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Lord, make me an instrument of your peace.
Where there is hatred, let me sow love;
Where there is error, truth;
Where there is injury, pardon;
Where there is doubt, faith;
Where there is despair, hope;
Where there is darkness, light;
And where there is sadness, joy.
O Divine Master, grant that I may not so much seek
To be consoled as to console;
To be understood as to understand;
To be loved as to love.
For it is in giving that we receive;
It is in pardoning that we are pardoned;
It is in self-forgetting that we find;
And it is in dying to ourselves that we are born to eternal life.
- St. Francis.

Je parts ce matin pour Metz avec ma petite soeur arrivée du Michigan hier soir. Nous retrouverons le reste de la famille là-bas pour l’enterrement de ma grand’mère, puis nous irons ensuite à Lille ce soir pour le baptême de demain. Nous rentrerons à Paris samedi soir ou dimanche matin.

Le blog est ouvert à tous pendant trois jours. Pour savoir comment y poster quelque chose, cliquez sur FOR RENT dans le menu à droite et suivez les instructions. En attendant de revenir par ici, grosses bises à tous!

(Désolée je mets pas les liens, j’ai trop sommeil, mais ces gens sont faciles à trouver et si j’ai une minute demain je les rajouterai)

Il faut savoir que je suis allée au Paris-Carnet de ce soir pour deux raisons:
1) trouver qui m’avait inscrite dessus,
2) y retrouver quelques vieux amis très chers qui m’avaient dit qu’ils viendraient.

Il se trouve que je n’ai pas été déçue! Tout d’abord, j’ai eu la joie de voir ce qu’est le metro parisien en temps de grève, puisque 2 lignes du RER étaient fermées et quelques arrêts de metro fermés pour cause de manifestations. Ecrasée comme un vulgaire moustique, suant comme un boeuf pendant que le metro était arrêté entre deux stations, et ne sachant pas si je pourrais survivre jusqu’à mon arrêt où le metro ne s’arrêterait peut-être même pas, j’ai décidé de finir la course en taxi et de ne jamais accepter de travail à Paris! (Oui Mamie je sais, j’aurais dû t’écouter et prendre le bus au lieu du metro!)

Ensuite, pendant que je faisais une petite crise de « j’ai trop peur de tous ces mecs que je connais pas je vais rester dans mon coin et faire la gueule pis je vais me casser au bout de 10 minutes parce que personne que je connais va venir, » Mel’ est enfin arrivée et m’a sauvée! Le moment le plus drôle de la soirée a été quand quelques personnes ont vu que Mel’ me connaissait et lui ont demandé qui j’étais, et alors là, soudain, plein de gens étaient autour de moi en disant « ah tu es miss lulu?! super, moi je suis Machin Bidule et je lis ton blog très souvent, c’est très chouette de te rencontrer enfin! » Inutile de dire que je ne connaissais aucun de ces très charmants Machins Bidules qui se sont présentés et que ça faisait plutôt bizarre de rencontrer des gens qui savaient beaucoup de choses sur ma vie parfois TRES privée (n’est-ce pas Laurent!) et dont je ne connaissais ni les noms ni les blogs! Mais on va essayer de remédier à ça!

Ensuite, oh joie sublime, j’ai eu le bonheur de pouvoir revoir de très chers amis comme LuLu, lithium, le Jocker, PasFolle, et racontars (merci pour le taxi!) avec qui j’ai bien bavardé! C’était presque mieux que lors de notre rencontre en décembre parce que je pouvais parler à ceux avec qui je voulais parler et ignorer les autres si je voulais ;) Un des grands moments de la soirée (et la clé du mystère!) à été de rencontrer Ebb, venue du Québec et plus récemment de Lille. J’espère qu’on gardera le contacte pendant longtemps et qu’on deviendra de bonnes amies, parce que j’ai été charmée parce cette très sympatique et passionante jeune fille! Ebb, j’espère que ton retour s’est bien passé :)

La clé du mystère de la mystérieuse inscription m’a été offerte par Ebb, donc, quand elle m’a dit que c’était elle qui avait prévenu Laurent de mon passage à Paris. En passant ce cher Laurent à la moulinette, j’ai découvert qu’il m’avait inscrite sur la liste des participants pour appâter certaines personnes qu’il voulait voir et qui n’avaient au départ pas très envie d’aller à ce Paris Carnet, parce qu’il savait que certaines de ces personnes viendraient pour me voir! Ah le vilain! Et moi qui avais injustement accusé Pasfolle! Heureusement, je ne peux que féliciter Laurent pour cette initiative. Grâce à elle, j’ai passé une soirée fort sympatique, j’ai rencontré des gens supers et avec qui j’espère garder le contacte (et qui doivent me donner l’adresse de leur blog!), j’ai enfin vu de mes propres yeux certains écrivains de blogs célèbres comme Veuve Tarquine, Maître Eolas, Kozlika, et Bertrand Lenotre (qui m’a transmis les salutations des bloggeurs francophones dont j’ai raté la réunion à New York le week-end dernier, on ne peut pas être partout à la fois!), et j’ai bien rigolé, papoté, écouté, mangé, (enfumée)… et en plus, cette petite parenthèse dans mon quotidien plutôt mouvementé ces jours-ci a été plus que bienvenue!

Comme lors de ma rencontre avec Moonliza, Flo, et Samantdi, je suis repartie de là avec une sourire immense, du soleil plein les yeux, de nouveaux amis, et des souvenirs impérissables! Il va bientôt falloir que je fasse une liste de tous les bloggeurs que je connais!! Que ces blogs sont chouettes :) Merci à toutes et à tous pour une soirée d’enfer! (Je mettrai les photos et raconterai mon voyage dans le sud de la France la semaine prochaine, quand je pourrai publier mes photos, depuis mon champ de maïs, parce que j’ai oublié le cordon du bidule!)

[note à moi-même: il faudra qu'un jour j'arrête d'être si timide et d'avoir tellement peur des gens que je ne connais pas!]

Mon pépé est mort il y a plus de 12 ans de ça, et je n’ai pas pu aller à son enterrement. Je m’en suis toujours voulue. Ma mémée est morte en ce dernier jour de Mai, et je ne pourrai pas aller à son enterrement. Je m’en voudrai toujours!

Samuel est né au début du printemps, et je vais aller à son baptême devenir sa marraine. Je ne m’en voudrai jamais. Il faut célébrer la vie.

Mais ce n’est pas parce que le choix est facile à faire qu’il est facile à vivre…

racisme et nombrilisme.

PS. Mèèèèè non ce n’est pas de Moonliza et de Samantdi que je parle ;)
PPS. Pour plus d’aventures, revenir demain. Là, j’ai un train à attrapper.

Merci pour un court mais chouette week-end :)

Aujourd’hui, j’ai reçu un récompense, un prix, des lauriers! Mon blog a été élu “blog francophone du Midwest” et c’est pas peu dire! Mon blog n’est pas dans les 10 meilleurs blogs, ni les 10 plus drôles, les 10 plus chiants, les 10 plus beaux, les 10 plus intéressants, les 10 plus appétissants, les 10 plus bizarres, les 10 plus créatifs, les 10 plus intellectuels blogs de l’année. Non, mon blog n’est rien de tout ça mais il est lui, et je l’aime. Les lauriers ne viennent pas du Times Magazine, ni du bouquin “Les 100 blogs qui comptent,” ni du Monde, ni de Fortune 500, ni de l’Exponent. Non, mes lauriers ne viennent que de moi, c’est moi qui me les donne, puisque personne d’autre ne le fait, et ça me plaît!

