lun 12 sept 2005
US of A
dim 11 sept 2005
dim 11 sept 2005

Pour essayer d’oublier ce qui se passe dans le monde, les morts, les mensonges, la détresse, la violence, la peur, la bêtise, la solitude, la haine, la misère… et le fait que je ne puisse rien y changer. Je parlerai de ce qui se passe en ce moment dans ce pays un autre jour, quand j’arriverai à mettre des mots sur ma rage et ma tristesse.
dim 11 sept 2005
sam 10 sept 2005
sam 10 sept 2005
mar 30 août 2005
Bons souvenirs du week-end dernier avec ma ‘tite soeur de passage dans mon champ de maïs pour quelques jours. Cliquez sur la photo
[Rajoutage pour les touristes: Anaïs c'est ma petite soeur qui habite dans le Michigan pas très loin de l'Indiana et c'est elle qui est sur les photos, elle a une frange et moi pas et un petit nez et moi un grand et elle a 6 ans de moins que moi!]
jeu 25 août 2005
Ladies and gentlemen, je dois vous faire des aveux bien tristes: je suis naze! Epuisée jusqu’à l’os, la corde, la moëlle, et le coeur d’artichaut. J’ai du jus de navet dans les veines, les muscles réduits en confiture, les os tout fondus, le cerveau en bouillie, et l’énergie d’un calamar neurasthénique échoué sur une platforme d’exploitation d’ydrocarbures par temps de canicule. En un mot comme en mille, j’ai l’impression d’avoir passé sous un rouleau compresseur.
Je lisais ce soir un vieux post qui date du 30 avril, à la fin du semestre de printemps… et où je faisais une liste de tout ce que je devais faire cet été. Et bien je l’ai fait, tout ça… à part bronzer et dormir! Je n’ai pas arrêté. Même pendant mes 10 jours en France en juin, je n’ai pas arrêté de bosser sur une demande de bourse que je devais envoyer quelques jours après, et en plus, avec la débacle familiale qu’on connait, on ne peut pas vraiment dire que ça ait été des vacances. Le reste de l’été, j’ai bossé à fond sur ma recherche, écrit 3 articles, dont deux qui ont déjà été acceptés, préparé et présenté deux présentations de conférences, lu des tonnes et des tonnes de bouquins et d’articles, me suis occupée de l’association dont je suis la présidente (budget, etc.), écrit cinq « proposals » pour des conférences de l’année prochaine, préparé deux nouveaux sites internet pour les deux cours que j’enseigne cet automne, suis allée dans le Michigan, le sud de l’Indiana, le Wisconsin, Paris, l’est de la France, la Belgique, le sud de la France, et l’Ouest de la France, ai appris deux ou trois trucs sur les statistiques, ai appris des tonnes de trucs pas faciles en psychologie, ai pris des tas de cours pour savoir me servir d’Excel, trouvé 40 directeurs d’écoles d’anglais qui ont accepté de participer à mon projet, envoyé 30 dossiers à 30 universités pour qu’ils acceptent que j’y fasse ma recherche, fini par me trouver un nombre totallement inconnu de participants dans une vingtaine d’écoles, écrit trois questionnaires, les ai testés et fait traduire en 12 langues différentes (traductions dont j’ai reçu la facture ce matin: $2050,28), ai envoyé ces questionnaires avec des lettres individuelles, des timbres (j’ai réussi à dépenser pour plus de $600 de timbres en deux jours!!), des étiquettes à mon adresse, et des enveloppes de retour de courrier à ces 20 écoles… lundi dernier…
Et là, au moment où on pourrait croire que je peux enfin respire deux minutes en attendant les réponses des participants, ben non. Les cours ont repris et j’ai beaucoup d’élèves, des pas faciles, et dont je devrai lire et noter des papiers de 5 pages chacun chaque semaine. Et ce soir, je suis allée à mon premier « job search meeting, » qui est une réunion pour apprendre comment chercher du boulot… et je dois dire que je suis complètement découragée. Cette semaine, il faut donc que je révise mon CV, finisse d’écrire une lettre de motivation (je suis trop nulle pour ça!!!), écrive un résumé de ma thèse, écrive un « teaching philosophy » ou explication sur ma façon d’enseigner, écrive des emails aux 4 personnes qui ont promis de m’écrire des lettres de recommendation pour leur demander de le faire rapidement, demande des « transcripts » (lettre officielle des écoles où je suis allée qui expliquent quels cours j’ai passé et les notes reçues) à deux universités, et écrive un « writing sample » de 20 pages pour montrer comment j’écris mal parce que je n’ai pas encore de bonnes publications. Et dès le début de septembre, des centaines d’offres d’emplois seront envoyées par des centaines d’universités, et il faudra que je les trouve et y réponde… Le temps qu’il faut passer pour répondre à UNE (un?) offre d’emploi est entre 8 et 10 heures. Le nombre de réponses qu’il faut envoyer, en moyenne, pour se faire inviter à 2 interviews dans les universités et finalement recevoir UNE offre d’emploi (si on a beaucoup de chance!), est de 40.
Je peux pas. Ce soir, je peux pas. Je suis trop naze!
dim 21 août 2005
concervative? did you mean concervative?!!
Ecrit par miss lulu dans US of A, boulot boulot, politiqueVendredi, on a eu une grande réunion avec tous les profs du département d’anglais, parce que les cours recommencent demain. Et pendant cette réunion, un type de l’administration de Purdue (l’université dans laquelle je bosse, pour les touristes qui passent par ici) est venu nous parler du « typical freshman » que nous aurons la joie d’avoir dans nos classes cette année. Les « freshmen » ce sont les étudiants en première année, et ceux de deuxième année sont les sophomores, puis il y a les juniors, et enfin les seniors. Or cette année, il y a beaucoup plus de freshmen que d’habitude, parce que Purdue est une univesité publique et que l’état n’a plus de sous… donc il faut remplir les classes avec des étudiants qui payent!
J’ai trouvé que l’information donnée par ce type confirmait mon opinion sur le Midwest et en même temps m’attristait beaucoup. Voilà quelques extraits de ce que le papier reçu explique:
- contrairement à la moyenne nationale, Purdue a plus d’élèves masculins (59%) que féminins (41%), mais c’est normal, étant donné que c’est une université d’ingénieurs.
- il y a plus de 40’000 étudiants à Purdue, dont seulement environ 6’000 « graduate students » (qui font des études en master ou doctorat). Il y aura environ 8’000 « freshmen » cette année à Purdue.
- 82,3% des freshmen sont blancs (caucasians, comme on dit ici), 11,3% de « ethnic minorities, » et 6,3% d’étudiants internationaux, seulement. Purdue est pourtant la deuxième université publique qui a le plus d’étudiants internationaux.
- 89,7% vivent dans les dortoirs universitaires, contrairement à 77,5% de moyenne nationale.
- 79,5% vont à l’université pour se faire de l’argent avec un meilleur boulot (73% de moyenne nationale) mais seulement 52,9% ont l’intention de faire un master ou un doctorat (59.1% de moyenne nationale).
- 79,5% sont venus parce que Purdue a une excellente réputation (58,8%).
Et là pour les trucs qui (me) font peur, et les gros chiffres qui font des grosses différences:
- 83% vont à l’église régulièrement (79,6% de moyenne nationale).
- 58,2% on eu des contactes ou se sont fait des amis d’autres races/ethnicités (67,2% de moyenne nationale ), ce qui veut dire que nos élèves no fréquentent pas beaucoup de gens qui ne leur ressemblent pas.
- seulement 47,6% pensent que l’avortement devrait être légal (54,7% de moyenne nationale).
- 25% pensent que la discrimination raciale n’est PLUS un problème aux Etats Unis (22,9%).
- seulement 52,9% pensent que les discours racistes et sexistes devraient être interdits à l’université (57%).
- 40% pensent que l’armée devrait recevoir plus d’argent du gouvernement (33,1%).
- 50,8% pensent que les mariages « same-sex » devraient être légaux (57,3%).
- 58,3% pensent que l’ »affirmative acction » (discrimination positive) devrait être interdite à l’université (52,8%).
- seulement 29,3% pensent que la peine de mort devrait être abolie (33%).
- 2,3% sont de « far left » politiquement (2,9%),
- 20,7% « liberal » (26,8%),
- 44,2% « middle-of-the-road » (46,4%),
- 29,5% « conservative » (22%),
- 3,3% « far right » (1,9%).
Je ne sais pas pourquoi, mais je n’ai pas très envie de rencontrer mes nouveaux élèves demain…
jeu 18 août 2005
Lesson d’anglais du jour: « eye candy » se dit de quelque chose de très attirant mais en fin de compte peu intéressant, très agréable à regarder mais décevant si on y regarde de plus près. Un film comme Top Gun, pour les filles, est très eye candy (beau mec) et très eye candy pour les mecs (avions). Ce qui est eye candy fait surtout plaisir aux yeux, et parfois, c’est tout ce dont on a envie, c’est tout ce dont on a besoin! Bref, le eye candy c’est la satisfaction immédiate garantie, parfaite quand on n’a pas envie d’aller plus loin.
… Comme ce soir, par exemple. J’en ai eu plein les yeux des bonbons! Oh là là, j’avais du mal à y croire, j’imagine que dans mon paradis, il y aura une chambre (huhuh) exprès pour ça
(il y aura aussi une bibliothèque, un hall de symphonie avec un orchestre qui jouera le concerto pour violon de Brahms et le Bolero de Ravel, un océan, des petits chats, et plein d’autres trucs sérieux, hein, je ne suis quand même pas QUE superficielle!).
Donc, …. ouh là là, j’ai du mal à me remettre de mes émotions… pfiou…. oui, donc, essayons de nous concentrer! L’histoire c’est que c’est complexe… oui je n’aide pas, je suis d’accord… … Donc je cherchais quelqu’un pour faire des traductions pour ma recherche et j’en ai parlé à un prof de psy qui m’aidait avec mes statistiques et qui m’a dit de contacter le directeur d’un club d’étudiants qui s’appelle Friends of Europe et qui pourrait peut-être envoyer mon cri de détresse à toutes ses ouailles. Ce que je fis donc. En passant, le chef du club en question m’a dit que comme j’étais française moi aussi je pourrais faire être une amie de l’Europe et recevoir leurs messages et faire partie de leur club… et j’ai dit d’accord.
Et donc pendant quelques semaines, j’ai reçu des emails avec des annonces hétéroclites et variées sur untel qui cherchait un logement, machin qui vendait ses bouquins, et bidule qui faisait la fête… et tous les mercredi soirs, il y avait un film international, projeté dehors, sous les étoiles, dans le jardin d’Edie. A tout ceci, je n’y ai pas vraiment fait attention, jusqu’à l’annonce, hier, que le film de ce soir, le dernier de l’été, serait Delicatessen. Et là, j’ai craqué, patate que je suis, parce que j’adore ce film et que je me suis dit que j’avais bossé tout l’été comme une malade et que j’allais continuer tout l’automne et l’hiver et le printemps et que j’en avais marre de mon boulot et que je méritais bien une petite pause et qu’après tout il y aurait peut-être des gens sympas à cette soirée et que ce n’était qu’un film et que ça serait chouette de rencontrer certaines personnes qui m’ont aidée avec mes traductions et que je suis super anti-social et qu’il faudrait que je me soigne et que je bouge mon cul et que même si c’était nul y’aurait ma copine Gigi et que bon merdalafin!
Et j’y suis allée!
…
…
OH MY GOD!!!!!
…
…
Eye candy!!!!!
…
EYE CANDY PARTOUT!!!!!!!
…
…
Des jeunes hommes de toute l’Europe, d’Irlande, d’Italie, de Lithuanie, d’Espagne, de Turquie, des Pays Bas, de Pologne (le fameux plombier, je l’ai rencontré, il fait un doctorat en plombrie, en fait, et je lui aurait bien sauté dessus si j’avais osé!!!) de Norvège, de Grèce, d’Allemagne, de PARTOUT, et siiiiiiiiiiiiiiiiii adorablement mignons, craquants, adorables, gentils, beaux comme des dieux, séduisants, polis, simples, intéressants, drôles, élégants, enchanteurs, éblouissants, cultivés, charmeurs, galants, séducteurs, souriants, aimables, amusants, délicieux, coquins, captivants, ensorceleurs, envoûteurs, gracieux, fascinants… en un mot: ooooooooohhhhhhhhhhh!!!!! Oooohhh la vache!!!!! HOLLY COW!!!! J’étais entourée de beaux mecs, comme ça, et je ne savais plus où poser les yeux… j’en perdais mon latin…
Tout ça pour vous dire qu’heureusement que j’avais déjà vu Delicatessen cinq fois parce que là, même dans la pénombre étoilée de notre salle de cinéma céleste, j’en ai bien profité, de ces bonbons pour les yeux! Et ma foi, ça fait du bien de s’être sentie rajeunie de 10 ans, l’espace de cet instant magique!
ven 12 août 2005
Pour les femmes, il y a dans la vie certaines questions que les hommes ne se posent pas… du moins pas de la même façon… heu… disons que le problème est vu sous un autre angle par les hommes et les femmes. Et par les Américains et les Français aussi, visiblement. Alors je profite du fait que Monsieur et Madame Grandsparentsdemisslulu sont en vacances et donc ne peuvent pas lire ce blog pour vous faire part de me qui me tracasse: la mocheté des soutiens-gorges aux Etats Unis!
Quand je suis arrivée ici, il y a bientôt 10 ans, j’avais avec moi quelques soutifs assez jolis achetés en France et qui ont tenu un certain temps. En plus, l’urgence du moment était plutôt d’apprendre l’anglais en vitesse et d’avoir des bonnes notes en classe et non pas de draguer les jeunes hommes… enfin… moins, disons. Et je n’étais pas encore vraiment confortable dans mon corps, à ce moment, et je le détestais en masse plutôt que de le détailler et d’en admirer ce qui aurait dû être admiré. Donc je n’ai pas fait attention à la mocheté des soutifs vendus dans ce pays pendant longtemps.
Et puis petit-à-petit, l’oiseau fait son nid, et j’ai commencé à me sentir plus chez moi ici, à faire attention aux jeunes hommes autour de moi. J’ai aussi commencé à me sentir un peu plus à l’aise avec moi-même, et donc, par conséquence, à me soucier un peu plus de ce que je portais, non seulement à l’extérieur mais aussi en dessous… … parce que j’ai commencé à me dire que c’était une façon agréable de se sentir jolie, de se sentir une « vraie femme, » de porter des jolies choses, même si personne (ou presque?) d’autre que moi ne pouvait le voir. On se tient plus droite, plus fière, et on a moins peur de sourire, quand on se sent belle.
Malheureusement, c’est à ce moment-là que j’ai vraiment regardé ce qui se vendait ici, dans des magasins « spécialisés » dans la lingerie fine… comme par exemple Victoria’s Secret, le plus grand vendeur de lingerie du pays. Et là, oh détresse, malheur, tragédie, catastrophe, et débâcle, tout ce que je trouvais de « sexy » ne l’était pas du tout. Confortable, ça oui! Pratique, agréable à porter, tout ça, d’accord. Mais joli? Sexy? Séduisant? Féminin? Sensuel? Affriolant? Ravissant? Tentant? Aguichant? Attrayant? … Ensorcelant? … Troublant? … Non. Rien de tout ça. Dans un pays où le puritanisme excessif empêche qu’on montre même un sein à la télévision ou dans un film (mais la violence ça ça va, pas de problème), l’excès est poussé jusqu’à empêcher même en privé ce qui peut rendre une femme encore plus jolie et attirante! Oh bien sûr on peut trouver un peu de lingerie « ultra sexy » dans des magasins « privés » (sur internet, par exemple) et même chez Victoria’s Secret, mais là, je ne sais pas pourquoi, je trouve que ça frise la vulgarité. Ce n’est pas « joli, » c’est simplement trop (heu, ou pas assez, en fait…). Les couleurs sont criardes, les motifs pas intéressants, et ça donne tout de suite un air de vulgarité et de quelque chose de malsain et de « les femmes qui portent ça ont des intentions peu louables ou dangereuses… ou douloureuses… »… humm…
Bref, le triste résultat de tout ça c’est que la première chose que je dois faire à chacun de mes retours en France, c’est d’aller m’acheter 3-4 nouveaux soutifs. Je ne suis pas très riche, alors c’est encore du bas-de-gamme et assez simple, mais c’est quand même toujours mieux que ce que je trouve ici. Un peu comme le fromage: on en trouve, ici, mais il ne procure aucun plaisir! Et pour vous prouver ce que je viens de vous expliquer, voilà quelques images… de mes soutifs… oui oui… ce blog part à la dérive, je suis d’accord… mais bon, vous revenez tous de vacances à la plage (nudiste), alors bon, on va pas en faire un plat! Et je vous propose d’essayer de trouver quels soutifs ont été achetés ici et lesquels ont été achetés en France. Et de trouver ma taille, en France et ici, tant qu’on y est, huhuh! Et veuillez s’il-vous-plaît ne pas me piquer ces images pour en faire un fond d’écran





