daily life


Y’en a qui collectionnent les timbres, moi c’est autre chose que je collectionne ces temps-ci, et ça ne me fait pas trop plaisir! Dekoijparle? De PV pardis!

L’histoire (oh combien étrange) a commencé à mon arrivée ici. La circulation infernale et le coût prohibitif des quelques rares places de parking de la ville et de l’essence m’ont vite fait comprendre que les transports en commun étaient la seule solution. De plus, curieusement, je ne trouvais pratiquement jamais de place “accessible” que j’aurais pu utiliser grâce à mon joli petit permis coincé derrière mon pare-brise. J’ai donc acheté un “pass” mensuel et tout allait bien dans le meilleur des mondes.

Décembre venu, je n’ai pas voulu acheter de pass puisque j’allais être en vacances, et j’ai commencé à prendre ma voiture. Au début, je payais des sommes honteuses de parking ($2,50 de l’heure, faites le calcul pour une journée au boulot) et au bout de quelques jours, j’en ai eu marre et j’ai simplement arrêté de payer. Curieusement, je n’ai pas eu de PV… jusqu’à jeudi avant-dernier.

Jeudi avant-dernier, je suis allée au concert et j’ai garé ma voiture sur la rue, comme d’habitude, et je n’ai pas payé, comme d’habitude… mais c’était une rue où je ne m’étais jamais garée auparavant! A mon retour, trois heures plus tard, j’ai trouvé un flic en train de me mettre un PV (de $60). Il faisait tellement froid que j’ai juste eu le courage de lui dire “c’est injuste, il y a pas de parking accessible ici!” Et lui m’a répondu “vous auriez dû vous garer sur les places “no parking” d’à côté!” Hein??? Skuzez-moi??? Mais il faisait vraiment trop froid et je suis partie sans demander plus d’explications.

L’explication, je ne l’ai eue que quelques jours plus tard, lors de mon voyage à Ottawa. Un soir, je me suis garée pour aller au restaurant, et je n’ai pas payé le parking… et en sortant de la voiture, je suis tombée sur un flic qui mettait des contraventions sur les voitures à côté. Avec un grand sourire, je lui ai dit “siouplait monsieur l’agent, ne me mettez pas de PV, j’ai pas trouvé de place accessible par ici, ça serait injuste” et lui de regarder ma voiture et de me répondre la phrase qui tue, “oh, mais avec ce permis accessible vous n’avez jamais à payer le parking!” Hein???

Heureuse de cette fantastique nouvelle (mais furax d’avoir payé des sommes astronomiques jusque là), je lui demandais donc pourquoi j’avais reçu un PV le jeudi précédent, et c’est là qu’il m’a expliqué que j’avais le droit de me garer sur toutes les places permises sans payer, ET en plus sur toutes les places “no parking” (sans payer), MAIS… mais… pas sur les places “no STOPPING.” Et que là où j’étais garée le jeudi précédent, c’était une très large avenue, et qu’on avait le droit de s’y garer à certaines heures, mais qu’aux heures de pointe, ça devenait une rue entièrement “no stopping” pour que toutes les voies soient libres pour la circulation… … et que donc quand je m’y suis garée avant mon concert, à 1:30, c’était permis, mais à la sortie de mon concert, à 4:14, la rue était devenue une autoroute (à partir de 4:00) et les flics s’en donnaient à coeur joie de mettre des PV aux pauvres crétins comme moi à qui personne n’avait expliqué les règles de la circulation!

Ahhh bon, merci m’sieur l’agent!

Fière de mes nouvelles connaissances en matière de règlement parkinguistique, je suis ressortie pour aller au restaurant jeudi dernier. J’ai eu du mal à trouver une place, mais oh surprise, j’ai finalement trouvé un place “accessible” où je me suis vite garée en me disant “profitons-en, là au moins je suis sûre que rien ne peut m’arriver!” Hélas, trois fois hélas, à mon retour quelques heures plus tard, il y avait un PV coincé dans mes essuie-glaces, de $60, qui disait “s’est garée sur une place accessible.” Hein??? Alors j’ai le droit de me garer là où c’est interdit mais pas là où c’est permis??? Il avait trop bu le flic??? Parce que le PV était coincé à DIX centimètres (même pas, merci au Padawan pour la photo!) de l’endroit où se trouvait mon permis accessible de l’autre côté du pare-brise!!

PV

Je n’arrive pas à la comprendre, celle-là, et ce qui me fâche c’est que j’aurai l’air de mentir si je vais râler contre ce PV: pourquoi un flic mettrait un PV comme ça si mon permis avait été bien mis en évidence comme je le dis? Monsieur le Juge des PV fera-t-il plus confiance à ses flics ou à moi? Et pourquoi je n’ai jamais reçu de papier qui expliquait toutes les règles parkingeuses et accessibles de la ville? Je vais aller râler, bien sûr, mais si on m’explique une nouvelle régulation à la con comme quoi j’ai le droit de me mettre sur ces places mais seulement lorsque toutes les autres sont interdites mais pas le soir entre 7:12 heures et 7:34 ni les jours fériés sauf en cas de neige ou si le jour férié tombe un dimanche sauf entre avril et juillet, alors là je vais pêter un cable et je déménage à Ottawa, où là, au moins, y’a des flics sympas et pas beurrés!

PS. Au dos du PV (ils sont en plastique, malins les flics granbledois), il est écrit qu’on peut payer le PV par téléphone (avec $1.50 de frais administratifs en plus), par courrier, en personne (avec $1.50 de frais administratifs en plus), ou par internet. J’ai donc essayé de payer le premier PV par internet et là aussi ils demandent $1.50 de plus pour frais administratifs. Non mais, ils se foutent de la gueule du monde dans ce pays, c’est incroyable!!! En plus, j’ai enfin trouvé sur internet les régulations des places accessibles: (http://www.granbled.ca/transportation/parking/disabled_parking.htm, remplacer “granbled” par le nom de la ville, of course). Mouahahah, si vous y comprenez quelque chose, vous, faites-moi signe, je vous enverrai une carte postale ;)

Je crois que j’ai déja mentionné le coup du lait canadien qui me surprend tellement, et comme certaines personnes avaient du mal à s’imaginer le bidule en question, en voilà quelques photos d’explications. Je dois dire que, comme toute invention canadienne, cette façon de faire les choses a ses inconvenients et ses avantages: ça ne prend pas beaucoup de place dans la poubelle une fois vide et n’utilise pas de papier, mais ça se perce facilement, c’est lourd et pas pratique à porter, et le lait prend vite les ordeurs du frigidaire et ne se garde pas longtemps (et en plus, y’a pas de bouchon en platique avec lequel les chatounes peuvent jouer). Moi, j’utilise une petite pince pour fermer l’ouverture du sac et garder le lait un peu plus longtemps. Je me souviens qu’en Suisse, ce système a existé jusqu’au milieu des années 1980, et mes parents utilisaient une pince-à-linge pour fermer le sac…

Inconnu au bataillon, le gros gallon de lait dans la bouteille de plastique, symbole qu’aux Etats Unis tout est plus grand qu’ailleurs. Au Canada, le lait se vend en cartons d’un litre, de deux litres (si on cherche bien), et par trois sacs en plastique à la fois, pour un total de 4 litres! Sont fous ces Canadiens ;)

gallon americain
Le gallon de lait américain.

gros sac
Le sac de quatre litres en trois sacs.

petit sac de lait
Un des trois petits sacs.

cruche à lait
Cruche exprès pour le lait (y’en a des plus jolies mais au début j’ai juste trouvé ça, p’têt qu’un jour j’investirai dans une plus jolie (et plus fonctionelle) cruche.

Finalement, si je suis dans une phase “je-bois-vachement-de-lait-et-rapidement,” j’utilise ce système, mais si je suis dans une phase “je-bois-peu-de-lait-et-je-mets-longtemps-pour-finir-une-bouteille,” je préfère acheter des cartons d’un ou deux litres, ça se concerve plus longtemps (mais pas beaucoup plus longtemps, en réalité, en tous les cas beaucoup moins longtemps que le lait américain, je ne sais pas pourquoi!).