Je trouve que je les mérite, après tout! Tout d’abord, mes posts sont totallement aléatoirs et imprévisibles, et rien que pour ça, je trouve que ça vaut la peine de s’y arrêter 2 minutes. Ensuite, peu de blogs ont autant de fautes d’ortographe et un language aussi étrangement mélangé de mots français et de tournures anglaises. Et puis j’y écris souvent, je me prends pas trop pour la queue de la poire mais quand même assez, j’y insulte les Américains mais aussi les Français sans vergogne, je sais causer de n’importe quoi et poster les photos de ma soeurs quand je n’ai rien à dire, et je fais des efforts pour ne pas trop y parler de mes chats. Et top de chez top, j’y mets plein de mes photos super moches qui prouvent aux autres amateurs de photographie qu’il y a pire qu’eux et qui leur redonne du courage!

Je ne suis bien sûr pas une grande des grandes du monde des blogs, je n’ai pas 800 visiteurs et 150 commentaires par jours, je ne change pas la vie des gens qui passent me voir, je ne fais que rarement rire ou pleurer mes visiteurs, et le jour où la miss lulu n’écrira plus en directe de son cornland, peu de gens le remarqueront. Mais quand même. J’ai des visiteurs fidèles et quelques infidèles aussi, et je dois remercier google d’envoyer ceux qui cherchent des jeux sexuels, de la country québécoise, miss Kansas vietnamienne 2005, lulu the cow, un bisou esquimau, des images horrifiantes, le gratin d’aubergine au parmesan, comment couper leur pied et manger leurs bégonias, et les amateurs d’oeufs de couleuvres de de sarrazins albertains chez moi. J’ai aussi des commentaires charmants, intéressants, touchants, et drôles, que je n’échangerais pour rien au monde contre ceux de plus célèbres que moi.

Donc voilà, je me décerne la palme d’or de « blog francophone du Midwest, » et je suis super fière! C’est pas tous les jours qu’on reçoit une récompense! Je suis très heureuse, très touchée, et toute rouge d’émotion. Je voudrais remercier tous ceux qui m’ont permis d’en arriver là et avec qui je voudrais partager mes lauriers: tout d’abord mon papa et ma maman, sans qui je n’aurais pas vu le jour ni le blog, et ensuite tous mes lecteurs assidus et moins assidus, de passage ou de retour, et puis tous ceux qui me laissent des commentaries et valident ainsi cette entité virtuelle que je suis devenue à travers mon blog, et qui me donnent le courage de me lever chaque matin avec un sourire sur les lèvres (à défaut de bisou… quoi que… parfois…)! Sans chacun d’entre vous, je n’aurais jamais reçu cette récompense que tant d’autres convoitent mais si peu méritent!

Sur ce, je vous laisse, chers amis bien-aimés, je dois aller à une cérémonie ce soir-même pour y recevoir non pas des lauriers mais une plaque gravée de mon nom et de mots doux me prononçant meilleure prof du département d’anglais et de l’école de Liberal Arts de 2004. Décidemment, les honneurs me tombent dessus comme les pétals d’arbres fleuris en fin de printemps, ces jours-ci! Je vais finir par avoir la grosse tête! Faudra que j’arrête d’être la plus francophone des profs d’anglais bloggeuses du Midwest, un de ces jours!

C’est extraordinaire. Toute la presse en parle! Les lauriers de miss Lulu sont partout. J’ai même trouvé une photo dans l’édition du matin du Purdue Match.

Une vraie star!

– Fennelin

Bon, tous les gens qui vont mettre des commentaires aujourd’hui seront mes témoins, et ce post sera mon testament officiel. J’espère que Veuve Tarquine ou Eolas voudront bien apposer leur « signature électronique » eux aussi comme ça j’aurai un avocat ou deux pour attester de l’officialité de ce bidule (fallait bien que quelqu’un le fasse en premier, hein?!).

Je, soussignée miss lulu (mais tout le monde connaît mon autre nom), ai eu envie d’écrire ce testament après avoir entendu parler pendant des semaines de l’histoire Schiavo. Pour ceux qui ne sont pas encore au courant, cette pauvre femme est dans le coma depuis 15 ans et son mari se bat pour qu’on la laisse mourir de faim pendant que ses parents font opposition. QUINZE ANS! Mais ce n’est pas encore le pire. Des tas de juges ont pris des tas de décisions et cette pauvre femme a été « débranchée » et « rebranchée » plusieurs fois de suite. Quelle cruauté! Mais ce n’est pas le pire. On offre la mort « en douceur » aux criminels, mais on veut la laisser mourir de faim pour ne pas dire qu’on l’a tuée, parce que l’euthanasie dans ce pays est un tel tabou qu’on n’en parle même pas! Mais ce n’est pas le pire. L’affaire a fait tellement de bruit que notre très cher buisson maudit vient de signer un papier disant qu’il ne faut pas la « tuer » ainsi (quelle hypocrisie!) et que « le droit à la vie est la première chose garantie par la constitution et la chose la plus importante! » Comme par exemple d’executer des adolescents à la chaise électrique? Ou d’envoyer la jeunesse du pays se faire tuer en Irak? Ou bien est-ce que c’est seulement les citoyens des Etats Unis qui ont le droit à la vie, comme ça on peut tuer les enfants afghans et irakiens sans scrupule?

Bref, revenons à nos moutons. Vous avez déjà vu des épisodes d’ER (Urgences) où le bon docteur Ross veut laisser quelqu’un mourir en paix mais la famille s’y oppose malgré le veux évident de la personne mourante en question de ne pas « être ressuscitée »? On dit qu’on est un « DNR » en anglais, et ça veut dire qu’on est un « Do Not Resuscitate » et donc qu’en cas d’accident grave, on nous laisse mourir en paix… ce qu’était Schiavo selon son mari mais que contestent ses parents. Bref. Je ne sais pas si il y a un terme juridique en français ou non, mais je viens de créer le mien: je suis une NPR, une Ne Pas Ressusciter et je veux qu’on le sache. Laissez-moi mourir en paix, merde à la fin, il y a assez de monde sur la planète pour que la race humaine ne disparaîsse pas avec moi, et j’aurai enfin la paix et terminé les copies à corriger! J’en veux déjà assez à mes parents d’avoir oublié que j’étais une NPG il y a quelques années de ça, mais là, avec cette déclaration publique, personne ne pourra oublier que je suis une NPR (non, pas National Public Radio!)! Premier point.

Deuxième point. Je donne AUJOURD’HUI tout ce que j’ai à ma famille… mais j’en conserve l’usage jusqu’à ce qu’ils utilisent mon NPR (non Nils, c’est pas la peine d’insister, huhuh)! Je donne à mes parents la magnifique et immense photo de canyon que j’ai dans ma chambre plus tout ce que j’ai sur mes comptes en banques (totten trust). A mon frangin, je donne mon APN et mes ordinateurs; ma frangine numéro 2, je la nomme « guardian » de mes chats et lui file mes DVDs; et à ma frangine numéro 1 ma musique et l’argent de la vente de ma bagnole. A mes chats, je donne tout mon amour, plein de bisous, et ce qu’il reste de croquettes. Mes fringues n’iront à personne, mon lit est à mettre à la poubelle, ma chaîne stéréo est bonne pour la casse, les meubles peuvent faire du bois de chauffage, et… heu… mon aspirateur et mon imprimante ne valent pas grand’chose mais si quelqu’un les veut qu’il/elle les prenne. Ah, et il ne faut pas oublier de publier mes journaux personels tenus depuis 1992 ainsi que mon blog, mais pas dans la série Arlequins s’il-vous-plaît.

