sam 23 déc 2006
santa s’est cassé une guibole!
Ecrit par miss lulu dans de saison, les niouz, santé et conservation and ze miss luluC’est fou comme un simple geste peut me mettre de bonne humeur ou de mauvaise humeur pour toute la journée. Quand je sors de chez moi, le matin, je ne teste pas la température de l’air mais plutôt la gentillesse des gens que je croise. Le sourire d’un chauffeur de streetcar, quelqu’un qui me laisse passer devant lui dans une file d’attente, ou quelqu’un qui me donne son siège dans le métro fera une différence incroyable dans ma journée. Dans le film « While You Were Sleeping, » que j’ai vu 250 000 fois (oui j’ai honte), l’héroïne (qui a le même prénom que moi) admire l’homme (moche) qu’elle aime parce qu’il laisse toujours sa place dans le métro aux gens qui en ont besoin. L’homme en question (dont elle tombera finalement amoureuse du frère) réplique que ce n’est pas du tout héroïque comme geste, ce à quoi la jeunne femme rétorque, « ça l’est pour la personne à qui tu laisses ta place! »
Pour Noël, je n’ai envie que d’une seule chose (à part de voir mes frangins, il est vrai): que tout le monde (moi inclue, hein) ouvre ses yeux. Ce n’est pas facile à faire, parce que même quand on fait attention, on n’est pas toujours au courant de ce qu’on peut faire de plus. Un exemple? Quand je monte dans le métro, certaines personnes me laissent leur siège si le métro est très plein. Merci du fond du coeur. MAIS… quand le métro n’est pas très plein, il arrive que les gens soient assis près des portes et qu’il reste seulement des places au milieu de la rame. Or, le métro démarre très vite et s’arrête très peu de temps aux stations. Les portes s’ouvrant et se refermant très rapidement, je n’ai pas toujours le temps de marcher jusqu’aux places plus éloignées avant que le métro redémarre et me retrouve donc coincée debout près de la porte sans pouvoir m’asseoir. Et si j’ai réussi à m’asseoir loin des portes, à l’arrivée, je n’ai ensuite pas toujours le temps d’attendre que la rame soit immobile pour me lever sans me casser la figure et courir aux portes avant qu’elles ne se referment. La personne que je bénis jusqu’à la huitième génération est celle qui me laisse sa place tout près de la porte et va s’asseoir plus loin. Ca c’est de l’héroïsme pour moi!
Alors voilà mon seul voeux de Noël: faites attention à ce qui se passe autour de vous, et aidez les gens en difficulté, les mamans avec les poussettes, les femmes enceintes, les personnes qui ont du mal à se déplacer, les éclopés, les cabossés par la vie, les mamies et les papis du monde entier. Quand on a sa santé, notre corps nous porte. Quand on ne l’a plus, c’est nous qui devons porter notre corps et c’est parfois douloureux, souvent humiliant, et toujours difficile.
Je déteste les gens qui me regardent avec pitié et qui ont peur de m’ouvrir une porte parce qu’ils pensent que je vais être fâchée. Je bénis ceux qui m’ouvrent la porte comme si c’était naturel de le faire pour tout le monde, ceux qui me disent « laissez-moi vous aider avec ces gros sacs » sans avoir l’air d’être en train de se dire « elle ferait mieux de rester chez elle celle-là, on aurait la paix. » Autres détails: utilisez les escaliers si ce n’est que pour un ou deux étages, pour ne pas faire attendre innutilement les gens qui en ont vraiment besoin. N’utilisez pas le petit bouton qui ouvre les portes automatiquement si je ne suis pas juste à côté de vous, sinon la porte se refermera sur moi. N’utilisez jamais les places handicapées, même pour deux minutes, parce que si moi j’arrive avec ma voiture à ce moment-là, je ne peux pas savoir que vous ne serez là que deux minutes et je vous maudirai. N’utilisez pas non plus les toilettes « accessibles, » certaines personnes ont du mal à marcher, mais d’autres ont du mal à attendre leur tour… Je maudis la personne que j’ai besoin de regarder avec des yeux de martyre avant qu’elle ne se lève en soupirant de son siège pour que je puisse m’y écrouler. Je ne suis pas fâchée quand c’est un geste naturel… et le naturel ne vient qu’avec l’expérience et avec le respect.