sam 6 août 2005
aaaaahhhh je riiiiiis de me voir si beeeeeelle en ce miroaaaaar!
Ecrit par miss lulu dans US of A, politiqueImaginez le buisson maudit. Sa gueule de crétin, son sourire niais, ses yeux de faux jeton… et sa façon de cracher des conneries plus vite que son ombre. Et souvenez-vous de cette sombre histoire dont on ne parle plus trop, mais oui, vous savez, cette histoire d’apporter la paix et la démocratie en Irak…
Maintenant, pensez à vos lectures de jeunesse. Tintin, par exemple. Ah, que je les ai lus et relus, tous ces albums, surtout Tintin au Tibet parce qu’il avait le courage de sauver Tchang malgé le méchant Yéti… Et Tintin en Amérique…. huhuh, vous vous souvenez du moment où il trouve du petrol au milieu de la prairie, et en trois jours il y a une ville construite autour du puit? Qu’est-ce qu’on rigolait! Qu’est-ce qu’on était innocents…
Maintenant que vous avez tous ces éléments dans votre petite tête, essayez de trouver qui pourrait jouer le rôle du buisson maudit le mieux, des personnages de Tintin. Qui pourrait jouer Blair? Et Powell, et Chichi, et Raffarin, mais oui, qui, dans les albums de Tintin, ferait le meilleur Jospin? C’est un sacré défit, n’est-ce pas? Mais marrant comme idée, je trouve. Ou bien allez dans l’autre sens et imaginez qui pourraient être chaque personnage dont vous vous souvenez, dans Tintin. Qu’est-ce que les Dupont et Dupond pourraient jouer comme rôle? Et il pourrait être qui, lui? Allez, essayez sans tricher!

