with them. I was 17 and old enough to be a little more independent. I also wanted to take some risks because it would make my life a little more interesting.

So, I told my parents to trust me, and I took the bus on this very early morning of February 1990, with twenty other students and our English teacher. This bus would take us all to London, some twelve hours later. Since we all were poor students, we couldn’t afford the train, so we had to rent the bus. The « Tunnel sous la Manche » didn’t exist at that time, so the bus would drive to Le Havre where we would go on a boat, and then the bus would drive us to Canterbury, our final destination.

Of course, the bus driver didn’t want to take the French highways because there are « péages » to pay, so he took every little road he could find, until he had lost us in the deep and unwelcoming north of France! Fortunately, we were just on time to catch our boat, and, on this dark evening, the bus entered the entrails of the boat, while we tried to find a place to sit on the deck. It was the first time I would cross « La Manche. »

Just as we were leaving the port, the wind began to blow, and the security instructions began to be given: « If the boat sinks, don’t worry, » « it’s the first very strong wind in three years but don’t worry, we are prepared for it » and so on, just so that we would feel better! We were on the deck, trying to stay together, to see the stars through the heavy clouds, and to laugh rather than to scream.

I don’t know how, but we finally made it to England, arriving late at night in Canterbury. A lot of people were waiting for us. Every one of us had to go with a family with which we would stay for three weeks. I remember seeing a student from my class, Christian, leaving with somebody in a beautiful Porsche and wondering why it was he instead of I. My very good friend Catherine also left very quickly with a lady who seemed very nice. Then, a little man with a beard called my name and I left with him. He had a very British accent and I was too tired to understand him.

The house in which I was going to stay was a nightmare. It was close to school, which was good for me, but my room was on the second floor, and the stairs had no banister and very high steps, and the bathroom was on the first floor. I don’t remember how many nights I fell of those steps, trying to go to the bathroom without waking up the whole family.

This family, by the way, was very strange. The father was a German teacher, and he always talked to me in German, which upset and confused me a lot. The mother was never at home, and when she was, she cooked extremely bad dinners. The son was never happy, and the daughter was terribly ugly and almost simple-minded. Their bathtub was broken, so I had to take showers at the neighbors’, where another student was staying. There was no TV, but fortunately, there was a piano. Across the yard was the school, and behind the school was a farm with thousands of pigs, which smelled really bad!

On the first day of class, we had a big surprise: leather jackets, nose earrings, earrings for the guys, and chewing gum in class were not allowed. Smoking was also totally forbidden, and all these rules would create numerous problems between the schoolteachers and the students of my class. Our first class every morning would be art history, then we would have math or gymnastics or chorale, and in the afternoon, we could choose between silk painting and metalworking. I chose silk painting, and my two very best friends, Catherine and Michele chose the other class, which made me mad. I was very jealous of Catherine at that time, because she spent a lot more time with Michele than me, and I felt that she was stealing my friend. That first day of school, I also learned that Michele was staying with a very old woman in a very old and dirty place, and that Catherine was staying with a very nice family in a typically British cottage. Michele and I once spent a day with Catherine’s family, and the mother prepared a delicious meal for us, took us to visit a beautiful castle near the sea, and bought us « fish and chips. »

Two or three times a week, our English teacher would take us to London. That was the most terrible and also the best part of this trip to England. We would take the train together, very early in the morning, and arrive an hour later at the Victoria Train Station in London. In London, we would have to run the entire day in order to visit as many museums as possible and to see as many places as possible. In-between museums, we were usually free to spend an hour as we wanted wherever we wanted. But we had to be on time for the next museum or sometimes for a theater play. Our teacher was a very tall man, always stressed, and he would make us run from one underground to the next as fast as possible, then run to the museum, run to the London Bridge, run to the House of Parliament, run to the next museum, run to the underground, run to the train station…

The underground was a nightmare. We were such a big group that we couldn’t always stay together in the same car. So we didn’t know where to change trains or when to leave the train. We would always be scared to lose someone or that one of us might miss our train back home. For me, the always-broken-automatic-stairs would always be where I had to go and I was always the last one to enter the train–when I didn’t miss it! I was sometimes so tired I wished I had listened to my parents and stayed home. But at other times I was very happy not to have listened to them: I was having a lot of fun!

It was just the beginning of spring, and London and Canterbury were beautiful. We saw a lot of teacher plays and comedies, and I became very good at buying my tickets at the same time as Michele so my seats would be next to hers. I spent a lot of money buying CDs and books, and going to « interdit aux moins de 18 ans » movies.

In class, I had a very hard time understanding what the teachers were saying, so I copied different papers from everyone’s notebooks, except for my last paper. We had to write about our feelings towards art history, and I wrote a marvelous text explaining that I loved art history (which was not the case at all!). I lied so well that it saved me from the F I deserved for having copied all the other papers. In my silk paining class, I made a very ugly thing that doesn’t have a name. And in math, I spent a lot of time decorating my notebooks with my own artwork!