Je, soussignée miss lulu, trouve ça très chouette d’écrire ce testament sur internet. C’est pas du tout déprimant ou cafardeux, c’est plutôt agréable de penser aux gens que j’aime et de me demander ce que j’ai qui a un peu de valeur. En plus comme ça la famille peut commencer à se battre pour l’héritage et me faire la gueule de mon vivant au lieu d’attendre que je ne sois plus là parce que j’ai toujours trouvé sordides les batailles pour l’héritage derrière le dos des gens qu’on aimait tant.

Voili voilà, c’est mon testament, veuillez siouplaît le signer en temps que témoins (witnesses), parce que je vais pas me payer d’aller chez un notaire écrire la même chose pour la peau de mes fesses, il faut quand même que je laisse quelque chose en héritage à mes parents! En plus comme je fais ça de mon vivant, il n’y aura pas de taxes ou d’impôts ou de frais, faudrait quand même pas en plus donner des sous à l’oncle Sam! Vous avez 24 heures pour contester, après ce délais il y aura un « statutes of limitations » et ce sera trop tard et ce post tiendra lieu de contrat définitif.

Codicil pour l’UBS, la BNP, et Bank One: permission à mon pôpa et ma môman de faire ce qu’ils veulent de mon argent (comme de toute les manière à la base c’est leur argent…)!

J’ai toute ma tête, j’ai relu et j’approuve, et on est le 22 mars 2005 à Lafayette, en Indiana, dans ce magnifique pays de liberté et de démocratie que sont les Etats Unis. Signé: miss lulu.

Encore quelques photos! Mais promis, je raconterai tout tout tout très bientôt. Je suis juste hyper-ultra-mucho-vachement-molto-very-stressée en ce moment, et en plus, comme le dit si bien ma chère mère, je suis usée, usée, usée!

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L’hôtel dans lequel j’ai passé trois nuits divines… un peu courtes, à cause du décalage horaire (3 heures, quand même!) mais très chouettes! J’aime les palmier et le soleil et les fleurs!!

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Ocean’s Boulevard et aquarium, très célèbres, mais je n’y suis pas allée, je préfère rôtir au soleil et admirer la mer!

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Photo très moche des présentatrice d’une présentation très réussie! Zut, le bleu ça va vraiment pas avec le noir…

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Repas chez mon japonais préféré adoré en charmante compagnie. Mais il n’y avait pas de spider roll… là, ce sont des Las Vegas rolls, des Gyoza, et des vegetable tempura. Miam!!!

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Avec Jun (qui a pris cette dernière photo), et à part manger des sushi, on a parlé, parlé, parlé… pendant plus de HUIT heures, à côté du célèbre Queen Mary, en dégustant de la tarte aux pommes et des cocktails délicieux, et en profitant du soleil, du ciel bleu, des mouettes, et de la vie qui n’est pas si mauvaise que ça, parfois :)

Automne 2001, je finis ma thèse de maîtrise et je me prépare pour la suite. Mais quelle suite? Telle est la question. Comme je suis une étudiante professionelle, je me dis que je ne peux faire qu’une seule chose: continuer mes études! Alors je commence à envoyer des dossiers de candidature à plusieurs universités… mais en fait, je ne finis qu’un seul dossier, celui pour Purdue. Pas envie d’aller en Ohio, New York me snob et me demande de repasser le TOEFL alors que ça fait trois ans que je suis prof de TOEFL et quand je le repasse avec 298 (sur 300) je me trouve trop bien pour eux, la Californie c’est pas un bon programe, et le Canada c’est trop compétitif… donc il ne me reste que Purdue. Et je stresse à mort: que ferai-je si Purdue ne m’accepte pas?!

Février 2002, je craque. Je téléphone à Purdue un matin à 7 heures (mais avec le décalage horaire ça marche juste) et je les implore de me dire si j’ai été acceptée. La secrétaire me dit qu’elle vient de mettre la lettre d’acceptance à la poste! Et puis là, la panique: mon Dieu, moi?? faire un doctorat?? mais je suis folle!!! Et d’abord c’est où Purdue?? Ah en Indiana? C’est où l’Indiana??!! Holly cow!!! Que puis-je faire d’autre? Je ne m’en sortirai jamais! Je suis trop nulle! Il faut que je trouve un appartement! Il faut que je pense à mon déménagement! Il faut que je trouve un boulot de prof aussi pour payer mes études! Il faut que je quitte mon boulot que j’adore et mes élèves chéris et mes profs adorés. Je vais quitter l’Utah, après plus de six ans… je commençais à m’y faire… en fait j’étais très bien ici… … ma petite maison était si chouette… …

Avril 2002, je « défends » ma thèse avec succès. J’aime ça, être une star! Et puis je commence à chercher des déménageurs. Avec un peu de chance, je pourrai bosser encore pendant tout l’été, envoyer tous mes cartons et meubles dans un camion deux semaines avant mon départ, et puis quitter l’Utah avec ma voiture le dernier jour du semestre, rouler deux jours, arriver en Indiana dimanche soir, et commencer les cours et le boulot lundi matin. Alors je cherche sur internet: tant de pieds cubes de meubles et de cartons, tant de miles entre l’Utah et l’Indiana, tant de jours, tant d’argent! Je compare, je trifouille, je téléphone un peu partout, et je finis par choisir un déménageur pas trop cher et qui a l’air pas mal. Quand il faut faire un « deposit, » sa machine à carte de crédit ne marche pas mais je peux envoyer un chèque, ouf! Tout va bien, le camion sera là 2 semaines avant la fin du semestre et arrivera en Indiana au même moment que moi. Je pourrai donc quitter mon appartement exactement à la fin du mois de juillet et vivre quelques jours chez des copains jusqu’à la fin du semestre.

Fin juillet 2002, jour-J, j’attends le camion. Mes cartons sont faits, et le camion doit arriver à 10 heures du matin. J’attends. J’attends. Je dois aller bosser et le camion n’est toujours pas là. Je rentre du boulot et le camion n’est toujours pas là. J’essaye d’appeler et personne ne répond, il est trop tard, et le lendemain c’est samedi, personne ne travaille! Je panique. Je dois avoir quitté l’appartment avant mardi. Où est le camion? Où est mon argent? Que vais-je faire de mes affaires si le camion ne vient pas?? J’ai la flemme de défaire mes cartons alors je vais m’acheter un drap et une chemise pour le lendemain… et puis je téléphone à ma soeur qui se lance à la trace du-dit camion… Mauvais week-end!

Lundi matin, verdict numéro 1 de la compagnie de transports: le camion ne pourra pas venir, en fin de compte, et non, il n’y aura pas de remplacement et de toutes les manières on ferme boutique, au revoir madame, ce numéro de téléphone n’existe plus, votre correspondant a mis la clé sous le paillasson! Verdict numéro 2 de la soeur: la compagnie de transport en question est sur la liste des déménageurs malhonnêtes de Floride, quand les gens sont riches ils vont prendre leurs affaires et ne les rendent que si on paye une rançon faramineuse ou bien ils vendent tout simplement les affaires des gens… Quand les gens sont pauvres (comme moi, Dieu merci), ils prennent seulement les chèques de « deposit » et ne se donnent pas le mal d’aller chercher les 3 meubles minables et invendables. Verdict numéro 3: mes très chers élèves, à qui j’ai raconté mon histoire au bord des larmes et un peu stressée, décident de m’aider. Toute la classe arrive chez moi, refait les cartons, nettoye la maison, transporte toutes mes affaires chez une élève qui a une grande maison, y passe la journée et la moitié de la nuit, et le lendemain, l’appart est quitté en bonne et dûe forme avec le proprio!