Bon, je vous quitte, je vais me faire un p’tit milkshake à la banane d’un demi litre :)

Pour détendre l’atmosphère et vous démontrer que tout n’est pas rose noir au Canada, laissez-moi vous raconter une petite histoire. Quand je suis arrivée ici, on m’a dit qu’il fallait que je change ma plaque de voiture américaine en une plaque ontarienne et échanger mon permis de conduire avant 60 jours après mon arrivée. Comme une grande fille, je suis donc allée au département des transports pour y faire tout ça et là, on m’a dit qu’on ne pouvait rien faire parce que les ordinateurs de l’Indiana, qui gardaient secrètement mon “historique de conductrice” nécessaire pour avoir un permis de conduire canadien, étaient en panne. En attendant que les ordinateurs remarchent, m’a-t-on dit, je pouvais aller faire vérifier ma voiture pour la sécurité et la pollution, vérification nécessaire pour avoir les plaques. Bon…

Comme une grande fille, je suis donc tout de suis allée faire ces vérifications de pollution et de sécurité ($160) et j’ai attendu que les ordinateurs de l’Indiana remarchent… Un peu plus d’un mois plus tard, j’ai reçu un coup de téléphone du département des transports me disant qu’ils avaient enfin reçu les informations nécessaires de l’Indiana et que je pouvais venir chercher mes plaques et mon permis. Là-bas, j’ai effectivement reçu mon permis mais pour avoir les plaques, il fallait que j’aie une assurance canadienne pour la voiture… et petit détail navrant, le teste de pollution que j’avais fait pour la voiture n’était valable qu’un mois donc je devais aller le refaire (celui de sécurité était valable un an… ou le contraire…)! Bon…

Comme une grande fille, je suis allée me trouver un assureur chez la même assurance que j’avais aux Etats Unis comme ça j’avais déjà un historique de conductrice et je ne payais pas comme si je venais d’avoir mon permis… mais ça me coûte quand’même $150 par mois alors qu’aux US, ça ne me coûtait que $40 par mois, vive le Canada! Et là, je me suis souvenue que je devais refaire le teste de pollution… et pour la première fois, j’ai béni l’archaïsme canadien qui veut qu’on écrive encore plein de papiers officiels à la main… et j’ai transformé le 7 (de juillet) en 8 (d’août). Comme ça. C’était la première fois (et probablement pas la dernière fois) que je trompais honteusement le gouvernement canadien. Honte sur moi jusqu’à la troisième génération (ça m’a quand’même fait économiser $105)! Pour me faire pardonner, j’ai choisi l’option “chère” pour la vignette et je l’ai payée d’un coup d’un seul jusqu’en janvier 2008! (Et finalement ils n’ont même pas regardé ces papiers…).

Bref, je vous avais bien dit que j’étais une fille immorale et que vous devriez brûler ce blog…

A part ça, que raconter sur les voitures au Canada? D’abord, comme il y a seulement un petit nombre de provinces différentes (et pas beaucoup de voitures dans certaines de ces provinces, j’imagine), on voit rarement des plaques d’immatriculation d’autres provinces comme aux Etats Unis. Et ces plaques sont moins différentes les unes des autres, moins jolies, c’est dommage. Quand je pense aux dixaines de plaques différentes qu’il y avait rien qu’en Indiana! Donc ici c’est un peu “platte” comme disent les Québecois ;)

Un truc différent de l’Indiana et de l’Utah (et je ne sais pas comment c’est dans les autres provinces et états), c’est qu’en Ontario, on paye les taxes de voiture (la vignette) à son anniversaire, pas à celui de la voiture ou à l’année, c’est pour ça que ma vignette est bonne jusqu’en janvier (mon anniversaire, hint, hint ;) ) alors qu’en Indiana, je payais la vignette en juillet de chaque année parce que j’étais arrivée en Indiana en juillet.

Quelque chose qui m’a surpris mais que j’ai trouvé bien pratique, c’est que l’assureur de la voiture est venu lui-même chez moi vérifier le numéro de ma voiture. Il m’a dit que c’est une nouvelle loi en Ontario pour limiter le nombre de voiture volées qu’ils assurent. Moi, ça m’a évité un déplacement, parce que c’est pas mon assureur américain qui se serait bougé les fesses!

En ce qui concerne les limites de vitesses, c’est ridicule: 100 kil/heure sur les autoroutes au maximum, excusez-moi mais c’est presque dangereux de rouler si lentement et il n’y a pas moins d’accidents ici qu’en France ou aux US où on roule plus vite! D’ailleurs en Ontario tout le monde roule plus vite (et plus dangereusement parce qu’il faut tout le temps vérifier que la police ne nous suit pas…). Par contre, en plein centre ville, la limite est entre 70 et 90 kil/heure pour les grandes artères! Ridicule! (Bon, c’est pas souvent que les bouchons perpetuels de mon bled permettent de faire du nonente à l’heure, à vrai dire…). Il y a un système de point sur le permis, comme en France, mais ça n’existait pas aux US. A part ça, les règles de la circulation sont pratiquement les mêmes qu’aux US (ouf!) sauf qu’ici on compte en kilomètres et mètres et pas en pieds et miles. Par contre, pour le parking, ici c’est la grande rigolade (je ferai tout un post là-dessus bientôt, ça vaut le détour!).

On m’avait dit que les piétons canadiens étaient célèbres pour attendre que le feu passe au vert pour eux avant de traverser la rue… sauf à Granbled, je peux vous dire (enfin, la plupart des gens attendent effectivement, et j’ai la vague impression que ceux qui ne le font pas sont des sales français étrangers)! Par contre il est vrai que les Canadiens font la queue aussi sagement que les Américains (contrairement aux français, hum hum) pour attendre le bus, à la poste, etc.. Et puis bon, j’ai gueulé sur la TTC, mais en gros, il y a un bon système de transports publics à Granbled, entre les bus, le métro (il n’y a que deux lignes, c’est vrai, mais c’est mieux que rien), et les streetcars, surtout que les billets pour les uns sont valables pour les autres, c’est pratique, et même si sur un trajet je prends le métro ET le streetcar ET le bus, je ne paye qu’un billet. Il y a parfois des problèmes (accidents, suicides dans le métro, etc.) mais j’imagine qu’il y en a autant ici qu’ailleurs. En tous les cas, on n’a vraiment pas besoin d’avoir une voiture pour vivre correctement dans cette ville! Et comme le prix de l’essence est trois fois plus élevé qu’aux US (alors que le Canada produit beaucoup plus de pétrol que les Etat Unis, mais taxe aussi ce pétrol beaucoup plus), c’est bien d’avoir des bons transports en commun!

Une dernière chose qui peut vous être utile si vous passez par ici. Le feu vert signifie: on roule vite; le feu orange signifie: on roule encore plus vite; et le feu rouge signifie: on ne se laisse pas intimider et on continue, mais après reflection, on s’arrête au milieu de l’intersection! Bienvenue au Canada :)

PS. J’ai oublié le chwal, boudjou! La police se balade à chwal dans la ville, c’est très rigolo! Mais ils n’ont pas le bel uniforme rouge que la police montée canadienne avait toujours à la télé de mon temps… Pfff, le Canada n’est plus c’qu’il était ma brave dame!

Si la médaille d’argent de la chiantise revient à la TTC, la médaille d’or revient sans conteste au système banquaire canadien! (Désolée, post très long parce que moi très fâchée!)

Parlons du système américain d’abord: il y a des centaines de banques différentes, aux US, et donc une compétition serrée pour s’approprier les clients. Ma banque en Indiana, par exemple, “offrait” des tas de cadeaux si on ouvrait tel ou tel compte chez eux (je dis “offrait” parce qu’en fait, on devait payer des impôts sur ces cadeaux à la fin de l’année). Comme je recevais un salaire régulier de Purdue University, je ne payais absolument aucun frais, ni pour garder les comptes courant et épargne ouverts, ni pour les transactions que je faisais à la banque même, sur internet, avec ma carde de “débit” ou mes chèques, ou bien aux distributeurs de sous (ATMs). Les seuls frais que j’aurais pu payer étaient si j’avais eu un compte négatif (ce qui n’est que rarement arrivé puisque j’avais aussi des cartes de crédit). Aujourd’hui, j’ai toujours un compte aux US mais comme je n’ai pas de salaire régulier qui tombe dessus, je paye $1.5 par mois, mais chaque transaction est toujours gratuite.

Avec ce compte américain, j’avais une carte de “débit” gratuite que je pouvais utiliser dans tous les magasins/restos, etc. (et sans minimum, du genre je pouvais payer un timbre à $0.52 avec ma carte), par téléphone (pour acheter une pizza à livrer à domicile, par exemple) et ausi aux ATMs, soit avec une signature, soit avec un code secret (PIN). Quand j’utilisais le PIN, je pouvais aussi bénéficier du système “cash-back,” c’est-à-dire que si mon total était de disons $15.55, je pouvais payer ça et en même temps, “retirer” autant de liquide que je voulais et gratuitement (comme si j’étais à un ATM). Mais en gros, je n’ai jamais eu besoin d’avoir de liquide avec moi pour vivre sans problème puisque qu’on peut payer pratiquement partout avec les cartes banquaire, aux US. Je suis passée par quatre banques différentes dans deux états différents, et leur façon de fonctionner était la même partout, à part pour quelques détails (par exemple une des banques avait un “compte de découvert” spécial attaché au compte courant et qui “offrait” (sans frais si on les repayait en un mois) une possibilité de découverts jusqu’à une certaine limite).

