cuisine


Depuis des années, de très longues années, je rêve de prendre des cours de cuisine! A chaque fois que je vais à Paris, je me dis que je devrais m’offrir un petit cours chez Ducasse ou au Ritz, mais bon, je n’ai jamais vraiment pris le temps et n’ai jamais vraiment eu les moyens de me payer ce genre de folie. Alors quand un jour, dans le streetcar de Spadina, je suis passée devant le Calphalon Culinary Center, juste à côté de chez moi, je me suis dit que c’était le moment de me jeter à l’eau la pâte, et je me suis inscrite à un cours sur les cookies! C’est un peu cher, mais pas plus qu’un cours de musique, et pendant les trois heures de cours, on fait quatre recettes pour finir avec des quantités astronomiques de nourriture qu’on peut remporter chez soi! Miam! Et pour ne pas y aller toute seule, j’y ai traîné ma copine Karibou malgré ses réticences… quand j’insiste, j’insiste lourdement ;)

Et bien je n’ai pas regretté une seconde ni d’y être allée ni d’y avoir pris Karibou avec moi! C’était super chouette, avec une prof très chouette, une dixaine d’élèves sympas, et de délicieuses recettes. Ca m’a fait un bien fou d’être à nouveau une élève, de ne pas avoir à refléchir, de faire ce qu’on me disait, de pétrir, tourner, écraser, râper, couper, étaler, et rigoler, surtout! On a chacun son petit coin cuisine avec un tablier, une lavette, et un torchon, et tous les ustenciles dont on pourrait avoir besoin. Tous les ingrédients sont déjà pesés et coupés aux bonnes quantités devant nous. La prof est devant la classe et il y a un grand miroir au-dessus d’elle pour qu’on voit bien tout si on est au fond de la classe, et puis il y a aussi des assistants qui passent voir si tout va bien, si on arrive à faire mousser notre beurre, monter le batteur, faire fondre le chocolat, et râper le citron. Le rêve! Conclusions: y’a pas que dans ma cuisine que j’en mets partout, la pâte à cookies pas cuite c’est délicieux, et il va falloir que j’y retourne!

Voilà quelques photos prises par Karibou et moi de nous deux en pleine action (vous pouvez cliquer sur certaines photos pour les voir en plus grands)!

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Quand j’étais gosse (pardon, on ne dit pas gosse en québecois, ça veut dire autre chose :lol: ), donc quand j’étais enfant, en Suisse, on se faisait parfois un « diner suisse » le soir (ce qui est une contradiction gastrolinguistique, puisque si c’était vraiment suisse, ce repas se serait appelé « souper suisse » puisque le diner est à midi et le déjeuner le matin, soyons logiques). Bref, ce repas mal nommé mais délicieux comportait des pommes-de-terre en robe des champs (aussi appelées pommes-de-terre en robe de chambre), plein de fromage, du pain, et du chocolat chaud si on avait été sages. Aaahhh que c’était bon!!!

Ce soir, j’ai donc décidé de me faire un « diner québecois, » (qui est lui aussi une contradiction gastrolinguistique puisque si ça avait vraiment été québecois, ça se serait appelé « souper québecois » (puisque le diner est à midi et le déjeuner le matin, restons logiques), mais on va pas pinailler)! L’idée m’en est venue après avoir vu le post de Nat ce matin. Je me suis dit que zut, j’allais moi aussi m’acheter une « stollen » (gâteau de Noël avec des fruits confits et plein de sucre dessus et qui vaut 250000 calories à la bouché mais dont je me suis empiffrée à chaque Noël de mon enfance suisse et que je n’ai jamais trouvé aux Etats Unis).

stollen de noel

Je suis donc allée à mon Loblows favorit (le supermarché où je fais toujours mes courses) et là, j’ai vu tout un étalage de fromages « québecois »! « Mangeons notre belle province » ou quelque chose comme ça, y’avait marqué partout! La fromageolique que je suis n’a pas pu résister même une seconde (dans mon cerveau, y’a toute une section qui ne se réveille qu’au mot « fromage » et qui, lorqu’elle s’éveille, fait passer le reste du cerveau en mode « off. » Les symptômes en sont bien connus: je deviens gaga, toute folle, impatiente, j’ai les yeux qui s’allument comme des phares à brouillard, et je dépense des fortunes en fromages sans réfléchir… et je n’ai ensuite aucun remors). Bref, j’ai acheté du Grand Délice et de l’Oka, pour mieux connaître le goût de mon nouveau pays, ainsi qu’un peu de bon pain.

soupe de courge

Avec un bol de soupe à la courge faite maison (miam, en hiver c’est ce qu’il y a de meilleur!), j’ai testé les fromages très scientifiquement et précisemment: en les mangeant! Résultats des courses? Le Grand Délice (qui n’est même pas sur la liste des fromages canadiens de Wikipedia!), c’est comme un Roblochon (en plus haut) trop blanc et trop salé. Bof. Et l’Oka, c’est à pâte un peu plus dure que le Grand Délice, un peu comme le Morbier, et très salé aussi, mais c’est pas mal, je pense que j’arriverai à aimer ça au bout de quelques kilos ;)

oka et grand delice

En tous les cas, Sosso et Calinette ont adoré! Et avec une (hum…) petite tranche de stollen pour finir, je dois avouer que moi aussi j’étais assez satisfaite de mon diner québecois!

Je crois que j’ai déja mentionné le coup du lait canadien qui me surprend tellement, et comme certaines personnes avaient du mal à s’imaginer le bidule en question, en voilà quelques photos d’explications. Je dois dire que, comme toute invention canadienne, cette façon de faire les choses a ses inconvenients et ses avantages: ça ne prend pas beaucoup de place dans la poubelle une fois vide et n’utilise pas de papier, mais ça se perce facilement, c’est lourd et pas pratique à porter, et le lait prend vite les ordeurs du frigidaire et ne se garde pas longtemps (et en plus, y’a pas de bouchon en platique avec lequel les chatounes peuvent jouer). Moi, j’utilise une petite pince pour fermer l’ouverture du sac et garder le lait un peu plus longtemps. Je me souviens qu’en Suisse, ce système a existé jusqu’au milieu des années 1980, et mes parents utilisaient une pince-à-linge pour fermer le sac…

Inconnu au bataillon, le gros gallon de lait dans la bouteille de plastique, symbole qu’aux Etats Unis tout est plus grand qu’ailleurs. Au Canada, le lait se vend en cartons d’un litre, de deux litres (si on cherche bien), et par trois sacs en plastique à la fois, pour un total de 4 litres! Sont fous ces Canadiens ;)

gallon americain
Le gallon de lait américain.

gros sac
Le sac de quatre litres en trois sacs.

petit sac de lait
Un des trois petits sacs.

cruche à lait
Cruche exprès pour le lait (y’en a des plus jolies mais au début j’ai juste trouvé ça, p’têt qu’un jour j’investirai dans une plus jolie (et plus fonctionelle) cruche.

Finalement, si je suis dans une phase « je-bois-vachement-de-lait-et-rapidement, » j’utilise ce système, mais si je suis dans une phase « je-bois-peu-de-lait-et-je-mets-longtemps-pour-finir-une-bouteille, » je préfère acheter des cartons d’un ou deux litres, ça se concerve plus longtemps (mais pas beaucoup plus longtemps, en réalité, en tous les cas beaucoup moins longtemps que le lait américain, je ne sais pas pourquoi!).