Première semaine d’août, bilan du désastre: je suis une vraie conne de m’être fait avoir comme ça, il faut que je loue un camion et le conduise moi-même avec mes affaires à travers tous les Etats Unis et avec ma voiture attachée derrière, je dois continuer à bosser jusqu’à la fin du semestre, je dois fermer mon compte en banque avant que la « compagnie de déménagement » lave mon chèque et en ré-écrive un pour des milles et des cents, j’ai perdu de l’argent, du temps, de l’énergie, le camion va être très très cher, et vraiment, je suis une vraie conne! Trouver un camion n’est pas si difficile, et heureusement, ma soeur et ma tata viennent à ma rescousse et on va conduire le camion ensemble. Par contre, conduire un gros camion de déménagement à trois prend plus de temps que de conduire une voiture vide toute seule, et donc je dois quitter mon boulot avant la fin du semestre, payer quelqu’un pour faire passer les examens à mes élèves, les corriger, et calculer les notes finales de mes élèves pour moi. Encore de l’argent perdu! Et beaucoup de stresse!

Epilogue: Que c’était triste de quitter mes élèves en ce mardi après-midi où nous sommes toutes les trois parties dans notre gros camion (rempli bien sûr par ces élèves)! Qu’est-ce qu’on a rigolé dans ce camion pendant quatre longs jours à travers l’Utah, le Wisconsin, le Nebraska, l’Iowa , l’Illinois, et l’Indiana! Que mes élèves, mes amis, ma tata, et ma soeur ont été chouettes de m’aider avec tout ça, sans eux j’aurais bien été dans la merdouille! Qu’il y été bon de recevoir une lettre de ma banque d’Utah, deux mois plus tard, disant qu’après une investigation (que je n’avais même pas demandée!), ils avaient décidé de me rembourser le montant du chèque piqué par la compagnie de déménagement! Qu’il a été difficile de commencer une nouvelle vie, des nouveaux cours, et un nouveau boulot dès le lendemain de mon arrivée en Indiana! Qu’est-ce que j’ai rigolé, en ce premier matin de classe et de boulot, quand ma voiture est tombée en panne et que j’ai dû trouver une nouvelle batterie pour qu’elle reparte! Qu’est-ce que le zona sur mon dos, déclaré quelques jours après mon arrivée en Indiana, a été long et douloureux! Et surtout, qu’est-ce qu’il m’en a fallu du temps pour me pardonner et réussir à mettre cette histoire dans la catégorie des « aventures qui m’ont appris plein de choses, que je ne recommencerai pas de si tôt, qui m’ont quand même permi de passer de très bons moments avec mes élèves, mes amis, ma tata, et ma soeur, et que je ne suis pas prête d’oublier! » Qu’est-ce que la vie rigole, parfois!

Ouééééé c’est la Saint Valentin aujourd’hui!! Alors il faut savoir quelque chose de TRES important: aux Etats Unis on ne dit pas seulement « je t’aime » à son amoureux ou son amoureuse mais à tous les gens qu’on aime!! Par exemple à not’ maman, nos frangins, nos amis, nos roommates, nos élèves, nos profs, nos enfants, nos chats, et tout et tout et tout!!! Et on le dit avec des jolies cartes et plein de chocolat et surtout plein de petits coeurs PARTOUT!

Bien sûr, on le dit deux fois plus à son amoureuse ou son amoureux, et les hommes dépensent en moyenne $200 en repas, fleurs, et cadeaux pour leur amoureuse, et les femmes en moyenne $100 en ce célèbre jour pour leur amoureux!

68% des étazuniens préfèrent recevoir des chocolats plutôt que des fleurs à la Saint Valentin! 65% des étazuniens préfèrent le chocolat au lait!

La production de chocolat aux Etats Unis fait bien marcher l’économie du pays. Pour chaque dollar dépensé en importation de cacao (dont 47% viennent de la Côte d’Ivoire), deux dollars sont utilisés pour des produits du pays qui servent à la confection de bonbons, gâteaux, et chocolats: sucre, lait, amandes, cacahuettes, sirop de glucose, etc.

C’est pour ça que les magasins se font la concurrence pour vendre le plus de bidules possibles et le plus cher possible! Il y a DEUX cartes de crédit pour chaque personne vivante aux Etats Unis!

En Angleterre, 9 millions de roses sont vendues le jour de la Saint Valentin!

Dans le monde entier, 50 millions de roses (et surtout des roses rouges) sont échangées ce jour-là!

Saviez-vous que l’Eglise Catholique reconnait TROIS Saints Valentin, tous les trois martyrisés le 14 février?

Une des légendes sur un des Saints Valentin raconte qu’il a été tué pour avoir aidé des Chrétiens emprisonnés dans les prisons romaines à s’échapper, parce qu’ils y étaient torturés et tués.

Une autre légende raconte qu’un des Saints Valentin était un prêtre Romain qui mariait les jeunes gens en cachette alors que l’empereur Claudius II avait décrété les mariages interdits afin de faire des soldats des jeunes hommes.

58 million d’étazuniens pèsent trop lourd pour leur taille, 40 millions sont obèses, et 80% des étazuniens de plus de 25 ans pèsent plus qu’ils ne devraient. En 1982, 4% des enfants (6-11 ans) étaient trop gros, en 1994, 16%. Aujourd’hui, 25% des enfants blancs et 33% des enfants noirs et hispaniques pèsent plus qu’ils ne le devraient.

Aux Etats Unis aujourd’hui, il y a environ six mille mariages par jour! Seulement 54% des femmes et 57% des hommes de plus de 15 ans, aux Etats Unis, sont mariés!

En moyenne, un étazunien moyen (huhu) mange environ 12 kilos de chocolats et bonbons par an, surtout le jour de la Saint Valentin. Les suisses en mangent à peu près autant que ça mais sur toute l’année. (Une autre source me dit que les suisses en consomment en fait le double. Je ne sais qui croire!)

A 20 ans, il y a 128 hommes célibataires (veufs, pas mariés, divorcés) pour 100 femmes céllibataires (veuves, pas mariées, divorcées). C’est la belle vie, j’aurais dû en profiter!

Par contre, à 65 ans, il ne reste plus que 33 hommes célibataires (veufs, pas mariés, divorcés) pour 100 femmes célibataires (veuves, pas mariées, divorcées). Ce que j’en conclus est que plus le temps passe, plus ça va devenir difficile de trouver un homme bien! Et aussi que les femmes mènent la vie dure aux hommes, les pauvres!

8% des chocolats exportés de Suisse partent aux Etats Unis (et encore, ça compte pas mes exportations!)! Par contre, seuls 3% des ventes de Nestlé sont du chocolat!

Harry Truman a fait la connaissance de sa future femme, Bess, alors qu’il n’avait que 6 ans et elle 5! Ils s’écrivirent pendant des années, même pendant leur mariage, lorsque Harry voyageait, et ils ont été mariés pendant plus de 50 ans! (pff c’est rien, mes grands parents aussi, hein!)

