rigolades


Depuis des années, de très longues années, je rêve de prendre des cours de cuisine! A chaque fois que je vais à Paris, je me dis que je devrais m’offrir un petit cours chez Ducasse ou au Ritz, mais bon, je n’ai jamais vraiment pris le temps et n’ai jamais vraiment eu les moyens de me payer ce genre de folie. Alors quand un jour, dans le streetcar de Spadina, je suis passée devant le Calphalon Culinary Center, juste à côté de chez moi, je me suis dit que c’était le moment de me jeter à l’eau la pâte, et je me suis inscrite à un cours sur les cookies! C’est un peu cher, mais pas plus qu’un cours de musique, et pendant les trois heures de cours, on fait quatre recettes pour finir avec des quantités astronomiques de nourriture qu’on peut remporter chez soi! Miam! Et pour ne pas y aller toute seule, j’y ai traîné ma copine Karibou malgré ses réticences… quand j’insiste, j’insiste lourdement ;)

Et bien je n’ai pas regretté une seconde ni d’y être allée ni d’y avoir pris Karibou avec moi! C’était super chouette, avec une prof très chouette, une dixaine d’élèves sympas, et de délicieuses recettes. Ca m’a fait un bien fou d’être à nouveau une élève, de ne pas avoir à refléchir, de faire ce qu’on me disait, de pétrir, tourner, écraser, râper, couper, étaler, et rigoler, surtout! On a chacun son petit coin cuisine avec un tablier, une lavette, et un torchon, et tous les ustenciles dont on pourrait avoir besoin. Tous les ingrédients sont déjà pesés et coupés aux bonnes quantités devant nous. La prof est devant la classe et il y a un grand miroir au-dessus d’elle pour qu’on voit bien tout si on est au fond de la classe, et puis il y a aussi des assistants qui passent voir si tout va bien, si on arrive à faire mousser notre beurre, monter le batteur, faire fondre le chocolat, et râper le citron. Le rêve! Conclusions: y’a pas que dans ma cuisine que j’en mets partout, la pâte à cookies pas cuite c’est délicieux, et il va falloir que j’y retourne!

Voilà quelques photos prises par Karibou et moi de nous deux en pleine action (vous pouvez cliquer sur certaines photos pour les voir en plus grands)!

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Un jour, il y a très longtemps, j’ai reçu un de ces dépliants publicitaires dans ma boîte aux lettres, du genre de ceux qu’on regarde à peine avant de les jeter à la poubelle avec un soupir et qui proposent des vacances de rêves aux Bahamas ou une croisière palpitante à Mexico, et qu’on ne sait jamais si c’est pas un attrappe-couillon mais on s’en fiche un peu finalement parce que de toutes les manières, on n’a ni trois semaines à perdre ni l’argent pour se l’offrir!

Et pour une raison inconnue, ce jour-là j’ai décidé de me l’offrir, ce petit séjour « artistique » de trois semaines en Californie, à Santa Cruz, précisemment, au début de l’été 1998. Je ne sais plus comment j’ai réussi à payer le billet d’avion, l’inscription aux cours (modelage, sculpture sur bois, peinture, et « creative writing »), la location de la voiture (pendant trois semaines!), et la location d’une chambre « chez l’habitant, » mais j’y suis allée, comme ça, juste pour voir, et pour changer de vie pendant quelques semaines.

C’est ce post qui a fait soudainement revenir tous mes souvenir dans ma petite tête… trois souvenirs d’aventures californiennes très uniques en leur genre, pendant lesquelles j’ai pu penser à ma vie « depuis l’extérieur » puisque je n’étais pas chez moi mais avec des gens que je ne connaissais ni d’Eve ni d’Adam, que je ne devais pas bosser pour mon chef ni suivre des classes à l’université (en Utah, à l’époque), et c’était effrayant, agréable, marrant, sympa, difficile, et douloureux. J’ai pu bronzer en paix réfléchir de longues heures à ma vie et décider que je ne savais pas ce que je voulais faire de ma vie mais qu’au moins, je savais ce que je ne voulais PAS en faire. Ce soir, j’ai relu le journal que j’ai écrit là-bas. Je vous en mets quelques extraits.

Ah les nuages de Californie! C’est quan’même mieux que les nuage d’Utah, non? Ici, tout est aussi abnormalement vert qu’en Utah, due aux abnornales quantités d’eau tombées ce printemps. C’est tout la faute d’El Nino, bien sûr!

Je suis arrivée hier, comme une fleur, dans ma jolie voiture de location (Chevy Prism) un peu grande pour moi mais je me suis assise sur un pull et ma serviette de bain et ça allait mieux. La maison où je suis est très sympa, grande, avec un super jardin et un gentil chat, des locataires qui vont et qui viennent, une mère française, et j’ai ma propre chambre mais je partage ma salle-de-bain…

Aujourd’hui, je suis allée faire un tour de la ville, repairer l’école, tourner autour du magnifique campus de UCSC et me perdre un peu… la ville paraît assez jolie et riche, avec des points de vue magnifiques sur le port et la mer, des jolies maisons, et il faut compter 25 minutes pour aller à l’école depuis chez moi. Demain, les cours commencent et j’ai très peur!

… Les cours se passent plutôt bien et je commence à devenir amie avec une jeune femme très sympathique, Erika, avec qui je rigole pas mal parce qu’elle est dans les mêmes classes que moi. Aujourd’hui, en modelage on a fait dans le « negative space, » en « creative writing » on a fait dans le « concret, » et en peinture on a fait dans le moche.

… Ce matin a été le pire de ma vie! Je me suis réveillée et tout de suite, le pire male de ventre de ma vie a commencé. Attroce, à hurler, à part que j’étais dans une maison inconnue et entourée d’étrangers. Je me tordais de douleurs dans ma chambre… et bien sûr, Shannon, ma voisine, m’a entendue et est venue dans ma chambre– où j’étais recroquevillée, la tête dans le duvet, en train de mourir! Elle a commencé à me masser le dos et à me parler et me faire rire, et au bout de 15 minutes, ça allait un peu mieux. J’ai finalement réussi à aller en cours avec seulement 30 minutes de retard. Le modelage m’a fait du bien, que j’ai pu pétrir ma rage et ma haine, et le cours de « writing » m’a ennuyé, comme d’habitude. En peinture, tout le monde m’a félicité pour ma magnifique première peinture, ce qui ne m’a pas empêché de la jeter à la poubelle à la fin du cours.

… J’aime bien mon cours de sculpture sur bois, le prof est sympa et marrant, et puis on fait une CUILLERE, pas une freaking « figure calme » ou un « inner-outer space » mais une simple cuillère, simple, facile, et utile! Et puis au lieu de « râper » ma cuillère comme les autres élèves, je la taille à la gouge, c’est meilleur pour mon mal de crâne. En modelage, ce matin, le prof a dit que mes trucs étaient trop torturés et pas assez simples, et je lui ai répliqué que les trucs simples me mettaient mal à l’aise, et on a bien rigolé et on s’est bien engueulé, et les autres élèves ont aussi bien rigolé! Ce que j’ai fait aujourd’hui était quand’même pas mal, enfin, d’après moi…

Aujourd’hui, je suis allée chez Avis pour me pleindre que ma radio ne marchait pas, et ils m’ont tout simplement remplacé la voiture et donné la même exactement mais en mauvre. Cool! Et puis je me suis un peu balladée pendant le week-end à San Francisco et jusqu’à Sanoma… c’était tellement beau et chouette comme week-end que j’avais du mal à croire que tout ça était réel!

Aujourd’hui, en sculpture sur bois, j’ai décidé de faire une fourchette alors que tous les autres élèves doivent faire un bol mais je trouvais mieux d’avoir un service à salade. Alors j’ai commencé ma fourchette qui est vachement moche, mais ça aurait pu aller si en plus je ne l’avais pas cassée… alors on a mis de la colle… Après le cours, je suis allée acheter du pain et du pâté et des légumes et j’ai voulu faire un taboulé, mais il manquait quelque chose mais je ne savais pas quoi… comme dans mes relations avec les hommes: il y a tout ce qu’il faut mais ça reste toujours un peu sec…

Bon, ce matin, je suis allée finir mes 5 métamorphoses râtées en modelage, et commencer un nouveau truc que j’essaye de ne pas coller au sol. J’ai dit au prof que j’allais m’inscrire à son école de sculpture (programme de 3 ans!) et il m’a dit qu’il me fournirait gratuitement des grandes bassines pour y laisser couler mes larmes. Ce soir, à la maison, on a préparé un repas et on a regardé la coupe du monde– les français sont en finale!

Au cours de « creative writing, » je me suis bien disputée avec la prof, parce que ça m’a énervé de ne rien faire depuis trois semaines, et je ne comprenais jamais ce qu’elle voulait, et je ne supportais pas le style mélo et « sappy »– la jeune fille au cheveux blonds sur la plage au levé du soleil, les vagues légères sur les chevilles… et pas un seul foutu requin ne peut la bouffer ni un gangster la tuer, ni elle se tuer… un ange apparaît, peut-être… aaaggghhh!

Ahaha, que ça me fait rire de relire tout ça! Et après je râle parce que mes élèves sont casse-pieds, mais qu’est-ce que j’ai été une emmerdeuse, moi, comme élève!!

Pendant des années, des années, j’ai voulu aller habiter à Vancouver. Vancouver, c’était mon premier choix de ville canadienne, bien avant Montréal et Granbled. Et j’avais plusieurs excellentes raisons pour vouloir aller là-bas: la ville est au bord de l’océan mais en même temps tout près des montagnes, c’est une ville très internationale, etc. etc. mais la raison numéro UNE était le temps, le fait qu’il ne neige pratiquement jamais là-bas où seulement 2 centimètres par an au maximum… La pluie ne me dérange pas, je l’aime bien, même, mais la neige, ça je déteste! Et depuis que je suis à Granbled, je me dis que bientôt, très bientôt, je trouverai un boulot à Vancouver et je pourrai enfin aller y vivre…

HAHAHAHAHAHAHAHA!