Enfin, les premiers 50 chèques étaient gratuits (et je les utilisais rarement de toutes les manières puisque qu’on pouvait très facilement et gratuitement payer toutes ses factures avec internet) et on pouvait choisir parmis des centaines de designs différents. Sur internet, je pouvais voir toutes les informations à propos de la personne/compagnie à qui j’avais fait des payements, et je pouvais même voir une copie scannée des chèques que j’avais utilisés (le devant et le dos de chaque chèque). Un dernier truc: si par le plus grand des hasard une âme généreuse voulait déposer de l’argent sur mon compte, il/elle pouvait simplement aller à ma banque et dire “je voudrais mettre $6000 sur le compte de miss lulu” et paf, ils trouvaient mon nom, mon numéro de compte, et c’était fait! Bref, tout était clair, simple, et fait pour simplifier les dépenses (on était aux Etats Unis après tout, n’oublions pas!).

Au Canada, ooohhhhhh, c’est une toute autre histoire et une histoire très douloureuse! Déjà, il y a seulement six banques principales et environ une quinzaine de petites banques locales. La compétition est donc très limitée et ces saligauds le savent et en profitent. Là, je n’ai vu qu’une offre de “cadeau” pour l’ouverture d’un compte (un iPod), et les frais sont différents dans chaque banque mais démentiels partout. Par exemple, ma banque ne demande pas de frais mensuel ni de frais de transactions si j’ai au moins $2000 sur mon compte en tout temps mais dès que je tombe à $1999.99 ou en-dessous, alors là ils prennent $4.00 juste comme ça, et en plus, $0.63 par transaction (chèque, ATM, magasin/resto, banquier, etc.). Une autre banque propose des transactions gratuites et illimitées même sans minimum sur le compte mais par contre, les frais mensuels sont de $35!

Les chèques sont hors de prix (et il y a environ cinq designs différents) et acceptés très rarement, et leur carte ATM est très différente de l’américaine. Ici, on ne peut que l’utiliser avec un PIN, et donc c’est impossible de payer avec elle dans beaucoup de restos et magasins et en particulier par téléphone. Donc comme je n’ai pas de carte de crédit canadienne (sauc une AmEx mais elle ne s’utilise pas partout), je ne peux partiquement rien acheter par téléphone (pizza, etc.) ou bien avec du liquide seulement. Et le système “cash-back” marche, mais rarement, et seulement si le montant des achats s’élève à plus de $10, en général.

Un autre truc canadien, c’est les payements par internet. On ne peut payer ses factures par internet qu’à des compagnies qui ont un “deal” avec la banque en question. Par exemple, je peux payer mon loyer par internet si ma régie s’est mise d’accord avec ma banque pour que ce soit possible. Et chaque mois, il faut recommencer les vérifications (impossible de faire des payements mensuels automatiques comme aux US). Donc si la compagnie que je veux payer n’a pas d’accord avec ma banque, je suis screwed, comme on dit.

Les cartes de crédits sont aussi beaucoup plus difficiles à obtenir au Canada qu’aux US. Dans ma banque, ils ne donnent de cartes de crédits qu’aux canadiens et aux résidents permanents (donc pas aux gens qui, comme moi, ont seulement un permis de travail). Heureusement, j’avais une Américan Express aux US et eux ont donc été d’accord de me filer une AmEx (avec un maximum très bas mais qui peut augmenter au fil des temps si je fais mais remboursement régulièrement). Sans mon AmEx, je n’aurais encore ni lit ni bureau ni commodes!) Je n’ai pas investigué le coup de la “credit history” mais d’après ce que je comprends, c’est pareil qu’aux US. Par contre, le truc rigolo (enfin, pas trop) avec AmEx, c’est qu’ils ne me laissent pas les payer avec une autre carte de débit/crédit (genre la carte de mon compte en France ou aux US). Il faut que je demande à ma banque s’ils peuvent avoir un accord avec AmEx pour qu’ils envoient depuis mon compte canadien des sous pour payer mon AmEx. Bizarre. En plus, utiliser le “online banking” (gérer mes comptes sur internet) est très nul aussi parce qu’on voit seulement un bout du nom de la compagnie à qui on a fait le payement et aucun autre détail (donc parfois c’est impossible de deviner ce que c’était), le total du payement, et la date du payement. Oh, et un truc que j’ai encore du mal à croire: parfois, je reçois des reçus écrits à la MAIN, quand je dépose de l’argent sur mon compte! Et quand mes parents ont voulu déposer de l’argent sur mon compte quand ils étaient au Canada, ils n’ont pas pu parce qu’ils avaient SEULEMENT mon nom ET ma carte banquaire ET mon numéro de compte (qui n’est pas écrit sur ma carte), mais il leur manquait mon PIN! On est encore au Moyen-Âge ou quoi?!.

Un autre truc con, ici, c’est le coup des chèques: l’autre jour, j’ai reçu un chèque de remboursement de frais professionels pour $150 de mon université. Je suis donc allée à ma banque, dans ma “branche” (succursale?), là où ils reçoivent mon salaire tous les mois de mon université et où je garde (j’essaye de garder, plutôt) $2000 sur mon compte en tout temps, et j’ai dit “est-ce que je peux vous filer mon chèque et recevoir les $150 siouplait?” et on m’a dit que non. Non, ils gardaient le chèque “gelé” pendant cinq jours pour vérifier que ce n’était pas un faux et ensuite seulement je pouvais recevoir l’argent sur mon compte directement. $150! De mon employeur! Dans MA BRANCHE! Alors que j’ai “cashé” (reçu tout de suite et en liquide) des chèques de $2000 dans mes banques américaines sans problème, même quand c’était des chèques de n’importe qui et que j’allais dans n’importe quelle branche! Ma fin de mois est super serrée mais je reçois enfin $150 de remboursement de frais professionels et $350 de frais de lentilles de contact + occuliste mais non, je n’aurai cet argent que cinq jours plus tard, quand j’aurai été obligée de piocher sur les $2000 de minimum que je dois garder en tout temps sur mon compte et que donc je devrai en plus payer $15 de frais sur toutes les transactions que j’ai faites AVANT ça (même quand j’avais encore $2000 sur mon compte, c’est rétroactif, les abrutis!). Hystérique, je suis, avec ma banque!

Je pense que la plus grosse différence entre le système banquaire aux Etats Unis et au Canada c’est qu’aux US, les banques se font un blé fou avec les cartes de crédit mais les comptes courants et d’épargnes sont pratiquement gratuits (bon, les comptes d’épargne ne rapportent pratiquement rien là-bas, soyons honnête), alors qu’au Canada, les banques se font un blé fou sur tout, absolument tout, et tout est compliqué pour qu’on se fasse avoir le plus possible.

Voyons, qu’oubliais-je à propos de ce &£%#$@&£&$ de système banquaire? Ah, une seule et dernière choses: ce système est archaïque, malhonnête, et honteux, et y’a rien à dire de plus!

Je le reredis: mes OBSERVATIONS sont SEULEMENT des GENERALITES qui me sont venues à l’esprit après SEULEMENT QUATRE MOIS dans UNE SEULE VILLE CANADIENNE et 10 ans dans SEULEMENT DEUX ETATS aux USA. Il est donc ABSLUMENT CERTAIN que ce que je raconte ne concernent QUE MOI. JE M’EXCUSE auprès de tous ceux que j’offusque en GENERALISANT ainsi sur des pays aussi grands et diversifiés que le Canada et les Etats Unis.