Eh bien c’est fait, quelqu’un l’a eue cette idée merveilleuse, et raconte, avec des VRAIES images tirées d’albums de Tintin, l’histoire de la guerre en Irak. Et c’est extraordinairement bien fait. C’est tout un album, un album entier (61 pages!), qui raconte l’histoire de la préparation de la guerre, du début, du milieu, et… …. bon je ne peux pas tout raconter, hein, je veux pas vous gâcher la fin
C’est à voir absolument par ici, et j’ai trouvé ce chef-d’oeuvre chez Marquette. Et ce que j’adore, c’est qu’on voit où les dialogues ont été changés et où ce sont les originaux des albums de Tintin. Bonne lecture!
PS. Est-ce que quelqu’un peut m’expliquer ça? Pleine de curiosité que je suis, j’ai essayé ça et ça marche aussi…. bizarre… mais pas en avec google.com, et avec google.ch c’est très étrange, les O bougent et la moitié de la page est presque normale… Please explain!!
dim 31 juil 2005
Eh non, ce célèbre film ne se passe pas à Madison mais dans le county de Madison, celui qui se trouve en Iowa, pas celui qui se trouve en Indiana. Et en cette fin de semaine dernière, ce n’est pas Madison County que j’ai visité mais bien la ville de Madison, dans le Wisconsin, à prononcer Ouisconnsine. Pour la première fois de ma vie! Voilà le chemin que j’ai pris, en rouge, à travers l’Indiana, l’Illinois, et le Wisconsin, tout droit tout droit dans les champs de maïs à perte de vue. Probablement le voyage le plus ennuyeux de ma vie! Six (6!) heures de route sans rien, rien, rien à voir. En vert, c’est le chemin que j’ai pris au retour parce que c’était seulement de l’autoroute, et ça a pris le même temps que l’allée, en rouge. En pointillé noir, c’est le chemin que je voulais prendre mais que tout le monde m’a fait promettre de ne pas prendre… à travers Chicago… probablement plus sage, et surtout moins cher, parce que les autoroutes de Chicago sont jonchées de « tolls » (péages)!
Si vous cliquez sur la photo, vous aurez tout l’album! Et si vous cliquez sur les photos de l’album, vous les verrez en plus grand.
A part ça, la ville de Madison est très chouette. Il ne faisait pas trop chaud, il n’y avait pas trop de monde, la conférence était très chouette (pour ce que j’en ai vu, huhuh), j’ai pu me balader un peu dans le centre ville qui est vraiment un centre ville, ce qui est rare pour une ville américaine. En plus c’est une ville très libérale, au sens américain du terme, donc il y avait plein de restaurants et de magasins un peu ésothériques/punks/anti-Bush/marijuana/hippies/baba-cool/birkenstock/yoga/Tibet/tout ça. Super cool et relax comme ville! Je n’ai juste pas réussi à comprendre les indications sur les routes, dans la ville. Il y avait des bandes blanches et des trucs bizarres dessinés un peu partout et je n’ai pas trop compris à quoi ça servait, mais bon, la police ne me recherche pas encore, je crois… Ma présentation était un succès, mais ça on le savait, j’adore présenter à des conférences. Jeudi soir, j’ai mangé Népalais, je crois, et puis je me suis acheté des chaussures confortables parce que merdouille, les chaussures de conférence ça fait trop mal aux pieds! Sinon, le reste du temps, j’étais devant la téloche! C’est ce que je préfère quand je vais à des conférences! Pas d’ordinateur, pas de chats (snif), pas de bouquins chiants à lire, de thèse à écrire, de coups de téléphone à passer, de trucs urgents à faire…. un lit confortable, une dixaine d’oreillers douillets, une grande télé, et HBO (chaîne de films sans pub)…. le rêve! Cure de télé!!
Bien sûr, à mon retour, des tas et des tas d’emails urgents m’attendaient et c’était la pagaille totale, mes chatounnes étaient contentes de me revoir, et le travail n’avait pas avancé tout seul, je ne sais pas pourquoi! Mais en gros, à part ça plus les 1300 (mille trois cents!!!) kilomètres de champs de maïs traversés en trois jours plus les $700 de dépensés au total pour cette conférence, ce voyage était une bonne petite pause pour ma p’tite tête, je suis bien contente de connaître un peu Madison, d’avoir une ligne de plus sur mon CV, et d’avoir pu enfin voir le magnifique, vraiment magnifique centre des congrès dont l’architecte était bien entendu Frank Lloyd Wright, un architecte que j’aime beaucoup. Je vous conseille Madison pour vos prochaines vacances!
mar 12 juil 2005
Deux nuits, deux films, deux pionniers, deux découvertes!
Il y a peut de temps de ça, j’ai écrit un post en réponse au vote italien contre l’avortement et autres … heu… décisions de ce genre. Avec peu de succès et peu de réponses. Le film que j’ai vu ce soir m’a rappelé que les choses ne changent pas aussi vite qu’on le voudrait, parfois, et que certaines idées sont bien gravées dans nos cerveaux depuis des milliers d’années. Les femmes seront toujours les femmes, malgré les révolutions sexuelles, malgré la pilule, malgré les lois, malgré tout ce qu’on peut dire de ce monde moderne. On est peut-être un peu moins coincés à la surface, mais au fond, même au fond de nous, les femmes, on n’arrive pas à admettre certaines choses, à revendiquer haut et fort ce qui nous est dû, à crier nos différences, et surtout à les aimer. Le film que j’ai vu ce soir et que j’ai adoré est Kinsey. C’est l’histoire véridique d’Alfred Kinsey, un professeur de l’université d’Indiana, à Bloomington, effaré par les contrevérités, les mythes, et les explications pseudo-scientifiques et religieusement coincées de son temps concernant la sexualité. Et il décide d’apprendre ce qui se passe vraiment, ce que les gens ont vécu, ce qu’ils pensent, ce qu’ils font aux yeux de tous ou en cachette. Comme Leonard de Vinci, il veut savoir, scientifiquement, comment marche le corps humain. Et bien sûr. il se fait attaquer de toutes parts, et on crie au scandale. A part les trois minutes cuculs de la fin du film, je l’ai trouvé admirable et vraiment fascinant! Cet homme entend des histoires à dormir debout sur les pratiques familiales et religieuses, ces jeunes mariés à qui l’on a raconté des fabulations sur ce qui peut peur arriver d’horrible s’ils ne suivent pas la parole de l’église au mot et à la lettre, ces femmes battues quand elles ont leurs règles, ces homosexuels attaqués par des meutes qui n’ont qu’un mot à la bouche: Dieu, et qu’une émotion dans le coeur: haine. Et bien sûr, quand il parle de la sexualité masculine, il ne se fait pas toujours bien voir, alors qu’il est le pionnier de tout ce qui est éducation sexuelle et connaissance de la psychologie et physiologie sexuelle. Mais quand il parle de sexualité féminine, alors là, c’est la goutte qui fait déborder le vase et on le lui fera payer jusqu’à sa mort.
J’ai toujours rêvé d’être un génie, un génie incompris avec plein de sous! Je rêve d’avoir des idées et surtout de ne pas avoir peur de les essayer, de me lancer à l’aventure, de rentrer dans le lard des gens qui ont peur, d’oser tout, de crier que j’ai raison, de faire avancer le monde, de changer la vision que les gens ont de leur vie, de faire une différence, comme on dit en anglais. L’autre pionnier extraordinaire que j’ai découvert hier soir, c’est Howard Hugues, dans The Aviator. Celui à qui l’ont doit de pouvoir voler si facilement d’un continent à un autre, celui qui a permi la télévision en directe, celui qui a inventé les hélicoptères, à qui les météorologues peuvent dire merci à chaque fois qu’ils voient une tornade arriver, et… heu… celui qui a aussi inventé les bombes téléguidées et autres charmantes petites inventions de ce genre affectionnées par les militaires. Un type scandaleux lui aussi, abracadabrant, excessif, mais stupéfiant d’intelligence et de vision, qui a poussé les limites de la technologie d’une façon hallucinante. Bien sûr, il a l’argent, et le temps pour en faire ce qu’il veut. Il mène une vie déplorable, couche avec Ava Gardner et Katherine Hepburn, se shoot aux anti-douleurs, s’acoquine avec la CIA, dépense des millards en pacotilles… et comme avec Kinsey, on crie au scandale et on l’attaque de toutes parts. Mais comme Kinsey, c’est un homme extraordinaire, hors du commun, sans qui le monde serait bien différent aujourd’hui! Et le film lui rend bien homage. C’est un de ces films où l’on est parfois mal à l’aise pour le héros quand il devient un anti-héros dont on hait les faiblesses, un de ces films qui ne montre pas entièrement la réalité douteuse du personnage mais se concentre sur son génie, sa créativité, sa vision, sa force, son ambition, qui ne faillira pas un instant, et surtout, ses rêves, qu’il n’abandonera jamais.
Parce que c’est de ça dont on a besoin, nous, aujourd’hui. De cette force et de ce courage, de cette volonté de changer le monde, et de cette inspiration qui guide nos rêves les plus fous sans jamais tarir.
ven 8 juil 2005
Salad is good! Salad is healthy! Salad is better than chips, or chocolate, or junk food. What is junk fook? Junk food is pizza, hamburgers, french fries, ice cream, and things like that. I love junk food, but it is bad for my health. It is unhealthy.
So I eat salad, sometimes. Not always. But often. I like salad. In fact, I love salad very much! It is easy to make, simple, cheap (not expensive), quick, and yummy (delicious). In my salad, I can put all the vegetables I want: carrots, lettuce, radishes, onions, tomatoes, potatoes, cucumbers, mushrooms, corn, spinach, beans, cauliflower, broccoli, artichokes, asparagus, cabbage, peas, green, red, or yellow peppers, celery, and many more! Herbs are also good: chives, basil, sage, rosemary, mint, parsley, cilantro, dill, thyme, oregano, alfalfa, garlic.
You can cut the vegetables, or shred them (lettuce, for example), peel them (potatoes), chop them (cabbage), quarter them (broccoli), grate them (carrots), slice them (radishes), dice them (onions), shell them (peas), or trim them (mushroom).
Yesterday, I ate a delicious simple salad, with shredded lettuce, chopped tomatoes, hard-boiled eggs, and parsley, and sliced cucumber. Yummy! It was delicious
I don’t like celery and green peppers in my salad. I also don’t like mint, rosemary, and sage. But I love eggplants, zucchinis, tomatoes, mushrooms, chives, parsley, and potatoes. What do you not like? What is your favorite vegetable?

Bonne appétite
jeu 7 juil 2005
il est strictement interdit de téléphoner en conduisant, et d’avoir un blog, aussi!
Ecrit par miss lulu dans US of A, hautes études, voyagesAux Etats Unis, il n’est pas interdit de téléphoner en conduisant. En fait, on peut faire ce qu’on veut en conduisant, porter des sandales, pas de chaussures, et encore plein de choses qui sont interdites en France. Comme par exemple il est interdit de mettre des radars portables sur la route sans prévenir à l’avance les conducteurs qu’il y aura un radar à 1 kil de là ou quelque chose comme ça. Ou il est interdit d’arrêter quelqu’un qui n’a pas sa ceinture de sécurité si on a pas prévenu, 500 mètres avant le contrôle, qu’il y aurait un contrôle. Ouaip, bizarre… Enfin, tout ça pour dire que je trouve qu’il devrait être interdit d’avoir un blog quand on conduit. Sérieux. Je ne peux même plus compter sur les doigts de mes mains et de mes pieds le nombre d’accidents que j’aurais pu avoir et que j’ai failli avoir en essayant de prendre des photos pour les mettre sur mon blog en conduisant! C’est criminel! Je suis un vrai danger public dans ma voiture, depuis que j’ai un blog! Je suis la seule?

Bref, hier je suis allée dans le sud de l’Indiana. Pas le sud sud, mais presque. Pour la première fois. Et je dois avouer que j’ai été plus qu’étonnée par ma visite! Mais tout d’abord, une bonne nouvelle: la moitié de l’autoroute pour aller à l’aéroport est maintenant limitée à 70 miles à l’heure (120 kil/heure) au lieu de 65. Thank God! Donc, moi je croyais que tout l’Indiana n’était qu’un grand champ de maïs, hein, et quand je vais au nord et à l’est et à l’ouest, j’ai raison. Mais j’étais jamais allée vraiment au sud, et sous mes yeux, hier, j’ai vu le paysage se transfomer petit-à-petit, d’immenses champs de maïs tout plats et entourés de quelques arbres, en douces collines très boisées avec des petits champs de maïs ici et là mais aussi des vergers et… et… même des vignobles! C’est fou ça!

J’aime bien conduire comme ça toute seule pendant des heures. C’est très américain… et je m’y suis vraiment habituée. J’aime écouter la musique à la radio, la country souvent, que je n’écoute que pendant ces longs voyages, et puis les nouvelles locales des petits bleds que je traverse. Et puis j’aime l’anglais, j’aime la facilité des routes ici, des endroits faciles à trouver parce que 300 east sera toujours plus à l’est que 200 east, et perpendiculaire à tout ce qui s’appelle north ou south. J’aime ces grandes routes larges, ces magnifiques camions énormes, et les paneaux de publicités débiles qui disent « Christ is returning soon, as you ready? » Tout est démesuré et parfois ridicule, mais j’y suis confortable.

Donc hier je suis allée à Bloomington, ville où se trouve Indiana University, ou IU, le plus grand ennemi de Purdue (en football). IU est une université où les sciences « dures » sont moins importantes qu’à Purdue et qui est surtout célèbre pour ses départements de sciences humaines. Donc la ville, bien que ressemblant beaucoup à Lafayette en un peu plus petit, est beaucoup plus libérale, au sens américain du terme (donc anti-bush, pro-avortement, etc.).


Pour mon déjeuner, je suis allée dans un Irish Pub (ben oui, on me l’avait conseillé) et je suis restée pendant une heure à la terrasse du restau, à regarder la vie passer devant mes yeux. Pendant tout ce temps, je n’ai pas vu UNE SEULE voiture passer devant moi avec un de ces petits autocollants de ruban qui dit « support our troops » ou « God bless the USA » ou un truc comme ça. PAS UNE SEULE! Alors qu’à Lafayette, faut se lever tôt pour voir UNE voiture qui n’en a pas deux ou trois! C’est comme si j’étais dans un autre pays! Les gens aussi, sont différents. Ils ont une tête beaucoup plus « grunge » et « funky » qu’à Lafayette. Quant à la bouffe de l’Irish Pub, bof bof, pas géniale du tout. La seule chose bouffable était les potato puffballs, petites croquettes de patates avec du fromage et de l’ail à l’intérieur, à manger avec ses doigts et de la sour cream. La salade composée avec chicken était plus que moyenne (mais énnorme en taille!). Mouais…


Et puis le campus d’IU est absolument superbe! Purdue, c’est des briques rouges et c’est assez joli je trouve, un mélange de vieilles briques et de verre moderne. IU, c’est blanc, et un mélange de gothique-romanesque-moderne très chouette. Et on dirait que le campus a été construit au milieu de la forêt. C’est magnifique! Wouah, j’ai vraiment été impressionnée par cette petite ville et l’université (mais à part ça, c’est vraiment minuscule et perdu au milieu du grand vide indianesque!).







Et avec ces quelques photos prises du musée d’art, je demande aux parisiens de trouver qui en est l’architecte! Regardez bien les détails des deux premières photos.