MOUAHAHAHAHAHAHAHAHAHA!

Eh ben pour la première fois depuis très très longtemps dans la vie des vancouverites (vancouverains? vancouverois? vancouverreux?), IL A NEIGE 15 CENTIMETRES là-bas, alors qu’ici, on a à peine vu trois flocons pointer le nez et rebrousser chemin à toute allure en voyant ma sale tête!

HAHAHAHAHAHAHAHA!

Comme le dit toujours mon père, y’a un bon Dieu pour les crapules! Ahh que ça me fait du bien de savoir ça! Ahhh que la vie est belle! Ahhh, que j’aime Granbled, tout soudain :D

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Ces magnifiques photos ont été prises par Vincent.

PS. Ce post est mon 1200ème post…

Y sont fous ces canadiens: ils écrivent maple leafs au lieu de leaves, centre au lieu de center, et ils disent « zèd » au lieu de « zii » pour la lettre Z. En plus, ils utilisent programme, cheque, tap, cutlery, railway, et colour (british), mais gas, truck, tire, et chips (américain). Les québecois se disent anti-anglais (on dit « arrêt » au lieu de « stop » et « magasinage » au lieu de « shopping, ») mais ils disent tomber en amour (fall in love), appliquer pour une job (apply for a job), appointment (rendez-vous), badlucké (malchanceux, de bad luck), bosser (donner des ordres tout le temps, de boss), catcher quelque chose (comprendre, to catch), matcher (les pantalons avec chemise, de match), et tant d’autres (allez-y, ne vous gênez pas pour compléter la liste ;) )!

Autres trucs qui me rendent la vie compliquée: on dit « grade 10″ au Canada au lieu de « 10th grade » aux US (pour les niveaux à l’école), marks au lieu de grades (pour les notes d’examens), on « write an exam » au Canada mais on « take an exam » aux Etats Unis, on utilise un calendar au lieu d’un catalog (gros bottin qui donne la description de tous les cours offerts par l’université et autres informations importantes), on utilise très rarement freshman et sophomore (alors qu’on l’utilise très souvent aux US, pour décrire les étudiants universitaires de première et deuxième années), on dit « going to university » au lieu de « going to the university, » et « going to hospital » au lieu de « going to the hospital. » « Going to college » ne veut pas dire « going to university » (alors que c’est à peu près l’équivalent aux US) puisque le « college » au Canada est très différent de l’université (c’est plutôt une école professionelle).

Oh, et le « bacon » au Canada c’est ce qu’on appelle du « Canadian bacon » aux Etats Unis, et le « bacon » aux Etats Unis c’est du « peameal bacon » au Canada (ou quelque chose comme ça, cette histoire n’est pas encore très claire comme je ne mange d’aucun des deux…). « Pissed » veut dire fâché aux US et soûl au Canada, et « rubbers » veut dire condoms aux US et bottes d’hiver au Canada!

En ce qui concerne les stéréotypes sur les Canadiens de différences régions: sur la côte ouest (Colombie Britanique), ce sont tous des végétariens, des hippies, des « tree huggers, » et ils protègent les baleines, mais sont les plus gros consommateurs de café et de SUV (4×4) du Canada. A l’ouest (Alberta, Saskatchewan, Manitoba), il n’y a que des red necks, des fermiers, et des fondamentalistes, (l’Alberta est au Canada ce que le Texas est aux Etats Unis). En Ontario (en fait, en Ontario, il n’y a que Trana qui compte) ce sont tous des snobs qui se croient plus intelligents et cultivés que le reste du Canada. Les Québecois sont des séparatistes, des maudits français, et ils détestent le reste du Canada. A l’est (Nouvelle-Ecosse, Nouveau-Brunswick, Ile du Prince Edouard), on trouve des pequenaus et des marins inclultes dans le brouillard et la pluie éternelle. Au nord (Yukon, Territoire du Nord-Ouest, Terre-Neuve-et-Labrador, Nunavut) ce sont des eskimos qui vivent dans des igloos et mangent de l’ours. Et vous, vous en connaissez des autres, des stéréotypes sur les Canadiens?

Ma question est la suivante: y a-t-il un sentiment anti-Américain au Canada? C’est sûr, les Canadiens aiment se démarquer des Américains et font tout pour bien montrer qu’ils ne sont PAS comme leurs voisins du sud… mais cela veut-ils dire qu’ils détestent les Américains? Parfois j’ai l’impression que c’est assez prestigieux d’être Américain, ici (un peu comme partout dans le monde, finalement, parce que même si on dit qu’on déteste les Etats Unis, on admire (et on envie?) malgré tout beaucoup des bons côtés de ce pays…). Alors qu’aux Etats Unis, l’opinion est quand’même très divisée entre 1) ceux qui pensent que leur pays est le seul pays vivable au monde (le Canada est un pays où il neige tout le temps et où on bouffe du caribou au sirop d’érable) et 2) ceux qui pensent que l’assurance maladie au Canada c’est génial (c’est les bons stéréotypes américains sur le Canada, ça!).

PS. Ah j’ai oublié un truc qui me fait toujours rigoler: bilingue se dit « bilingual » en anglais et se prononce « baï-lin-gwel » aux US et « baï-lin-guïü-wel » au Canada :lol: (le e de « wel » devrait être à l’envers, ce n’est pas wèl ni weul, c’est le fameux shwa anglais).

:lol: :lol: :lol:

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:lol: :lol: :lol:

PS. Le mot de passe du message précédent est le nom d’une ville dans laquelle j’ai habité il n’y a pas si longtemps de ça…

Je vous donne la description en français (c’est pas moi qui l’ai dit!) d’un bidule que j’ai acheté l’autre jour et vous devez deviner ce que c’est pour de vrai, ok? Attention, attachez vos ceintures!

« Mini racleur de ciel: Fournit chaque chat son propre secteur au repos. Ronronnez-fect l’endroit pour exercer l’instinct d’éraflure normal d’un chat. Abondance des endroits flânants. »

Mouahahahaha! Vous avez deviné?

Non?

Allez, un p’tit effort…

L’instinct d’éraflure ça vous dit rien?

Un mini racleur de ciel, pourtant, c’est pas si compliqué à imaginer!

Allez, je suis sympa, je vous mets les photos!

Ouhh là…. y’a des trucs qui dépassent… Qu’est-ce donc? On commence à deviner les « secteurs au repos »… :lol:

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On fait un petit coucou par le troutrou? On voit bien les « endroits flânants » là, hein ;) (flânants ET poilus!)

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C’est dingue, ça ronronne-fect à merveille ces machins-là :lol:

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Et voilà, ça commence toujours avec un gentil petit bisou… et ça finit toujours en se tappant dessus (c’est normal, c’est l’instinct d’éraflure) :lol:

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Mais qu’est-ce qu’on s’amuse sur notre nouvel arbre à chat mini racleur de ciel (attention, de la même couleur que la moquette, on fait pas n’importe quoi dans notre catroom, non mais!) :lol:

Moi j’vous dis, j’ai raté ma vocation! J’devrais illico me reconvertir en traductrice anglais-français-mais-pas-n’importe-lequel, spécialiste en produits pour chats!

Quand j’étais allée dire bonjour aux gens de mon département, la dernière fois que j’étais à Granbled, tout le monde était en vacances et je n’avais rencontré que la secrétaire. Déçue, j’étais en train de quitter le building quand soudain, j’ai entendu quelqu’un m’appeler par mon prénom… et c’était la jeune femme qui va être ma « tutrice » pendant ma première année qui m’avait reconnue (alors qu’on ne s’était jamais vues) et avec qui j’ai pu discuter quelques minutes!

Hier soir, Nils et moi sommes allés voir l’avant-première (gratuite) de Little Miss Sunshine (un film que je recommande très chaudement) avec Nat et sa coloc. A la sortie du cinéma, j’allais faire un petit tour aux pipirooms (restrooms en américain, washrooms en canadien) quand soudain j’ai entendu quelqu’un m’appeler par mon prénom… C’était Javier, un type que j’avais rencontré en Novembre dernier dans mon champ de maïs, à l’époque où je ne savais pas encore si j’allais trouver du boulot quelque part. Ce soir-là, il m’avait raconté qu’après la fin de ses études à Purdue il voulait aller vivre au Canada, et je lui avait dit que moi aussi, j’espérais un jour pouvoir faire ça…

Cet après-midi, je suis allée au département des resources humaines de mon université pour essayer de commencer la paperasse (fond de retraite, versement du salaire directement à la banque, assurance maladie, parking, bureau, sécurité sociale, etc.). La réceptionniste n’ayant aucune idée de quoi que ce soit, elle a appelé quelqu’un d’autre qui est venu et qui ne semblait pas non plus connaître son boulot… A un moment, je leur ai dit de me chercher dans leur ordinateur et peut-être que leur ordinateur saurait ce que je devais faire. J’épelais donc mon nom de famille quand j’ai entendu quelqu’un m’appeler par mon prénom… C’était la personne avec qui j’ai correspondu pratiquement chaque semaine à propos de mon embauche depuis que j’ai signé mon contract (et que je n’avais jamais rencontrée, mais elle avait reconnu mon nom de famille lorsque je l’épelais), qui venait de rentrer de 4 heures de réunions dans un autre département.

Spooky, comme on dit en anglais! Je me demande bien qui je vais rencontrer demain chez le garagiste qui va me trafiquer ma voiture aux normes canadiennes pour que je puisse avoir un nouveau permis de conduire canadien pour que je puisse enregistrer ma voiture au département des transports pour que je puisse me trouver un assurance pour la voiture pour que je puisse avoir des nouvelles plaques d’immatriculation de l’Ontario pour que je puisse recevoir un petit permis spécial VIP pour le parking, poil au smoking!