Bon, je vous quitte, je vais me faire un p’tit milkshake à la banane d’un demi litre :)

J’ai fait plein de promesses dans ma vie et je les tiendrai… mais j’arrive pas à tout faire en même temps. Par exemple, je veux cuisiner avec du yahourt, faire du paneer, aller sur le Machu Pichu, essayer la glace au riz, manger tibetain, etc. Ca viendra. Mais je me souviens aussi d’une vieille promesse faite à une copine: lui donner la recette de mes fajitas végétariennes préférées, tellement préférées, fastoche, et rapide, que cette page de mon livre de recettes ( »Vegetarian, » de Linda Fraser) ne s’ouvre même plus tellement elle est collante et abimée!

Pour les fajitas, il faut, pour environ 2 personnes qui mangent beaucoup:
1 oignon coupé en lamelles
1 poivron rouge coupé en lamelles
1 poivron vert coupé en lamelles
1 poivron jaune coupé en lamelles
quelques gousses d’ail (suivant qu’on adore ça ou pas trop)
1 gros bol de champignons de Paris
2 cuillères à café de poudre de chili
5 cuillères à soupe d’huile (d’olive)
du sel et du poivre

Pour le guacamole:
1 gros avocat bien mûr
1 échalotte coupée finement
1 petit chili vert ou pas, coupé finement
le jus d’un citron vert (ou pas vert)

Pour servir:
des « tortillas »
du fromage râpé
de la crème aigre (si on aime)
des quartiers de citron vert (ou pas)
un peu de cilantro (ou pas)

En premier, mettre les oignons et les poivrons dans un saladier avec l’huile, le sel, le poivre, la poudre de chili, les champignons en lamelles, et l’ail écrasée. Bien remuer tout ça et laisser reposer un moment.

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Pendant ce temps-là, faire le guacamole: couper l’avocat et en écraser la chair avec une fourchette. Ajouter l’échalotte, le chili, et le jus de citron, du sel, et du poivre à volonté. Le guacamole peut être très grossièrement écrasé ou bien mixé dans un food processor pour être plus « lisse, » c’est comme on l’aime. Mettre au frais.

Dans une poêle, faire revenir les légumes à feu assez fort et pas trop longtemps si on aime ses légumes croquants ou à feu un peu plus doux et plus longtemps si on les aime bien cuits.

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Faire chauffer les tortillas au micro-onde une minute, les mettre sur les assiettes, et servir dessus le mélange de légumes avec du fromage râpé, un peu de crème aigre, et quelques brins de cilantro si on aime. Rouler les tortillas et garnir avec les quartiers de citron. Manger en trampant dans le guacamole et en s’en mettant partout!

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buen provecho :)

Hier, inspirée par la délicieuse recette de galette de pommes de terre au comté de Mijo, j’ai acheté des pommes de terre, du persil, des oeufs, et du gruyère (y’avait pas de comté, ça devrait marcher, non?) et j’ai passé la soirée dans ma cuisine à faire… des croquettes de poisson thaïlandaises à la farine de riz.

Ca faisait super longtemps que j’avais envie de les essayer, ces croquettes, et comme j’avais enfin des oeufs, j’en ai profité, et c’était super super délicieux! Je vous donne la recette pour 4 personnes mais moi divisé les proportions par deux et… j’ai tout mangé ;) Je pense que c’est super comme petite entrée, ou comme « finger food » pour un buffet ou une réception (bouffe qu’on mange avec ses doigts).

Mettre dans un mixeur: 450 gr de poisson blanc sans peau et sans arrêtes, 50 gr (1/4 de cup) de farine de riz ou de maïs (j’en ai mis un peu plus pour que ma pâte ne soit pas trop liquide), 2 oeufs, 1 cuillère à soupe de fish sauce (truc thaïlandais/chinois), 3 cuillères à soupe de coriandre fraîche (cilantro) hachée finement (j’aime pas ça alors j’ai mis du persil à la place), 3 petites cuillères de pâte de curry rouge (je n’avais que du vert), du sel, et 1 petit piment rouge haché finement (pas obligé) (j’en ai mis un vert). Mixer jusqu’à ce que ça fasse une pâte homogène.

Rajouter à la pâte 2 oignons de printemps (scallions) hachés très finement et 100 gr de haricots verts (une vingtaine de gros) hachés très finement aussi. En fait je pense qu’il faudrait presque passer les haricots à la vapeur (ou à l’eau bouillante) 3 minutes avant de les incorporer, et il faut vraiment que ce soit haché finement sinon ça ne cuit pas super bien.

Avec les mains humides, former des petites croquettes rondes et plattes avec la pâte. Croyez-en mon expérience, il ne faut pas qu’elles soient trop épaisses (1 centimètre de haut c’est pas mal, et environ 5-8 centimètres de diamètre), sinon ça ne cuit pas bien au milieu.

Faire cuire ces croquettes dans une poêle avec 125 ml (1/2 cup) d’huile jusqu’à ce qu’elles soient bien bien dorées des deux côtés. Servir avec de la « sweet chilli sauce » (sauce thailandaise qu’on utilise aussi pour les rouleaux de printemps). On peut mettre des cacahuettes hachées et/ou du concombre en tout petits morceaux dans la sauce, aussi. C’est miam, miam, miam!

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Comme vous pouvez le voir sur ma photo, j’ai rajouté du sel sur mes premières croquettes, parce que la recette n’en utilisait pas mais quand j’ai goûté ma première croquette, ça en manquait définitivement alors j’en ai rajouté dans la pâte qu’il me restait. C’est assez fort, à cause des piments et de la pâte de curry, mais ça n’arrache pas la gueule (et on est pas obligé de mettre le piment). En tous les cas, c’est une recette à refaire parce que c’était exquis (et le poisson c’est bon pour le cerveau)!

Bon ap’ :) (heu, on dit ça comment en thaïlandais?)

Vous vous rappelez peut-être de mes déboirs avec le yaourt cuit… Ben j’ai abandonné! Mais j’avais tellement envie d’une recette indienne à base de yaourt que j’ai décidé de me faire, finalement, du poulet tandoori, qui doit mariner dans le yaourt mais pas cuire dedans! Et c’était une idée judicieuse parce que MIAM et c’était super facile à faire!

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Pour 4 personnes il faut:

- 4 gros morceaux de poulet (moi je n’avais que deux blancs que j’ai coupés en petits morceaux et j’ai ensuite divisé toutes les proportions qui suivent par deux)
- 3/4 de cup (175 ml) de yaourt nature
- 1 petite cuillère de garam marsala
- 1 petite cuillère de gingembre frais rapé (j’ai de la pulpe toute prête)
- 1 petite cuillère d’ail écrasé
- 1,5 petite cuillère de poudre de chili
- 1/4 de petite cuillère de turmeric (truc jaune qui ressemble à du curry mais qui n’en est pas)
- 1 petite cuillère de coriandre en poudre
- 1 petite cuillère de jus de citron (pas mise, j’avais pas envie de refaire tourner mon yaourt)
- 1 petite cuillère de sel
- 2 cuillères à soupe d’huile
- quelques gouttes de colorant rouge (pas mis, j’en avais pas).