Voili voilà. Conclusion: tous les champs de maïs de l’Indiana ne se ressemblent pas! Et tous les habitants de l’Indiana (les Hoosiers, à prononcer houjeurz) non plus! J’y retourne dans 10 jours… cette fois, j’essayerai un restau japonais!
mer 29 juin 2005
Au téléphone:
Monsieur: Bonjour madame, ici le Time Magazine.
miss lulu: Bonjour Monsieur.
M.: Je vous téléphone pour savoir si vous voulez continuer votre abonnement avec nous ou pas.
ml: J’ai pas d’abonnement avec vous!
M.: Ben si, vous en avez un, peut-être que quelqu’un dans votre famille a un abonnement à votre nom…
ml: Y’a personne d’autre dans ma famille ici.
M.: Bon, alors la meilleure chose à faire c’est de terminer votre abonnement avec nous comme ça vous ne continuerez pas à payer l’abonnement pour rien.
ml: QUOI? Vous voulez dire que j’ai payé pour quelqu’un d’autre?? J’espère que vous allez trouver qui c’est et me rembourser!
M.: Une chose à la fois. D’abbord, on termine l’abonnement.
ml: OK. Terminez-le!
M.: Maintenant, on va vérifier que vous êtes bien vous. Vous êtes bien miss lulu, du champ de maïs numéro 13 à droite?
ml: Oui…
M.: Bien. Nous avons une copie d’un chèque utilisé pour payer l’abonnement à Time Magazine à votre nom, et nous allons vérifier qu’il est bien de vous. Dans quelle banque êtes-vous?
ml: The Cornland Bank.
M.: Bien, c’est déjà un bon début. Maintenant on va vérifier les numéros. Est-ce que vous avez votre carnet de chèque avec vous?
ml: Oui…
M.: Alors le chèque que j’ai sous les yeux, là, commence par les chiffres 038 2990 001. Est-ce que vous pouvez vérifier et me dire les numéros suivants?
ml: Heu… Oui c’est bien ça… Mais heu… puisque vous avez le numéro suivant sous les yeux vous pouvez me le lire vous-même et je vérifierai.
M.: Mais madame, pour vérifier que vous êtes bien vous, il faut que ce soit vous qui me donniez les numéros du compte en premier, sinon je n’ai aucun moyen de vérifier!
ml: Monsieur, moi je n’ai aucun moyen de vérifier que vous n’êtes pas en train de me piquer mon numéro de compte! Vous avez visiblement déjà le nom de ma banque, je vais pas en plus vous donner mon numéro de compte, c’est pas ça qu’il faut que vous vérifiiez, c’est le numéro du CHEQUE! Je ne sais pas qui vous êtes et je ne donne pas comme ça mon numéro de compte en banque par téléphone à n’importe qui!
M.: … Raccroche brutalement!
Petite explication: le chiffre qu’il m’a lu (038 etc.), qui se trouve en BAS du chèque, est en fait un chiffre qui indique de quelle banque vient le chèque, donc une fois qu’il a su que ma banque était The Cornland Bank, il a trouvé le numéro fastoche. Les chiffres qu’il voulait ensuite que je lui lise étaient le numéro de mon compte en banque, qui se trouve en effet juste après ces 10 chiffres qu’il m’a lus. Normallement, quand on vérifie un chèque, on demande le numéro du chèque (premier chèque que j’écris dans cette banque est le numéro 1, j’en suis à 266 avec cette nouvelle banque ou un truc comme ça). Ce numéro de chèque se trouve en HAUT du chèque.
Le vol d’identité et de données personelles est très courant aux Etats Unis et fait perdre des millions de dollars aux individus et aux banques! Il y a d’ailleurs une pub très marrante à la télé là-dessus: on entend une voix de fille qui parle de ses dernières dépenses, des fringues qu’elle à achetées, du restau où elle à bouffé, du concert où elle est allée… et petit à petit, on voit que c’est un gros mec obèse ignoble fumant le cigare qui parle avec cette voix. Parce qu’il y piqué l’idéntité de la fille, et donc connait ses numéros de compte et de cartes de crédit, de « social security » (numéro très précieux ici), son adresse, etc.. Les banques font très attention, mais les gens, assez peu. Je vois comme on peut se faire avoir facilement avec ce genre de conversation téléphonique où on panique et où on nous dit que c’est NOUS qui nous somme fait avoir… pour mieux nous avoir! Heureusement, je ne me suis pas fait eue cette fois tout simplement parce que je me suis déjà fait avoir une fois et que j’ai appris ma leçon! Et aussi parce que je sais comment fonctionne un chèque et ce que veuleut dire les chiffres qu’il y a dessus! Je sais que ce genre d’arnaque commence en France, alors faites attention!
C’était la minute fâchée-culturelle-moralisatrice-idiote-sérieuse-instructive-dégoûtée de miss lulu. A vous les studios
dim 26 juin 2005
NON AUX JO! (post en bas de la page sauf avec PC+IE)
Ecrit par miss lulu dans US of A, souvenirs, special events, tempêtes de cerveauQuand on a eu les Jeux Olympiques à Salt Lake City, j’habitait à une heure de là, c’était cool. Pendant deux ans avant les jeux, toute la vallée de Salt Lake était en travaux, les hôtels, les magasins, les autoroutes, les routes, les immeubles, le tram, l’aéroport, les ponts… Tout, quoi. Tout le temps! Heureusement que Salt Lake est une relativement petite ville (comparée à Paris, that is), et donc les bouchons n’étaient pas insurmontables… mais quand même, ça a été la galère pendant au moins deux ans! Et puis tout a augmenté, le prix de la bouffe et de tout dans les magasins, mais aussi le coût de l’immobilier, de l’essence, des hôtels, et tout ça. Pas chouette! Mais bon, on se disait que ça serait chouette d’avoir les VRAIS JEUX chez nous, qu’on y irait, qu’on verrait plein de stars, qu’on deviendrait des vedettes pendant deux semaines…
Quelques jours avant l’ouverture des JO, on a eu une pré-ouverture pour les « locaux. » Dans mon école, après avoir vu la flamme olympique passer juste devant notre nez, on a décidé d’y emmener nos élèves avec plein de profs. C’était à Salt Lake, donc il fallait louer deux bus, conduire (sur les nouvelles autoroutes, génial!) jusqu’à la moitié du trajet, se garer dans un grand parking, et prendre le tram qui nous conduirait jusqu’au centre de Salt Lake. Ensuite il fallait un peu marcher dans le centre ville pour atteindre l’immense centre des congrès de Salt Lake. Comme je sortais d’une grosse opération pis que je me fatiguais très vite, et qu’en plus on allait y passer l’après-midi et qu’il y aurait beaucoup, beaucoup, beaucoup de monde, une de mes collègues à piqué le fauteuil roulant de sa mère et on a décidé que j’allais faire la « pré-ouverture » en fauteuil roulant. J’aime pas ça du tout, hein, mais faut dire que là, c’était absolument génial comme idée!
D’abord, on a eu droit à une place de parking handicapés pour aller prendre le tram gratuit, donc on a pas dû chercher une place pendant 20 minutes et se tapper les 500 mètres de parking comme tout le monde. Ensuite, bien sûr, le tram était super équipé donc ça n’a pas été un problème d’y monter et le voyage s’est super bien passé. Dans Salt Lake, tout est prévu pour les handicapés donc on n’a eu aucune difficulté à se balader un peu avant d’aller dans le centre des congrès, boire une limonade, grailler un p’tit sandwich dans un restau sympa où les toilettes étaient propres et très accessibles pour les chaises roulantes, et trainer dans un centre commercial en attendant le début de la soirée. Et dans le centre des congrès, bien sûr, il y avait des tonnes de portes et de sections et d’étages, mais à chaque section et à chaque étage, il y avait bien sûr des sièges réservés aux chaises roulantes, des ascenseurs réservés, et partout, des gens serviables et prêts à aider avec le sourire.
La soirée à été géniale! D’abord, dans les couloirs du centre des congrès, il y avaient plein de gens du monde entier qui exposaient des tas de choses, chantaient, dansaient, jouaient d’instruments bizarres, nous apprenaient plein de mots étranges, portaient des habits exotiques, nous offraient à manger des plats mystérieux, nous parlaient d’endroits lointains… Et puis tout le monde (moi inclue) portait ces petits pins avec marqué dessus « Je parle français » ou « Ich spreche Deutsch » ou « Hablo Espanol » ou « I speak English » (moi j’avais ces quatre-là, mais mes élèves en avaient dans plein d’autres langues!) dans toutes les langues du monde! Bien sûr, ce n’était pas la vraie ouverture, mais quand même, c’était très impressionant, et les 40’000 spectateurs de la soirée ont passé des moments très chouettes, avec plein d’artistes du monde entier, de la musique internationale, des couleurs, des danses, et tout ce qu’il faut pour faire un spectacle grandiose… et pour pas très cher, surtout qu’on était en groupe et avec une école et avec des jeunes et avec des locaux! Je pense que ça a finalement dû me revenir à $10 ou $15!
C’est au retour que la chaise roulante s’est avérée être la plus utile! Bien sûr, à la sortie du spectacte il y avait BEAUCOUP de monde et les rues et les trams gratuits étaient bondés! Il y avait des trams qui partaient toutes les 5-10 minutes, mais même, les gens devaient attendre environ 30-40 minutes en faisant la queue avant de pouvoir avoir la chance de s’entasser comme des sardines dans un wagon (plusieurs wagons avaient d’ailleurs été emprûntés à d’autres lignes de tram du pays. C’était marrant de voir les wagons défiler avec marqué dessus Atlanta, Denver, ou Seattle, ou des noms de villes exotiques, comme ça (je me souviens plus exactement de quelles villes il s’agissait, hein)). Bref, quand mes amis et moi on est arrivés près du tram et on s’est mis dans la file d’attente, on a été tout de suite repérés par quelqu’un qui travaillait pour la compagnie du tram et qui nous a conduit dans le tram suivant, en passant DEVANT TOUT LE MONDE! Et PERSONNE n’a rien dit, ralé, protesté, RIEN! On n’a pas attendu plus de deux minutes! Et bien sûr, il y avait des places réservées dans le tram, et les gens se sont levés pour nous laisser de la place, et c’était super pratique et sympa.
On a pas mal voyagé, passé tout l’après-midi à se balader dans Salt Lake, faire les restaurants et les magasins, essayer des fringues, acheter des bouquins. On a passé une soirée dans un grand centre où il y avait pratiquement cinquante mille personnes. Et tout ce temps-là, on n’a pas eu une seule difficulté avec la chaise roulante, pas un moment d’hésitation avant de faire quelque chose, pas un endroit où il était impossible ou trop difficile d’aller, pas un regard de travers, pas une remarque désobligeante! Tout était facile, accessible, pratique, fait pour faciliter les choses, propre, et les gens étaient serviables, souriants, aimables, et toujours prêts à aider, même avec les petits détails (tenir une porte, porter un plateau repas, trouver un bouquin que je cherchais…). Est-ce que ça se serait passé comme ça à Paris? Jamais! Je n’aurais même pas osé sortir de chez moi!
Tout ça pour dire que j’espère que les JO de 2012 ne seront pas à Paris! D’abord, ça casserait les pieds de ma famille qui y habite, et ensuite, j’aurais trop honte d’être française et j’en ai trop marre d’essayer de défendre notre réputation. Je suis sûre que la moitié de la France, dont la RATP, la SCNF, Air France, les camionneurs, les vignerons, les employés des musées, les restaurateurs, et les hôteliers, serait en grève avant, après, et pendant les jeux. Ensuite, la circulation serait un vrai enfer pour tous, encore bien pire que maintenant et pendant des années! Et les transports en commun étant ce qu’ils sont (essayez de prendre le métro si vous avez plus de 60 ans, portez des valises ou des enfants, êtes en fauteuil roulant, ou ne marchez pas très bien, et vous comprendrez de quoi je parle), je n’arrive même pas à concevoir comment les gens se déplaceraient. Sans parler de la pollution, du coût de la vie, des toilettes inaccessibles et dégueues, des restaurants où les zones non-fumeurs ne sont pas respectées, des stars que vous ne rencontrerez pas, des foules d’étrangers perdus dans Paris et que personne n’aide, (et c’est pas la jeunesse française qui parle anglais, croyez-moi!)… et j’en passe! A mon avis, il y a anguille sous roche: les Américains vont pousser le Comité Olympique à donner les jeux à Paris pour que la France s’enfonce encore un peu plus et ne soit plus seulement un objet de haine (Irak) et de ridicule (29 mai), mais aussi un object de railleries inépuisables, de moqueries méchantes, et de plaisanteries douteuses pour les Américains et le reste du monde! Alors moi, je dis NON AUX JEUX OLYMPIQUES DE 2012 A PARIS!
mer 22 juin 2005
Five little speckled frogs, sitting on a speckled log, eating the most delicious bugs, one jumped into the pool, where it was nice and cool…
Ecrit par miss lulu dans US of A, rigolades, special eventsDepuis quelques temps, dans les rues de Lafayette et de West Lafayette, c’est l’invasion! Il y a des grenouilles PARTOUT!! Et croyez-moi, ces grenouilles-là sont transgéniques et ont bouffé toute leur vie du maïs de par chez moi: elles sont de la taille d’un très gros cochon, regardez les voitures à côté! Sur leurs papattes, comme ça, dans les rues, à regarder passer les passants en souriant pour la photo, elles sont presque de la même hauteur que moi et déjà vachement plus larges! Assise, là, sur leur popotin balaise, elles sont de ma taille! Si elles se redressaient pour sauter, elles seraient bien plus grandes que moi! On en voit des choses bizarres par chez moi, j’vous dis!
Je n’ai pas réussi à toutes les photographier, déjà que j’ai failli avoir 15 accidents pour photographier celles-là en m’arrêtant au milieu de la route avec mes « emergency blinkers » et tout le monde rigolait… Ensuite faut les trouver, hein, et on peut bien sûr recevoir une carte avec toutes les locations mais je vais pas jouer à la touriste dans mon propre champ de maïs, tout de même! Et finalement, faut avoir du temps! C’est pas tout de faire trois fois le tour de la ville dans tous ses sens uniques, de trouver les frogs, pis de s’arrêter au milieu de la route pour les prendre en photo. Faut encore trouver le temps de le faire… pas seulement pour une grenouille, mais pour … des tas et des tas! C’est une vraie chasse au trésor grenouillesque, et comme les jeux de Pist’H d’Heidi, ça ce fait pas tout seul (surtout que mes célèbres co-équipiers n’étaient pas avec moi cette fois)! Alors bon, je pense qu’il doit y en avoir une bonne cinquantaine au total… et en voilà une grosse trentaine. Enjoy
Et admirez les détails!
Qui saura retrouver le papillon? Et qui saura trouver l’erreur? Et laquelle est votre préférée favorite? Et votre détestée favorite?