En France on dit dégueu, mais en Suisse on dit dègue [dèg], je vous le dis comme ça vous aurez au moins appris quelque chose d’utile aujourd’hui ;)

Votre belle-mère est invitée à déjeuner et que vous voudriez définitivement vous débarasser d’elle? Vous êtes suicidaires mais n’avez pas le courage de vous jeter par la fenêtre? Vous avez tendance à aimer ce que le reste du monde déteste? Alors cette recette est pour vous :lol:

Vous vous souvenez de ça? Les tomatillos dont nous a parlé Laurange? Ben moi aussi j’ai essayé une recette et je peux vous dire que c’est ignoble! Je rate parfois certaines de mes inventions, mais là, je peux dire que ça a été mon plus beau ratage, un échec dans toute sa splendeur, une débâcle parfaite, un fiasco sans pareil, bref, le bide total et intégral!

Je vous offre quand même cette magnifique recette ignoble en cadeau pour fêter les non-élections mexicaines et la fin du 4 juillet (je vous jure, si j’entends encore une fois du Gershwin, du Bernstein, ou du Copland, à la radio, ça va chier dans les ventilos!).

Alors, d’habord, vous mettez dans une casserolle des tomatillos coupés en petits morceaux (ça a une odeur de poire très très verte, ces machins, c’est trop bizarre), un oignon coupé finement aussi, de l’ail, du sel et du poivre, du « cilentro » (coriandre fraîche, beurk), et du bouillon de poulet ou de légumes. La recette originale que j’avais trouvée disait de faire cuire le riz directement avec les légumes dans le bouillon. Mais je ne suis jamais les recettes… donc je n’ai pas mis le riz et j’ai mis moins de bouillon.

Faites cuire tout ça jusqu’à ce que ça ait une consistence de purée ou de compote un peu compacte, plutôt… Attention aux risques de mort subite au cas où vous oseriez goûter à la mixture…

Pendant ce temps-là, faites cuire du riz à sushi bien collant et faites-en des petites galettes ronds de 2,2 centimètres de haut et 8,9 centimètres de diamètre grace à l’apparatus génial mentionné dans ce post génial. Mettez ces petites galettes à refroidir sur le bord bord de la fenêtre mais faites attention qu’elles ne s’enfuient pas!

Quand ma mixture infâme est cuite, laissez-là un peu refroidir sinon vous allez vous cramer les doigts, doués comme vous êtes (surtout si vous vous appelez miss lulu), puis versez-la dans les petits moules sus-mentionnés posés sur des assiettes, puis mettez le tout (ne retirez pas les moules, malheureux!) au frigo pendant une nuit (pas sur le rebord de la fenêtre pour cause de risques de pugilat…

Donc la mixture étant un peu gélatineuse sur les bords, elle va devenir un peu comme de la jell-o pendant la nuit et au petit matin, vous aurez des jolies petites galettes vertes que vous pourrez démouler si l’envie vous en prend vraiment et déposer délicatement sur la galette de riz (ou vice-versa) et décorer le bidule avec de la salsa mexicaine (c’était ça ou du coulis de framboises) pour faire les couleurs du drapeau mexicain. Décorez aussi avec les restes de cilentro (ou des épinards coupés en petits morceaux si vous n’avez que ça à la maison paskeu même l’odeur du cilentro vous rend malade).

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Avant de servir, assurez-vous que vous (ainsi que votre belle-mère!) avez une bonne assurance vie!

Buen apetito ;)

Eh oui, Sosso et moi (Calinette étant cachée dans la chambre) avons eu la grande surprise et l’immense joie de voir des pompiers faire joujou avec leur nouveau camion… sous sur devant notre fenêtre!

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Au départ, ils sont arrivés en grandes pompes avec sirène et tout le tralala et j’ai quand même eu quelques frayeurs.

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Je me suis dit OK, si je porte les deux paniers à chats je ne peux rien porter d’autres… peut-être que je peux mettre un ordinateur dans un des paniers… il me faut aussi mon passeport et le petit bidule où je sauvegarde ma thèse… je pourrais jeter mes journaux personnels (10 ans) par la fenêtre et les récupérer en bas mais y’a la moustiquaire donc ça me fera perdre beaucoup de temps… dommage que mon assurance vienne d’expirer et je ne l’ai pas renouvelée… bon c’est pas grave, ça évitera les frais de déménagement au Canada…

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Et puis par-dessus le bruit du camion et des pompiers qui se gueulaient des ordres dans tous les sens, j’ai réussi, du haut de ma fenêtre, à leur crier « what’s going on? » et ils m’ont dit « nothing, just trying the new truck! » Ah ben merci de prévenir! Failli me jeter par la fenêtre avec mes deux chats, moi, avec vos âneries!

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Bon, allez, ils étaient mignons et je me suis dit qu’à tout blog, malheur est bon, profitons-en et admirons ces charmants messieurs et leur joli camion.

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Ce qui est très drôle dans l’affaire, c’est qu’à partir du moment où ils ont remarqué que je les observais (et que je prenais des photos), ils ont fait tout un show pour moi en rigolant comme des p’tits gosses qui veulent prouver qu’ils sont les plus forts et que leur camion est le plus gros, le plus bruyant, le plus rouge, et le plus cool!

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Ils ont donc fait le tour du toi d’en face, juste comme ça, pour s’amuser à marcher sur les toits, et ensuite, ils ont tourné leur échelle vers moi!! Comme ça, juste devant ma fenêtre, en rigolant tous comme des baleines.

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Et puis ils sont montés sur mon toit… et c’est là que Sosso est arrivée toute curieuse!

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… l’un après l’autre… en faisant les zouaves, si possible…

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… en souriant comme des patates en passant devant ma fenêtre… Je les entendais crier « allez, sourie pour la photo, fais coucou à la dame! »

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Je ne sais pas qui était le pire: eux qui faisaient les bananes et voyaient tout ce que j’avais dans mon appartement, ou moi qui prenais des photos comme si j’étais en face du scoop de l’année :lol:

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.. et puis sont redescendus en faisant byebye avec leurs grands sourires.

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Y’en a même un qui m’a dit « see ya! » et j’ai dit « hope not too soon! »

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C’est qu’ils sont très sérieux, les pompiers de Lafayette, ça plaisante pas avec eux!

Qu’est-ce que Sosso regarde par la fenêtre?

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Je vous donne deux indices: ça fait beaucoup de bruit (Sosso n’a eu le courage de venir regarder par la fenêtre qu’au bout de 20 minutes, et Calinette est restée cachée dans ma chambre!) et c’est quelque chose que Sosso n’avait jamais vu auparavant!

Je vous donnerai la réponse plus tard dans la journée :P Ceux qui trouvent la bonne réponse auront droit à une carte postale… parce que… aujourd’hui… c’est… DISTRIBUTION DE CARTES POSTALES! Voui léïdizendgèntlemèn, tous ceux à qui j’ai promis une carte postale en… heu… mars auront enfin la joie de la recevoir en… heu… juin :lol: Si j’ai vos adresses!

Alors, qu’est-ce qui nous a gardées si curieuses, Sosso et moi, à la fenêtre pendant plus d’une demi-heure?

           Il était une fois un touptitomme … pas plus haut que trois pommes … et que le poids des années et les ptisuschis soucis accumulés au cours de sa ptitexistence de touptitomme avaient encore plus  affaissé … qui habitait , depuis son ptit divorce  d’avec une toutptitefemme à cause d’une ptitbrouille , un ptit studio modestement mais joliment meublé à l’avant-dernier étage d’une très haute tour en comptant  118 … c’est-à-dire deux fois plus que la tour Montparnasse à Paris … Chaque jour de l’année … – excepté le jour de la fête des pères qui , lui rappelant qu’il n’avait pas de ptitzenfants , le plongeait dans une grande   ptittristesse - … qu’il fasse beau ou mauvais … qu’il vente … pleuve … neige …  grêle … qu’il fasse  un soleil splendide … qu’une tornade soit annoncée ou passée … il sortait immanquablement de son ptitstudio à  8 heures du mat  … dégringolait à une vitesse vertigineuse les 117 étages de la tour … ( en empruntant l’ascenseur parce que c’était un touptitomme bien élevé …! – lequel ascenseur , je tiens à le signaler ,  n’est jamais tombé une seule fois en panne tout le temps qu’habita le touptitomme dans cette tour … ) et se rendait en ville , à pieds , pour visiter ses nombreux ptizamis … se restaurer aux alentours de midi dans un ptitrestaurant … ou une ptitguinguette … faire une ptitsieste à l’ombre des arbres du parc municipal … aller au cinéma si un bon ptitfilm y était projeté … et somme toute faire un ptit somme ( après la sieste ça s’impose ! ) sur les fauteuils moelleux de la salle de projection … se faire rabrouer un ptipeu , pour la forme , par le gardien des lieux familier … sortir au grand ptiair  … et faire quelques ptitesprovisions … : ptipains au chocolat , ptisuisses , biscuits ptibeurre …  avant de retourner , à la nuit tombée … dans son ptitstudio au sommet de la ptite grande tour …

Notre touptitomme … à chacune de ses sorties et sans aucune exception … ( même une toute petite …  qui viendrait pourtant confirmer la règle … ) était toujours muni d’un ptiparapluie aux multiples usages … qui  lui servait ainsi non seulement de protection contre les subites ondées ou  les ptitzaverses surprises  en cours de journée … mais aussi  de … parasol en cas de rayonnement solaire trop fort pour sa ptitetête de touptitomme … ou encore de canne en cas de ptitefatigue inopinée … voir même de sac à provisions  … Ce ptiparapluie à l’étoffe usée et aux couleurs passées mais aux tiges inflexibles et dont la pointe régulièrement astiquée …. – allez savoir pourquoi – … luisait comme un sou neuf … était comme qui dirait devenu partie intégrante du touptitomme … Certains esprits espiègles pensaient même que le touptitomme et le ptiparapluie devaient faire lit commun et qu’en plein orage  nocturne le parapluie devait protéger le touptitomme contre les tonnerres … Et tout comme le touptitomme ne sortait jamais …au grand ptit jamais … sans son ptiparapluie … le ptiparapluie , de son côté , ne se serait jamais avisé de sortir sans le touptitomme ! … nonmais ! … Ils formaient donc tous deux une ptitpaire de joyeux pépères ne passant guère inaperçus aux yeux des habitants du quartier …