At my host-family’s home, I usually invited Michele to stay with me, and we would cook special Swiss dishes (not always good) and play four hands music on the piano for hours. Our favorite was the Hungarian Dances from Brahms, which we would play over and over and so often that my family was soon sick of it! Michele and I would also go to my place and stay there instead of going to school, when the weather was too bad, and play Brahms, only Brahms… The weather during those three weeks was very bad, so bad that usually, during the night, trees would fall on roads. That sometimes scared me, especially when I was feeling homesick or when I couldn’t sleep.

We all had so much fun that I sometimes wished those three weeks never ended. But they did. And again, we too the terrible bus that had no bathroom in it and got lost, the horrible boat that wanted to drown us, and the never-ending little roads of France. I was exhausted but I had survived, and I was ready for my next trip–to the United States!

PS. Parce que je suis trop triste et déçue qu’Olivier arrête son blog, je vous propose d’aller faire sauter ses commentaires en lui disant que de perdre un blog de cette qualité c’est pas du tout juste et trop cruel et une trop grosse perte pour la bloggosphère et qu’il a intérêt à s’en ouvrir un nouveau ou à continuer le sien sinon ça va chauffer! (et attention, Granbled c’est pas loin de Montréal!).

PPS. Un dernier petit geste pour la Sosso? Merci!

Partir comme ça, dès l’aube, alors qu’il fait encore un froid à tuer les cariboux, ce n’est pas mon truc. Surtout si le gèle a bloqué ma portière et que je dois rentrer dans ma voiture par la porte du passager…

Et SURTOUT si le gèle a bloqué la porte de mon réservoir d’essence et que je dois rouler plus d’une-demi heure sur l’autoroute avec un réservoir pratiquement vide en priant que le champ de maïs ne soit pas trop grand et que le bled suivant n’arrive pas trop tard!

Chicago, c’est une ville que j’aime vraiment beaucoup, à part qu’il y fait encore plus froid que dans mon champ de maïs! Grace au lac, il est très difficile de s’y perdre, et l’architecture me ravit toujours autant à chaque fois.

Pour ma conférence (à laquelle je suis arrivée une heure en avance même si cette fois j’avais prévu le coup du décalage horaire, il n’y a pas beaucoup d’embouteillages un samedi matin à sept heures), je me suis garée dans un grand parking… et à la sortie, ma carte a été refusée… puis annulée… puis j’ai réessayé… et puis ça m’a dit que j’avais reçu une réduction de 100%… et j’étais en train d’essayer de comprendre le truc quand la barrière s’est ouverte et je me suis cassée sans demander mon reste! J’espère bien avoir eu la réduction, parce que $24 de parking c’est quand même beaucoup!

D’habitude, je suis de l’autre côté de la ville et je vois la Sears Tower, mais cette fois, j’étais près du lac et la vue est très différente… enfin, si on sait distinguer la Sears Tower de la Hanckock Tower ;) La foule ça m’étouffe… je ne suis pas une fille des grandes villes… mais aujourd’hui j’ai essayé de m’imaginer vivant à Chicago… ou dans un autre Granbled du genre…

Tiens, d’ailleurs même la ville m’aide à mieux me l’imaginer…

C’est dans ce genre de building que je veux habiter, au bord du lac et avec personne autour, sauf que là il y a pas de balcon. Mais ce matin, en essayant de déneiger ma bagnole, je me suis rendue compte que la priorité numéro deux pour mon nouvel appartement, après le balcon pour les chatounes, c’est un parking couvert!

Ce que j’aime bien dans l’architecture de Chicago, c’est la diversité. Il y en a pour tous les goûts! Et grace aux embouteillages permanents de la ville, c’est facile de prendre des photos!

Ce que j’aime aussi, c’est caler mon appreil photo sur mon volant et prendre des photos sans regarder, juste comme ça, de temps en temps, en roulant au hasard des rues, et trouver des trucs marrants dans les photos prises ainsi, à mon retour.

Je veux aussi des souvenirs de ce pays que j’aime malgré tout beaucoup. Depuis que j’ai décidé de partir, après quand même plus de 10 ans ici, je me demande, à chaque fois que je vois un restaurant que j’aime bien, ou un magasin, ou une marque de nourriture, « est-ce que ça existe aussi au Canada? »

Ce qui est drôle (ou pas), c’est que les choses qui me manqueront le moins des Etats Unis sont probablement celles que je retrouverai le plus vite au Canada (à part un certain buisson maudit, thank goodness, mais malheureusement il a des acolytes même au pays des cariboux…)

Pour le déjeuner, je suis allée avec quelques copains manger dans un restau thailandais très sympa. J’étais assise en face d’une copine allemande qui vient d’accepter un boulot au Mexique! On a bien papoté des différences de législations entre l’immigration au Canada et l’immigration au Mexique, les prix, les papiers, les permis de travail, les chats, les voitures (personne n’a deviné pourquoi Nissan m’avait envoyé une lettre, et pourtant c’est facile: pour passer la frontière canadienne en prouvant que ma bagnole n’est pas mal fichue), les banques, les cours qu’on va enseigner, les salaires, etc. Marrant. La conclusion? C’est vachement plus simple d’immigrer au Mexique qu’au Canada!

Voili voilà. Retour à la case départ (et alors là, bonjour les embouteillages à la sortie de Chicago!!!) après une journée bien occupée. Snif si c’était mon dernier voyage à Chicago…