Dans la série “Canada vs. USA,” parlons aujourd’hui des petites choses de tous les jours…

- Les magasins sont fermés tôt le soir (enfin, c’est pas aussi pire qu’en Suisse, quand’même), très souvent le dimanche, et très souvent le lundi au Canada alors qu’ils sont pratiquement ouvert 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, 364 jours sur 365 aux US (le seul vrai jour férié pour les magasins américains est Thanksgiving). Et le truc auquel je n’arrive pas à m’habituer est que les restaurants n’ouvrent que vers 11:30 ou midi et sont parfois fermés l’après-midi. Aux US, tout est ouvert à 11 heure du matin et le reste jusqu’à tard le soir (enfin, 10 heures du soir dans mon champ de maïs, il faut bien l’avouer, alors qu’à Granbled c’est encore souvent ouvert beaucoup plus tard);

- Les gens au Canada sont sympas en général, je dirais autant qu’aux US, mais ma copine Karibou me dit que les Canadiens sont plus exigeants et même un peu chiants parfois…. Ce qui est sûr, c’est qu’aux US les gens ne sont pas casse-pieds, ils vous collent simplement des procès au cul tout de suite…

- Les Canadiens sont définitivement moins propres que les Américains (au niveau du nombre de douches par jours là je sais pas, mais c’est difficile d’être plus obsédé par la propreté que les Américains): il y a des journaux, des papiers, et des tasses en papier (café) partout sur les trottoires et dans le métro, et les toilettes publiques sont de loins moins propres (mais c’est quand’même le paradis comparé à la France!). Par contre, comme aux US, il n’y a pas de crottes de chien, jamais, nulle part! (bon d’accord, il y en a une en bas de chez moi, c’est vrai, mais c’est la première que je vois en quatre mois!);

- Le système de pourboires partout (restos, coiffeurs, taxis, etc.) est le même qu’aux US, c’est pratique;

- Le numéro de sécurité sociale (SS# aux US), n’est pas utilisé au Canada comme vérification de sécurité (banque, etc.). Par contre, on utilise plus la date de naissance, ce que je n’ai jamais vu aux US. Dans les deux pays, on utilise aussi le nom de jeune fille de la mère (donc de ma mère) pour vérifier qu’on est bien la bonne personne;

- Les cartes (permis, carte de santé, carte de numéro social) sont plus jolies, avec des jolies fleurs et tout, huhuh) (admirez la sale tronche que je fais sur la première carte, après avoir dû revenir QUATRE FOIS à leur bureau pour leur rapporter des tas de papiers différents à chaque fois! Et en plus, au Canada on doit attendre 3-5 semaines avant de recevoir sa carte de permis de conduire, alors qu’aux US on la reçoit tout de suite après avoir réussi son permis. (Par contre, le numéro d’assurence sociale, je l’ai eu en 1,5 minute!);

cartes.jpg

- Un truc marrant: beaucoup de bijouteries sont fermées à clé et il faut sonner pour y entrer pendant la journée. Pendant la nuit, tout est rangé dans des coffres et les vitrines et le magasin entier sont vides, ça fait bizarre, je n’avais jamais vu ça ailleurs (au début je croyais que c’était des magasins qui avaient fait faillite);

- La frontière pour rentrer au Canada est de loin plus cool que la frontière pour rentrer aux Etats Unis. Pour rentrer aux US, ça me prend entre 30 minutes et une heure et je suis fouillée, questionnée, on me prend mes empreintes digitales et ma photo à chaque fois, et ça me coûte $6 à chaque fois. Pour rentrer au Canada, je montre mon passeport, mon permis de travail, et basta, à la prochaine! Vive le Canada!

- Autre truc marrant: il y a de la publicité par-terre, surtout dans le métro, des affiches immenses (3-5 mètre de long) sur lesquelles les gens marchent…

- Au Canada, il n’y a pas de courrier le samedi et c’est chiant. Les postes et les banques sont aussi fermées le samedi, c’est super pas pratique!

- Au Canada, on recycle beaucoup beaucoup beaucoup plus qu’aux Etats Unis. Tout doit être séparé tout le temps, le verre, le papier, le plastique… Alors qu’aux Etats Unis, le gens ne croyaient pas que le recyclage était utile. A chaque fois que j’apportais mes piles usées à un magasin de piles pour qu’ils les recyclent, ils les jetaient à la poubelle devant mes yeux en rigolant, comme si je venais d’une autre planète;

- Le cinéma se passe comme aux USA. Il n’y a pas de pause au milieu (comme en Suisse, tuez-les!!) ni au début (comme en France). Les sacs de pop-corn sont énormes au Canada mais un peu moins qu’aux US (d’ailleurs il y a beaucoup moins de gens qui ont des problèmes de poids, ici, c’est frappant).

- Internet et le téléphone sont chers et assez nuls (en tous les cas chez Rogers). Enfin, pour internet on a plus de choix de rapidités de connections. Mais le téléphone est terriblement basic, et chaque option est hors de prix (répondeur, caller ID, call waiting, etc.). Mon répondeur (on a UNE option gratuite) ne me dit ni quel numéro m’a laissé un message ni quand l’appel a eu lieu (date, jour, etc.) et je ne peux pas garder les messages après les avoir écoutés. Les options d’appels internationaux sont aussi beaucoup plus limitées au Canada qu’aux Etats Unis (je reviendrai sur le problème de la concurrence un de ces jours).

Voili voilà, quelques petites différences de plus, de mieux ou de moins bien, ce n’est pas ça l’important. L’important c’est que c’est différent :)

Chers lecteurs, chers amis, chère famille,

Vous en voulez des comparaisons entre le Canada et les Etats Unis?? Je vais vous dire la pire, celle qui me gâche la vie quotidiennement, celle qui me rend folle matin et soir, celle qui me pourrit la santé: l’accessibilité! Aux US, tout, et je dis bien TOUT, est prévu pour les personnes aveugles, sourdes, en fauteuils roulants, âgées, enceintes, etc. Tout. Il y a des rampes partout, des ascenceurs, des menus en braille, des bruits spéciaux aux feux, des trottoires abaissés, des portes larges, des autobus qui se baissent avec des passerelles, des citoyens responsables qui ne se garent jamais sur les multiples places handicapées, et des gens qui font couper les files aux personnes qui ne peuvent pas attendre debout longtemps. Et je ne parle pas seulement de mon ex-champ de maïs mais de Chicago, de New York, de Los Angeles, de Washington DC, de San Franciso, de Salt Lake City, de Las Vegas… Au Canada: pratiquement rien. Ni dans le petit bouiboui perdu au milieu de la toundra, ni dans la plus grande ville du Canada. On se croirait presqu’en France…

J’ai failli tuer un agent de la TTC (commission des transpors de mon bled) aujourd’hui. Je n’en peux plus, je suis épuisée et sur les rotules, j’ai mal aux jambes, et je ne comprends pas pourquoi il n’y a pas de bancs aux arrêts de streetcar et seulement QUATRE sièges à la plupart des arrêts de métro (il faut donc faire 4 kilomètres pour les trouver). C’est honteux, dans une ville aussi grande que celle-ci, dans une société qui se veut moderne et exceptionelle au niveau social (voir mon avant-dernier post) de se trouver dans une situation aussi déplorable et moyennageuse.

J’ai écrit aux TTC quatre fois pour les implorer d’essayer de changer les choses. J’ai reçu une seule réponse, qui m’expliquait que les arrêts de streetcars avaient été construits dans les années 70 et qu’à l’époque, les législations interdisaient de mettre des sièges à ces endroits-là. C’était leur seule excuse. Je la trouve lamentable et même insultante.

Je vous propose donc aujourd’hui d’écrire à ces braves gens et d’expliquer que ça ne va plus, qu’il faut se bouger le popotin parce qu’il y a des centaines de personnes (et je les vois tous les jours, les personnes âges, les femmes enceintes, les mères avec trois marmots dans les bras, les gens qui ont du mal à marcher…) qui ont du mal à rester debout longtemps et qui ont désespéremment besoin de ces sièges (et je ne parle même pas des ascenceurs innexistants, des portes plus larges pour les poussettes au lieu des tourniquets, etc.). Peut-être qu’une centaines d’emails en même temps, de pays différents, qui demandent tous la même chose, pourra faire bouger les choses. Vous pouvez écrire dans n’importe quelle langue, le TTC dépense une fortune pour se vanter qu’on peut leur écrire dans plus de 160 langues différentes et qu’ils les comprennent toutes (ça me fait une belle jambe). Vous pouvez même vous adresser directement au Transportation Services Supervisor qui s’appelle Kypros Perikleous, son adresse email c’est kperikle@granbled.ca (vous changez granbled par le nom de la ville), et son numéro de téléphone c’est le 416-392-1799. Je vous mets l’adresse où vous pouvez écrire des emails au TTC (pas besoin de remplir les informations à propos du jour, du lieu, etc., ni de mettre votre adresse email à la fin) (je mets l’adresse sur une image pour ne pas que le nom de la ville soit trouvable par notre ami Google):

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(Si le lien ne marche pas (attention, c’est httpS), aller à http://ttc.ca ->TTC Information -> Contact Us -> On-line comment form -> Online Form -> Complaint / Suggestion? -> TTC Service?)

Allez-y, harassez-les, parce que je suis fatiguée de le faire. Moi, demain, je téléphone à un avocat (j’aurai le temps, je ne vais pas au boulot, j’ai trop mal aux jambes)!

PS. Pour ceux qui n’auraient pas encore remarqué, je marche avec des béquilles, ben oui. J’ai aussi deux chatounes hystériques, une bagnole de bientôt 10 ans, deux soeurs et un frère, des comptes en banque dans quatre pays différents, et une bosse sur le nez, c’est pas ma faute.