C’est quoi ça? Une sumo-grenouille? ou bien une grenouille en chocolat?

Alors quand on passe devant, on met sa main dans un pot de peinture pis ensuite on fiche une baffe à la grenouille! Nan, c’est pas vrai, mais ça aurait été marrant

mmm…. beurk…

Back to what? Marrante

Mignonne, celle-là, avec plein de photos d’enfants… A part ça elle a la varicelle?

Jolie, on dirait un peu mon champ de maïs celle-là.

Pouah, beurk, elle me fiche la trouille celle-ci, par contre!

Huhuh, elle bouffe des fleurs
J’aime beaucoup les nénuphares!

Celle-là elle pleure parce qu’elle a une « frog in the throat, » c’est-à-dire qu’elle a mal à la gorge ou avalé de travers!

Wouah, disco! ou techno? Je sais pas, je suis trop vieille pour savoir ce genre de chose moi

Monsieur Frog lui-même, à votre service! Ah, il paraîtrait que c’est Humphrey Frogart lui-même!

Celle-là elle est restée un peu trop longtemps dans la vase…

Heu, ionique ou dorique la colone?

Vive le parti Démocrate! (en fait, c’est un cochon de l’année dernière, parce que cette année c’est des grenouilles mais l’année dernière c’était des cochons! J’ose pas imaginer l’année prochaine… des cafards?)

Ah j’l'aime bien celle-là, mais elle me fait un peu peur avec ses yeux rouges!

Elle, est est royauté, elle a du sang bleu, c’est sûr!

Des p’tits coeurs? Comme c’est mimi! (beurk!)

Ah enfin une grenouille joyeuse! Ca fait un peu Ron Macdonald mais bon…

Madâââââme vous êtes trèèèèès moche!

Encore une mutante échappée de Star Wars ou un truc comme ça…

Ouééééé, j’l'adore celle-là, je suis sûre qu’il y a un p’tit moteur dedans, alors je me mettrais sur son dos pis on irait se balader ensemble, vroum vroum, attention devant!!! C’est ma Corvette Frog!

Une grenouille… verte, quoi! Ben ouais, vous en avez jamais vu des comme ça?

Alors excusez-moi, mais là ça frise le mauvais goût… charmant petit chapeau… pis même la torche, attention ma belle, tu vas te cramer le poil! C’est Monsieur Eiffel qui serait content de voir ça, tiens!

Ah ouais, top cool, celle-là, elle est super! C’est « a frog in cornland » vraiment! Je devrais la piquer et la mettre comme mascotte de mon blog!

Très jolie…. c’est le perroquet de la Castafiore?

Heu… oui… je te tiens, tu me tiens, par la barbichèèèèèètheeeuuuuuhh…..

Elle a trop fumé celle-là, ça se voit à ses yeux, ils sont plein de maïs

Super celle-là! Elle se trouve devant la bibliothèque de Lafayette. C’est mon prince charmant, je l’ai enfin trouvé!!!

Ah beurk!!!! Pas du tout charmant suilà! Il parait que c’est Luciano Frogarotti…

Madââââme, faudrait p’têt arrêter de bouffer autant de cheesecake vous savez…

Et ça?? Ben c’est Purdue, bien sûr!! Juste à l’entrée du campus. Ouais, le cochon de l’année dernière était mieux quand même!

Ah ouais, ça c’est original! Avec la rouille et tout… bravo, là! Son nom est Rivit-ed, parce que les grenouilles font « rivit, rivit » et non pas « croa croa » par ici (le maïs transgénique, je vous dis…), et quelque chose qui est « riveted » c’est un truc qui est vissé, collé ensemble. Pas mal!

A la Van Gogh… le pauvre, s’il voyait ça… j’suis sûre qu’il s’arracherait un oeil, tiens! Vincent van Toad? You must be kidding!! Mon Dieu!

Ah ben celle-là elle avait sa propre voiture
Pas mal pour une grenouille, hein?!

Mosaic… allez, pas mal, 8/10 on dira, pour la créativité.

Ouf, enfin une madame pas trop moche! Oups, on vient de me dire en coulisse que c’est « The Frog Formerly Known as Prince » en fait! Mouahahaha!

Celle-là elle avait plein de messages dessus mais j’ai pas pu les lire parce que j’étais arrêtée en travers d’une intersection et le feu était vert et tout le monde claxonnait et je voulais la prendre en photo mais elle était floue parce que j’étais stressée pis elle était au milieu des fleurs alors je voulais rouler sur les fleurs pour aller voir de plus près mais je me suis dit que ça allait encore une fois prouver que les français sont des sauvages alors je me suis retenue mais donc j’ai pas pu lire ce qu’elle avait écrit sur son dos la coquine!

Celle-là, si on regarde bien, elle a plein de trucs cools dessus, mais je sais pas si c’est de la mayonnaise, du ketchup, ou de la moutarde.
Et pour en voir d’autres que j’ai pas trouvées (y’en a plein de superbes que je suis sûre qu’ils ont même pas mis dehors et qu’ils cachent jalousement parce qu’elles sont trop belles!) et avec le son en plus, je vous conseille grandement d’aller voir par ici. Cliquez sur « astro frog » et ensuite sur les petites flèches à droite ou à gauche… et coupez le son très vite
… C’est bon les cuisses de grenouilles? Il paraît que ça goûte comme le poulet…
dim 22 mai 2005
heeeeeeeelp!
Ecrit par miss lulu dans US of A, chatounes, n'importe quoi, tempêtes de cerveau, voyagesA part ça, qu’est-ce que je mets dans ma valise?

Je n’ai pas le temps de réfléchir, c’est l’angoisse totale! On est dimanche et mon avion part dans 30 heures… et je suis dépassée par les événements! Panique à babord, panique à tribord, panique dans l’écoute de trinquette, panique dans les haubans, panique dans les champs de maïs…
Alors, cher lecteur et chère lectrice, voilà l’occasion de faire ta BA de la journée: aide miss lulu à faire sa valise en lui racontant quel temps il fait à Valenciennes, à Lille, à Paris, à Montpellier, à Toulouse, à Millau, et en lui rappelant les choses qu’elle doit absolument emporter!
En attendant, je viens de casser mon miroir: 2 ans de malheur, hein, seulement, parce qu’il était déjà 1/3 cassé et qu’il en reste encore 1/3 entier… C’est de la bonne qualité, quand même, il doit bien avoir 9 ans au moins et je continue à m’en servir! Je dirais qu’il peut encore tenir deux ans!