1. Rincer et essuyer le poulet et faire des entailles dans la chair.
2. Mélanger le yaourt avec tous les autres ingrédients (épices etc.).
3. Mettre le poulet dans la mixture de yaourt et laisser mariner en retournant de temps en temps pendant trois heures au moins.
4. Préchauffer le four à 240 degrés celcius (475 degrés fahrenheit).
5. Mettre les bouts de poulet dans un plat qui va au four et laisser cuire pendant 25-30 minutes ou jusqu’à ce que le poulet soit bien grillé.
6. Transferer le poulet sur des assiettes garnies de salade, de tomates, de quartiers de citron, et de riz, bien sûr (basmati, cuit à l’autocuiseur)!

Bon appétit :)

PS. Mon (ex) blog sur le site de Purdue a été effacé… J’ai perdu des tones de photos téléchargées par les visiteurs sympas et deux ans et demi de commentaires, en gros tout ce que j’avais sur mon blog avant janvier 2006…. Si vous vous ennuyez, allez visiter mes archives (sur ce blog) et laissez des commentaires au hasard pour que ça ait l’air moins vide (et si vous avez posté des photos sur mon blog (avant 2006, donc) et que vous en avez encore une copie, je serai vraiment heureuse de les reposter moi-même si vous me les envoyez).

Nous interrompons momentanément les programmes italiens (parce qu’en plus les photos ne sont toujours pas arrivées) pour demander à tous et à toute de l’aide et de l’inspiration divine parce que là ça va pas mais alors pas du tout et je suis prête à pêter un plomb ou deux ou à envoyer valser toutes mes casseroles par ma fenêtre de 20ème étage!

La journée a mal commencé parce que j’ai essayé de mettre mes lentilles de contact après avoir coupé un petit piment serano en jolies rondelles et j’ai donc eu les yeux rouges et brûlés pendant toute la matinée. J’aurais dû me méfier. Mais j’ai refusé d’abandonner la partie si vite parce que même quand le destin me fout des baffes je l’ignore et j’ai essayé de faire des pommes-de-terre avec une sauce indienne au yoghourt. J’avais acheté du yogourt* « sans gélatine » juste pour voir, et quand je l’ai mis dans une poêle (au lieu d’une casserole comme la recette l’indiquait) et que j’ai chauffé le tout, le yahourt s’est séparé, comme de la mayonnaise qui tourne, et c’était immonde et liquide avec des bouts jaunes d’une sorte de fromage blanc flottant misérablement au milieu.

Je me suis donc dit que j’aurais dû mettre tout ça dans une casserole comme indiqué dans la recette et chauffer moins rapidement et que ça m’apprendrait à ne pas suivre les recettes, ce que j’ai fait avec l’autre moitié de mon yahourt, mais hélas, le mauvais sort s’est acharné sur moi (et pourtant les anglais n’avaient même pas débarqué et ce n’était pas la pleine lune ni un vendredi 13) et ma mixture s’est de nouveau immédiatement liquéfiée en une sorte de sauce ignoble et inqualifiable qui est elle aussi passée dans l’évier!

Têtue mais obstinée, je suis allée acheter du yoghourte « avec gélatine » (normal, quoi) en rentrant du boulot et j’ai réessayé ma petite sauce (et c’est là que j’ai aussi remarqué que je n’avais cuit que la moitié des pommes-de-terre que j’avais épluchées, pour une raison inconnue, ce qui prouve bien que je suis soit débile soit carrément à interner) et j’ai retenté l’expérience parce qui ne tente rien n’a rien et qu’impossible n’est pas français! Cette fois-là, j’ai suivi la recette à la lettre et au mot, avec exactement le bon nombre de grains de sel, de demi-cuillérées de coriandre en poudre, de pointes de couteau de truc jaune dont je ne me rappelle plus le nom, de rondelles de piments, et de « cups » de yogurte frais à 2% de matière grasse parce c’est tout ce qu’il y a à Granbled à part le 0% mais là faut quand’même pas pousser!

Et? Ben ça a râté. Pareil. Sous mes yeux larmoyants et ma mine dégoûtée, sous mon regard fulminant et mes douces mains maladroites, mon beau yaourt crêmeux et ses épices odorantes se sont transformés en vomissure d’huître grippée, en dégueuli de printemps pourri, en dégobillis d’un vendredi soir sans rédemption.

Je suis maudite!

Ma question est donc, en gros: où ai-je merdé? Lecteur généreux en conseils avisés et féru de cuisine indienne ou passionné de Lactobacillus bulgaricus et autres laits fermentés, pourrais-tu, je t’en prie à deux genoux, me remettre dans le droit chemin avant que je n’aie épuisé les stocks de yogourt canadiens et me sois mise à dos toute la communauté indienne de Granbled? Grâce t’en sera rendue jusqu’à la troisième génération (ou même quatrième si non seulement tu m’expliques ze problème mais arrives en plus à me dévoiler les secrets du réchauffement de la planète du yaourt à des fins de sauçage de pommes-de-terre)!

En attendant, moi je vais noyer mon chagrin dans… un lassi à la mangue, mouahahaha!

*J’essaye toutes les orthographes possibles, y’en aura bien une qui sera juste…

 

PS. Shiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiit, it’s SNOWING!!!! (added on October 11, 2006, 4:42 PM from work).

Il est incontredisable que ma bonne humeur passe par mon estomac! En cas de vague à l’âme, un bon repas japonais ou indien ou… français… ne pourra que me remettre les yeux en face des trous pour revoir le monde sous un meilleur angle. Ce n’est pas que la bouffe elle-même qui me fait cet effet mais aussi la présentation des plats, les couleurs, les odeurs, les formes, les goûts subtiles, et le décors, bien sûr. Pas besoin que ça soit « fancy » (chic), mais il faut que le tout soit agréable aux yeux comme aux oreilles comme au nez comme à la bouche! Et puis il faut que ça soit un truc confortable, pas super prétentieux, parce que là, j’ai tellement la trouille de faire une gaffe (manger ma salade avec la fausse fourchette, mon Dieu, quel crime!) que je ne profite plus de rien.

Je pense que c’est un truc qui me déprimait le plus dans les restaurants aux Etats Unis. La présentation des plats et la tenue à table (si on sait même ce que ça veut dire de manger à table) sont souvent le dernier des soucis des Américains. Et les buffets (où on se sert de ce qu’on veut, quand on veut, et autant qu’on veut) sont une invention géniale, mais j’étais souvent un peu dégoûtée de voir la mégatonne de bouffe empilée sur les assiettes et gobée d’un seul coup.

Bref, comme les Canadiens deviennent un peu trop les copains des Américains à mon goût, ces temps-ci, il fallait que je trouve de nouvelles raisons d’aimer mon nouveau pays d’adoption, et après la sympatique expérience du Clafouti la semaine dernière, je me suis dit que les Granbledois savaient peut-être ce que c’était que de la bonne bouffe française, et je suis allée essayer Le Saint Tropez, un petit « bistrot » qui se veut « aux accents du Sud de la France, » sur King Street, pas loin de chez moi.