En Janvier 1845, un jeune homme nommé Robert Browning, petit écrivain de poèmes et de pièces de théâtre peu connu et de 32 ans, écrivit une lettre à Elizabeth Barrett, jeune femme de 39 ans, malade, et poète de renommée mondiale, pour lui dire qu’il aimait ses poèmes de tout son coeur. Ils s’écrivirent pendant longtemps avant de se marier en cachette en Italie, mariage pour lequel Browning écrivit le poème ce-dessous qui le rendit célèbre. Ils vécurent 15 ans en Italie jusqu’à la mort d’Elizabeth. On peut encore visiter leur maison, la Casa Guidi, in Florence.

Ici, on dit que le jour de la Saint Valentin est bon pour la santé: la dernière étude médicale et psychologique montre que le chocolat, le vin, et l’amour sont bons pour le coeur! Le chocolat est bon contre la depression et le mauvais cholesterol, le vin est bon contre les arrêts cardiaques, et le bonheur, ben c’est bon pour le système immunitaire et la vie en général :)

La conclusion d’un des psy de l’étude: si c’est bon pour la santé, pourquoi attendre la Saint Valentin pour bouffer du chocolat, boire de l’alcool, et faire l’amour?!

Quand votre amoureux ou votre amoureuse vous donne une paire de chaussures ou un parapluie, en Korée, ça veut dire qu’il/elle veut se séparer de vous! Bon à savoir!

Cadeaux que vous pouvez faire à votre amoureux, votre amoureuse, ou n’importe qui d’ailleurs, le jour de la Saint Valentin (ou n’importe quand, d’ailleurs): acheter une étoile (une vraie de vraie, avec ses coordonées astronomiques et tout) et lui donner le nom que vous voulez, qui deviendra son nom officiel; des roses (pfff minable); des petits dessous (ou dessus) coquins et mignons; des chocolats en forme de coeurs (ou pas); des bijoux; envoyer des jolies cartes avec des mots d’amours; trouver des belles images pour mettre sur son téléphone portable ou son ordinateur comme fond d’écran; dire « je t’aime » dans toutes les langues du monde; chanter des chansons d’amour en vous accompagnant de votre guitare; et j’en passe!

English – I love you
Afrikaans – Ek het jou lief
Albanian – Te dua
Arabic – Ana behibak (to male)
Arabic – Ana behibek (to female)
Armenian – Yes kez sirumen
Bambara – M’bi fe
Bangla – Aamee tuma ke bhalo aashi
Belarusian – Ya tabe kahayu
Bisaya – Nahigugma ako kanimo
Bulgarian – Obicham te
Cambodian – Soro lahn nhee ah
Cantonese Chinese – Ngo oiy ney a
Catalan – T’estimo
Cheyenne – Ne mohotatse
Chichewa – Ndimakukonda
Corsican – Ti tengu caru (to male)
Creol – Mi aime jou
Croatian – Volim te
Czech – Miluji te
Danish – Jeg Elsker Dig
Dutch – Ik hou van jou
Esperanto – Mi amas vin
Estonian – Ma armastan sind
Ethiopian – Afgreki’
Faroese – Eg elski teg
Farsi – Doset daram
Filipino – Mahal kita
Finnish – Mina rakastan sinua
French – Je t’aime, Je t’adore
Gaelic – Ta gra agam ort
Georgian – Mikvarhar
German – Ich liebe dich
Greek – S’agapo
Gujarati – Hoo thunay prem karoo choo
Hiligaynon – Palangga ko ikaw
Hawaiian – Aloha wau ia oi
Hebrew – Ani ohev otah (to female)
Hebrew – Ani ohev et otha (to male)
Hiligaynon – Guina higugma ko ikaw
Hindi – Hum Tumhe Pyar Karte hae
Hmong – Kuv hlub koj
Hopi – Nu’ umi unangwa’ta
Hungarian – Szeretlek
Icelandic – Eg elska tig
Ilonggo – Palangga ko ikaw
Indonesian – Saya cinta padamu
Inuit – Negligevapse
Irish – Taim i’ ngra leat
Italian – Ti amo
Japanese – Aishiteru
Kannada – Naanu ninna preetisuttene
Kapampangan – Kaluguran daka
Kiswahili – Nakupenda
Konkani – Tu magel moga cho
Korean – Sarang Heyo
Latin – Te amo
Latvian – Es tevi miilu
Lebanese – Bahibak
Lithuanian – Tave myliu
Malay – Saya cintakan mu / Aku cinta padamu
Malayalam – Njan Ninne Premikunnu
Mandarin Chinese – Wo ai ni
Marathi – Me tula prem karto
Mohawk – Kanbhik
Moroccan – Ana moajaba bik
Nahuatl – Ni mits neki
Navaho – Ayor anosh’ni
Norwegian – Jeg Elsker Deg
Pandacan – Syota na kita!!
Pangasinan – Inaru Taka
Papiamento – Mi ta stimabo
Persian – Doo-set daaram
Pig Latin – Iay ovlay ouyay
Polish – Kocham Ciebie
Portuguese – Eu te amo
Romanian – Te iubesc
Russian – Ya tebya liubliu
Scot Gaelic – Tha gra’dh agam ort
Serbian – Volim te
Setswana – Ke a go rata
Sign Language – ,\,,/ (represents position of fingers when signing’I Love You’)
Sindhi – Maa tokhe pyar kendo ahyan
Sioux – Techihhila
Slovak – Lu`bim ta
Slovenian – Ljubim te
Spanish – Te quiero / Te amo
Swahili – Ninapenda wewe
Swedish – Jag alskar dig
Swiss-German – Ich lieb Di
Tagalog – Mahal kita
Taiwanese – Wa ga ei li
Tahitian – Ua Here Vau Ia Oe
Tamil – Nan unnai kathalikaraen
Telugu – Nenu ninnu premistunnanu
Thai – Chan rak khun (to male)
Thai – Phom rak khun (to female)
Turkish – Seni Seviyorum
Ukrainian – Ya tebe kahayu
Urdu – mai aap say pyaar karta hoo
Vietnamese – Anh ye^u em (to female)
Vietnamese – Em ye^u anh (to male)
Welsh – ‘Rwy’n dy garu
Yiddish – Ikh hob dikh
Yoruba – Mo ni fe

Et tout ça pour vous dire que normallement, je peux aller prendre plein de photos dans mon magasin préféré (Target) sans problème, mais là je suis allée dans un autre magasin et je me suis fait engueuler trois fois parce que je prennais des photos alors j’ai dû me cacher pour prendre celles qui sont ici et c’est pour ça qu’elles sont parfois très nulles et souvent très moches… mais ça donne quand même une idée de la folie des gens ici, en ce fameux jour de la Saint Valentin!


How do I love thee? Let me count the ways.
I love thee to the depth and breadth and height
My soul can reach, when feeling out of sight.
For the ends of being and ideal Grace.
I love thee to the level of every day’s
Most quiet need, by sun and candlelight.
I love thee freely, as men strive for right;
I love thee purely, as they turn from praise,
I love thee with the passion put to use
In my old griefs, and with my childhood’s faith.
I love thee with a love I seemed to lose
With my lost saints—I love thee with the breath,
Smiles, tears, of all my life! and, if God choose,
I shall but love thee better after death.

Elizabeth Barrett Browning.

PS. Toutes ces informations viennent de tas de gens, de tas de site internet, d’emails que j’ai reçus, du History Channel, et de ma petite tête chocolatée!