Et puis … la ptitsanté du touptitomme … au fil du temps et des ans … commença à se dégrader … Les mêmes esprits espiègles … soudainement et sincèrement attristés pensèrent que le touptitomme était atteint d’un ptimal étrange … Que voulez-vous .. il se mit à avoir  des ptitrous de mémoire … qui se firent de plus en plus fréquents … Il commença par se souvenir difficilement des noms des rues de son quartier qu’il empruntait pourtant quotidiennement … puis des noms de ses ptizamis … puis un jour on le vit sortir du magasin … les mains vides … oubliant  les provisions qu’il venait pourtant tout juste de régler au caissier … puis il perdit son chemin … et … un jour … pour la toute toute première fois de sa ptitvie … il oublia de prendre son ptiparapluie en sortant de son ptistudio ! ! … Les choses allaient sans aucun doute fort mal … Quelle ne fut pas la surprise des habitants du quartier … hébétés de voir passer le touptitomme sans son éternel ptiparapluie ! …  Le plus surprenant  était que le touptitomme en marchant maintenait  son avant-bras droit relevé … comme si le pommeau du ptiparapluie y était … comme à l’habitude … accroché  ! … Pôvre touptitomme qui était en train de perdre sa ptitête ! … Pourtant ce jour-là le touptitomma alla … comme à son habitude et comme si de rien n’était … rendre visite à ses ptizamis qui n’osèrent cependant pas lui poser de questions … flâner un ptipeu dans le parc de la ville … déjeûna à son restaurant habituel et commanda  … deux couverts ! … acheta un beau bouquet de fleurs … ( ah ? ! … le touptitomme était ptêtre amoureux  ? … ceci expliquerait-il alors cela ? … à moins que le bouquet  n’ait été destiné au   ptiparapluie lequel  , ayant peut-être attrapé un coup de froid à cause de l’averse de la veille ,  serait resté ce jour là allité ? ! ) …  et , tard dans la nuit … à l’heure où tous les chats sont gris ( sauf ceux de miss lulu bien entendu … ) s’en retourna chez lui … Bon … c’est vrai … il se trompa un peu de chemin mais revint vite sur ses pas … et pénétra dans l’ascenseur de la tour qui semblait n’attendre que lui … pour rejoindre son 117 étage … Seulement … le touptitomme s’arrêta ce soir là au … soixantième étage …  sortit de l’ascenseur et continua sa montée à pieds par l’escalier avant que de parvenir en nage et épuisé … le beau bouquet de fleurs désormais fané… sur le palier de son ptistudio … Il eut à peine  le temps de frapper trois pticoups à la porte avant que de s’effondrer dans les bras tiges du ptiparapluie …

Sauriez-vous dire …  chers lecteurs … si vous avez eu le courage de lire jusqu’au bout cette ptitistoire … pour quelle(s) raison(s) … le touptitomme a continué sa montée à pieds à partir du soixantième étage ? ? … Allez … faites un ptiteffort ! …

P.S … et comme d’habitude hein … ceux qui connaitraient  cette histoire parce qu’ils auraient  vécu dans la même tour que le touptitomme ou alors parce qu’ils seraient  de ses proches ou de ses descendants … sont instamment priés de se taire … ou alors de dire  simplement comme Jojo …  » moi je sais … moi je sais … ! « 

En l’an je ne sais plus trop combien de l’hégire … dans les geôles de l’Empire Seldjoukide … un condamné à mort pour crime de lèse-majesté attend stoïquement l’exécution de sa sentence … Le Vizir délégué à l’injustice de l’époque … doté d’un sens de l’humour noir particulièrement développé … décide alors … sur un coup de tête … d’offrir au condamné le choix du mode de son exécution … quelle délicate attention ! … ce sera alors soit la pendaison soit la décapitation … ( autant choisir entre l’arsenic et le cyanure ! … ) Mais bon … Le Vizir décide alors de laisser  une semaine de réflexion au condamné perplexe pendant laquelle ce dernier devra réfléchir à un énoncé qui sera rapporté au Vizir dès le délai écoulé … en fonction de quoi … si cet énoncé se révèle être une vérité … le condamné sera pendu … et s’il s’avère être un mensonge … il sera décapité ! …

Bon … au bout de la fatidique semaine de démêne intellectuelle … le condamné …  tout à fait détendu … sûr de lui … un large sourire aux lèvres … se présente de lui -même … après avoir soudoyé les gardes … au Vizir en train de regarder en famille et avec attention un programme  sur les prisons françaises retransmis par TV5 … ( chercher l’erreur ! … ) et lui énonce alors à haute voix … et lentement pour être parfaitement compris … le fatidique énoncé qui devrait décider du sort de sa tête … :

    » ……………………………………………………………………………… »

Le Vizir … éberlué … les yeux écarquillés … garde un pesant  silence pendant un long moment pendant lequel le prisonnier cache très mal son exultation … puis appelle les gardes et leur demande de relâcher sur le champ le prisonnier … ! Tel est pris qui croyait prendre !

A ton  avis Lulu ( et les zotres ) … quel fut  donc cet énoncé qui , à la toute dernière minute , sauva la vie  du condamné ? ? …. ( ceux qui connaissent l’histoire sont instamment priés de s’abstenir de commenter ! ! … )

 

L’autre jour, un certain Tirui et une certaine zébue m’ont donné l’envie d’essayer quelque chose de nouveau et d’un peu fou: le gâteau de riz aux poires! Ohhh j’en ai rêvé pendant des nuits et des nuits, imaginant moultes façons de faire ça toutes plus alléchantes et créatives les unes que les autres…

Si bien qu’en fin de compte, avec une idée bien précise en tête, j’ai acheté des poires et je me suis mise au travail! Mouahahah! Quelle folle steu miss lulu!

D’abord, j’ai fait un riz au lait (avec de la vanille et une écorce de cannelle dedans) exquis, mais alors tellement exquis que c’en était presqu’un crime. Jusque là, à part le litre de lait bouillant renversé sur ma cuisinière et qui a pris feu et que ça a pué dans toute la baraque et que j’ai dû ouvrir la porte et toutes les fenêtes et que les chatounes en ont profité pour se casser parce qu’elles avaient peur de l’alarme anti-incendit et des odeurs de cramé et des flamme et que c’est vraiment pas pratique de faire du riz au lait dans ces conditions, tout allait bien.

Pendant tout ça, j’ai fait cuire deux poires épluchées et coupées en deux dans une casserole remplie d’eau avec une cuillère à soupe de sucre par demi-poire. Ca m’a pris environ une heure pour faire le riz et pendant ce temps-là, les poires cuisaient à petits bouillons.

Ensuite, j’ai enlevé les poires de leur jus et je les ai laissées refroidir avant de les couper en petites tranches. Et j’ai bu le jus! Miam!

La phase suivante était de mettre du riz dans des petits ramequins jusqu’au milieu, de mettre les rondelles de poires sur le riz, puis de finir de remplir les ramequins avec du riz. Et de finir les restes de riz sur le champ directement de la casserole! Miam! Pendant ces opérations, j’ai eu un vague pressentiment que les choses allaient mal se passer et que le coup des poires au milieu ça n’allait pas aider, mais passons. J’ai mis les ramequins recouverts d’une feuille de plastique au frigo pendant une nuit.

In ze morning, j’ai essayé de démouler mes ramequins, et là, misère, ça a été une vraie pagaille! Le riz au lait CA COLLE! En plus, comme je l’avais craint, les poires au milieu faisaient que la moitié du ramequin sortait mais pas l’autre… Bref, j’ai quand même réussi à tout sortir même si c’était moins joli que prévu, retourné sur mes petites assiettes. J’en ai profité pour manger le ramequin le plus amoché juste pour voir et le jus des poires s’était infiltré dans le riz et je peux vous dire que s’il y a un paradis sur terre, il a un goût de riz au lait aux poires!

Finalement, j’ai voulu faire la maline pour épater mes lecteurs et parce que j’aimerais bien être « up there » avec tous ces blogs culinaires qui ne se prennent pas pour la queue de la poire (huhuhuh) avec leurs délices plus créatives les unes que les autres! Donc… j’ai décidé de mettre un peu de caramel sur mes gâteaux de riz! J’ai mis de l’eau et du sucre dans une casserole et j’ai fait bouillir… mais je crois que je ne savais pas comment faire du caramel parce que mon premier caramel n’a jamais blondi. Il est resté tout blanc… En plus, je n’en avais pas fait assez donc j’ai tout versé sur mon premier gâteau de riz et là, huhuhu, ça s’est transformé en une épaisseur massive de caramel (blanc) qui a entièrement enfermé le riz et les poires et a collé tout ça à l’assiette jusqu’à la quatrième aire glaciaire! Pour le manger, il m’a fallu casser quelques couteaux et finir au marteau piqueur… et je n’ai plus pu parler pendant le reste de la journée tellement mes machoires étaient soudées par le sucre!

J’ai donc réessayé de faire un deuxième caramel et cette fois, il a bruni, mais il était beaucoup trop épais, donc ça ne s’est pas écoulé joliment sur mon dernier gâteau de riz. Comme il y en avait moins, c’était plus facile à manger, heureusement, et je dois avouer qu’à petite dose, avec le riz et les poires, c’était divin! Mais il fallait quand même un bon coup de cuillère à chaque fois pour se « casser » une bouchée!

Conclusions de l’affaire: il m’a fallu trois jours pour nettoyer le lait qui avait coulé sous les plaques et jusque dans le four et qui puait, je ne sais toujours pas faire du caramel, mes gâteaux de riz auraient été excellents avec un petit coulis de framboise ou du chocolat cuit avec un peu de crème (plus facile à casser), et j’ai des bonnes idées, parfois, mais p’têt qu’il vaudrait mieux que je m’abstienne, la prochaine fois, parce que là, mes couteaux sont fichus, il faut que je prenne un rendez-vous chez le dentiste, les voisins pensent que je suis pyromane, mes chatounes partent en courant dès que je m’approche de la cuisine, et je n’ose pas demander une nouvelle cuisinière à mon proprio de peur de me faire vider!