PS. Ca y est, ça a été vérifié scientifiquement, mes chatounnes sont les dignes chatounnes de leur mère adoptive: Sosso adore le white chocolate-raspberry cheesecake, et Calinette adore la glace rhum-raisin!
PPS. Petit cours de culture, grace à Monsieur Le Piou qui s’est fait faire une plaque d’immatriculation personalisée. C’est trés chouette comme idée je trouve, parce que les frais sont plus élevés pour ces plaques et l’argent va à diverses organisations et en plus on s’amuse avec les mots pour pouvoir en mettre le plus possible sur une toute petite plaque. En Indiana, il y des tonnes de plaques différentes, plus que partout ailleurs, je crois: pour les vieux, ceux qui aiment faire la cuisine, les arts, l’éducation, la nature, la lutte contre le cancer, les pompiers, les survivants de Pearl Harbor, la food bank, la « mental health, » la police, les clubs de jeunes, et même Lewis and Clark, comme on peut le voir ici (il suffit de cliquer sur chaque lien pour voir les plaques, c’est très sympa)… et il y a aussi plein plein plein de plaques de chaque université. Autre fait culturel: on appelle la plupart des universités ici par leurs initiales, par exemple UCLA c’est University of California at Los Angeles, ou bien BYU c’est Brigham Young University, U of M c’est University of Michigan, IU c’est Indiana University, etc. (on peut voir ces initiales en cliquant sur les plaques d’immatriculations de colleges et universités d’Indiana sur la page que j’ai donnée au-dessus. Allez voir, ça vaut le coup d’oeil). Ce qui est drôle, par contre, c’est qu’on appelle pas Purdue University « PU » parce que « piyou » ça veut dire « beurk ça pue! » en anglais. D’ailleurs, le logo de presque chaque université utilise ses initiales mais Purdue n’utilise que le P. Voilà, c’était le quart d’heure culturel de miss lulu en directe de son champ de maïs. A vous les studios!
mer 18 mai 2005
academia
Ecrit par miss lulu dans US of A, boulot boulot, hautes études, tempêtes de cerveau, ze miss luluCa y est, c’est officiel, c’est 98% sûr, c’est certain: je dois finir mon doctorat dans un an! UN AN! Les gens normaux finissent leurs doctorats en au moins cinq ans, en général, ou même plus… mais non, moi je vais essayer de tout faire en quatre ans. Hah! Je vais essayer, hein, parce que c’est pas encore gagné, mais ma directrice de thèse pense que c’est possible. Elle veut se débarasser de moi en fait, je suis sûre!
Tout cela signifie quelque chose de très important: I AM ON THE JOB MARKET! En français: je cherche un boulot
Je déteste l’expression anglaise, ça me fait penser au meat market, le marché à viande… huhuh… une belle entrecôte ma p’tite dame? Et en plus, on dit qu’on a des qualités « marketable, » mais je sais pas le mot en français, ça veut dire vendable, en gros. Par exemple si j’ai étudié le génie méchanique, je suis plus « marketable » que si j’ai étudié la linguistique! Mais si je parle plus d’une langue étrangère, je suis plus « marketable » que si je ne parle qu’une seule langue.
Etre « on the job market » ça veut dire que je dois commencer dès maintenant à chercher du boulot pour l’automne 2006! Ben oui, en « academia » c’est comme ça, les « job openings » sont publiés entre août et octobre, et ensuite, on reçoit les réponses vers février ou mars, et là soit c’est non, soit c’est une invitation à aller visiter le campus (l’université où on veut bosser) pour faire une présentation et se faire interviewer par 25 personnes dont les étudiants qui seront nos élèves. Ensuite, quelques semaines après la visite, on reçoit soit un non, soit un oui! Et là on est super content! Mais tout ce cirque signifique qu’entre février et mars, on voyage beaucoup et parfois sans avoir eu le temps de tout planifier, parce des écoles peuvent vous dire non mais vous rappeler à la dernière minute (avril-août) pour vous offrir le job après tout parce que leur candidat préféré à finalement accepté l’offre d’une autre école. Les écoles qui vous invitent à une campus visite payent pour le billet d’avion et une nuit d’hôtel, mais c’est super crevant, parce qu’il faut tout savoir sur les gens qui vous invitent, l’école, les programmes, et être prêt à faire une présentation et être interviewé non-stop pendant toute une journée!
Enfin… moi j’ai jamais vraiment fait ça sauf une fois où je suis allée visiter une école pendant une semaine et c’était assez cool, mais là c’est différent! Donc ça va pas être facile de mener la barque de la recherche d’emploi tout en faisant ma recherche, en écrivant 300 pages de thèse, et en enseignant deux classes différentes et que je n’ai jamais encore enseignées! Toute personne cherchant une directrice d’école de langues sera gentille de me le dire. En fait, je ne veux pas aller en France… je chercherai plutôt au Canada ou en Suède ou un truc comme ça… mais bon, si jamais quelqu’un a des tuyaux…
Le copain avec moi, sur la photo, c’est Xiaoye, un super copain chinois, grâce à qui j’ai reçu quelques prix et réussi à finir d’écrire un gros article! Si j’avais voulu sortir avec quelqu’un, ici, c’est avec lui que j’aurais voulu sortir. Sauf qu’il veut rester aux Etats Unis et pas moi. Il vient de finir son doctorat, il y a quelques jours, et il a trouvé un boulot super chouette et ultra bien payé à Penn State qui est une école géniale! Alors voilà, peut-être que dans un an, ça sera moi, sur la photo, qui serai habillée en noir (gown) et bleu avec le petit chapeau (mortar board). Knock on wood, comme on dit…

dim 15 mai 2005
Aux Etats Unis, il y en a moins mais ca passe plus vite. En France, il y en a plus mais ca passe moins vite. Mais en fin de compte, ca revient exactement au meme. De quoi parlais-je?
ven 6 mai 2005
La parole est d’argent, le silence est d’or, et ma connection internet est pourrite!

kèskeusékseutruk?
mar 3 mai 2005
Oui mais c’est pas de ma faute, hein… pas entièrement, en tous les cas… bon d’accord, c’est de ma faute… mais en fait non, pas du tout en fait, non mais, faudrait pas exagérer quand même!
En tous les cas, ça me fait bien raler: d’abord je reçois une facture du BMV (non, pas le BMW qui me donne une voiture gratuitement, malheureusement), le Bureau of Motor Vehicules, pour $150 pour « reinstatement. » Bon, je comprends pas trop ce que ça veut dire, reinstatement, la dernière fois que j’ai été « reinstatée » c’était quand je me suis fait virer de l’université et que j’y ai été ré-acceptée… et puis on était jeudi soir, et j’ai essayé de refléchir à ce que ça pouvait bien être vendredi, samedi, et dimanche….
Lundi, j’ai téléphoné au BMV à Indy (et j’attends des heures avec la petite musique cucul), et ils m’ont dit que mon permis de conduire avait été annulé parce que lors de mon accident en décembre, je n’avais pas prouvé que j’avais une assurence! QUOI?? C’est quoi ce merdier?? En décembre, après l’accident, j’avais reçu un papier que mon assurence devait signer et que je devais envoyer au DMV, et je l’avais apporté à mon assureur, qui m’avait dit qu’il le signerait et l’enverrait lui-même. Bon, alors je téléphone à mon assureur et je commence à l’engueuler, mais il me dit qu’il a bien envoyé le papier en question! QUOI?? C’est quoi ce merdier?? Alors il m’explique que ce qu’il a envoyé en décembre n’était pas une preuve d’assurence mais une preuve d’accident, et parfois, dans environ 70% des cas, le BMV demande une preuve d’assurence quelques mois après. Comme ça, sans raison particulière, juste pour rigoler! Les cons! Et donc ça veut dire que je roule sans permis valable depuis une semaine, ou plus…
Alors moi je jure que je l’ai pas reçue, leur demande de preuve d’assurence! Bon d’accord, j’ai tendence à jeter à la poubelle plein de lettres qui veulent me vendre des cartes de crédit et de papiers qui veulent me vendre des maisons, des voitures, et des bananes pour pas cher, mais je fais quand même attention. Bon d’accord, j’ai changé d’adresse la semaine après avoir refait mon permis de conduire il y a bientôt deux ans de ça et je ne l’ai pas changée officièlement, mais ça ne devrait pas être le problème, puisque j’ai quand même bien reçu la facture de $150! Alors quoi??
Bon, mon assureur me dit qu’il n’a pas les papiers en question mais qu’il les signera dès qu’il les recevra! Alors je re-téléphone à Indy (avec la petite musique cucul pendant des heures et ça me coûte la peau des fesses bien sûr), et là, la madame me dit que non, ils ne renvoient pas ces papiers et qu’il faut que j’aille au DMV de Lafayette moi-même et refasse la demande. Grrrr…. bon, donc je vais à une petite réception en milieu de journée (toujours sans permis) pour recevoir encore quelques lauriers (pfff ça devient même plus drôle!) (parce que j’ai fait plein de trucs géniaux avec les ordinateurs et mes élèves, cette fois), j’écoute plein de blah blah, puis je me gare à un endroit pas du tout permis (toujours sans permis) pour essayer de voir ma prof que je n’ai pas vue depuis belle lurette, mais elle n’était pas là, donc je quitte Purdue (toujours sans permis) et je traverse toute la ville pour aller au fameux DMV en priant qu’il ne me demande pas comment je suis arrivée là-bas sans permis…
Et bien il ne me l’ont pas demandé, parce qu’ils étaient fermés! Ouaip, merdum, ouvert le samedi toute la journée, mais fermé le dimanche et le lundi! Ah elle est belle la jeunesse! Donc j’ai refait toute la ville pour aller faire trois courses en passant (toujours sans permis) et rentrer chez moi. Il faudra que j’y retourne aujourd’hui, après être passée sur le campus pour re-essayer de voir ma prof… et une fois que j’ai le fichu papier, il faut que j’aille chez mon assureur (toujours sans permis) et qu’il signe le bidule en question, et puis il faut encore que je l’envoie à Indy, ce qui veut dire que maintenant, ça doit bien faire 10 jours que je roule TOUS LES JOURS sans permis et ça prendra encore bien 4-5 jours au minimum pour être « reinstatée » (et on espère que ça marchera et qu’il y aura toujours $150 sur mon compte d’ici là (ce qui n’est pas évident, vu la situation actuelle), sinon ça va encore chier dans les ventilos pour cause de chèque en cahoutchouc, comme on dit ici (ben oui, il rebondit (c’est joli, comme image, non?)!)!)!) (ah non, une parenthèse de trop, sorry).
Conclusion de l’affaire, je ne sais toujours pas si c’est de ma faute ou non mais ça me faich’ comme on dit chez moi. Avec tout ça, je n’ai toujours pas vu ma prof, ma connection internet merdouille, j’ai les yeux qui brûlent et le nez rouge, j’ai failli avoir 30 accidents de voiture hier tellement j’avais la trouille qu’un flic me chope sans permis, et le printemps semble enfin être arrivé! Et merci à kiara pour le super bouquin qu’elle m’a offert
Bon, je suis toujours pas sortie de mon lit, moi, alors bye bye pour aujourd’hui amigos, à bientôt, et bonne journée à tutti!
sam 23 avr 2005
Il est intéressant de voir que je voulais parler de droit hier, juste avant de tomber sur ce triste article dans le journal. Ca tombe bien, je pourrai peut-être expliquer deux ou trois choses là-dessus aussi. En fait, je voulais parler de droit après une petite discussion intéressante que j’ai eue chez Jerome, à propos de macdo, d’assurance maladie, de syndicats, et de café renversé.
Les Etats Unis sont un pays réputé pour ses poursuites en justice à droite et à gauche. Et jusqu’à il n’y a pas très longtemps, je trouvais que ce système était assez nul et qu’il était trop facile de poursuivre en justice n’importe qui pour n’importe quoi. En réalité, depuis que je prends des cours de droit et d’aministration, je vois la situation sous un tout autre angle, et c’est passionnant. Je voudrais en parler un petit peu ici, pas beaucoup, parce que j’aurai du mal à m’exprimer en français sur des choses apprises en anglais, et en plus, je ne connais pas bien le système français. Il faut aussi se souvenir que chaque état, aux Etats Unis, a ses propres lois et régulations, et donc qu’il est difficile de généraliser. Il y aura toujours des exeptions! Mais je vais essayer de généraliser quand même un peu… et comme on dit en anglais, bear with me!
En fait, il y a plusieurs constitutions: celle du pays entier, qui est la plus puissante, et puis celle de chaque état, qui est parfois bien différente mais qui ne peut en aucun cas contredire la constitution fédérale. Heureusement, cette dernière est quand même assez vague dans certains domaines, comme par exemple l’éducation, et donc chaque état fait sa loi en ce qui concerne la façon de payer pour l’éducation, ce qu’on enseigne, et comment. C’est pourquoi le système d’éducation peut varier tellement d’un état à l’autre. Quand il y a un problème, par exemple quelqu’un se fait virer de son boulot sans raison, comme cela arrive souvent dans l’Indiana (un état où on n’a pas besoin de donner des raisons pour virer quelqu’un du jour au lendemain), on peut poursuivre en justice celui qui a causé le tort (donc là, l’employeur). Tout d’abord, on ira dans les courts locales, et puis d’appel en appel, on montera dans la hiérarchie et on arrivera aux courts de l’état en question. Si un juge prononce un jugement au niveau de la court de l’état, ce jugement influencera tout l’état. Par exemple, si le type s’est fait virer parce qu’il était trop vieux et que l’état trouve que ce n’est pas juste de discriminer contre les vieux, plus personne dans cet état ne pourra discriminer contre les vieux. Si la court suprême des Etats Unis trouve que le cas est important et descide d’accepter un appel (ils ont le choix, et dans le cas de Terri Chiavo ils avaient refusé les appels), alors là, leur jugement influencera le pays entier.
C’est vrai que les Américains ont un peu tendence à poursuivre en justice pour un oui ou pour un non. Le problème, c’est que le système social est entièrement différent de celui de la France. Ici, il y a très peu de sécurité de l’emploi, et il faut se battre pour qu’une assurance paye, pour recevoir des « benefits » (retraite, assurance sociale, etc.). Les patrons ont tous les droits. Mais petit à petit, à coup de poursuites en justice, les employés ont réussi à obtenir de ne pas se faire virer pour certaines raisons: âge, handicappe, et grossesse! Et même encore aujourd’hui, peu d’états donnent plus de trois jours de congé payé aux femmes enceintes! Après maintes poursuites en justice, elles ont maintenant le droit de prendre jusqu’à deux semaines de congés après la naissance, mais ce ne sera pas des congés payés. Pareil pour les accidents de travail! Il a fallu des dixaines et des dixaines de poursuites pour que les employeurs soient enfin obligés de payer pour les maladies et accidents et ne virent pas leurs employés au moindre accident. C’est là que je dis que souvent, ces poursuites en justice sont nécessaires! Et jamais gagnées d’avance, dans ce pays où l’individualisme et le capitalisme sont rois!
Dans tout ça, il y a un niveau très intéressant un peu à part et qui me plait bien: « academia, » comme on dit en anglais, ou le système universitaire. Là, les choses ne se passent pas de la même façon qu’ailleurs. Les poursuites en justice ne sont pas rares mais beaucoup plus récentes que celles dans les autres domaines, et elles sont traitées par les courts de justice un peu différemment. Il y a ce qu’on appelle la « academic deference, » qui veut que les juges avouent ne pas tout connaître dans le domaine de l’éducation et donc respecter les décisions des profs. Par exemple, si un élève en génie civil poursuit en justice son prof parce qu’il a eu une mauvaise note, le judge admettra souvent qu’il n’est pas en mesure de juger si la note était méritée ou injuste parce qu’il ne s’y connaît pas en génie civil et donc l’élève perdra son procès. Si un élève n’est pas accepté dans tel ou tel programme, le juge vérifiera que les profs n’ont pas été racistes, sexistes, ou anti-handicappés, mais c’est tout, pour le reste, il fera confience aux profs qui n’ont pas accepté cet élève pour X raison. Cela marche rarement, par contre, pour tout ce qui conerne le sexisme (les sports, par exemple), le racisme (les bourses d’étude pour les athlètes noirs qui ne ne sont pas obligés d’apprendre quoi que ce soit mais qui rapportent des millions aux universités) et tout ce qui concerne les handicappés (obligation de mettre des assenceurs et rampes dans les nouveaux buildings, interprètes, aides spéciales dans les dortoirs et les classes, etc.). Ce qui est intéressant, c’est de voir que les élèves poussent maintenant la chose à un autre niveau, puisque celui-ci ne marche pas bien, et commencent à parler de « contrat » et là, c’est une autre affaire! Par exemple l’université disait, dans ses guides et publications, que les élèves de tel programme devaient prendre tel et tel cours pour recevoir leur diplôme. Or, soudain l’université change d’avis et demande aux élèves de ce programme de prendre des autres cours. Si, au départ, il n’était pas clair que les cours requis pouvaient changer au milieu du programme, les élèves ont le droit de dire que le contrat n’a pas été tenu. Mêmes combine avec la sécurité sur les campus (prévention, crime, etc.), les salaires des employés, le sexisme et le racisme contre les employés, etc. Malgré tout, en général, l’université va gagner pour tout ce qui concerne l’enseignement, la connaissance, et la « academic freedom, » qui laisse les élèves et les profs dire à peu près tout ce qu’ils veulent (c’est pour ça que Jennifer, hier, a pu dire ce qu’elle a dit et que personne ne pourrait gagner un procès contre elle).
Allez, une dernière chose et puis je me tais. C’est les étrangers. Je viens de faire une présentation dans ma classe de droit sur les étrangers… eh ben c’est pas joyeux! En fait, depuis le 11 septembre, le Patriot Act fait la loi (ce fameux act que personne n’a eu le temps de lire avant de l’approuver, 3 jours après le 11 septembre, comme l’a si bien montré Michael Moore), et je l’ai lu, et ce qui est très intéressant et que peu de gens savent c’est qu’il fait que tous les droits que les citoyens américains ont (liberté d’expression, privacy, etc.) ne sont plus valables pour les étrangers. Par exemple, dans les écoles, il est absolument interdit de dire à qui que ce soit les notes des élèves (à part à l’élève en question) ou des informations sur les élèves (adresse, numéro de tel, combien il a reçu pour sa bourse d’étude, etc.). L’information est extrêmement privée. Et puis si quelqu’un veut tout savoir sur vous, il doit vous prévenir qu’il fait des recherches (warrant). Mais plus pour les étudiants étrangers! Grace au Patriot Act, maintenant, il est possible d’envoyer des Trojan viruses dans les ordinateurs de n’importe qui et ce Trojan va enregistrer chaque page internet regardée, chaque documment ouvert, et chaque touche tappée sur le clavier, donc aussi tous les mots de passe. Des agences comme le FBI ou la CIA ou la Homeland Security peuvent aussi aller dans les bibliothèques, par exemple, et demander ce que j’ai pris comme bouquins, et il sera strictement interdit à la bibliothèque de me dire que quelqu’un a regardé ce que j’avais emprûnté et lu! De même la Constitution fédérale donne droit à tout citoyen de savoir pourquoi on l’arrête, d’avoir un avocat, et de se défendre, mais les étrangers (pas seulement les illégaux, hein, je parle de gens comme moi!) n’ont plus aucun de ces droits! Les embassades, les juges, et n’importe quelle agence fédérale ont le droit d’annuler les visas de n’importe qui, n’importe quand, et pour n’importe quelle raison sans avoir besoin de se justifier. Et de dire que n’importe quel étranger est un « suspect terroriste » sans explication ni preuve aucune.
Enfin, tout ceci est tellement complexe que je pourrais écrire 25 bouquins là-dessus! J’aime me sentir protégée par la academic deference, mais j’aime pas trop ce fichu Patriot Act!
ven 22 avr 2005
Student offers modest proposal
Homosexuality is a contagious malady which adversely affects our economy and endangers Americans souls.
The homosexual population in the United States drains our economy. The government requires companies to provide insurance for domestic partners and their children which forces prices to rise, which harms every American consumer.
Homosexuality also affects the souls of the ten percent of Americans who have fallen victim to the plague. The Bible clearly states that any man who lays with another man should be put to death and end up in Hell.
I have objectively examined the homosexual plague and have created a modest proposal to eradicate the epidemic. Extraordinary members of the police agencies will be employed to gather homosexuals for redistribution in « degayification » camps. These camps will provide the homosexuals with the proper tools to alleviate their symptoms.
All infected will attend rigorous religious therapy which programs their minds away from the « gay temptation. » The program will also treat the physical arousal from the disease by wearing out the body in fields, performing hard labor.
I am not unrealistic with my goals and realize this treatment may not be enough for some. The remaining contaminated will be subjected to therapy where the infected males will be forced to perform involuntary intercourse on the infected females.
The camp is not a permanent settlement and those who still do not respond to treatment will be castrated.
My solution is not without reward. First, the homosexuals will save their souls from eternal damnation. Second, land owners will receive compensation for land used by the degayification camps. This means the materials are produced cheaper and prices will be cheaper.
It does not benefit me. I offer it as a way to solve the homosexual problem and invite others to provide better plans.
Jennifer R. Gordon, Sophomore, School of Agriculture, Purdue University, West Lafayette, Indiana, The Exponent, April 22, 2005, p. 6.
jeu 14 avr 2005