Sosso est dans sa litière. Gros caca de petit chat qui a l’estomac patraque depuis toujours et une maîtresse trop fauchée pour la conduire chez le vétérinaire. Elle sort de la caisse, fout du sable partout dans la salle de bain, et arrive sur mon lit en ronronant d’avance parce qu’elle a besoin d’un gros calin. C’est là que beurk… ça ne sent pas la rose. Et puis mon pull prend une nouvelle couleur verdâtre-brunâtre… Et c’est là aussi que j’appelle Calinette, notre petite maman adoptive, qui arrive tout de suite, la brave, et qui attrappe Sosso par les oreilles, lui mord le cou et le reste aussi pour la tenir immobile, et commence à la nettoyer. Toute entière. Le derrière aussi, à grand coups de pattes et de morsures partout parce que Sosso n’adore pas vraiment le traîtement! Ca grogne, ça pleure, ça se débat et se fout des baffes dans tous les coins! Les poils volent! Mais la p’tite Sosso finit par être toute propre et je la reprends dans mes bras après leur avoir donné une petite friandise à toutes les deux.

Sosso est dans mon panier de linge propre. Je vais l’engueuler parce que les poils partout ça commence à bien faire, mais soudain je m’arrête… Elle se nettoye! Je n’ose plus bouger! Je crève de faim, le téléphone sonne, la fenêtre est ouverte et je caille, je commence à avoir des crampes dans les jambes… mais je ne bouge pas! C’est tout juste si j’ose respirer! Ma p’tite Sosso, de bientôt cinq mois, se nettoye complètement, et c’est un miracle! Et en plus elle prend son temps, pas comme d’habitude un p’tit coup de langue, allez, hop hop c’est terminé pour la semaine… Je la regarde avec des grands yeux écarquillés: ma Sosso se nettoye comme une grande, comme un chat, quoi! Il y a de l’espoir! Elle le fera peut-être bientôt tous les jours et on n’aura plus de soucis! Elle a bien appris la leçon de sa maman adoptive, mon bébé.

Calinette se nettoye. C’est normal, ça, j’ai jamais vu un chat aussi propre que ma Calinette! Elle passe la moitié du temps à dormir et l’autre moitié à se nettoyer. Mais je la regarde parce que je l’adore, ma Calinette, elle est tellement belle, gracieuse, et fière! Et Sosso la regarde aussi. Ca dure, Calinette aime être très propore et elle aime qu’on la regarde! Et soudain la p’tite Sosso se lève, s’approche doucement de Calinette, et commence à la lécher et à nettoyer le derrière de sa gentille maman adoptive! Tout gentillement, tout doucement, comme ça, pendant que Calinette continue de se nettoyer les pattes après une seconde de surprise. Et là, moi, j’en ai les larmes aux yeux!

Not on my dime: Countering King George’s coronation!

Blue Flue Day

Protests and boycotts

Counter-Inauguration Actions

Counter-Inaugural Events

Counter-inaugural 2005

Answer Los Angeles

Bush’s first acceptance speech reviewed

Billionaires for Bush Re-Coronation Inaugural Ball

On a mangé ensemble. Il a choisi un restau nul, ce que j’ai trouvé un peu dommage. On a payé chacun sa part, ce que j’ai trouvé plutôt bien. On a parlé de ses études, et c’était intéressant. Il m’a dit que j’étais bien française, parce que je semblais toujours être « passionnée » quand je parlais. Bon… ?

Il m’a demandé ce que je voulais faire après mes études, et je lui ai répondu que je voulais quitter les Etats Unis. Il m’a demandé pourquoi, et j’ai dit parce que je n’en aimais pas la politique. Il m’a dit « c’est partout pareil » et j’ai dit « pareil mais différent! » Il a dit « moi je m’en fiche de la politique » et j’ai dit « pas moi. » J’ai dit « ça fait quelques années que je me sens assez mal dans ce pays » et il m’a dit « moi je ne parle jamais de politique. » J’ai dit « bon. » Et il a ajouté « je ne parle que de ce dont je suis sûr. La politique c’est trop subjectif, la vie c’est trop complex, le monde c’est trop partial. » Bon… ?

On a parlé d’autre chose. De son pays et de sa vie, et puis du tsunami. Et il m’a dit « moi je ne parle jamais du tsunami parce qu’on n’en sait rien. » J’ai dit « de quoi? » Et il m’a dit « de la bombe atomique qui l’a causé. » Alors on a parlé du temps. De la tempête de glace et de la neige. Et puis on n’a plus parlé, et j’avais pas fini mon mauvais sandwich mais le repas lui était fini.

Il m’a demandé si on se reverrait, et j’ai dit « je crois pas, je suis trop occupée avec mes études. » Alors il a dit « bonnes études alors! » et il est parti. Y’a pas à dire: je suis peut-être super douée en papotages et radotages passionnés, mais je suis super nulle en bombe atomique!

Merde, vraiment, ça devait pas m’arriver ce genre de connerie, c’est pas possible! J’ai pas le temps, pas l’énergie, pas l’argent, pas la motivation, … pas le temps, surtout, et puis je me connais, je suis comme les montagnes russes dans ces situations-là, une seconde en haut et la seconde d’après en bas, et tout va trop vite, et j’ai la tête qui tourne, et je perds le nord. Non je peux pas, c’est impossible!

C’est pas le premier à me faire le coup, depuis que je suis dans mon champ de maïs. Il y a eu celui-là, le tout premier jour, qui voulait apprendre le français pour pouvoir lire Derrida en version originale. Il était sympa, lui, et il savait toujours me faire rire dans les pires moments. Et puis il y a eu le joueur de basketball qui faisait 2 mètres de haut et qui avait 13 ans de moins que moi. Sympa aussi, celui-là, mais on n’avait pas grand’chose à se dire à part « what a delicious cheesecake! » Ensuite, et ça c’était moins drôle, il y a eu ce gentil monsieur qui devait avoir l’âge de mes parents et qui travaille avec moi, alors c’était plus difficile de ne pas accepter et d’expliquer, et il a fallu que je mente, même, pour me dépatouiller de cette sombre histoire-là. Finalement il y a eu ce charmant jeune homme, brillant, mignon, galant, fort sympatique, qui a un avenir prometteur devant lui, et à qui il m’a été difficile de dire la vérité mais je la lui ai quand même dite: je ne veux sortir avec personne! Je veux finir mes études, je ne veux pas vivre, pas rigoler, pas m’amuser, pas perdre de temps, JE VEUX ME CASSER DE CE BLED! Et accessoirement, je ne veux pas rester dans ce pays!

C’est tout, c’est la simple vérité. Je me connais quand je suis amoureuse. Oh c’est bien agréable, ça c’est sûr, ce pincement de joie trop forte au creux de l’estomac quand il vous regarde, ces moments où on oublie tout ce qu’on n’aime pas de soi et on devient l’être adoré et parfait, ces cadeaux, ces calins, ces rigolades sans fin, cette intimité qui ne fait plus peur, cette attente si cruelle mais si douce à la fois… Mais avec ça viennent aussi les doutes, beaucoup de discussions, les attentes déçues, les roses jamais offertes, ces moments où l’on a rien à se dire, ces blessures au coeur, du temps perdu, les larmes, plein d’argent qui part, et puis surtout tout ce temps qu’il faut passer à penser à l’autre, à rêver, à attendre, à partager, à espérer, à aimer. Je suis trop nulle pour le « multi-tasking » moi, quand je suis amoureuse, c’est tout ce que je peux être. Je ne peux pas être amoureuse et en même temps une bonne prof, une bonne élève, et une bonne amie. Alors pendant que je suis sur mon petit nuage, le monde autour de moi s’effondre. Je me connais. Ca fait 32 ans que je me connais!