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J’y suis donc allée vers midi, en ce lundi de Labor Day (pardon, Labour Day), jour de la fête du travail aux Etats Unis et au Canada et voilà ce que j’ai découvert: une grande salle assez sympatique, pas trop chic mais un peu exagéremment « française, » avec une petite terrasse sur le trottoir (mais il faisait trop frisquet pour y manger), de la musique un peu forte dans la grande salle, et une autre terrasse derrière mais que je n’ai pas vue.

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Ce qui était marrant et sympa, c’était les grandes fenêtres qui donnaient sur la rue et qui pouvaient se « remonter » grâce à un système de rails au plafond, ce qui faisait que par beau temps, ils peuvent entièrement ouvrir leur restaurant sur la rue. Là, un des pans était ouvert quand je suis arrivée, mais ils l’ont refermé parce qu’il faisait assez frisquet ce jour-là.

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En entrée, j’ai pris une soupe de poisson (moules et poisson blanc, carottes, tomates, oignons, et bouillon) qui était terriblement brûlante mais pas mauvaise mais pas transcendante. C’était visiblement fait maison mais ça n’avait pas beaucoup de goût. La baguette, par contre, était délicieuse.

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Ensuite, j’ai pris les saucisses de Toulouse (il y a quoi dedans?) avec de la sauce à la moutarde, qui sont visiblement une de leurs spécialités, et un petit Merlot pas mauvais mais comme je ne bois jamais de vin, c’était difficile de savoir si c’était du bon. Les frites étaient parfaites et délicieuses, ça c’était cool, et les saucisses assez bonnes, malgré la sauce qui n’avait aucun goût de moutarde. Les quantités étaient parfaites (bon, j’aurais pû manger plus de frites mais je peux toujours manger plus de frites, quelle que soit la quantié ;) ). Ca manquait de salade (j’aurais pu en prendre au lieu de la soupe mais j’avais envie d’une petite soupe…).

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Hélas, le dessert m’a beaucoup déçu! J’ai commendé des profiteroles mais je n’avais pas vu que c’était marqué PROFITEROLE sans S sur le menu… et c’était un gros choux rempli d’une glace à la vanille quelconque et dégoulinant de sauce au chocolat, tellement que ç’en était écoeurant. Le chou était tout molasson tellement il était imbibé de chocolat, et tout n’avait que le goût de chocolat, trop de chocolat. Bouh!

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Voili voilà. A part ça, le service était très très très lent, ce qui est certainement un plus par rapport aux restaurants Américains qui vous retirent les assiettes alors que vous ne les avez même pas encore finies, mais là c’était quand’même presque trop lent. Heureusement que j’avais apporté un bouquin avec moi pour préparer mes cours, donc je ne me suis pas ennuyée. Les prix? Très honnêtes pour un « bistrot » français au Canada. Pas donné mais honnête. Je dirais que c’était les mêmes prix que dans les autres restaurants du même style mais pas français à Grambled, ce qui est plutôt sympa je trouve.

Les serveurs étaient sympas et parlaient visiblement tous bien français. La « hostess » à l’entrée était même française, et c’est là que j’ai remarqué que je n’avais plus envie de dire que je parle français parce que 1) je n’ai pas envie d’essayer d’expliquer d’où je viens et tout le tralala, 2) je n’ai plus envie de me faire de nouveaux ami(e)s qui vont repartir bientôt (il y a beaucoup de française(s) qui sont ici pour un an seulement, avec un permis de travail spécial (PVT)), et 3) je suis une snob et je n’ai pas envie de passer pour une petite française qui est là pour un an et qui prendra le premier petit job qu’elle trouvera (pardon Estelle et Delphine ;) ). Alors je me cache sous mon anglais et personne ne remarque rien et tout le monde me fiche la paix.

Bref, en rentrant, j’ai été prise dans des embouteillages terribles, ce qui m’a permis de prendre cette photo de marmots devant leurs écrans télé dans leur voiture… Et la raison de ces embouteillages? Je vous la raconterai bientôt, mais sachez qu’une visite sur mon toit s’est imposée, et des boules quies aussi!

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Allez, je lui décerne un 15/20 au St Tropez, parce que j’ai quand même envie d’y retourner un jour voir s’il y a mieux que cette gigantesque profiterole!

Après quelques jours nourris aux chips et aux sandwiches pendant la journée et finis par des restaurants délicieux mais plus chers les uns que les autres, nous avons enfin réussi à dégager assez la cuisine pour pouvoir manger quelque chose de décent « à la maison. »

D’abord, on a acheté une quiche qu’on a réussi à réchauffer dans mon petit four et même à manger dans des assiettes (assis sur des cartons)! Et puis hier, on s’est secoués et on a terminé les cartons de la cuisine! Tout est encore un peu n’importe où parce que ma nouvelle cuisine est beaucoup plus petite que celle de mon champ de maïs, mais bon, on peut quand même trouver quelques poeles et casseroles, des assiettes, des couverts, et des verres: y’a du progrès! Il a aussi fallu trouver un endroit où acheter de la nourriture, et là, c’était une autre paire de manche, et c’est pas encore gagné! On a bien trouvé Whole Foods, super magasin bio, mais les trois légumes achetés là-bas ont coûté une fortune. Va falloir trouver autre chose, parce que les dettes de cartes de crédit s’accumulent… Heureusement, la pharmacie en bas de mon immeuble vend des petits pois surgelés, on est sauvés!

Bref, j’ai même invité Nat a dîner avec nous hier soir alors c’était le branle-bas le combat pour enlever les dixaines de cartons sur et sous la table, trouver les chaises, dégager un petit chemin entre la cuisine et la table, et donner à l’appartement en général un air presque normal malgré les cartons dans tous les sens. Pfiou, c’était la course!

Le repas cuisiné pour notre premier vrai festin, c’était un curry de légumes et crevettes avec du riz et… heu… du pain et du fromage. Heureusement que Nat avait apporté des chocolats (merci :) ) pour le dessert, sinon on serait un peu restés sur notre faim. Malgré le manque d’appéritif, d’entrée, de salade, de fruits, et de café, c’était chouette de s’asseoir à la table et de manger un bon repas en charmante compagnie. Mon nouvel appartement devient un peu plus un vrai « chez-moi. » Et il y a beaucoup de progrès: j’avais attendu trois ans avant d’inviter des amis à manger dans mon champ de maïs!

Bon, Calinette était toute patraque hier et a testé la résistance de la moquette aux tâches de vomit ce matin, et je n’ai toujours pas de connection à internet (merci voisin), mais à part ça, tout va très bien à Granbled, et ma liste de 253 082 choses à faire cette semaine est prête! Bon lundi :)

Pour une fois, je vais vous donner deux recettes interdites mais que j’ai quand même faites parce que je suis une rebelle et que ça m’avait l’air trop bon. La deuxième recette est à base de…. riz interdit, si si, je vous jure, c’est comme ça qu’il s’appelle! La première recette est faite à base d’ail, d’oignon, et de piment, donc en gros, si vous avez un amoureux, je vous la déconseille fortement, à moins que votre amoureux n’en mange aussi!

