jeu 18 août 2005
Lesson d’anglais du jour: « eye candy » se dit de quelque chose de très attirant mais en fin de compte peu intéressant, très agréable à regarder mais décevant si on y regarde de plus près. Un film comme Top Gun, pour les filles, est très eye candy (beau mec) et très eye candy pour les mecs (avions). Ce qui est eye candy fait surtout plaisir aux yeux, et parfois, c’est tout ce dont on a envie, c’est tout ce dont on a besoin! Bref, le eye candy c’est la satisfaction immédiate garantie, parfaite quand on n’a pas envie d’aller plus loin.
… Comme ce soir, par exemple. J’en ai eu plein les yeux des bonbons! Oh là là, j’avais du mal à y croire, j’imagine que dans mon paradis, il y aura une chambre (huhuh) exprès pour ça
(il y aura aussi une bibliothèque, un hall de symphonie avec un orchestre qui jouera le concerto pour violon de Brahms et le Bolero de Ravel, un océan, des petits chats, et plein d’autres trucs sérieux, hein, je ne suis quand même pas QUE superficielle!).
Donc, …. ouh là là, j’ai du mal à me remettre de mes émotions… pfiou…. oui, donc, essayons de nous concentrer! L’histoire c’est que c’est complexe… oui je n’aide pas, je suis d’accord… … Donc je cherchais quelqu’un pour faire des traductions pour ma recherche et j’en ai parlé à un prof de psy qui m’aidait avec mes statistiques et qui m’a dit de contacter le directeur d’un club d’étudiants qui s’appelle Friends of Europe et qui pourrait peut-être envoyer mon cri de détresse à toutes ses ouailles. Ce que je fis donc. En passant, le chef du club en question m’a dit que comme j’étais française moi aussi je pourrais faire être une amie de l’Europe et recevoir leurs messages et faire partie de leur club… et j’ai dit d’accord.
Et donc pendant quelques semaines, j’ai reçu des emails avec des annonces hétéroclites et variées sur untel qui cherchait un logement, machin qui vendait ses bouquins, et bidule qui faisait la fête… et tous les mercredi soirs, il y avait un film international, projeté dehors, sous les étoiles, dans le jardin d’Edie. A tout ceci, je n’y ai pas vraiment fait attention, jusqu’à l’annonce, hier, que le film de ce soir, le dernier de l’été, serait Delicatessen. Et là, j’ai craqué, patate que je suis, parce que j’adore ce film et que je me suis dit que j’avais bossé tout l’été comme une malade et que j’allais continuer tout l’automne et l’hiver et le printemps et que j’en avais marre de mon boulot et que je méritais bien une petite pause et qu’après tout il y aurait peut-être des gens sympas à cette soirée et que ce n’était qu’un film et que ça serait chouette de rencontrer certaines personnes qui m’ont aidée avec mes traductions et que je suis super anti-social et qu’il faudrait que je me soigne et que je bouge mon cul et que même si c’était nul y’aurait ma copine Gigi et que bon merdalafin!
Et j’y suis allée!
…
…
OH MY GOD!!!!!
…
…
Eye candy!!!!!
…
EYE CANDY PARTOUT!!!!!!!
…
…
Des jeunes hommes de toute l’Europe, d’Irlande, d’Italie, de Lithuanie, d’Espagne, de Turquie, des Pays Bas, de Pologne (le fameux plombier, je l’ai rencontré, il fait un doctorat en plombrie, en fait, et je lui aurait bien sauté dessus si j’avais osé!!!) de Norvège, de Grèce, d’Allemagne, de PARTOUT, et siiiiiiiiiiiiiiiiii adorablement mignons, craquants, adorables, gentils, beaux comme des dieux, séduisants, polis, simples, intéressants, drôles, élégants, enchanteurs, éblouissants, cultivés, charmeurs, galants, séducteurs, souriants, aimables, amusants, délicieux, coquins, captivants, ensorceleurs, envoûteurs, gracieux, fascinants… en un mot: ooooooooohhhhhhhhhhh!!!!! Oooohhh la vache!!!!! HOLLY COW!!!! J’étais entourée de beaux mecs, comme ça, et je ne savais plus où poser les yeux… j’en perdais mon latin…
Tout ça pour vous dire qu’heureusement que j’avais déjà vu Delicatessen cinq fois parce que là, même dans la pénombre étoilée de notre salle de cinéma céleste, j’en ai bien profité, de ces bonbons pour les yeux! Et ma foi, ça fait du bien de s’être sentie rajeunie de 10 ans, l’espace de cet instant magique!





















































Le vendredi (surtout quand j’ai donné congé à mes élèves parce que j’en ai marre de jouer à la prof, moi, des fois!) et le samedi sont en général les jours où je suis le plus bosseuse et productive. Si si, ça arrive (en semaine c’est plus rare, je suis trop occupée à stresser pour rien, en semaine)! Je lis 200 pages de droit (la Cour Suprême des Etats Unis en a fait de belles, je vous dis que ça (c’est d’ailleurs très intéressant, je suis en train de bosser sur la décision de la Cour Suprême concernant les admissions à l’Université du Michigan et ce qu’on appelle « Affirmative Action » ici (discrimination positive?) et c’est absolument dingue et génial comme truc!), je prépare mes cours pour toute la semaine suivante (cette année je suis définitivement une meilleure prof que l’année dernière!), je corrige plein de copies (ouf que mes élèves eux aussi sont un peu mieux que ceux de l’année dernière), et bien sûr je bosse sur ma recherche (y’a pas l’feu au lac, quand même, hein!). C’est tout. Je sors pas, j’aime pas sortir quand il y a 40’000 étudiants éméchés sur les routes verglassées et éparpillés dans les bars, les cinoches, et les restaurants du coin. Et de toutes les manières je suis « anti-social, » c’est bien connu! Donc je bosse. 