Mais ch’était vachement bon, hein :)

Joyeuses Pâques a tutti!

miss lulu a réussi à tuer définitivement sa cuisinière en une explosion très bruyante et avec une grosse flamme alors que ses poireaux à la crème n’étaient qu’à moitié cuits!

miss Kitty Calinette a réussi à tomber de son lit perché en s’étirant un peu trop et en entraînant avec elle mon énorme tableau de canyon tellement elle a sursauté en tombant!

miss Sosso a réussi à tomber avec un gros ploutch dans les toilettes que j’avais laissées ouvertes pour la première fois de ma vie!

:lol: :lol: désolée, j’arrive plus à m’arrêter de rire :lol: :lol:

La coupable est recherchée par le CBI (Cornland Bureau of Investigation)!

Dans ma vie, j’ai fait trois trucs vraiment cools: une visite en Laponie, un voyage dans la jungle équatorienne, et … hier, j’ai fait un truc dont j’avais envie depuis longtemps et que je ne pensais jamais arriver à faire: aller voir mon héros, celui qui accompagne la plupart de mes samedis soirs, celui qui me fait rire même quand ça va pas: un enregistrement « live » d’une émission de NPR (national public radio): A Prairie Home Companion, avec Garrison Keillor.

Kékséksa?

Venez donc par ici que je vous cultive un peu, parce que toute personne vivant aux Etats Unis doit impérativement connaitre NPR, et toute personne vivant dans le Midwest ou le Sud ou le Nord des Etats Unis se doit d’écouter A Prairie Home Companion! Ce n’est pas un droit, c’est un devoir!

NPR, c’est LA radio publique des Etats Unis. Publique dans le sens que ce ne sont pas les impôts du citoyen ni le gouvernement qui payent pour la faire marcher. Ce sont des organisations (comme la NEA, national endowment for the arts, par exemple) et des gens comme vous et moi qui envoient de l’argent directement à cette radio s’ils ont envie qu’elle survive. Donc c’est publique dans le sens que ce n’est pas gouvernemental, et donc c’est un peu plus libre de faire n’importe quoi et de dire n’importe quoi (ben oui, si vous recevez de l’argent du gouvernement, vous êtes obligés de faire ce que le gouvernement vous dit de faire, ensuite. C’est le même problème avec les écoles et les universités). Donc NPR est un peu plus libre de raconter les nouvelles qu’ils veulent raconter, et d’adopter un point de vue un peu plus neutre que des radios « normales » ou, par exemple, Fox ou CNN. C’est donc sur NPR que j’écoute de temps en temps les nouvelles.

Mais ce qui est le plus génial, sur NPR, c’est qu’ils ont des émissions extrêment intéressantes et variées, en plus des nouvelles, qu’ils achètent à des radios publiques locales (comme la Minnesota Public Radio qui fait A Prairie Home Companion) et « vendent » ensuite à toutes les radios publiques qui les veulent. Ma radio publique locale, c’est WBAA, dont le siège est à Purdue. Donc WBAA passe leur propres programmes et à certains moments de la journée, ils passent les programmes qu’ils ont achetés à NPR, comme par exemple A Prairie Home Companion tous les samedis soirs, All Things Considered (sur la politique) tous les après-midi, Performance Today (musique classique en directe) tous les soirs de la semaine, Car Talk (méchanique) tous les samedis matins, et Justice Talking (sur des questions légales)… heu… ben non ça ça passe plus, malheureusement, c’était super intéressant.

A Prairie Home Companion, donc, c’est une emission de deux heures, enregistrée en publique à un endroit différent chaque semaine. Il y a plein de musique, surtout de la « blue grass, » qui n’est pas de la « country » mais quand même de la musique avec un violon, de la guitare, un banjo, et des gens qui chantent, c’est super sympa. Il y a aussi des histoires, comme par exemples the « News from Lake Womegon, » des histoires de petites villes du Midwest, des histoires à mourir de rire, des chansons, des blagues, des invités locaux… C’est vraiment chouette comme émission, et j’adore l’écouter!

Hier soir, donc, je suis allée voir un enregistrement public!! C’était mon cadeau d’anniversaire que je me suis fait. Comme je suis membre de WBAA (je leur ai filé $80 en septembre), j’ai pu m’acheter un billet presque la première, fin novembre, et donc j’avais une place excellente. Et c’était marrant de voir ce que normalement j’entends. Garrison Keillor est un type incroyable, qui fait cette émission depuis 1974, qui a un talent exceptionel, qui porte un costard-cravate avec des baskets rouges (on les voit sur la photo), qui se balade sur la scène comme un touriste pendant que les invités font leurs petits numéros, qui chante admirablement bien, qui tourne le dos à son audience quand il chante avec les invités, qui a quelques notes sur papier et les jette par-terre quand il n’en a plus besoin, donc le sol est jonché de papiers au bout de deux heures…

Au bout de deux heures, j’avais mal à la machoire tellement j’avais ri. C’était vraiment une soirée unique, surtout que j’avais réussi à convincre une copine de venir avec moi, et on a passé deux heures au paradis! Je crois que je ne pourrai plus jamais écouter cette émission sans revoir Garrison Keillor et ses baskets rouges, ses cheveux en bataille après quelques minutes, sa façon de se balader sur la scène n’importe quand, le type qui fait les bruitages à lui tout seul, les musiciens qui l’accompagnent, le clair de lune, les blagues sur Purdue, la musique, les rires de la foule, les applaudissement san fin…

Si vous habitez aux Etats Unis et que vous ne connaissez pas NPR, je vous conseille de vous y mettre! Et si vous avez internet n’importe où dans le monde, je vous conseille d’aller visiter leurs sites et d’apprendre tout plein de trucs passionants, d’écouter de la musique de qualité (jazz, classique, etc.), et de rire un bon coup! Ca fait du bien!

Un petit garçon demande à son père: « Papa, quand je suis venu au monde, qui m’a donné mon intelligence? » « C’est sûrement ta mère, » répond le père, « car moi, j’ai encore la mienne… »

Un matin en classe, l’institutrice demande aux élèves qu’est-ce que la poule donne?
Une petite fille répond, « Elle donne des oeufs… » C’est bien, maintenant qu’est-ce que la chèvre donne?
Un autre élève répond, « Elle donne du lait de chèvre. » C’est très très bien, maintenant qu’est-ce la vache donne?
L’élève le plus instruit de la classe répond: « Elle donne des leçons et des devoirs! »

Une institutrice demande à Toto de conjuguer à tous les temps le verbe savoir :
- Je sais qu’il fait beau, Je sais qu’il pleut, je sais qu’il neige …

Et une jolie petite dernière:

Lors d’une leçon sur les rimes, la maîtresse demande à Toto de donner un exemple.
Toto dit :
- Dimanche, je suis allé à la chasse aux grenouilles, et dans le ruisseau j’avais de l’eau jusqu’aux genoux.
- Mais Toto, ça ne rime pas du tout.
- C’est pas ma faute, madame, y’avait pas assez d’eau!

#@$*&^$# je suis trop stressée ces temps-ci, alors vos devoirs pour aujourd’hui, chers lecteurs, (ben oui, quand on est une vache faut être une vache jusqu’au bout!), c’est de m’écrire des blagues dans mes commentaires pour me changer les idées :) pas des trop cochonnes, hein, sinon ma môman va être choquée ;)

Calinette, Sosso, la thèse de miss lulu, et miss lulu, ont la grande tristesse de vous faire part de la mort subite et complète du cerveau de miss lulu il y a quelques jours, à 18 heures 24, heure de Tenochtitlan, après une lente et douloureuse agonie.

Le cerveau de miss lulu laisse derrière lui de nombreuses piles de corrections éplorées et non finies, une symphonie qui ne sera elle non plus jamais achevée de mauvaises notes pour de bien mauvais élèves, deux petits chats affamés, une thèse à moitié commencée et bien mal barrée, quelques conférences qui devront tragiquement se passer de la présence de cette grande éminence grise, des voisins bruyants, une maison en foutoir, un gros tas de linge propre mais non repassé, quelques milliers de livres non lus, et un frigidaire à moitié vide.

Le cerveau de miss lulu laisse aussi en héritage pour qui voudra un projet de recherche ultra merdique, une vieille bagnole couverte de sève de sapin, deux petits chats affamés, un tas de fringues qui n’iront à personne, une pile de copies dont les élèves attendent les corrections depuis des semaines, et un fond de glace à la mangue dans le congélo.

R.I.P.

Chez les linguistes, on dit que l’humour, c’est une des dernières choses qu’on arrive à maîtriser dans une langue qui n’est pas la sienne. C’est très difficile non seulement d’arriver à faire des blagues, mais aussi de comprendre les blagues des autres, dans une autre langue. L’humour est une question de connaissance de la culture, de grande maîtrise de la langue, et… de courage!

Voilà quelques exemple de blagues que les enfants aiment beaucoup et qui sont complètement inconnues et souvent incompréhensibles aux étrangers: les knock-knock jokes, ou les blagues de toc toc. Alors pour votre prochain voyage aux Etats Unis, voilà comment ça marche: il faut être deux, souvent un adulte et un enfant. Ce qui est intéressant, c’est que même entre adultes, on DOIT jouer le jeu, même si on n’a pas envie.

personne 1: knock knock (c’est le bruit de quelqu’un qui frappe à la porte)
personne 2: who’s there? (on demande qui c’est)
1: Justin (on répond un prénom)
2: Justin who? (on demande le nom de famille ou des précisions)
1: Justin the neighborhood and thought I’d say hello! (on répond avec une blague).