Pour qui veut venir me rendre visite, voilà la carte avec les directions
Et oui, Lafayette et West Lafayette sont deux villes à part entière et très différentes: à Lafayette, il y a les pauvres, les immigrés qui travaillent au noir, dont les enfants, qui parlent à peine anglais, vont dans des écoles sans moyens, et les « blue collars » (ceux qui travaillent dans l’usine Subaru, par exemple). A West Lafayette, il y a les riches, les immigrés qui travaillent pour l’université, dont les enfants, des futurs ingénieurs, vont dans des écoles privées excellentes, et les « white collars » (ceux qui travaillent à l’université, pour des grandes compagnies, et dans les affaires.
A Lafayette, un nouveau restaurant ou magasin ne survit pas plus d’un an et la moitié du tout petit centre ville est à l’abandon. A l’extérieur de Lafayette (les grandes zones blanches à l’est de la ville), il y a toutes les usines, comme Subaru, et puis les « malls » immenses où la jeunesse va passer ses soirées et ses week-ends. A West Lafayette, on trouve les restaurants et les magasins exotiques qui vendent des tas de choses importées et qui coûtent la peau des fesses. A West Lafayette il y a neuf terrains de golf et les magnifiques bâtiments de l’université qui s’agrandit tous les jours et qui essaye d’impressioner le reste du monde scientifique.
Mais c’est malgré tout le Midwest, et c’est un Midwest typiquement pauvre culturellement et économiquement. C’est mon champ de maïs
mer 16 mar 2005
Je suis dégoûtée, écoeurée, attristée, et lassée. Oui, il faut bien avouer la vérité, je n’ai pas déclaré Miss Kitty Calinette quand je l’ai adoptée en juin dernier, ni Sosso, en novembre. Je me disais que je les déclarerais quand je signerais mon nouveau contract pour l’année prochaine… Mais comme je suis maudite, ça m’est retombé dessus encore une fois.
Pourquoi je suis maudite? Parce que je ne supporte pas les chiens. Ou plus précisemment les aboyements de chiens, les chiens je les adore tant qu’ils ne font aucun bruit et ne me sautent pas dessus pour me bouffer le nez. Et je savais que je ferais mieux de me taire. Mais là, ça allait trop loin. Déjà que l’année dernière mes voisins de droite ont pris un chien qui aboyait pas souvent mais très fort, surtout quand ses maîtres n’étaient pas là, et que j’ai osé me plaindre… et heureusement, ils ont déménagé assez vite. Mais cette fois-ci, c’est mes voisins d’en face qui ont adopté un chien, que dis-je un chien, un minuscule bidule, un bébé basset ou je ne sais pas trop quoi, qui hurle et pleure dès que ses maîtres ont le dos tourné!! Et moi, je bosse souvent à la maison. J’essaye de me motiver à travailler sur une thèse de doctorat et c’est pas facile. Mais quand en plus il y a un chien qui pleure et que j’entends comme s’il était dans mon salon TOUTE LA JOURNEE, ça me rend FOLLE et je pète les plombs!
D’abord, j’ai mis un gentil mot à la porte des voisins: « monsieur madame, votre chien pleure tout le temps quand vous n’êtes pas là, c’est casse-pieds, faites quelque chose merci. » Nada. Ensuite j’ai ralé chez le proprio. Nada, les voisins ont nié avoir un chien! Alors j’ai continué à me pleindre, je sais que j’aurais mieux fait de me taire, ma situation illégale étant ce qu’elle était, mais franchement, j’étais prête à enfoncer la porte et à tordre le coup à la pauvre bête! Donc les voisins ont enfermé le pauvre petit chien dans les toilettes toute la journée! Vachement bonjour l’idée, ça résonnait dans les canalisations, je n’osais plus prendre une douche sans avoir l’impression que le chien allait m’arriver dessus à travers les tuyaux!
J’ai continué à me plaindre… et il est arrivé ce qu’il devait arriver: les voisins se sont plains que je laissais mes chats sortir dans le couloir parfois et que ça traumatisait leur pauvre bébé. Dixit la voisine: « ses chats trainent tous seuls dans les couloirs la nuit et ça fait peur aux autres habitants de l’immeuble et ça rend mon chien fou. » Eh oui, sans que je le sache, Sosso et Calinette se faisaient la malle tous les soir dès que j’étais endormie et allaient harceler les voisins, saccager l’immeuble, et affoler les bébés! Bonjour la jeunesse!!
Dans cette charmante lettre qui m’ordonnait de mettre sous clé mes pauvres chatounettes ou des les promener « en laisse et pas dans les couloirs pendant la nuit, » on m’ordonnait aussi de signer un « pet contract, » (pet ça veut dire animal de compagnie, pas « fart » prout) et de payer le « pet rent » (loyer animal de compagnie) et le « pet deposit » (caution animal de compagnie), ainsi que de montrer les certificats de vaccinations et de donner le numéro du véto. Moi, je pensais bien que ça finirait pas me tomber dessus et ce n’est pas ça qui m’a fâché, mais plutôt les bêtises racontées par les voisins sur mes chatounes adorables que je ne laisse sortir que quand je vais avec elles, que je surveille, qui rentrent en courant dans l’appart dès qu’elles voient passer quelqu’un, et qui adorent le chien de l’autre, gentil, voisin! Les gens sont nuls. Mes pauvres chéries pleurent tous les jours pour sortir…
Par contre, pleine de bonne volonté je suis allée faire un « pet contract » aujourd’hui en me disant que payer $20 de plus par mois plus $150 de « deposit » ça n’était pas trop, étant donné combien j’aimais mes chéries et qu’elle me le rendaient bien et que bon j’allais échanger ça contre le garage couvert qui me coûte $15 par mois puisque le printemps arrive et qu’il ne devrait plus trop neiger et puis que bon, j’aurais dû payer tout ça depuis juin dernier donc j’avais quand même fait bien des économies… Eh bien figurez-vous que ce n’est pas $20 par mois de plus que je vais payer, mais $20 par mois de plus PAR CHAT! Mais qu’est-ce qu’ils en font de ce pognon??? Si j’avais trois mecs qui habitaient avec moi ça ne coûterait pas un sou de plus de loyer et ça ferait bien plus de dégâts dans l’appart, et je ne serais pas obligée de montrer leurs certificats de vaccinations!!! Je suis dégoûtée. Je vais finir mon gratin d’aubergine et retourner à mon régime pâtes/céréales/soupes micro-onde pour encore quelques années… Et puis si vous voulez soutenir les chatounettes, vous pouvez leur faire des petits cadeaux qui seront les bienvenus parce que là, bonjour les vaches maigres… heu… les chats maigres!
Hier, j’ai fini par mettre une autre lettre chez les voisins qui disait, cette fois: « chers voisins, si votre chien n’arrête pas de me casser les pieds nuit et jour, je vais appeler la SPA! Il existe des moyens d’apprendre à son chien à ne pas aboyer et je vous propose vivement de les essayer très vite parce que moi j’en ai très marre! » C’est la guerre!! Tadadaaaahhh!
ven 25 fév 2005
plus on est grand plus on est bete plus on rigole!
Ecrit par miss lulu dans US of A, hautes études, rêves, souvenirs, special events, voyagesAutomne 2001, je finis ma thèse de maîtrise et je me prépare pour la suite. Mais quelle suite? Telle est la question. Comme je suis une étudiante professionelle, je me dis que je ne peux faire qu’une seule chose: continuer mes études! Alors je commence à envoyer des dossiers de candidature à plusieurs universités… mais en fait, je ne finis qu’un seul dossier, celui pour Purdue. Pas envie d’aller en Ohio, New York me snob et me demande de repasser le TOEFL alors que ça fait trois ans que je suis prof de TOEFL et quand je le repasse avec 298 (sur 300) je me trouve trop bien pour eux, la Californie c’est pas un bon programe, et le Canada c’est trop compétitif… donc il ne me reste que Purdue. Et je stresse à mort: que ferai-je si Purdue ne m’accepte pas?!
Février 2002, je craque. Je téléphone à Purdue un matin à 7 heures (mais avec le décalage horaire ça marche juste) et je les implore de me dire si j’ai été acceptée. La secrétaire me dit qu’elle vient de mettre la lettre d’acceptance à la poste! Et puis là, la panique: mon Dieu, moi?? faire un doctorat?? mais je suis folle!!! Et d’abord c’est où Purdue?? Ah en Indiana? C’est où l’Indiana??!! Holly cow!!! Que puis-je faire d’autre? Je ne m’en sortirai jamais! Je suis trop nulle! Il faut que je trouve un appartement! Il faut que je pense à mon déménagement! Il faut que je trouve un boulot de prof aussi pour payer mes études! Il faut que je quitte mon boulot que j’adore et mes élèves chéris et mes profs adorés. Je vais quitter l’Utah, après plus de six ans… je commençais à m’y faire… en fait j’étais très bien ici… … ma petite maison était si chouette… …
Avril 2002, je « défends » ma thèse avec succès. J’aime ça, être une star! Et puis je commence à chercher des déménageurs. Avec un peu de chance, je pourrai bosser encore pendant tout l’été, envoyer tous mes cartons et meubles dans un camion deux semaines avant mon départ, et puis quitter l’Utah avec ma voiture le dernier jour du semestre, rouler deux jours, arriver en Indiana dimanche soir, et commencer les cours et le boulot lundi matin. Alors je cherche sur internet: tant de pieds cubes de meubles et de cartons, tant de miles entre l’Utah et l’Indiana, tant de jours, tant d’argent! Je compare, je trifouille, je téléphone un peu partout, et je finis par choisir un déménageur pas trop cher et qui a l’air pas mal. Quand il faut faire un « deposit, » sa machine à carte de crédit ne marche pas mais je peux envoyer un chèque, ouf! Tout va bien, le camion sera là 2 semaines avant la fin du semestre et arrivera en Indiana au même moment que moi. Je pourrai donc quitter mon appartement exactement à la fin du mois de juillet et vivre quelques jours chez des copains jusqu’à la fin du semestre.
Fin juillet 2002, jour-J, j’attends le camion. Mes cartons sont faits, et le camion doit arriver à 10 heures du matin. J’attends. J’attends. Je dois aller bosser et le camion n’est toujours pas là. Je rentre du boulot et le camion n’est toujours pas là. J’essaye d’appeler et personne ne répond, il est trop tard, et le lendemain c’est samedi, personne ne travaille! Je panique. Je dois avoir quitté l’appartment avant mardi. Où est le camion? Où est mon argent? Que vais-je faire de mes affaires si le camion ne vient pas?? J’ai la flemme de défaire mes cartons alors je vais m’acheter un drap et une chemise pour le lendemain… et puis je téléphone à ma soeur qui se lance à la trace du-dit camion… Mauvais week-end!
Lundi matin, verdict numéro 1 de la compagnie de transports: le camion ne pourra pas venir, en fin de compte, et non, il n’y aura pas de remplacement et de toutes les manières on ferme boutique, au revoir madame, ce numéro de téléphone n’existe plus, votre correspondant a mis la clé sous le paillasson! Verdict numéro 2 de la soeur: la compagnie de transport en question est sur la liste des déménageurs malhonnêtes de Floride, quand les gens sont riches ils vont prendre leurs affaires et ne les rendent que si on paye une rançon faramineuse ou bien ils vendent tout simplement les affaires des gens… Quand les gens sont pauvres (comme moi, Dieu merci), ils prennent seulement les chèques de « deposit » et ne se donnent pas le mal d’aller chercher les 3 meubles minables et invendables. Verdict numéro 3: mes très chers élèves, à qui j’ai raconté mon histoire au bord des larmes et un peu stressée, décident de m’aider. Toute la classe arrive chez moi, refait les cartons, nettoye la maison, transporte toutes mes affaires chez une élève qui a une grande maison, y passe la journée et la moitié de la nuit, et le lendemain, l’appart est quitté en bonne et dûe forme avec le proprio!
Première semaine d’août, bilan du désastre: je suis une vraie conne de m’être fait avoir comme ça, il faut que je loue un camion et le conduise moi-même avec mes affaires à travers tous les Etats Unis et avec ma voiture attachée derrière, je dois continuer à bosser jusqu’à la fin du semestre, je dois fermer mon compte en banque avant que la « compagnie de déménagement » lave mon chèque et en ré-écrive un pour des milles et des cents, j’ai perdu de l’argent, du temps, de l’énergie, le camion va être très très cher, et vraiment, je suis une vraie conne! Trouver un camion n’est pas si difficile, et heureusement, ma soeur et ma tata viennent à ma rescousse et on va conduire le camion ensemble. Par contre, conduire un gros camion de déménagement à trois prend plus de temps que de conduire une voiture vide toute seule, et donc je dois quitter mon boulot avant la fin du semestre, payer quelqu’un pour faire passer les examens à mes élèves, les corriger, et calculer les notes finales de mes élèves pour moi. Encore de l’argent perdu! Et beaucoup de stresse!
Epilogue: Que c’était triste de quitter mes élèves en ce mardi après-midi où nous sommes toutes les trois parties dans notre gros camion (rempli bien sûr par ces élèves)! Qu’est-ce qu’on a rigolé dans ce camion pendant quatre longs jours à travers l’Utah, le Wisconsin, le Nebraska, l’Iowa , l’Illinois, et l’Indiana! Que mes élèves, mes amis, ma tata, et ma soeur ont été chouettes de m’aider avec tout ça, sans eux j’aurais bien été dans la merdouille! Qu’il y été bon de recevoir une lettre de ma banque d’Utah, deux mois plus tard, disant qu’après une investigation (que je n’avais même pas demandée!), ils avaient décidé de me rembourser le montant du chèque piqué par la compagnie de déménagement! Qu’il a été difficile de commencer une nouvelle vie, des nouveaux cours, et un nouveau boulot dès le lendemain de mon arrivée en Indiana! Qu’est-ce que j’ai rigolé, en ce premier matin de classe et de boulot, quand ma voiture est tombée en panne et que j’ai dû trouver une nouvelle batterie pour qu’elle reparte! Qu’est-ce que le zona sur mon dos, déclaré quelques jours après mon arrivée en Indiana, a été long et douloureux! Et surtout, qu’est-ce qu’il m’en a fallu du temps pour me pardonner et réussir à mettre cette histoire dans la catégorie des « aventures qui m’ont appris plein de choses, que je ne recommencerai pas de si tôt, qui m’ont quand même permi de passer de très bons moments avec mes élèves, mes amis, ma tata, et ma soeur, et que je ne suis pas prête d’oublier! » Qu’est-ce que la vie rigole, parfois!