J’ai trouvé la première recette sur le blog Péché de gourmandise (allez voir là-bas, c’est mieux expliqué (et plus joliment présenté) qu’ici). Truc hyper simple à faire et absolument divin, joli, frais, coloré, et bon pour la santé je suis sûre :)

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J’ai pris un petit fromage de chèvre frais (une petite buchette trouvée à Target), plein d’ail, plein de persil, plein de scallions (oignons verts), et un petit piment serrano (sans les pépins!), le tout ciselé finement et mélangé au fromage de chèvre avec du sel et du poivre (la recette originale rajoute de la menthe mais je n’aime pas ça. J’imagine qu’on peut aussi rajouter de la ciboulette) (attention de ne pas vous toucher les yeux (ni le nez!!) après avoir épépiné le piment, ça brûle!). J’ai rajouté une petite cuillère de crème liquide pour que ce soit un peu plus aéré et crémeux. Ensuite, j’ai pris des fines tranches de courgettes que j’ai passé à la vapeur 5 minutes. Dans des ramequins, j’ai mis d’abord du film alimentaire puis les tranches de courgettes joliement arrangées. Dans les courgettes, j’ai mis la mixture de fromage aux fines herbes et puis j’ai replié les courgettes et le platique et mis tout ça au frais pendant quelques heures.

J’ai finalement démoulé le tout et servi avec une petite salade de tomates cerises (je voulais mettre du vinaigre balsamique mais il était déjà dans mes cartons, ça devient vraiment difficile de cuisiner par ici). La recette originale utilise de l’apéritif anisé au lieu du vinaigre mais je n’aime pas l’anis (en fait y’a plein de choses que je n’aime pas, huhuh). Ben c’était vachement bon :)

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Pour le dessert, j’ai pris un riz très spécial que j’ai trouvé dans un magasin spécialisé chez ma soeur: du « forbidden rice, » ou riz noir que seul l’empereur de Chine avait le droit de manger pendant longtemps. J’ai pris un demi verre de riz que j’ai d’abord fait tremper dans de l’eau pendant 4 heures.

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J’ai ensuite fait le riz environ 20 minutes dans tout plein d’eau puis je l’ai égouté (en fait, il ne restait presque plus d’eau à la fin de la cuisson) et j’ai rajouté une demi tasse de lait de coco et un petit peu de sucre. J’ai laissé cuire à feu très doux (sans vraiment bouillir) et en remuant souvent pendant encore 15 minutes, jusqu’à ce que le mélange soit un peu épais (mais pas trop sec) et le riz bien cuit. (La photo ci-dessous a été prise avec le flash, c’est pour ça que le mélange semble moins noir que sur les autres photos).

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J’ai servi ça dans des petits ramequins et rajouté une cuillère de crème de coco dessus. En fait, la recette originale (qui vient d’Indonésie) veut qu’on serve ça avec de la mangue fraîche. Je l’ai fait une fois pour ma soeur et ma tata et c’était très bon, mais là je ne voulais pas ouvrire une grande boîte de mangue juste pour moi. Ca a l’air bizarre comme ça, hein? Ben c’était vachement bon :)

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Ce petit repas plein de saveurs et de couleurs était vraiment parfait pour une chaude journée d’été! Bon appétit :)

En France on dit dégueu, mais en Suisse on dit dègue [dèg], je vous le dis comme ça vous aurez au moins appris quelque chose d’utile aujourd’hui ;)

Votre belle-mère est invitée à déjeuner et que vous voudriez définitivement vous débarasser d’elle? Vous êtes suicidaires mais n’avez pas le courage de vous jeter par la fenêtre? Vous avez tendance à aimer ce que le reste du monde déteste? Alors cette recette est pour vous :lol:

Vous vous souvenez de ça? Les tomatillos dont nous a parlé Laurange? Ben moi aussi j’ai essayé une recette et je peux vous dire que c’est ignoble! Je rate parfois certaines de mes inventions, mais là, je peux dire que ça a été mon plus beau ratage, un échec dans toute sa splendeur, une débâcle parfaite, un fiasco sans pareil, bref, le bide total et intégral!

Je vous offre quand même cette magnifique recette ignoble en cadeau pour fêter les non-élections mexicaines et la fin du 4 juillet (je vous jure, si j’entends encore une fois du Gershwin, du Bernstein, ou du Copland, à la radio, ça va chier dans les ventilos!).

Alors, d’habord, vous mettez dans une casserolle des tomatillos coupés en petits morceaux (ça a une odeur de poire très très verte, ces machins, c’est trop bizarre), un oignon coupé finement aussi, de l’ail, du sel et du poivre, du « cilentro » (coriandre fraîche, beurk), et du bouillon de poulet ou de légumes. La recette originale que j’avais trouvée disait de faire cuire le riz directement avec les légumes dans le bouillon. Mais je ne suis jamais les recettes… donc je n’ai pas mis le riz et j’ai mis moins de bouillon.

Faites cuire tout ça jusqu’à ce que ça ait une consistence de purée ou de compote un peu compacte, plutôt… Attention aux risques de mort subite au cas où vous oseriez goûter à la mixture…

Pendant ce temps-là, faites cuire du riz à sushi bien collant et faites-en des petites galettes ronds de 2,2 centimètres de haut et 8,9 centimètres de diamètre grace à l’apparatus génial mentionné dans ce post génial. Mettez ces petites galettes à refroidir sur le bord bord de la fenêtre mais faites attention qu’elles ne s’enfuient pas!

Quand ma mixture infâme est cuite, laissez-là un peu refroidir sinon vous allez vous cramer les doigts, doués comme vous êtes (surtout si vous vous appelez miss lulu), puis versez-la dans les petits moules sus-mentionnés posés sur des assiettes, puis mettez le tout (ne retirez pas les moules, malheureux!) au frigo pendant une nuit (pas sur le rebord de la fenêtre pour cause de risques de pugilat…

Donc la mixture étant un peu gélatineuse sur les bords, elle va devenir un peu comme de la jell-o pendant la nuit et au petit matin, vous aurez des jolies petites galettes vertes que vous pourrez démouler si l’envie vous en prend vraiment et déposer délicatement sur la galette de riz (ou vice-versa) et décorer le bidule avec de la salsa mexicaine (c’était ça ou du coulis de framboises) pour faire les couleurs du drapeau mexicain. Décorez aussi avec les restes de cilentro (ou des épinards coupés en petits morceaux si vous n’avez que ça à la maison paskeu même l’odeur du cilentro vous rend malade).

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Avant de servir, assurez-vous que vous (ainsi que votre belle-mère!) avez une bonne assurance vie!

Buen apetito ;)

Si vous êtes en train d’écrire ou venez de finir une thèse ou un mémoire à la sueur de votre cerveau, si vous passez comme moi des heures assis(e)s sur votre popotin à démolir allègrement votre dos et vos poignets en fixant vos yeux sur un écran d’ordinateur comme si votre survie en dépendait, si le seul exercice de la journée que vous faites c’est de marcher jusqu’au frigidaire, d’en ouvrire la porte, d’en sortir un carton de glace à la pistache, et de faire monter et descendre une petite cuillère machinalement du carton à votre bouche sans même en profiter pour donner de l’exercice à vos neurones en leur faisant calculer le nombre de calories contenues dans chaque cuillérée honteusement ingurgitée, ce régime est pour vous!