Vous avez rien compris? C’est normal! Le principe c’est que ce sont des blagues qu’il faut DIRE et non pas LIRE. « Justin the neighborhood » se pronunce pratiquement comme « just in the neighborhood » ou plus précisément, « I was just in the neighborhood and I thought I would say hello » (j’étais de passage dans le coin et je me suis dit que j’allais passer dire bonjour). Non, c’est pas drôle. Ce qui est drôle c’est d’arriver à trouver des phrases qui commencent avec les sonorités d’un prénom courant. On réessaye:

personne 1: knock knock
personne 2: who’s there?
1: Anita
2: Anita who?
1: Anita ride to school. ( »I need a ride to school » ou « j’ai besoin que tu me conduises à l’école. »)

Allez, encore une?

1: knock knock
2: who’s there?
1: Jess
2: Jess who?
1: Jess me, open the door. (it’s just me, open the door)

1: knock knock
2: who’s there?
1: Oliver
2: Oliver who?
1: Oliver you there are bugs! (all over you there are bugs! tu es couvert de petites bestioles)

Certaines sont très tiré par les cheveux:

1: knock knock
2: who’s there?
1: Orange
2: Orange who?
1: Orange you gonna move your butt? (aren’t you going to move your butt? est-ce que tu vas te bouger, oui ou non?)

1: Knock Knock
2: Who’s there?
1: Phyllis.
2: Phyllis who?
1: Phyllis up a cup of water! (fill us up a glass of water)

Toutes sont très utiles pour apprendre à prononcer l’anglais des Etats Unis!

1: Knock Knock!
2: Who’s there?
1: Candace.
2: Candace who?
1: Candace be true? (can this be true?)

1: Knock knock
2: Who’s there?
1: Olive!
2: Olive who?
1: Olive you! (je vous laisse deviner?)

Allez, on essaye tout seul! Facile d’abord ;)

1: Knock Knock!
2: Who’s there?
1: Tennis.
2: Tennis who?
1: Tennis Five plus Five

1: Knock, knock!
2: who’s there?
1: Wendy.
2: Wendy who?
1: Wendy today. Sunny tomorrow

Un peu plus difficile:

1: Knock Knock!
2: Who’s there?
1: Tex
2: Tex who?
1: Tex two to tango.

1: Knock Knock!
2: Who’s there?
1: Argue.
2: Argue who?
1: Argue going to let me in or not???

1: Knock Knock
2: Who’s there?
1: Allied!
2: Allied who?
1: Allied, so sue me! pour la comprendre, celle-là, il faut bien connaitre la culture américaine;)

1: Knock Knock!
2: Who’s there?
1: Fanny.
2: Fanny who?
1: Fanny body calls, I’m out.

Ca marche? Il faut les dire à haute voix… et se souvenir qu’en anglais, on prononce rarement les syllabes qui ne sont pas accentuées, et on n’utilise pas toujours les pronoms personels (un peu comme en espagnol). Par exemple, si je veux dire « I am going to the gym » je dirai en réalité: ‘m goin’ te ‘ gym.

1: Knock Knock!
2: Who’s there?
1: Adair.
2: Adair who?
1: Adair once but I’m bald now!

1: Knock Knock!
2: Who’s there?
1: Beezer.
2: Beezer who?
1: Beezer black and yellow and make honey.

1: Knock Knock
2: Who’s there?
1: Abyssinia!
2: Abyssinia who?
1: Abyssinia behind bars one of these days!

OK une facile:

1: Knock Knock!
2: Who’s there?
1: Lee.
2: Lee who?
1: Lee me alone ! I’ve got a headache…

Une super pour apprendre les onomathopées anglaises:

1: Knock Knock!
2: Who’s there?
1: You.
2: You who?
1: You who, is anybody in?

1: Knock, Knock.
2: Who’s there?
1: Hoo.
2: Hoo who?
1: You talk like an owl!

1: Knock knock
2: Who’s there?
1: Boo.
2: Boo who?
1: Don’t cry; it’s only a knock-knock joke.

Une dernière?

1: Knock Knock!
2: Who’s there?
1: Ida.
2: Ida who?
1: Ida know, sorry…

Et parfois on utilise ces blagues quand on est ennervé et qu’on veut faire passer un message (ou une insulte) (n’oubliez pas, on est OBLIGE de jouer quand quelqu’un nous fait le coup):

1: Knock Knock!
2: Who’s there?
1: Get off.
2: Get off who?
1: Get off the Internet!

1: Knock Knock!
2: Who’s there?
1: Closure.
2: Closure who?
1: Closure mouth when you’re eating!

Et pour finir, des qui vont dans l’autre sens:

1: Knock Knock!
2: Who’s there?
1: Tank!
2: Tank who?
1: You’re welcome!

1: Knock, Knock.
2: Who’s there?
1: Repeat.
2: Repeat who?
1: Who Who Who!

1: Knock, Knock.
2: Who’s there?
1: I love.
2: I love who?
1: I don’t know, you tell me

1: Knock knock.
2: Who’s there?
1: Hawaii.
2: Hawaii who?
1: I’m fine, thanks, Hawaii you?

Parfois c’est juste très bête:

1: Knock! Knock!
2: Who’s there?
1: Eddy!
2: Eddy who?
1: Eddy idea how I can cure dis cold!

1: Knock! Knock!
2: Who’s there?
1: Mammoth!
2: Mammoth who?
1: Mammoth is sthuck ’cause I’th been eatin’ peanuth buther!

Si vous avez tout compris, bravo, vous êtes prêts à venir vivre dans ce pays de fous ;)

Knock Knock
Who’s there
Dishes !
Dishes who ?
Dishes your friend Margaret, so open the door !

Knock Knock
Who’s there
Dishes !
Dishes who ?
Dishes the police !

Knock Knock
Who’s there
Dishes !
Dishes who ?
Dishes getting boring !

Knock Knock
Who’s there
Dishes !
Dishes who ?
Dishes a very bad joke !

Knock Knock
Who’s there
Dishes !
Dishes who ?
Dishes a recorded message, please leave your message after the beep !

L’autre jour, mes élèves et moi on en avait tous marre de parler de recherche, alors on a commendé plein de pizzas et on les a fait délivrer dans notre classe pour les manger au lieu de bosser! La petite discussion qu’on a eue pour savoir quelle était la pizzeria la moins chère, à combien on estimait notre total pour 25 élèves plus une prof si on voulait au moins deux parts chacun, et par conséquence combien chaque personne devait payer de sa poche pour participer non seulement au total mais en plus aux taxes, aux frais de « delivery, » et au « tip » (pourboire), a été bien rigolote… et quand le soir-même j’ai reçu ce message de mon amie Judy, j’ai vraiment rigolé!

Ou pleuré, je ne sais pas…

Alors voilà l’histoire de l’enseignement des maths aux Etats Unis. Je dois la raconter en anglais sinon c’est pas drôle mais voilà la traductions de quelques mots difficiles: un « logger » c’est à peu près un bucheron. Le « lumber » c’est le bois. Donc c’est l’histoire d’un bûcheron qui vend un camion plein de bois pour 100 dollars. Le problème de math typique.

Teaching Math in 1950:
A logger sells a truckload of lumber for $100. His cost of production is 4/5 of the price. What is his profit?

Teaching Math In 1960:
A logger sells a truckload of lumber for $100. His cost of production is 4/5 of the price, or $80. What is his profit?

Teaching Math in 1970:
A logger sells a truckload of lumber for $100. His cost of production! is $80. Did he make a profit?

Teaching Math in 1980:
A logger sells a truckload of lumber for $100. His cost of production is $80 and his profit is $20. Underline the number 20.

Teaching Math in 1990:
A logger cuts down a beautiful forest because he is selfish and inconsiderate and cares nothing for the habitat of animals or the preservation of our woodlands. He does this so he can make a profit of $20. What do you think of this way of making a living? How did the birds and squirrels feel as the logger cut down their homes? (There are no wrong answers.)

Teaching Math in 2005:
Un hachero vende una carretada de madera para $100. El costo de la producción es $80…

Comme ma môman fait son entrée dans le monde de la haute technologie bloggogistique, il faut que je lui donne un petit coup de pouce :) Voilà donc quelques acronymes et autres expressions SMS, AIM, ICQ, et MSN, qui s’utilisent dans les chatrooms et sur les blogs… et parfois ailleurs! Si je dis « s’utilise dans le language parlé » ça veut dire que l’expression (pas l’acronyme) s’utilise souvent quand on parle, SAUF si je mets la prononciation de l’acronyme. Ces expressions sont plutôt utilisées dans le language courant, pas dans des situations formelles et officielles, sauf celles en gras.

ASAP // As Soon As Possible // Immédiatement, dès que possible. S’utilise TOUT LE TEMPS dans le language parlé (on dit éï-èss-éï-pi) et le language écrit.

ASL // Age, Sex, Location // S’utilise dans les chatrooms. Ca veut aussi dire American Sign Language mais bon, je crois qu’on ne parle pas de la même chose, là ;)

B // Be // Etre. S’utilise surtout dans les chatrooms.

B4 // Before // Avant. S’utilise surtout dans les chatrooms.

BBL // Be Back Later // Je reviens dans un moment. S’utilise surtout dans les chatrooms.

BBS // Be Back Soon // Je reviens vite. S’utilise surtout dans les chatrooms.

BF // Boyfriend // Petit copain, chum. S’utilise souvent dans le language écrit courant et les chatrooms.

BRB // Be Right Back // Je reviens tout de suite, attends-moi! S’utilise surtout dans les chatrooms.

BTW // By The Way // A propos, dailleurs, au fait. S’utilise assez souvent dans le language écrit et beaucoup dans les chatrooms.

C // See // Tu vois? ou bien Tu comprends? S’utilise surtout dans les chatrooms.

CU // See you // A bientôt! S’utilise surtout dans les chatrooms.

DK // Don’t know // Je ne sais pas. S’utilise assez souvent dans le language écrit, surtout avec les questionnaires.

EOD // End of discussion // Je refuse de continuer à en discuter, ça suffit! S’utilise dans les chatrooms mais aussi dans le language parlé, surtout quand on a des enfants ;)

EZ // Easy // Facile. S’utilise surtout dans les chatrooms mais parfois aussi dans la pub ou les marques de produits.