PPS. Si vous écrivez à la TTC et ne mettez pas votre adresse email à la fin de votre message, ils vont croire que tous ces messages viennent de la même personne qui les spamme… Oups…

PPPS. Visiblement, je ne suis pas la seule à pense que leur système est vraiment nul:

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Il m’est pratiquement impossible de trouver des chaussures

1) qui soient à ma taille (j’ai des tout petits pieds)
2) qui soient confortables au départ
3) qui soient toujours confortables à l’arrivée
4) qui ne soient pas moches
5) qui ne coûtent pas la peau des fesses
6) qui soient solides et de bonne qualité.

Je veux dire, parfois je trouve des chaussures jolies et à ma taille, mais dès que je les ai portées plus de 5 minutes, j’ai mal aux pieds. Ou bien elles sont super confortables tout le temps mais aussi super moches. Ou bien confortables et de bonne qualité mais trop chères ou trop moches. Ou bien parfaites sauf qu’elles n’existent pas à ma taille. La chaussure parfaite à mon pied, je la trouve une fois tous les cinq ans, et encore!

Mais là, je sais pas comment ça se fait, j’ai trouvé une paire parfaite. Les talons sont hauts mais pas trop, et je m’y trouve plus confortable que dans beaucoup de mes chaussures sans talons! Et étrangement, malgré les talons hauts, je m’y sens bien en équilibre et bien stable, alors que c’est rarement le cas avec des talons hauts, sauf s’ils font 20 centimètres de diamètre! Je peux aussi marcher pendant des heures sans avoir mal aux pieds. Elles ont l’air relativement solides (pas super beaucoup mais bon, un peu quand’même), et elles n’étaient pas hors de prix. Et elles sont relativement jolies, assez en tous les cas pour le boulot, les conférences, les concerts, et les mariages de frangines. Et il y avait même du 5… mais pour une fois le 6 m’allait mieux. Je les ai portées portées portées pendant des jours pour être sûre qu’elles n’allaient pas se fiche en l’air ou me faire mal partout, mais non, nada. J’ai les pieds un peu enflés après, mais c’est comme avec toutes les chaussures “ouvertes” (pas à lacets). Le miracle!

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Bref, le miracle était tel que je suis allée racheter exactement la même paire une deuxième fois, parce que c’est trop rare de trouver une perle!

Et puis c’est rigolo, regardez, l’intérieur (moche mais on s’en fout, on ne voit pas l’intérieur quand je les porte) est différent dans chaque chaussure! J’aime ça :)

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Mon premier a des plumes
Mon deuxième a des poils
Mon troisième a des plumes
Mon quatrième a des poils

Et mon tout c’est les fleurs qui se trouvent partout sur la route devant chez moi au bord du lac depuis dix jours!

Pour une raison inconnue mais fort sympatique, la route a été fermée sur un kilomètre dans un sens (ouest-est). Cette route est fort large. Il y a deux voies de chaque côté et au milieu, deux voies de streetcars (et les secours, en cas d’urgence, comme ici les pour les pompiers). Ce sont les streetcars que je prends quand je vais au boulot.

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La voie fermée a été décorée d’un côté par des fleurs (alors? lesquelles?) et de l’autre côté par d’interminables rouleaux de gazon tout prêt. Ensuite, ce qui restait de place a été divisé en deux petites voies pour les piétons, les patineurs à roulettes, et les cyclistes. Et je peux vous dire qu’il y en a, des cyclistes et des piétons et des rollerbladers, à Granbled!! Sympa, non?

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Au bout de la voie pour les piétons et vélos, il y a une sorte d’arche (de la défense des piétons et des cyclistes?) faite de vieux vélos. Ce qui est marrant c’est que tous les jours, des gens déposent des nouveaux vieux vélos aux pieds de l’arche qui est devenue un véritable cimetierre pour vélos.

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Ca fait depuis que je vis ici que je dis que la seule solution pour rendre cette ville vivable c’est de ne plus avoir que des voies à sens unique. C’est moins dangereux pour les cyclistes et les piétons, et beaucoup plus rapide et simple pour les automobilistes, puisque ça permettrait ENFIN de tourner à gauche (chose interdite pratiquement partout pour le moment). M’aurait-on enfin écoutée? En tous les cas, je ne sais pas si cette voie pétons-cyclistes est permanente, mais on dirait que ça restera comme ça jusqu’à la fin de l’été. Je trouve cette idée très chouette, pas vous?

7 heures du matin:

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7 heures du soir:

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9 heures du soir:

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Voilà enfin quelques photos de mon joli petit chez-moi déjà plein de chenit (c’est le signe qu’on s’y sent confortable, hein).

D’abord, l’entrée, avec un petit banc pour y poser mes sacs, deux jolis crochets accrochés par mon pôpa pour y mettre mes clés (ça faisait longtemps que j’en rêvais) et deux crochets au mur pour y suspendre mes manteaux, et le couloir qui tourne à droite vers la chambre et la salle-de-bain.

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Quand on suit le couloir sus-mentionné, on arrive à cette intersection (et il y a trois bibliothèques dans le couloir).

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Là, on entre dans ma chambre. C’était difficile de prendre certaines photos parce qu’il faisait sombre à l’intérieur et très lumineux dehors! On ne voit pas bien mon joli et surtout confortable nouveau lit, avec un petit tiroir roulant dessous. A droite, mes collections de CDs et de DVDs. A gauche, mes jolies commodes à fringues dont je rêvais depuis sept ans! Les chatounes dorment entre autre sur les commodes.

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Haha, plein de chenit :) A gauche des commodes, donc, il y a un petit bureau pour mon ordinateur (et mes fringues, hum…), et un grand placard. Le fauteuil sert aussi de lit à Calinette, et Sosso préfère dormir à gauche au pied du bureau ou cachée dans le placard.

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On sort de la chambre. J’aime beaucoup cette chambre je dois dire. Elle est lumineuse et assez grande. Il me manque juste un truc pour mettre les CDs qui débordent…

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En sortant de la chambre, tout de suite à droite, il y a la salle-de-bain.

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Très petite, beaucoup plus petite que celle que j’avais avant, alors là c’est un peu dur. Par exemple je ne peux mettre qu’une caisse pour les deux chatounes et c’est pas pratique du tout. J’ai aussi pas mal de chenit de salle-de-bain dans le placard de ma chambre…

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On reprend le couloir, on repasse l’entrée, et on arrive dans la cuisine. Entièrement agencée, cette cuisine est pas mal (mieux que ce que j’ai vu dans d’autres appartements) mais relativement petite. Le plus grand problème est la hauteur des placads: je ne peux rien attrapper dans ceux d’en haut donc je perds beaucoup de place!

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Il n’y a aussi qu’un bac dans l’évier, et surtout, surtout, il n’y a pas de broyeur, misère! En plus, il n’y a qu’UNE prise électrique pour toute la cuisine donc j’ai des ralonges et des prises multiples un peu partout et c’est pas génial. Et puis je n’ai qu’un seul tiroir pour y mettre tous mes ustensils de cuisine, je vous dis pas la bagare que c’est pour le refermer à chaque fois! Heureusement, mon pôpa m’a installé les superbes petites étagères pour les épices dont je rêvais depuis longtemps (mais j’ai trop d’épices et il faut que j’achète plus d’étagères).

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Mon p’tit frère m’a aussi installé une petite étagère de plus sur le comptoir de la cuisine pour y mettre mes livres de cuisine et mon p’tit chenit, comme on dit ;) Et ma tata m’a offert des jolis petits bols colorés pour y présenter des sauces… miam!

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Un truc que j’aime bien dans ma cuisine c’est qu’elle est ouverte sur le salon (avec vue sur l’autoroute, huhuh) et le comptoir (bar) est assez large, ce qui est pratique pour y faire la cuisine. Voilà la vue de la cuisine depuis le salon.

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Si on se retourne (donc on regarde par l’ouverture de la cuisine), on voit le salon. Le canapé devrait être bleu mais est recouvert de la couverture pour les chatounes (elles aiment s’y cacher et y faire leurs griffes!). J’aime beaucoup ces grandes fenêtres avec vue sur les voisins, l’autoroute, et le lac. La vue sur le couché de soleil y est souvent très belle le soir!

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Sur le côté du salon, il y a la “catroom” (qui est en fait appelée “sunroom” mais on va pas chipoter).

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La catroom, donc, est une toute petite pièce que je réserve (presqu’uniquement) aux chatounes: des tapis pour qu’elles s’y fassent les griffes, des couvertures (sur la boîte de l’air conditionné) pour qu’elles s’y installent confortablement pour regarder passer les voitures et les bâteaux, des petits lits, des jeux, l’herbe à chat, assez de place pour se tapper dessus sans casser la baraque, et un petit tabouret pour que je les regarde jouer en rigolant. C’est la pièce que je préfère de la maison :)

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Juste derrière la catroom, il y a mon bureau (qui est donc entre le salon et la chambre).