Et il y a une semaine, le dernier m’est tombé dessus. Il est charmant lui aussi, vient d’Afrique du Sud, a exactement mon âge, et fait un doctorat en génie nucléaire. Je suis tellement égoïste que je ne veux même pas prendre le temps ni l’énergie de penser à ça… Il y a toujours bien sûr cette débile de petite voix à l’intérieur qui me dit « c’est peut-être ta dernière chance, c’est pas tous les jours qu’on en trouve un comme ça, tu vas te retrouver toute seule et tu le regretteras toute ta vie, tu n’as plus 20 ans, il sera bientôt trop tard pour faire des enfants, t’es qu’un sale snob, etc. etc. etc. » Oui mais ta gueule! Premièrement je ne voudrai jamais d’enfants et même si j’en voulais je n’en ferais pas, et deuxièmement JE VEUX FINIR CES PUTAINS D’ETUDES! Après on verra. Après il y aura la vie. Après, si je découvre que je me suis mentie toutes ces années et que je ne suis pas réellement heureuse toute seule, je changerai peut-être d’avis. Et il n’est jamais trop tard. Je me connais. Avec moi il n’est jamais trop tard! Et puis de toutes les manière je m’en fous!

Mais j’en ai marre. Je n’ai pas envie d’écrire ce message à monsieur le génie nucléaire pour lui expliquer tout ça. Ca fait moche. Et puis j’ai l’impression d’être une personne horrible. Et puis les gens vont se dire « elle est gonflée celle-là, elle se rend pas compte de la chance qu’elle a! » Et puis ça me torture, et puis je déteste y penser. Voilà, c’est typique de moi, ça: j’ai même pas commencé une relation avec un mec et je perds déjà du temps et de l’énergie à cause de lui! Franchement, qu’est-ce qu’il faut que je fasse pour qu’on me fiche la paix? Me tatouer « leave me alone » sur le front?!

* Tous ces gros mots devraient être différents mais je n’ose pas, parce que parfois mon petit frère lit ce blog…
Attention, ce post risque de détruire l’image de gentille fille qu’on se fait de moi…
Ω J’adore les « small prints » comme dans les contrats de cartes de crédit ou de téléphone…
§ APR: 29.9% per $30, $3 minimum, not including monthly process fees and late fees.

Il était une fois une gentille rivière d’environ 3 mètres (9 pieds) de profondeur (4 mètres en hiver) qui coulait tranquillement et sans se dépêcher dans son petit lit douillet. Sur ses plages, les pêcheurs aimaient à pêcher et les enfants à barboter. Mais un jour, le temps avait décidé de protester contre l’élection d’un certain buisson maudit qui avait refusé de signer les accords de Kyoto et en avait fait voir de toutes les couleurs au Midwest. Les éléments s’étaient déchaînés sous des formes toutes plus rares les unes que les autres et avec une violence haineuse. C’est ainsi que notre pauvre rivière normalement si calme et accueuillante avait soudain gonflé, enflé, monté, et grondé, jusqu’à presque tripler sa taille (25 pieds) et envahi les alentours, noyé ses belles plages, inondé les caves, devasté les jardins, et submergé les routes du Midwest, et en particulier celles de Lafayette.

Voilà quelques photos prises par notre journaliste en herbe favorite qui vous donneront une petite idée de la fureur de la Wabash. Malheureusement, pour cause d’inondation et de pluies torrentielles, peu de photos ont pu être prises afin d’éviter une noyade inéluctable ainsi qu’une broncho-pneunomie fatale.


Nouveaux marécages de Lafayette… attention aux crocodiles!


D’un côté de la route…


De l’autre côté de la route…

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Au milieu de la route… hier un bateau a dû aller chercher deux fous qui y avaient coulé leur voiture!


Il est fortement déconséillé aux habitants de Lafayette d’aller faire leur jogging quotidien le long de la rivière… heu… DANS la rivière!


Ah ben oui, normallement il y a la rivière (flèche rouge), ensuite la plage, puis les arbres, et enfin le petit chemin pour le jogging… mais là non, apu, fini, parti!


Par contre on peut aller faire du bateau dans la cave!


Le train va bientôt aussi pouvoir laver ses essieux… Pour voir le pont en un peu plus grand, cliquer sur l’image. Les flèches rouges montrent la largeur normale de la rivière autour du pilier central. Le premier pont est pour les voitures, celui de derrière pour les trains.

J’aurais quand même dû croire ce panneau de circulation qui disait que la route était impraticable… pis ça monte vite, dis-donc!!

flood11.jpg

Il a pleuvu, il a gelu, il a neigu, il a dégelu, il a replevu, et ça continue… Pour la petite histoire, une Wabash rivière de 4 mètres c’est normal, mais une Wabash rivière de 8 mètres ça fait un peu marécages de Louisiane…

Plus de photos dès que je me serai remise de la crève de canard que je me suis payée hier en allant me balader pendant des heures dans un déluge apocalyptique pour les prendre, ces fameuses photos! Mais soyez patients, elles en valent le détour!

annivmisslulu.JPG

Nous assistons mesdames, messieurs à une célébration du miss lulu‘s birthday particulièrement brillante cette année encore. Ici , vous pouvez admirer la jeune et délicate miss lulu portant sa bougie d’anniversaire géante jusqu’à son gâteau (hors champ) tandis que ses amis entonnent dans plusieurs langues les chants rituels de passage (avec plus ou moins de réussite) l’ensemble étant accompagné aux flûtiaux et aux tambourins.
Ah la la, mesdames messieurs, c’est un spectacle magnifique, à la hauteur de l’événement.
Chantons nous aussi tous en chœur « happy birthday miss lulu ! »
Nous rendons l’antenne (et allons nous servir un bout de gâteau !)

heidi de Indulgence & Dérision

« The Vintage festival » de Sir Lawrence Alma Tadema

Bonne anniversaire ma lulu…

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Celles qui ont vu trois fois Rain Man
Celles qui ont pleuré Balavoine
Celles qui faisaient des exposés
Sur l’Apartheid et sur le Che
Celles qui ont envoyé du riz
En Ethiopie, en Somalie
Celles qui disaient « tu comprends pas »

Celles qui mettaient des Bandanas
Et des t-shirts Best Montana
Celles qui ont porté les baskets
Reebok de Rosanna Arquette
Celles qui fabriquaient des bracelets
Brésiliens pendant l’heure d’anglais
Celles qui disaient « Eric Serra »

… Les filles de … ?

Je suis toute contente, je viens de décourvir ce chanteur et cette chanson (sauf que le refrain devrait être « upgradé »)! J’aime beaucoup!

pssst, les gens…. pendant que miss Lulu dort, moi je vous dit un secret: c’est son anniversaire aujourd’hui!

Notre « frozen rain » s’est transformée en « ice storm » et c’est toujours aussi pas rigolo mais toujours aussi joli! Voilà quelques photos prises pendant la journée. Quand on marche sur l’herbe, on dirait qu’on marche sur une mare de billes ou de perles… et le buit du vent dans les branches me rappelle le bruit du popcorn ou bien aussi des crépitants de noël… c’est amusant, mais de prendre des photos sous ces arbres est un exercice périlleux! La moitié de la ville est sans électricité, la rivière est sortie de son lit d’un mètre, les branches continuent de tomber sur les toits et les routes et les voitures, tout ce qui peut être fermé l’est (pas mon école, bien sûr, ça serait trop beau), et ce soir il fait 19 degrés farenheit, ce qui nous fait environ -8 degrés celcius… pffff… minable! Et Sosso ronfle…

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Le sapin qui menace de tomber sur mon immeuble… Et non, ce ne sont pas des gouttes d’eau qui le décorent mais bien de la glace solide et pas prête de fondre!