FAQ // Frequently Asked Questions // Questions importantes. S’utilise très, très souvent dans le language écrit.

FYI // For Your Information // Quelque chose que vous devriez savoir. S’utilise très souvent dans le language écrit ET parlé (on dit èf-ouaï-aï).

GF // Girlfirend // Petite copine, blonde. S’utilise surtout dans les chatrooms et dans le language écrit.

I luv U // I love you // Je t’aime :)

IC // I See // Je vois, je comprends. S’utilise surtout dans les chatrooms.

IMHO // In My Humble Opinion // Mon opinion est la suivante (quand on veut VRAIMENT dire quelque chose mais qu’on veut pas paraître arrogant). S’utilise partout.

IOU // I owe you // Je vous dois beaucoup. S’utilise très souvent dans le language parlé (on peut dire « I owe you big time! » aussi).

JK // Just kidding // C’était une plaisanterie, je rigole. S’utilise très souvent dans le language parlé. S’écrit parfois just kiddin’.

LOL // Laughing Out Loud // Très drôle! S’utilise dans les chatrooms et dans les commentaires de blogs ;)

MYOB // Mind your own business // Occupez-vous de vos oignons! S’utilise dans le language parlé et dans les chatrooms.

NC // No comment // Je ne peux/veux rien dire. S’utilise parfois dans le language parlé… surtout chez les politiciens, huhuh.

NP // No problem // C’est pas un problème. S’utilise partout et tout le temps.

OIC // Oh, I see // Oh, je vois, je comprends. S’utilise surtout dans les chatrooms et souvent dans le language parlé.

OTOH // On the other hand // D’un autre côté… S’utilise beaucoup dans le language écrit et parlé.

PITA // Pain in the ass // Quelque chose qui est chiant! S’utilise parfois dans le language parlé. On peut dire « pain in the neck » si on ne veut pas dire « ass »…

PLS // Please // Siouplaît :)

Q&A // Questions and Answers // S’utilise souvent au début d’explications, en prévision des questions que les gens pourraient avoir, par exemple sur le site internet de la post, il y a un Q&A, avec des questions que les gens ont tout le temps à propos de la poste et les réponses à ces questions. S’utilise aussi dans le language parlé (on dit quiou-ènn-éï).

R // Are // Du verbe être. S’utilise surtout dans les chatrooms.

ROFL // Rolling On The Floor Laughing // Très drôle. S’utilise surtout dans les chatrooms.

ROFLOL // Rolling On The Floor Laughing Out Loud // Très très drôle. S’utilise surtout dans les chatrooms.

RU? // Are you…? // Es-tu…? (es-tu content, etc.). S’utilise surtout dans les chatrooms.

RUOK // Are you OK? // Est-ce que ça va? S’utilise surtout dans les chatrooms et tout le temps dans le language parlé (mais dans le language parlé on dit plutôt « you OK? » seulement.

SO // Significant other // Partenaire romantique. S’utilise souvent quand on veut éviter d’avoir à définir une relation ( »my significant other » peut être ma/mon copain/copine, concubain/concubine, femme/mari, conjoint(e) lesbienne/homosexuel, maîtresse/amant, vivant avec moi ou pas, etc.). Très utile! Par extension, moi j’appelle l’homme qui vit avec ma tante mon « significant uncle » ou « mon SU » ;)

THX // Thank You // Merci. S’utilise dans le language écrit (parfois on écrit Thanx, aussi) et parlé, bien sûr.

TTYL // (I will) Talk To You Later // Une façon de dire à bientôt. S’utilise surtout dans les chatrooms mais beaucoup dans le language parlé aussi, surtout à la fin d’une conversation téléphonique.

U // You // Toi/vous. S’utilise partout!

WB // Welcome Back // Je suis content(e) de ton retour (dans une chatroom, par exemple). S’utilise surtout dans les chatrooms et dans le language parlé bien sûr.

WTF // What The Heck? (ou What The Hell?! en réalité What The F*ck)// Qu’est-ce que c’est que ce merdier/truc/bordel???!! Qu’est-ce qui se passe??!! Je ne comprends rien/pas!!! S’utilise assez souvent dans le language parlé et écrit aussi!

X // Kiss // Bisou. S’utilise très souvent à la fin des lettres, des messages électroniques, et des conversations de chatrooms.

XO // Kiss and a hug // Bisou et accolade. S’utilise très souvent à la fin des lettres, des messages électroniques, et des conversations de chatrooms. On écrirait plutôt XOXOXO même :)

Y // Why? // Pourquoi? S’utilise partout.

L’avantage avec les « waterbeds, » c’est que même les voisins deux étages en-dessous peuvent en profiter! Non, je ne parle pas du traditionel ressort qui fait cric cric quand les amoureux font crac crac, mais bien de ce qui fait tout le charme de ce type de lit: l’eau! Surtout quand on commence à remplir son matelas avec l’eau en question, un soir de fin d’été, et que l’on s’endort au milieu… avec l’eau qui continue de couler…

Quelle ne fut pas ma surprise, en ce guilleret matin déjà étouffant de chaleur et d’humidité (!), d’entendre quelqu’un frapper à ma porte à 6 heures du matin! En bonne fille que je suis, encore au lit et en pyjama, je n’allais point ouvrir! Je ne suis pas celle que vous croyez! Malheureusement, au moment où j’allais me rendormir du sommeil de juste, j’entendis que le « frappeur » était en train d’utiliser une clé pour ouvrir ma porte! Et que la porte en question s’ouvrait! Terreur! (Là, je dois interrompre l’histoire pour avouer que sur le moment, je n’ai pas trouvé etrange que quelqu’un ait MA clé; j’ai simplement pensé que quelqu’un s’était trompé d’appartement. Il était six heures et je dormais, je précise!)…

S’ensuivit le dialogue suivant (moi toujours dans mon lit, le mystérieux visiteur toujours à la porte):

miss lulu: Hey, c’est MA maison!
l’autre: Maintenance!
miss lulu: Il est SIX HEURES DU MATIN!
l’autre: grdfmiblahskvoisinbsdfiowbiolkahverifiersdfkhsfksh!
miss lulu: Mmmmmppphh, au revoir!
l’autre: Au revoir!

… Alors que je pensais pouvoir me rendormir illico, le doux son d’énormes aspirateurs passant et repassant dans le couloir finirent de me réveiller (et de terroriser mes chatounes!), et je commençais à me demander ce qui se passait et QUI avait bien pu venir chez moi comme ça! En sortant de mon lit et de chez moi, hirsute et les yeux à peine ouverts, je remarquais que la moquette du couloir était un tentinet humide… Et c’est là que j’appris la grande nouvelle du champ de maïs: mon voisin, le bizarre, celui qui vit tout seul avec un chat obèse, qui dort dans son salon parce que sa chambre est pleine de cartons jamais ouverts, et qui se balade parfois avec des yeux au beurre noir, celui-là même qui ne me tient jamais la porte ouverte et ne dit jamais bonjour quand on se croise dans le couloir… bref, ce voisin d’en face mais pas tout-à-fait (heureusement!), s’était endormi la nuit dernière alors qu’il remplissait son matelas d’eau… et l’eau avait continué à couler toute la nuit… Jusqu’à ce qu’à 4 heures du matin, le voisin du premier (rez, ici) appelle « maintenance » (les gens qui prennent soin de notre immeuble) pour dire que son appartement était innondé!

Et entre quatre et six heures du matin, les pauvres responsables (qui ont toutes les clés) étaient allés faire du porte-à-porte pour voir quels appartements, de côté et en-dessous, avaient été touchés (deux appartements par étage quand même!). Résultats des courses: deux des appartements du premier évacués (tout ça entre 5 et 6 heures du matin!), une armée d’aspirateurs d’eau, de nettoyeurs, et de déménageurs débarquant en trombe dans l’immeuble (toujours entre 5 et 6 heures du matin!), des gens gueulant dans les couloirs (entre 4 et 6 heures du matin, je le rappelle!), et tout un immeuble en émoi toute la journée!

Mon appartement n’a rien, merci de vous faire du soucis pour moi! Par contre, je me demande bien comment j’ai pu être aussi inconsciente et laisser un type entrer dans mon appartement sans même me lever pour voir qui c’était (peut-être que je rêvais que c’était Brad Pitt…)! Et j’ai appris une bonne leçon aujourd’hui: qui veut mettre un peu d’animation dans son immeuble peut toujours essayer de remplir son waterbed ;)

En classe, cette semaine, on travaille à se créer un curriculum vitae digne de ce nom! C’est pas facile. Les CV américains ne ressemblent pas du tout à ceux d’autres pays. Il faut aussi bien connaître la différence entre un « CV » (long, complet), et un « résumé » (en français dans le texte! De deux pages maximum, avec seulement les choses les plus importantes sur sa vie professionelle). Et en plus, chaque discipline a ses propres règles. On cogite sur les catégories qu’on peut utiliser dans un CV…

élève 1: Education!

miss lulu: Bien, et quoi d’autre?

élève 7: Le noms de références qui peuvent nous écrire des lettres de recommendation?

miss lulu: Oui, bien, dans un CV on mettra le nom, l’adresse, et le numéro de téléphone de chaque référence. Dans un résumé on mettra simplement les noms ou bien « References available upon request. » Autre catégorie, à mettre dans son CV?

élève 4: Expériences de travail!

miss lulu: Très bien, ça c’est vraiment important bien sûr! Et qu’est-ce qu’on peut mettre d’autre, comme catégorie sur son CV? Pensez à quelque chose qu’on reçoit…

élève 2: Heu… les mentions et les récompenses ( »awards »)?

miss lulu: Oui, ça c’est très important aux Etats Unis! Tout le monde a des awards. Si vous n’en avez pas, commencez à y penser. On doit souvent envoyer sa propre candidature pour ce genre de chose, ça vient rarement tout seul. Maintenant pensez à quelque chose d’autre qu’il est encore plus difficile de recevoir (je pense aux fameuses « grants » (bourses de recherche) américaines) et qu’on peut mettre dans son CV…

élève 6: Les prix Nobels!

huhuhuh!