J’ai du mal à appuyer sur « publish » ce soir, avec ce post. Je me dis que c’est nul de faire ainsi la morale, et puis je n’aime pas trop parler de tout ça. En même temps, je me dis que si je ne le fais pas, qui le fera? Après tout, miss lulu a été « connue » et lue avant que ses lecteurs adoré se rendent compte de ce côté-là de moi, alors profitons de la célebrité
(A ceux qui seraient fâchés parce que j’ai « caché » quelque chose, je ferai remarquer que ne l’ai jamais caché. Mes albums photos ont toujours été publiques et cette facette de moi a coloré bien des posts (et bien des commentaires) sur ce blog sans que j’aie à le mentionner directement). Et puis je ne m’expose pas trop en postant ça alors que la plupart de mes lecteurs sont en train de festoyer et ont oublié les blogs pour quelques jours…
Enfin, tout ça pour vous dire que je m’en vais pour 2-3 jours aux Etats Unis, pour y retrouver mes deux soeurs, leurs maris, mon neveux, et mon frangin. Je remonterai ici après Noël avec une soeur, un mari (pas le mien), et un frangin… et on va aller manger ensemble dans un endroit très très spécial… mais c’est une surprise! En attendant de nouvelles aventures, je vous abandonne donc à mon tour, mes chers lecteurs et chères lectrices, et vous souhaite beaucoup de bons moments et de joie où que vous soyez et avec qui que vous soyez! Et surtout, n’hésitez pas à vous régaler sans remors, on ne vit qu’une seule fois
































I first heard about this book in my World Englishes class because the author is from China but lives in the US and writes in English. He served in the People’s Liberation Army and has also written poetry and other successful texts such as The Pond (la mare), which I want to read next. This is the story of our lives: we wait for better jobs, the end of school, more money, a vacation, a better relationship… but while we wait, we waste the time we have now, and when we actually get what we want, we still want something else. So, we wait and wait and wait, but we never enjoy today! This story is culturally very interesting because it takes place right after the Cultural Revolution. It addresses the problems of ancient vs. modern civilizations, divorce, family, politics, the countryside vs. the city, fame, miracles, fear, and missed opportunities. Towards the end of the story, Lin, the anti-hero, finally realizes something we should all try to remember: « All those years you waited torpidly, like a sleepwalker, pulled and pushed about by others’ opinions, by external pressure, by your illusions, by the official rules you internalized. You were misled by your own frustration and passivity, believing that what you were not allowed to have was what your heart was destined to embrace. » … but that was only 1/2 the truth…
The Life of Pi is an amazing story too because it makes the reader laugh, cry, understand the world better, and learn tons of interesting facts about surviving, animals, courage, zoos, school, power, faith, India, Japanese officials, and odd carnivorous trees. This is the story of a young Indian boy sadly named « Piscine Patel, » who decides to become a Muslim, a Christian, and a Buddhist, and whose family owns a zoo in Pondicherry in India. When they decide to go live in Canada they take several of their animals and go on a boat… which sinks, leaving Pi soon alone in a small lifeboat in the company of a Bengal tiger named Richard Parker! This story made me laugh so often… especially the first 1/3 and the last 1/3. In the middle, it gets a little boring if you’re not highly interested in fishing techniques and boat terminology, but keep reading, it is worth it! I love to imagine my students from India in that boat, I can just picture someone very well… Pi, while on his lifeboat, says, « My greatest wish–other than salvation–was to have a book. A long book with a never-ending story. One that I could read again and again, with new eyes and fresh understanding each time. » Well, The Life of Pi is definitely one of these books.