Oui je l’avoue, j’ai pris cinq kilos en cinq mois! Ca ne se voit pas encore trop à part que j’ai maintenant un beau double menton et un bidon qui fait quelques plis si je ne me tiens pas droite, et que je ne peux plus rentrer dans certains pantalons (ça ne passe même pas au niveau des cuisses, la honte). Il faut dire, tout ce que j’ai fait, depuis janvier, à part voyager aux quatre coins des Etats Unis (en avion, même pas à pieds!), c’est d’écrire, de manger, d’écrire, de manger, d’écrire, de manger… bref, vous voyez le tableau.

Heureusement, j’ai trouvé le régime miracle qui va me faire perdre au moins trois kilos cet été (faut pas s’imaginer que je vais perdre les cinq kilos, quand même, je suis pas maso et je vais pas me laisser crever de faim jusqu’à ce qu’on voit mes os et en plus y’a pas de piscine dans mon nouvel appartement donc je m’en fiche de rentrer dans mon maillot de bain. Je veux juste rentrer dans mes pantalons parce que j’ai plus de sous pour en racheter des nouveaux).

Mon régime miracle comporte CINQ éléments cruciaux:

1. Moins passer de temps devant l’ordinateur (ça j’y arrive encore pas trop sauf qu’aujourd’hui je me suis acheté un bouquin donc maintenant je passerai peut-être plus de temps sur le sofa à le lire que devant l’ordi…),

2. Un milkshake à la banane (sans crème et peu ou pas de sucre suivant le degré de maturité de la banane en question) tous les matins comme petit dèj, (ou pas à la banane, hein, mais les bananes c’est bon pour le cerveau, comme les sardines, mais je vous conseille pas les milkshakes à la sardine),

3. Du riz (sans sauces à la crème même si c’est trop bon) et des légumes à volonté (d’où l’intérêt d’être créative et d’avoir plein de recette à base de riz sous la main, (du poisson ou un peu de viande aussi, de temps en temps, s’il le faut vraiment, et puis un ou deux oeufs durs dans une salade, mais pas trop souvent, pis ça aide d’être une presque-végétarienne, sauf qu’il paraît que de ne manger que des légumes ça fait pêter (mais avec du riz ça passe très bien)),

4. Des baies fraîches (framboises, mûres, et brimbelles) et des tomates cerises à volonté et sans modération pour boucher toutes les fringales de sucré (non, pas de la GLACE à la framboise, enfin!). On peut aussi grignotter quelques amandes-noisettes-pistaches fraîches (surtout pas grillées ou avec du sel, c’est mortel) si besoin est, c’est bon pour le cerveau et les cheveux et les ongles, mais pas trop quand’même parce que là, c’est pas mal calorique!

et finalement, l’élément le plus important de tous:

5. LES CARTONS! A chaque fois que j’avais besoin d’une pause dans mon travail, avant, j’allais bouffer quelque chose. Maintenant, à chaque fois que je prends une pause, je vais FAIRE DES CARTONS!

Tant pis pour les bleus qui se font des concours de verditures, les égratignures qui s’ajoutent aux anciennes griffures de chats, les muscles déchirés qui vous donnent l’impression de prendre 10 ans par carton, les pieds écrasés (mieux vaut ça qu’un nez écrasé, non?), et votre féminité mise en péril pour cause de multiples ongles cassés! Tant pis pour la maison qui ressemble à un champ de bataille un soir de tornade et les chats qui font tout dégringoler en essayant de grimper le plus haut possible dans les rayonages vides. Tant pis pour les voisins qui ralent parce qu’ils croient que vous jouez à la pétanque sur leur tête et pour le fait qu’il faut défaire et refaire trois fois chaque carton parce que vous avez justement besoin, pour la première fois de l’année, DU truc que vous VENEZ d’enfermer dans un carton si bien scotché qu’il pourrait survivre sans une égratignure (lui!) aux pires fins du monde imaginées par Bruce Willis!

A éviter comme la peste:

1. Plein de trucs mauvais pour la santé,
2. Les ascenseurs, voitures, trottoires roulants, et autres trucs bougeurs-de-graisse-sans-effort,
3. Le stresse de calculer les calories, de se faire chier avec un régime casse-pieds, d’éviter de se faire inviter par les copains, de ne pas se permettre de déraper de temps en temps sans que ça soit la fin du monde, et de ne pas se faire plaisir (en bien) le plus souvent possible!

Sur ce, ça fait une heure que je suis devant mon ordinateur, il est temps que j’aille faire un carton! Enfer et putréfaction! Et si vous êtes sages, demain je vous mets une recette à base de riz très… spéciale :D

Puisque je n’arrive décidemment pas à poster mon album de photos de Granbled (mais je pense que demain ça devrait marcher), je profite de cette minute de répit entre les articles et les cartons pour partager un petit moment de bonheur surprenant mais délicieux: le risotto aux pommes. Ne partez pas en courant, c’est aussi bon et aussi facile à faire que du riz au lait (et c’est pratique pour ceux qui ne mangent pas de produits laitiers) et en plus c’est très joli. Et merci à Llyn pour le superbe livre sur le risotto qui contient cette recette.

Il faut des pommes, du risotto, des amendes effilées, du sucre, et du jus de pomme. La recette dit une demi pomme mais moi je dis deux, pour 4 à 6 personnes. Des bonnes pommes à cuire, et si vous êtes comme moi et que vous mangez la moitié de ce que vous cuisinez pendant que vous faites la cuisine, prévoyez trois pommes ;) La recette dit aussi que ça se sert avec des figues fraîches, mais il y a peu de fruits auxquels je suis plus allergique donc je n’en ai pas mis.

D’abord, faites revenir rapidement les amendes effilées dans une poêle (sans beurre ni rien) jusqu’à ce qu’elles soient dorées. Réservez.

Epluchez-les et coupez les pommes en petits cubes que vous allez faire revenir doucement avec du beurre dans une poêle pendant 10 minutes. Ohhh que ça sent bon! Pendant ce temps-là, faite chauffer doucement environ 1 litre (ou plus, ça dépend de comment vous aimez votre riz) de jus de pomme (avec du sucre s’il n’est pas très sucré ou coupé avec de l’eau s’il l’est trop).

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Retirez les pommes de la poêle en y laissant le beurre et versez-y le risotto (1 cup pour 4-6 personnes, moi j’en mets 1/2 cup (un demi verre) et ça me suffit largement), que vous allez faire revenir dans le beurre pendant quelques minutes jusqu’à ce qu’il soit transparent. Ensuite, versez petit-à-petit le jus de pomme sur le riz, une louche à la fois, et faites cuire en rajoutant du jus de pomme à chaque fois qu’il est absorbé et en tournant très souvent le riz, jusqu’à ce qu’il soit assez cuit à votre goût (30-40 minutes pour moi). Environ 10 minutes avant la fin de la cuisson, rajoutez les pommes.

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Quand tout est bien cuit, mettez le riz dans des petits bols individuels et parsemez avec le parmesan les amendes effilées, (puis décorez avec des figues fraîches coupées en deux) et servez tout de suite! Miam! Attention, c’est un peu bourratif, donc un petit ramequin par personne est plus que suffisant pour un délicieux dessert!