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Ce chouette bureau a été monté à la sueur de mon p’tit frère! La catroom se trouve sur la gauche, là où il y a la lumière.

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Quand je suis assise à mon bureau, j’ai dans le dos ces trois bibliothèques. Et on ne le voit pas, mais comme dans la chambre, il y a un grand placard (dans le mur, entre le bureau et les bibliothèques, donc, juste à gauche de la porte d’entrée du bureau) où j’ai mis un chenit incroyable de papiers et autres trucs importants mais que je n’utilise qu’une fois par an au maximum grâce aux étagères encore une fois montées par mon pôpa!

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Voili voilà mon petit appartement. Un truc qui est drôle, c’est que la première chose que j’ai remarquée en m’installant, c’est que tout semblait être plus haut dans la salle-de-bain et la cuisine (et pour moi qui suis vraiment petite, ce n’est pas une bonne chose!). Je pensais que je rêvais, mais en parlant avec la “interior designer” qui va me refaire mon bureau au boulot, j’ai mentionné ce fait et elle m’a confirmé qu’effectivement, les régulations de design au Canada (les comptoirs, bars, éviers, lavabos, placards, etc.) sont plus hautes de trois centimètres qu’aux Etats Unis! Zut! Ca n’a l’air de rien, mais ce n’est pas pratique pour se laver les dents ou laver la vaisselle, je peux vous dire!

Enfin, en gros j’aime beaucoup cet appartement à part ce petit détail, la cuisine et la salle-de-bain un peu petites, et le bruit de l’autoroute (qui c’est qui m’a prévenu que le bruit montait et que je n’ai pas cru??). La vue de mon lit, sur le lac, est superbe, et finalement, même la vue sur l’autoroute est intéressante. Je ne suis pas loin des streetcars, et il y a un magasin qui vend un peu de tout (des petits pois surgelés en particulier) ouvert 24 heures sur 24 juste en-dessous. Et puis il y a aussi un parking couvert avec une place réservée pour moi (mais les portes pour y aller sont super lourdes, malheureusement, donc c’est la galère quand je rentre avec plein de sacs de courses…). Ah, un truc pas pratique c’est les assenceurs: il y en a trois, mais il y en a toujours un en panne et l’autre est souvent bloqué pour quelqu’un qui eménage, donc il faut les attendre longtemps et ensuite s’arrêter à chaque étage, ce qui, quand on est au 20ème, est relativement chiant.

Et il manque un balcon, bien sûr. Je me suis dit que la sunroom suffirait mais un balcon ce n’est simplement pas remplaçable et les chatounes en souffrent, parce que je ne peux pas ouvrir les fenêtres (coulissantes) de plus de 10 centimètres de peur qu’elles tombent… Mais si j’aime mon boulot et survis à Granbled, l’année prochaine j’essayerai d’acheter un appartement… aussi bien que celui-ci mais avec balcon cette fois :)

Désolée pour le silence radio de blog ces jours-ci. Les parents ont bien débarqué, et c’est intéressant d’avoir, pour la première fois de ma vie, mes parents CHEZ MOI. Ils sont venus me rendre visite quand je vivais aux Etats Unis mais dormaient à l’hôtel. Là c’est vraiment la première fois qu’ils dorment, mangent, et vivent chez moi. Ils m’ont offert un super aspirateur et une petite machine à nettoyer la moquette (parce que la moquette ici est super claire et les chatounes ont bien mal à l’estomac ces temps-ci), et mon pôpa m’a accroché des tableaux au mur et des portes-manteaux et des tas de trucs et monté des étagères et des tas de machins et c’est super cool! Dès qu’ils seront partis (avec leur chenit, huhuh) je prendrai des photos de l’appartement pour les mettre ici!

Le boulot n’est pour le moment pas trop chouette puisque tout ce que je fais c’est des réunions. Je me sens un peu débordée par la quantité d’information à ingurgiter tous les jours et souvent assez découragée et angoissée par le boulot en général… Je sais je sais, dans quelques mois ça ira mieux, mais en attendant… Je suis aussi vraiment fatiguée par les trajets (beaucoup de marche à pieds tous les jours et j’ai même l’impression que mon épaule est en train de se démettre) même si je m’habitue lentement à ce train-train quotidien. En fait, ces jours-ci, j’ai surtout envie de rester dans mon lit à regarder le lac avec les chatounes sur le ventre et oublier ma vie.

Enfin, voilà la raison de mon absence. Je suis trop fatiguée, c’est tout. Mais je continuerai à faire des efforts parce que je l’aime bien mon petit blogounet et mes lecteurs sympas aussi :)

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Photo du joli “mug” que j’ai reçu la semaine dernière. Ben ouais, maintenant vous savez où je travaille, si vous ne l’aviez pas encore deviné grace à google! Mais c’est aussi un mot interdit, justement à cause de google.

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1. de mon lit:

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2. à gauche:

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3. à droite:

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PS. nouvelle adresse email: misslulu [@] rogers [.] com

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Il est passée une heure du matin et je suis étalée sur mon lit, dans le noir, les yeux grands’ouverts, les épaules, le dos, et surtout les mains meurtries. Je viens de nettoyer ce qu’il me reste de salon (environ 1 mètre carré) parce que Calinette a eu la gentillesse de vomir son dinner. Je pense qu’elle est très angoissée par ce qui se passe par ici en ce moment. J’écoute le doux ronronnement des machines à air conditionné, les criquets qui n’ont pas encore fondu, les sirènes de pompiers dans le lointain, le petit sifflement des poumons de Sosso qui a trop chaud, et mes pensées qui pétaradent dans tous les sens. L’air sent la chaleur, l’humidité, l’herbe, la nuit.

Impossible de dormir.

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Impossible de manger, aussi, puisque tout est dans les cartons. Ce matin, je me suis réveillée à 5 heures et demi, et depuis quelques heures, j’hésite à rouvrir le carton dans lequel se trouve mon mixeur pour pouvoir me faire mon milkshake à la banane quotidien. Je pourrais manger la banane toute seule, mais bof, je ne suis pas une fan de banane toute seule. Je pourrais aussi boire un verre de lait avec ma banane toute seule, mais bof, je n’aime pas le lait tout seul. Et puis il me reste un petit fond de crème aussi, alors il se peut que j’aille rouvrir le carton, que j’essaye de rabibocher mon mixeur en pièces détachées, que je me fasse un milkshake, que je lave mon mixeur, que je le remette en pièces, et que je le renferme dans son carton. Mais pour ça il faut que j’aille racheter du scotch parce que j’en n’ai plus. C’est la même histoire 20 fois par jour, ici, et je n’en peu plus d’attendre de partir.

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Des copains géniaux sont venus m’aider hier pour démolir ce qu’il me restait encore de vivant. Mon salon a des airs de gare de triage et je ne sais pas où mon frangin va dormir ce soir! Je ne veux plus bouger, mes muscles sont trop endoloris. Je ne veux plus penser à tout ce que j’ai oublié de faire, les 10 heures de voyage en voiture avec les chatounes par une canicule endiablée, le passage à la douane de mon camion de déménagement, le nettoyage intensif qu’on va devoir faire demain alors qu’il y a des cartons étalés partout, l’inspection de mon appartement à mon départ, les problèmes de banques et autres soucis administratifs qui m’attendent là-bas…

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Je vais me recoucher, tant pis pour le milkshake, je ne peux pas faire face à tout ça aujourd’hui.

J’ai mis cette liste de trucs à faire avant mon départ sur mon autre blog il y a quelque temps et j’y travaille régulièrement… mais j’arrive malgré tout à oublier la moitié de ce que je dois faire et il ne me reste qu’une semaine, en gros, puisque les déménageurs arrivent le 18, alors c’est un peu la panique par ici. Et c’est bizarre, plus je raye des trucs de cette liste et plus elle s’allonge… C’est comme les cartons: plus j’en fais, et plus il me reste de choses à encartonner! En plus, je me suis super bousillé le poignet droit hier (j’espère que ce n’est pas un tendon ou un ligament déchiré, mais malheureusement ça ressemble beaucoup à ce que je m’étais fait à mon coude l’été dernier et qui a mis bien 6 mois à se réparer). Faire des cartons (et marcher) avec la main gauche seulement, c’est pas le top, alors je suis plutôt fatiguée et découragée, ces jours-ci…

- get my driving records @ the DMV
- type and print (3 copies) my two lists of boxes (1. what’s in the truck, 2. what comes with me)
- apply for a social insurance number asap
- write to grad school to verify graduation check-list
- find a way to get a new copy of my US credit history
- send fax and close wells fargo account
- call my car insurence
- send 20 postcards (devinettes)
- find someone to clean before i leave the country
- write chapter 1 of the book
- fill a couple of suitcases with what i’ll keep in the car with me
- write the book proposal and collect/edit first chapters
- send the paperwork about graduation (after the 5th) + the work permit + new address to the lawyer