mar 22 fév 2005
Je sais pas si ça existe en Europe, mais ici, il existe un truc très bon pour les longs soirs d’hiver glacés devant la cheminée que je n’ai pas donc je prends un chat sur mes genoux et ça fait le même effet: le Chai tea. En fait, ça vient d’Inde et « chai » veut dire « thé » en Hindi, donc de dire « chai tea » c’est un peu comme de dire « thé thé » mais bon, on peut pas faire exotique et intelligent à la fois. En plus, j’ai fait goûter le chai tea à ma copine indienne et elle m’a dit que ça n’était pas du tout la même chose qu’en Inde. J’aurais pu m’en douter, c’est comme si le « french bred » avait quelque chose à voir avec le pain français!
Bon, anyway, je m’en fiche, parce que le chai tea à l’américaine c’est très bon! C’est du thé noir avec de l’anis, de la cannelle, de la cardamone (l’épice la deuxième plus chère au monde!), du poivre (eh oui mais ça pique pas), du gingembre, des clous de girofle, et pis voilà, c’est super parfumé. Ensuite il faut mettre environ 2/3 de thé dans une grande tasse et 1/3 de lait, et aussi une grosse cuillère de miel… et c’est alsolument délicieux! C’est chaud, doux, sucré, ça sent super bon, et c’est parfait pour se réchauffer au coin du feu… heu… du chat. Comme on dit ici, « bonne appétite! »