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Quand j’étais petite jeune, ma môman nous faisait des gratins de millet aux pommes. J’adorais ça. Et en cuisant ce riz, je me suis soudain souvenue de ce plat de mon enfance et j’ai retrouvé cette odeur divine de pommes, de beurre, et de céréales… Mmmmmmm… exquis!

Guten Appetit a tutti!

PS. Demain c’est l’anniversaire de jojo (et pas n’importe quel anniversaire en plus!), alors tous en coeur: haaaappy birthday jojo et gros bisous :) (t’inquiètes pas, ça fait mal sur le moment mais ensuite ça passe, huhuh)…

PPS. Allez aussi féliciter Madame Heidi qui se mariiiiiiiie!!! Tous mes voeux de bonheur Madâme :)

PPPPPPPPS. Je peux pas résister: allez les suisses, allééééé, allez les suisses, allééééééééééé!!!!! Bon d’accord, j’arrête, sinon je vais perdre tous mes lecteurs ;)

A peine la petite Tèzalacon née et envoyée, je me suis souvenue de ma promesse faite à Cloclo. J’ai donc annulé tous mes rendez-vous de l’après-midi, débranché mon téléphone pour ne pas être dérangée, allumé l’air conditionné à fond, installé les chatounes confortablement pour le spectacle, et je me suis mise au boulot!

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La première chose à faire a été de retrouver la recette dans mes commentaires, quelque part, entre des dixaines d’autres commentaires et sous je ne savais plus lequel post! Ensuite, il a fallu copier tous les commentaires les uns sous les autres et imprimer tout ça. Finalement, il a fallu annoter, souligner, encercler, et déchiffrer la recette elle-même au milieu de commentaires plus rigolots les uns que les autres mais qui ne faisaient pas avancer la recette! Et enfin, munie de trois feuilles rougies de scribouillis parmis d’autres scribouillis, je me suis installée dans ma cuisine avec un pot de feuilles de vigne, deux tomates, un gros oignon, beaucoup d’ail, de la menthe, et quelques épices et… en avant la jeunesse!

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Voici donc la recette (simplifiée et oh combien déméliorée) de Cloclo:

1. Sortir les feuilles de vigne du bocal en leur faisant faire des mouvement de rotation (très important, parce que même comme ça c’est pas facile!)

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2. Déplier délicatement les feuilles et les déposer dans un faitout. Recouvrir d’eau et faire bouillir environ 5 minutes (en s’assurant que les feuilles sont bien immergées, dit Cloclo, mais avec moi, elles n’ont pas arrêté de remonter à la surface donc ça a été la bagarre… surtout que l’eau de cuisson était un peu dègue, au bout d’un moment, ce qui a joliment coloré ma cuillère en noir…).

3. Egoutter les feuilles et les détacher délicatement les unes des autres. Couper (si nécessaire) les queues (ce que j’ai dû faire). Déposer les feuilles sur une assiette et les recouvrir de film alimentaire ou d’un torchon pour les garder bien humides.

4. Faire la farce avec du riz collant cru (une demi « cup » (un peut plus que la moitié d’un verre à eau)), précédemment rincé et mis à tremper dans de l’eau pendant 15 minutes, 1/2 oignon finement haché, de l’ail, une tomate coupée finement, des feuilles de menthe hachées elles aussi (je n’en avais pas, ce qui tombait bien puisque je n’aime pas la menthe), et des épices (sel, poivre, curry, etc. mais pas de cannelle, de cumin, de gingembre, de clou de girofle, précise Cloclo), de l’huile d’olive, et du jus de citron. Mélanger le tout et laisser reposer 30 minutes au frigo.

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5. Ensuite, prendre une feuille de vigne et la déposer sur une planche à découper avec les grosses reinures face à soi (pour que l’extérieur soit tout beau tout lisse) et le bout de la feuille au nord (comme sur le drapeau canadien, en gros). Mettre deux cuillères de farce vers le bas de la feuille mais pas trop quand’même, et rouler la feuille autour de la farce une première fois en serrant un peu mais pas trop (sinon ça déborde par les côtés). Ensuite, rabattre les côtés de la feuilles puis continuer à rouler le tout jusqu’à la fin de la feuille. Moi je savais exactement comme faire parce que les sandwiches de Subway sont enroulés comme ça donc j’ai fait ça comme une pro! Cloclo aurait été fière de me voir! Petit conseils de miss lulu: jeter les feuilles trop petites et faire le début de l’étape numéro 6 AVANT de passer à l’étape 5!

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6. Prendre un grand faitout (le même qu’avant mais vraiment bien rincé!!) et couvrir le fond de rondelles de pommes de terres, du 1/2 oignon restant, et la deuxième tomate, puis rajouter du sel, de l’huile, et un jus de citron (donc il fallait faire ça AVANT de rouler les feuilles, ça évite des déplacements inutiles). Mettre ensuite délicatement les feuilles de vigne farcies dans la cocotte en les espaçant un peu et sur trois étages (enfin, ça dépend de combien on en a), puis les recouvrir d’une assiette en verre ou en grès pour éviter qu’elles bougent pendant la cuisson (pas un truc blanc si possible parce que l’eau de cuisson tâche encore pas mal). Reconvrir tout ça de flotte et faire bouillir à petits bouillons pendant une heure. Mon assiette a bougé, ma casserole était trop petite parce que je riz a effectivement pas mal gonflé… mais en fin de compte ça allait.

7. A la fin de la cuisson, retirer l’assiette puis les feuilles de vigne et le mélange patates-oignons-tomates et déposer le tout sur une grande assiette et servir :D

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Je dois avouer quelque chose de terrible: j’ai été incapable de manger les feuilles elles-mêmes, on aurait dit du cuire tellement elles étaient coriaces! Par contre, c’était absolument génial de les dérouler une à une (elles avaient vraiment bien tenu, j’étais fière de moi!) et d’en manger la délicieuse farce avec le mélange patates-etc. parce que la feuille avait quand même donné beaucoup de goût à la farce et la gardait longtemps au chaud. C’était exquis!! J’avais une vingtaine de rouleaux et je les ai tous mangés en une soirée! Dommage pour les feuilles, c’était sûrement pas de la meilleure qualité mais c’est tout ce que j’avais trouvé! Et je ne le regrette pas, cet essai était malgré tout un grand succès, merci Cloclo :)

Des kiwis ? Des fruits de la passion ? Des figues ? Des anones ? Des mangoustans ? Du nopal ? Des tomates ?
Mais qu’est ce que c’est que ce truc ?
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Et bien ce sont des tomatillos, les amis ! Ces fruits, que l’on surnomme également « tomates vertes », ne sont pourtant pas des tomates récoltées avant maturité, mais une variété de physalis. D’un beau vert vif, ces fruits sont emprisonnés dans des feuilles parcheminées qu’il faut bien entendu retirer avant préparation ! (et c’est ça qui colle, et qui d’ailleurs pue aussi un peu).

Les tomatillos sont énormement utilisés au Mexique. On en trouve aussi aux Etats-Unis, et au Canada. Hors Amerique du Nord, vous aurez un peu de mal à mettre la main dessus. Si vous habitez en Europe, faîtes un petit tour dans votre épicerie exotique préférée : il y a tout de même de grandes chances pour que vous en trouviez en conserve.