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J’aime beaucoup cette photo parce qu’on dirait qu’elle est à l’envers… mais non, c’est tout simplement la moitié de l’arbre qui est tombée. On dirait aussi que de la neige le recouvre, mais non, c’est de la glace, et sur l’herbe aussi! Cliquer sur cette photo pour la voir en très grand!

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Le branches de l’arbre d’au-dessus… je me demande combien ça pèse!

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Une touffe de braindilles qui porte une rivière de diamants…

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Prisonnières de la glace, ces baies seront concervées au frais pendant tout l’hiver! A déguster au printemps!

La « frozen rain » vous connaissez? C’est très marrant! J’vous explique:

D’abord, le matin il pleut des trombes et puis on sort et on se casse la figure parce qu’il y a deux centimètres de glace pourrite qui se sont accumulés sous les flaques d’eau mais ça se voit pas. Ensuite, c’est super beau et les arbres deviennent tout blanc, comme s’il neigeait ou des cerisiers au printemps, mais non, il pleut et c’est l’hiver, et les gouttes de pluie gèlent sur les branches des arbres en guirelandes de mille gouttelettes de glace et c’est magnifique. Ensuite, comme il continue de pleuvoir, les branches des arbres cassent sous le poids de la glace, et puis les fils téléphoniques et électriques aussi et il n’y a plus d’électricité et toutes les routes sont verglassées et coupées et il y a plein d’accidents. Ensuite, comme la nuit tombe et qu’il fait de plus en plus froid, les flaques d’eau de la pluie et la rivière débordée dans tout Lafayette se transforment en patinoires et avec un peu de chance, la pluie se change en neige et le lendemain matin on n’a plus d’électricité ni de chauffage ni de téléphone dans la maison et il y a dix centimètres de neige sur trois centimètres de glace sur la route et un arbre tombé sur la voiture du voisin! Mais c’est magnifique! Et très rare!

Heureusement que mon avion est arrivé un jour avant la frozen rain de 2005 parce que là, toutes les écoles, tous les bureaux, toutes les routes, tous les magasins, et tous les aéroports sont fermés!

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Ce qui est bien c’est que je suis deux fois contente: quand je peux enfin rentrer en Europe, et quand je peux enfin rentrer dans mon champs de maïs! Il est bon de redormir dans mon lit!

Le voyage était long, mais s’est bien passé. Ici il pleut des pluies glacées… charmant! Mes chatounettes sont devenues un peu sauvages et ont perdu du poids mais ont l’air contentes de me revoir. Et on voit bien qu’elles ont trois semaines de jeux, de calins et de caresses à rattrapper! La maison est dans un état lamentable et il va falloir des jours pour tout nettoyer, mais ça ira.

Le tsunami est beaucoup discuté ici aussi, et il y a beaucoup de discussions « scientifiques » sur comment on compte les morts, la désinfection de l’eau, comment monter un hôpital de fortune, etc.. Les américains n’ont par contre pas l’air de se demander s’ils ont assez donné comme dons et ont l’air assez satisfaits de la situation actuelle. J’ai réussi à contacter Darrannee en Thailand et Huzaifah de Malaisie, et ils vont bien. Pas encore de nouvelles des autres.

Merci encore à tous pour vos voeux et supers commentaires et emails. J’y répondrai… dès que mes valises seront défaites, ma maison en état de marche, mon sommeil récupéré, mon boulot démarré, et mes chatounettes un peu calmées. En attendant, je garde bien au chaud dans ma mémoire tous ces souvenirs magnifiques de nouvelles rencontres et de moments merveilleux passés pendant ces trois semaines en Europe!

PS. Qu’est-ce que j’aime les toilettes publiques américaines qui sont TOUJOURS accessibles, pratiques, et surtout PROPRES!

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Calinette, Sosso, et leur miss lulu vous souhaitent à tous une année 2005 pleine de succès, de joies, de calins, de rencontres, de partages, de bisous, d’amour, de bonheur, et de popcorn!

Calinette, Sosso, and their miss lulu wish you all a new year 2005 full of successes, happiness, love, joy, friends, good times, friends, and pâtisseries!

- janvier: retour de vacances en France et Suisse, fête d’anniversaire avec copains, profs, et élèves, nouveaux supers élèves internationaux.
- février: premiers commentaires sur mon blog, questions existentielles sur l’Inde et ma vie en général.
- mars: rencontre de mon premier blog francophone (LuLu), premiers posts en français, vacances en Utah très chouettes, guerre en Irak et déprime, conférence en Californie fatiguante mais successful.
- avril: reprise de contact avec un vieil ami de Pologne, supers moments avec mes élèves, classe de resources humaines géniale, rencontre de plein de nouveau blogs, grosses tornades en Indiana, Bug Bowl trop drôle.
- mai: premières idées de rencontre de bloggeurs, fin du semestre de printemps, début de bossage pour les examens d’août.
- juin: bossage et stressage, visite de Cath et Bernard à Michigan City, été pas trop chaud, adoptage de Calinette, nouveau semestre avec des élèves difficiles, visite éclaire en France pour la réception d’Anaïs, première rencontre très sympa de bloggeurs très sympas.
- juillet: problèmes avec les élèves, blog en location, conférence marrante à New York, tornades terribles, chouette reportage du 4 juillet, stressage!
- août: examens de « prelims » réussis, début d’un nouveau semestre avec des élèves américains pas intéressants et des cours trop difficiles, opération de Calinette et visite d’Anaïs, début d’écrivage de « prospectus. »
- septembre: crises en phonocrapologie, début de crises politiques avec le buisson maudit, élèves chiants, début des grandes questions existentialistes, bouffes dans tous les restaurants indiens du bled.
- octobre: potironades, visite aux petits chats, adoptage de Sosso, mort de Christopher Reeves et déprime, été indien raté, ras le bol de la politique!
- novembre: le buisson maudit me casse les pieds et le reste, Sosso et Calinette font la guerre et sont toujours malades, dernières préparations du prospectus, blog en location, conférence à Indianapolis pas trop nulle, fatigue générale.
- décembre: « défense » du prospectus réussie, voyage en France et Suisse vachement chouette et fête de Noël avec toute la famille réussie, deuxième réunion très sympa de bloggeurs très sympas.

Conclusion: année 2004 plutôt réussie et pas trop désagréable. Beaucoup mieux que le cauchemard de 2003! 2005, par contre, promet d’être une autre paire de manches…

site d’aide vu chez AutchoZ (et il en donne plein d’autres)

Croix-Rouge Française

Joyeux Noël!

Un peu d’angoisse, oublier mon sac…
Se dépêcher sous la pluie, papoter avec une amie,
Arriver devant une table et devoir deviner!
Rigoler, organiser, papoter, rencontrer, déguster,
Et encore papoter et rigoler, écouter, raconter
Voir des gens venus de si loin pour me rencontrer et sourire
Prénoms qui se mélangent aux noms de plume et aux nouveaux visages
Il est plus grand, elle est plus petite, il est encore plus mignon que ce que j’imaginais!
Nouveaux blogs à lire et lecteurs timides qui se révèlent
Petits cadeaux, gentils messages, histoires cousues et décousues
Pas assez de temps pour connaître tout le monde!
On se reverra, on se téléphonera, on se lira…
On s’imaginera mieux et on sourira plus
Etoiles dans les yeux et bonheur infini!
Photos et fatigue, ne pas vouloir s’arrêter!
Merci à tous, merci mes amis!
Merci mille fois!!