Non mais pourquoi pas après tout!? Même les Prix Nobels ont été à l’école! Ces jeunes ont de l’ambition: peut-être qu’un jour je pourrai dire que j’ai été la prof d’un Prix Nobel :)

Une de mes lectures préférées, quand j’étais gamine, en plus de La Petite maison dans la prairie (les bouquins, pas la série télévisée, la télé n’existait pas à l’époque), c’était Treize à la douzaine. C’était la vraie histoire d’une famille de 12 enfants, écrite par deux de ces enfants, et dont le père, Frank Gilbreth, est ingénieur industriel et invente plein de trucs géniaux pour faire gagner du temps à sa progéniture (surtout dans la salle-de-bain). Il utilisait aussi ses enfants pour des tas d’expériences bizarres et marrantes. Ce qui est drôle, c’est qu’il n’y a pas longtemps de ça, je me suis souvenue que plusieurs des enfants Gilbreth étaient allés à Purdue, et que Lillian Gilbreth, la mère, à la mort de son mari était devenue prof en génie industriel à Purdue (et est une des premières femmes à avoir obtenu un doctorat d’ingénieur!). Avec Armstrong (pas le cycliste, Neil) et Amelia Earhart, c’est une des célébrités de l’université! J’ai aussi appris que le système d’autoroutes utilisé aujourd’hui en Indiana avait été conçu, entre autre, par Frank Gilbreth. J’ai dû être profondément influencée par ce livre, sans m’en rendre compte, et c’est pour ça que j’ai choisi de venir étudier à Purdue!

Bref, ce que je voulais raconter c’est que les Gilbreth avaient un « homme à tout faire » un peu fou et qui s’appelait Tom. Tom avait un chat à qui il avait appris à sauter sur son dos quand il ouvrait la porte du frigidaire, pour aller sur le dessus du frigidaire boire son lait qui l’y attendait. Tout allait très bien dans le meilleur des mondes jusqu’à ce que Madame Gilbreth décide un jour de passer à la télévision (ils étaient vraiment célèbres!) et de montrer sa cuisine. Elle ne savait rien cuisiner, mais pour l’occasion elle avait décidé prétendre faire une tarte aux pommes en directe devant les caméras. Et bien sûr, au moment où elle a ouvert le frigidaire pour prendre le beurre, le chat de Tom, bien dressé, lui a sauté sur le dos et elle a hurlé de peur et tout laissé tomber par-terre devant l’Amérique entière.

Le souvenir de cette aventure m’est revenu ce soir, alors que je me disais que j’avais élevé une vraie tigresse! A peine suis-je dans la cuisine que Sosso arrive en courant, et elle saute sur mes genoux, sur le comptoire de la cuisine, dans le frigidaire, n’importe où où il peut y avoir de la nourriture! Elle attend impatiemment que je lui donne un petit bout de fromage, une assiette à lècher, un peu de glace rhum-raisin, des pâtes au pesto, du gratin d’aubergines, bref, d’absolument tout et n’importe quoi. Il n’y a rien qu’elle n’aime pas, à part la soupe micro-onde thailandaise.

En suivant l’exemple de célebrités avant elle, telles que Fifi brindacier, Suzie risquetout, et Dora l’exploratrice (admirez la culture!), j’ai bien peur que ma p’tite Sosso soit en phase de devenir Sosso la terreur!

fridge.jpg

Heureusement que je n’ai aucune intention de passer à la télé, moi ;)

miss lulu et ses élèves:

miss lulu: Alors, racontez moi comment vous avez appris l’anglais.

élève 1, de Corée: Ben moi j’avais un prof super méchant et difficile, mais maintenant je suis contente, parce que grâce à lui, j’ai bien appris l’anglais.

élève 3, de Chine: Moi j’ai toujours détesté l’anglais et j’ai toujours eu des mauvaises notes.

élève 4, de Taiwan: Alors moi, j’ai surtout appris à lire et écrire en anglais, à l’école, et quand je suis arrivée ici je ne pouvais pas dire un mot d’anglais et je ne comprennais rien de ce que les gens disaient.

élève 7, de Chine: moi j’avais un ami qui parlait très bien anglais. Un jour, je lui ai demandé comment il faisait, et il m’a dit qu’il prennait des notes sur tout ce que disait le prof mais aussi ses gestes, ses intonations, etc. C’était une vraie révélation, cet ami a été une inspiration pour moi.

miss lulu: Alors grâce à cet ami, tu as commencé à prendre des bonnes notes en cours?

élève 7: non, à la fin de chaque cours d’anglais je photocopiais ses notes!

miss lulu: Racontez-moi pourquoi vous étudiez ce que vous étudiez ici.

élève 2, doctorant en « civil engineering »: Moi, je voulais devenir écrivain, mais mes parents voulaient que je sois un ingénieur, alors j’ai dû leur obéir. Maintenant je fais de la recherche sur l’asphalte.

élève 4, doctorante en « electrical engineering »: J’adore la photographie, et je veux être photographe un jour. En attendant, je travaille sur les appareils photos numériques.

élève 5, doctorant en « computer engineering »: J’ai toujours été fasciné par les ordinateurs et je veux les rendre plus rapides et plus performants.

élève 7: doctorante en « mechanical ingineering »: Quand j’étais petite, je lisais des histoires de science fiction sur des voitures qui se conduisaient toutes seules… et mainenant, je travaille à ce que ça devienne une réalité.

élève 9: doctorant en « entomology »: Dans une classe de biologie de ma jeunesse, un de mes profs nous a montré qu’on pouvait manger certains insectes. Ce jour-là, j’ai décidé d’étudier les insectes. J’étudie ceux qui ont le meilleur goût comme ça je peux toujours en manger quelques uns au passage!

Mais où est donc Ornicar???

PS. nan mais c’était pour rire parce que j’avais Sosso dans les bras donc je n’avais qu’une main de libre pour écrire… en fait je voulais vous demander laquelle de ces bornes est votre préférée :) Moi j’aime la petite vache… et la bleue et rouge avec le soleil.

PPS. Ah zut, j’ai oublié de dire que quelques unes de ces photos n’avaient pas été prises par moi mais par Astrid. En plus c’est grâce à elle que Diane a remarqué ces magnifiques oeuvres d’art et m’en a parlé et que ma chtite soeur et moi sommes allées à leur recherche (pas d’Astrid et de Diane, des bornes, faut suivre)! C’était pas facile, hein, on a failli avoir 15 accidents!! Mais je l’ai mise où ma tête, moi, aujourd’hui???

PPPS. Pasfolle est revenue, l’avez-vous vue???

Chers professeurs du département d’anglais,

Nous avons une trentaine d’élèves d’universités de la Nouvelle Orléans qui sont déjà arrivés à Lafayette et West Lafayette et qui ont été tout de suite admis à Purdue. Veuillez nous envoyer un email pour nous dire si vous pouvez accepter un ou deux élèves dans vos classes. Nous nous attendons à recevoir plus d’élèves des régions touchées par Katrina dans les prochains mois. Merci d’avance pour votre aide,

Purdue University.

La dure journée d’un Suisse très crocheur

Déçu en bien par l’absence de chenit sur la place de jeu, si poutzée qu’une piorne n’y aurait pas trouvé de minons à saisir avec des brucelles, Jean pensa que c’était mal fait pour les bordiers qui avaient dû régater pour réduire tout ce commerce: par cette fricasse, ils auraient eu meilleur temps de profiter du passage du trax. La cramine, ça donnait plutôt envie de se royaumer, de faire gentiment un clopet sous sa fourre de duvet… Avant de prendre de la benzine pour son boguet qui péclotait la moindre (mais ce n’était pas son genre de chinder un teuf, ça aurait eu mauvaise façon), Jean décida de s’arrêter au bar à café pour agender la verrée de leur volée avec ce bracaillon de Paul, un vrai pétouillon dont on ne savait jamais ce qu’il foutimassait. Quand la sommelière, une jolie Toto pas barjaque, lui dirait: «Service!» en empochant la bonne-main de son renversé, aprés un bon souper – pourquoi pas une longeole, des röstis et trois décis? -, il oublierait enfin la bourrée de ce bouclement de comptes. Charrette! Il avait les pieds tout enfles à force d’avoir tracé toute la journée, sans savoir au monde quand il pourrait manger une morce.

Par Isabelle Martin, trouvé ici avec plein d’autre mots et des explications très intéressantes!

Je ne peux pas m’empêcher de rire aux larmes en lisant ce texte, parce que j’entends mon frangin parler exactement comme ça, et ça me rappelle mes copains d’écoles, mes profs, ma meilleure amie Michèle, le Fond de la Corbeille à la télé… comme si chacun de ces mots était rattaché à un endroit, une personne, un moment de ma vie… Le boguet de Léo, monsieur Bott qui nous disait de fourrer nos cahier et de faire nos tâches, le cheval de Michèle qui péclote, les cornets de la Migros, aller à l’uni tous les jours, mon frangin qui a meilleur temps de passer son permi en automne, les enfants à qui on fait un bec, le rampon du printemps, le ballon du petit déjeuner, les biscômes de Noël, le caquelon à fondue, les examens de maturité à Neuchâtel, le rendez-vous avec le syndic de Morges … et surtout cette tournure grammaticale si particulière et que j’adore, le passé surcomposé ou un truc comme ça: après qu’il a eu fini ses études, quand j’ai eu terminé d’expliquer mon problème…

C’est pas tout ça les enfants, mais moi j’me tire de ce bled! Je vous enverrai des photos de mon voyage depuis chez ma ‘tite frangine… j’aurai tout le temps d’en prendre en conduisant, vu que je vais rouler à 30 kil/heure (les 500 kilomètres qu’il y a jusqu’à chez elle vont pas défiler rapidement!!) vu le prix de l’essence: $3,20/gallon ce matin!!! Je rale pas, j’ai encore ma maison en un morceau, moi…