- get a certified check in US dollars for first month’s rent
- go to Indy for stamp from the USDA
- make sure my revised plan of study is accepted
- say goodbye to 200 people
- get the cats’ health certificates
- change amex and skymiles addresses
- call aol
- call the power company
- schedule the moving-out inspection
- order a new phone/internet connection there
- check if i can buy purdue’s email address
- call landlord about date and time of arrival
- clean and empty my office + return keys
- order graduation tickets + cap and gown
- have the oil/filter + tires checked on my car and change the windshield wipers
- send individual report about my research to all administrators
- call my phone/internet provider
- call the school about health insurence
- return fox’ dissertation and margie’s books
- buy an air mattress
- work on book proposal and send call for chapters asap!
- check what’s going on with the nnest interview
- call the credit bureau
- close my many banks accounts except for one
- cancel my many credit cards except the amex
- call amex to get a new card in canada
- email my dissertation to the two psych guys
- verify that my credit history arrived safely
- revise, print, and distribute my dissertation to committee members + library
- ask about how to pay my rent in july and where my mail will be kept
- send my syllabus to Adrian asap!
- buy some kind of screen for the car / cats
- have a transcript sent when i graduate
- buy mac programs while they’re cheap

PS. Il y a de nouvelles photos à ma collection de bloggeurs! Cliquez sur YOU dans le menu de plaques d’immatriculations à droite et vous verrez les deux pages de ma collection. J’attends toujours plein d’autres photos… Allez, j’ai besoin de votre visite dans mon champ de maïs, vos photos sont mon sourire quotidien, ces jours-ci :)

Si vous êtes en train d’écrire ou venez de finir une thèse ou un mémoire à la sueur de votre cerveau, si vous passez comme moi des heures assis(e)s sur votre popotin à démolir allègrement votre dos et vos poignets en fixant vos yeux sur un écran d’ordinateur comme si votre survie en dépendait, si le seul exercice de la journée que vous faites c’est de marcher jusqu’au frigidaire, d’en ouvrire la porte, d’en sortir un carton de glace à la pistache, et de faire monter et descendre une petite cuillère machinalement du carton à votre bouche sans même en profiter pour donner de l’exercice à vos neurones en leur faisant calculer le nombre de calories contenues dans chaque cuillérée honteusement ingurgitée, ce régime est pour vous!

Oui je l’avoue, j’ai pris cinq kilos en cinq mois! Ca ne se voit pas encore trop à part que j’ai maintenant un beau double menton et un bidon qui fait quelques plis si je ne me tiens pas droite, et que je ne peux plus rentrer dans certains pantalons (ça ne passe même pas au niveau des cuisses, la honte). Il faut dire, tout ce que j’ai fait, depuis janvier, à part voyager aux quatre coins des Etats Unis (en avion, même pas à pieds!), c’est d’écrire, de manger, d’écrire, de manger, d’écrire, de manger… bref, vous voyez le tableau.

Heureusement, j’ai trouvé le régime miracle qui va me faire perdre au moins trois kilos cet été (faut pas s’imaginer que je vais perdre les cinq kilos, quand même, je suis pas maso et je vais pas me laisser crever de faim jusqu’à ce qu’on voit mes os et en plus y’a pas de piscine dans mon nouvel appartement donc je m’en fiche de rentrer dans mon maillot de bain. Je veux juste rentrer dans mes pantalons parce que j’ai plus de sous pour en racheter des nouveaux).

Mon régime miracle comporte CINQ éléments cruciaux:

1. Moins passer de temps devant l’ordinateur (ça j’y arrive encore pas trop sauf qu’aujourd’hui je me suis acheté un bouquin donc maintenant je passerai peut-être plus de temps sur le sofa à le lire que devant l’ordi…),

2. Un milkshake à la banane (sans crème et peu ou pas de sucre suivant le degré de maturité de la banane en question) tous les matins comme petit dèj, (ou pas à la banane, hein, mais les bananes c’est bon pour le cerveau, comme les sardines, mais je vous conseille pas les milkshakes à la sardine),

3. Du riz (sans sauces à la crème même si c’est trop bon) et des légumes à volonté (d’où l’intérêt d’être créative et d’avoir plein de recette à base de riz sous la main, (du poisson ou un peu de viande aussi, de temps en temps, s’il le faut vraiment, et puis un ou deux oeufs durs dans une salade, mais pas trop souvent, pis ça aide d’être une presque-végétarienne, sauf qu’il paraît que de ne manger que des légumes ça fait pêter (mais avec du riz ça passe très bien)),

4. Des baies fraîches (framboises, mûres, et brimbelles) et des tomates cerises à volonté et sans modération pour boucher toutes les fringales de sucré (non, pas de la GLACE à la framboise, enfin!). On peut aussi grignotter quelques amandes-noisettes-pistaches fraîches (surtout pas grillées ou avec du sel, c’est mortel) si besoin est, c’est bon pour le cerveau et les cheveux et les ongles, mais pas trop quand’même parce que là, c’est pas mal calorique!

et finalement, l’élément le plus important de tous:

5. LES CARTONS! A chaque fois que j’avais besoin d’une pause dans mon travail, avant, j’allais bouffer quelque chose. Maintenant, à chaque fois que je prends une pause, je vais FAIRE DES CARTONS!

Tant pis pour les bleus qui se font des concours de verditures, les égratignures qui s’ajoutent aux anciennes griffures de chats, les muscles déchirés qui vous donnent l’impression de prendre 10 ans par carton, les pieds écrasés (mieux vaut ça qu’un nez écrasé, non?), et votre féminité mise en péril pour cause de multiples ongles cassés! Tant pis pour la maison qui ressemble à un champ de bataille un soir de tornade et les chats qui font tout dégringoler en essayant de grimper le plus haut possible dans les rayonages vides. Tant pis pour les voisins qui ralent parce qu’ils croient que vous jouez à la pétanque sur leur tête et pour le fait qu’il faut défaire et refaire trois fois chaque carton parce que vous avez justement besoin, pour la première fois de l’année, DU truc que vous VENEZ d’enfermer dans un carton si bien scotché qu’il pourrait survivre sans une égratignure (lui!) aux pires fins du monde imaginées par Bruce Willis!

A éviter comme la peste:

1. Plein de trucs mauvais pour la santé,
2. Les ascenseurs, voitures, trottoires roulants, et autres trucs bougeurs-de-graisse-sans-effort,
3. Le stresse de calculer les calories, de se faire chier avec un régime casse-pieds, d’éviter de se faire inviter par les copains, de ne pas se permettre de déraper de temps en temps sans que ça soit la fin du monde, et de ne pas se faire plaisir (en bien) le plus souvent possible!

Sur ce, ça fait une heure que je suis devant mon ordinateur, il est temps que j’aille faire un carton! Enfer et putréfaction! Et si vous êtes sages, demain je vous mets une recette à base de riz très… spéciale :D

Eh oui, Sosso et moi (Calinette étant cachée dans la chambre) avons eu la grande surprise et l’immense joie de voir des pompiers faire joujou avec leur nouveau camion… sous sur devant notre fenêtre!

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Au départ, ils sont arrivés en grandes pompes avec sirène et tout le tralala et j’ai quand même eu quelques frayeurs.

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Je me suis dit OK, si je porte les deux paniers à chats je ne peux rien porter d’autres… peut-être que je peux mettre un ordinateur dans un des paniers… il me faut aussi mon passeport et le petit bidule où je sauvegarde ma thèse… je pourrais jeter mes journaux personnels (10 ans) par la fenêtre et les récupérer en bas mais y’a la moustiquaire donc ça me fera perdre beaucoup de temps… dommage que mon assurance vienne d’expirer et je ne l’ai pas renouvelée… bon c’est pas grave, ça évitera les frais de déménagement au Canada…

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Et puis par-dessus le bruit du camion et des pompiers qui se gueulaient des ordres dans tous les sens, j’ai réussi, du haut de ma fenêtre, à leur crier “what’s going on?” et ils m’ont dit “nothing, just trying the new truck!” Ah ben merci de prévenir! Failli me jeter par la fenêtre avec mes deux chats, moi, avec vos âneries!

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Bon, allez, ils étaient mignons et je me suis dit qu’à tout blog, malheur est bon, profitons-en et admirons ces charmants messieurs et leur joli camion.

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Ce qui est très drôle dans l’affaire, c’est qu’à partir du moment où ils ont remarqué que je les observais (et que je prenais des photos), ils ont fait tout un show pour moi en rigolant comme des p’tits gosses qui veulent prouver qu’ils sont les plus forts et que leur camion est le plus gros, le plus bruyant, le plus rouge, et le plus cool!

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Ils ont donc fait le tour du toi d’en face, juste comme ça, pour s’amuser à marcher sur les toits, et ensuite, ils ont tourné leur échelle vers moi!! Comme ça, juste devant ma fenêtre, en rigolant tous comme des baleines.

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Et puis ils sont montés sur mon toit… et c’est là que Sosso est arrivée toute curieuse!

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… l’un après l’autre… en faisant les zouaves, si possible…

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… en souriant comme des patates en passant devant ma fenêtre… Je les entendais crier “allez, sourie pour la photo, fais coucou à la dame!”

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Je ne sais pas qui était le pire: eux qui faisaient les bananes et voyaient tout ce que j’avais dans mon appartement, ou moi qui prenais des photos comme si j’étais en face du scoop de l’année :lol:

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.. et puis sont redescendus en faisant byebye avec leurs grands sourires.

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Y’en a même un qui m’a dit “see ya!” et j’ai dit “hope not too soon!”

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C’est qu’ils sont très sérieux, les pompiers de Lafayette, ça plaisante pas avec eux!

Cela fait un an qu’il a été adopté, un an qu’il passe ses journées à se balader au pied de l’immeuble et à creuser les massifs de fleurs …
Il est un peu sauvage et jusqu’à ce jour je n’avais pas réussi à lui gratouiller le sommet du crâne, en dépit de toutes mes tentatives de séduction (« Minou, minou, minou … »)
Et puis hier matin, surprise, je l’ai trouvé sur le rebord du local à ordures (quel romantisme dites donc !) et, oh miracle, j’ai non seulement pu le caresser mais également le prendre en photo !
Il a sagement pris la pause, le temps d’un cliché (mais pas plus, faut pas trop lui en demander non plus !), en regardant l’objectif d’un air extrêmement sérieux.

Le chat de la gardienne
Huhuhu, en fait, c’est que je lui ai dit que j’allais montrer sa photo à Sosso et Calinette, des minouches américaines de renommée internationale !

La Miss

        J’ai eu l’irrésistible envie … en ce  beau jour dominical de recueillement  et semblerait-il de fête des mères  ( laquelle  me concerne pleinement …  même si mes chenapans d’ enfants ont fait semblant d’oublier … parce qu’ils ne veulent pas puiser dans leurs économies pour faire un cadeau à leur génitrice … toute une éducation à refaire ! … ) …  de vous présenter un de mes auteurs préférés … je vous retranscris çi -dessous quelques uns de ses aphorismes qui me font cogiter  chaque fois que je les relis … ( ne vous laissez point impressionner par la fréquence de la  ”mort ” … laquelle n’est finalement qu’un mot … mais avec un “r ” en trop … )

Quand , furieux de s’être trop habitué à soi-même , on se met à se détester , on s’aperçoit bientôt que c’est pis qu’avant , que se haïr renforce davantage les liens avec soi . ”

Toute réussite , dans n’importe quel ordre , entraîne un appauvrissement intérieur . Elle nous fait oublier ce que nous sommes , elle nous prive du supplice de nos limites . “

” Quand quelqu’un  se plaint que sa vie n’a pas abouti , on n’a qu’à lui rappeler que la vie elle-même est dans une situation analogue , sinon pire . ”

” Un zoologiste qui , en Afrique , a observé de près les gorilles , s’étonne de l’uniformité de leur vie et de leur grand désoeuvrement . Des heures et des heures sans rien faire … Ils ne connaissent donc pas l’ennui ? Cette question est bien d’un homme , d’un singe occupé . Loin de fuir la monotonie , les animaux la recherchent , et ce qu’ils redoutent le plus c’est de la voir cesser . Car elle ne cesse que pour être remplacée par la peur , cause de tout affairement . L’inaction est divine . C’est pourtant contre elle que l’homme s’est insurgé . Lui seul , dans la nature , est incapable de supporter la monotonie , lui seul veut à tout prix que quelque chose arrive , n’importe quoi . Par là , il se montre indigne de son ancêtre : le besoin de nouveauté est le fait d’un gorille fourvoyé . “

” On opte , on tranche aussi longtemps qu’on s’en tient à la surface des choses ; dès qu’on va au fond , on ne peut plus trancher ni opter , on ne peut que regretter la surface … “

” Le temps vide de la méditation est , à la vérité , le seul temps plein . Nous ne devrions jamais rougir d’accumuler des instants vacants . Vacants en apparence , remplis en fait . Méditer est un loisir suprême , dont le secret s’est perdu . ”

” N’a de convictions que celui qui n’a rien approfondi . ”

” Tant qu’une nation conserve la conscience de sa supériorité , elle est féroce , et respectée ; — dès qu’elle la perd , elle s’humanise , et ne compte plus . ”

” Quand je me tracasse un peu trop parce que je ne travaille pas , je me dis que je pourrais aussi bien être mort et qu’ainsi je travaillerais encore moins … ”

” L’unique moyen de sauvegarder sa solitude est de blesser tout le monde , en commençant par ceux qu’on aime . ”

” On ne désire la mort que dans mes malaises vagues ; on la fuit au moindre malaise précis . ”

” Le plus grand service qu’on puisse rendre à un auteur est de lui interdire de travailler pendant un certain temps . Des tyrannies de courte durée seraient nécessaires , qui s’emploieraient à suspendre toute activité intellectuelle . La liberté d’expression sans interruption aucune expose les talents à un péril mortel , elle les oblige à se dépenser au-delà de leurs ressources et les empêche de stocker des sensations et des expériences . La liberté sans limites est un attentat contre l’esprit . ”

” Plus quelqu’un est chargé d’années , plus il parle de sa disparition comme d’un évènement lointain , hautement improbable . Il a tellement attrapé le pli de la vie , qu’il en est devenu inapte à la mort . ”

” On reconnaît à ceci celui qui a des dispositions pour la quête intérieure : il mettra au-dessus de n’importe quelle réussite l’échec , il le cherchera même , inconsciemment s’entend . C’est que l’échec , toujours essentiel nous dévoile à nous-mêmes , alors que le succès nous éloigne de ce qu’il y a de plus intime en nous et en tout . ”

Alors … chère Lulu et les zôtres … savez-vous qui est l’auteur de ces  aphorismes provocateurs  ? ? … L’un d’eux vous aurait-il particulièrement plu ou … à l’inverse … TERriiiiiblement déplu ? … En voulez-vous d’autres ? … ou alors on efface tout et on présente un auteur plus rigolo ?

… et ça me fait toujours rigoler! Cliquez sur la photo pour voir l’image (et ce qui y est écrit, surtout) en plus grand.

C’est dommage, ça commence bien… et ça finit typiquement américain… yuuuuuuuck!!!! Et faut pas rêver, les deux premiers trucs ont l’air presque “normaux” mais en réalité, les portions sont énormes et tout est tellement artificiel qu’en fin de compte, ce n’est pas mieux que le reste. La France a quand même parfois un “léger” avantage sur mon champ de maïs. :lol:

PS. La plus grande photo a été gracieusement retouchée par rjf et est plus lisible que l’original.

Pour la suite de la visite de mon joli champ de maïs, je voudrais vous montrer quelque chose que je n’aime pas et qui m’empoisonne (littéralement) la vie et la vue: mon champ de maïs est entouré de dixaines de “factories” et autres usines. Purdue, par exemple, est entièrement déservit par une grosse usine, sur le campus-même (première photo), qui transforme du charbon en électricité, et l’université ne dépend donc pas de la ville West Lafayette. Sur la deuxième photo on peut voir les wagons de charbon qui arrivent… (et sur la première photo, on peut aussi voir la voiture de quelqu’un qui a voté pour le buisson maudit en 2004…). A part ça on a les usines “Caterpillar Large Engine Division” et “Subaru of Indiana Automotive,” et plein d’autres (dont des géants comme Aluminum Company of America (ALCOA), Eli Lilly and Company, Siemens PT&D, A.E. Staley, Fairfield Manufacturing Company, Wabash National Corp., Ross Gear Division, TRW Automotive, Great Lakes Chemical).

J’ai fait un petit tour du coin pour prendre ces quelques photos mais il en manque (en particulier Caterpillar, sorry). Il y en a partout autour de Lafayette et West Lafayette. L’avantage, c’est que d’où que vienne le vent, on s’en prend toujours plein dans la figure! Un truc que je trouve incroyable, sinon, c’est le peu de protection qu’il y a entre la route et ces énormes transformateurs, par exemple…

Quand il fait beau, encore, ça va, on ne voit pas trop la pollution, surtout l’été, quand tout est vert. Mais en hiver, beurk, c’est glauque et gris et ça pue de temps en temps… Et je peux vous dire que le soir, j’ai autant besoin de me nettoyer la figure que quand je suis à Paris, je n’exagère même pas!

Je vous laisse les admirer.