Comment ça se cuisine ? En sauce, le plus souvent ! (J’ai hâte de voir quelles idées extravagantes Miss Lulu a bien pu avoir).

Voici deux recettes, qui accompagnent à merveilles les tacos, les enchiladas, les chilaquiles, les quesadillas, les poissons, les viandes, et… le camembert ! (Si si, je vous assure, c’est super bon aussi avec du camembert).

Salsa verde cruda

Mixez :
300g de tomates vertes fraîches débarrassées des feuilles qui les entourent et coupées grossièrement
3 piments serranos émincés grossièrement (je n’en ai utilisé qu’un seul), à défaut quelques gouttes de sauce pimentée
1/2 oignon émincé
1 gousse d’ail pelée
1 petit bouquet de coriandre (environ 20g)
le jus d’un citron vert
1 cuillère à café de sel, ou plus selon les goûts
1/2 avocat sans la peau
200ml d’eau

Vous devez obtenir une sauce lisse et épaisse. Laissez-la reposer une heure avant de la déguster. Vous pouvez conserver la salsa verde cruda jusqu’à trois jours au réfrigérateur.


Salsa verde cocida

300g de tomates vertes fraîches sans les feuilles qui les entourent, ou en conserve
2 piments serranos, à défaut quelques gouttes de sauce pimentée
750ml d’eau
1 oignon
1 gousse d’ail pelée
1 petit bouquet de coriandre (environ 20g)
1/2 cuillère à café de sel, ou plus selon les goûts

Faîtes bouillir l’eau dans une casserole. Ajoutez les tomates vertes et les piments et laissez-les cuire pendant 20mn. Si vous utilisez des tomates vertes en conserve, ne faîtes cuire que les piments. Egouttez et conservez l’eau de cuisson. Mixez les tomates vertes, les piments, l’oignon, l’ail, la coriandre et le sel avec un peu d’eau de cuisson. Vous devez obtenir une sauce lisse et épaisse. Vous pouvez conserver la salsa verde cocida jusqu’à trois jours au réfrigérateur. La sauce aura cependant tendance à se figer et à devenir gélatineuse en refroidissant. Il vous suffira alors de la réchauffer quelques instants à feu très doux, avant de la servir à température ambiante.

Laurange

Qu’est-ce que c’est que ça? Comment ça s’appelle? De quel pays est-ce que ça vient? Qu’en fait-on? Et ça a quel goût? Le gagnant a droit à toute mon admiration… et deux personnes n’ont pas le droit de jouer, vous vous reconnaîtrez ;)

PS. Je post quelque chose parce que personne n’a rien posté aujourd’hui et ça me rend toute nerveuse de ne rien avoir de publié pendant toute une journée! J’ai à peine réussi à faire la moitié de ce que je devais faire aujourd’hui… alors autant me prouver une fois de plus que je suis effectivement une procrastinatrice de premier ordre, la reine des paresseuses, et une underachieveuse chronique!

La pile de questionnaires est en face de moi… elle est plus petite que moi mais à peine… j’en connais chaque feuille, chaque colonne, âge, lieu, club, présence, antécédent, blessures… c’est à croire que les sportifs ont plus d’os que les autres et qu’ils ont une capacité étonnante à se les casser ! Malléole cassée, astragale cassée, tarse… cassée aussi… encore et encore des questions, entraîneur, pratiques, sociabilité… ils n’en finissent pas, je n’ai jamais vu un questionnaire aussi long… et ils sont là par centaines, et feuille après feuille je viens d’entrer tout dans ma machine, la moindre croix ne manque pas, la moindre remarque est prise en compte… toutes leurs histoires … l’un qui m’avait dit, mon frère c’est l’entraîneur m’sieur et il me fait pas jouer… et l’autre qui trouvait, moi je méritais, j’vous jure que je méritais, alors pourquoi… et encore l’autre qui disait, quand je suis rentrée dans la salle et que j’ai entendu le public, c’était mieux que… oui même que ça c’était mieux… des heures et des heures et des heures d’entretiens.

Mais j’ai fini, je l’ai eu, je viens de tourner la dernière page, la dernière question, réponse 2 c’est fini… pour la saisie, il ne me reste plus qu’à analyser tout ça et à en faire un joli rapport, moi j’appelle ça des cales à armoires mes rapports… et encore dans ce cas ils serviraient à quelque chose ! J’ai mal au yeux, j’ai mal au dos, j’ai mal au ventre à force de café, j’ai commencé vers 9h après les enfants et il est 23h, heureusement que Marie s’occupe de tout le reste… j’ai mal partout mais je ne me plains pas, il y a bien plus malheureux, j’ai juste besoin de m’étirer pendant… un jour ou deux ! Je jette le dernier questionnaire par terre juste pour le plaisir de penser j’t'ai eu ! Nous savons bien, lui et moi, que je finirais par le ramasser pour le ranger avec les autres. Je prends une respiration, je sauvegarde et je lance l’analyse, demain je saurais à quelle sauce manger mes sportifs, ils seront triés, comparés, croisés et recroisés… mais pour l’instant j’ai envie de ne plus penser, de prendre mes chats sur les genoux, d’avoir Marie pas loin et de manger un truc réconfortant, rassurant, une douceur parfumée… comme un petit riz au lait…

Ce petit bout d’vie date de quelques mois mais quand Lulu m’a écrit il y a quelques jours…pour le kedgéré c’est râpé, mais tu peux sûrement trouver une autre recette à base de riz à mettre sur mon piti blog dans quelques jours, j’en suis sûre ;) j’ai pensé à ça, va savoir pourquoi ;-) … et à ce petit riz au lait dont j’ai eu tellement envie, mais commencer un riz au lait à 23h… en espérant que toi tu le mangeras Lulu dès que tu auras fini, le nez sur la vitre avec la buée qui s’y forme et les deux chatounes qui te réclament à coup de miaulements et de ronronnements… bientôt donc !

Riz au lait parfumé pour Lulu si affinités… (une recette qui doit beaucoup à P.Wells)

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Ingrédients : 70g de riz blanc à grains ronds – 1 gousse de vanille – 50cl de lait – le zeste d’une orange et d’un citron prélevé en une ou plusieurs larges bandes d’1 ou 2cm – 20g de beurre – 50g de sucre vanillé maison – 20g de raisins secs – 20g d’amandes émincées – une pincée de 4 épices

Lavez le riz et égouttez-le. Mettez-le dans une casserole, puis couvrez le largement d’eau. Sur un feu moyen portez à ébullition puis laissez cuir 5 min. Mettez-le alors dans une passoire et rincez-le puis égouttez-le. Mettez le lait dans une casserole, ajoutez les petits grains noirs prélevés dans la gousse de vanille (il faut la fendre et gratter avec un couteau ou une petite cuillère) et les zestes des agrumes. A feu moyen, portez le tout à ébullition. Dès ébullition retirez du feu et ajoutez le beurre et le sucre, mélangez délicatement. Laissez refroidir une dizaine de minutes puis versez dans le plat de cuisson, moi j’utilise un plat en terre qui ressemble à un saladier (à l’origine ce plat sert à faire le cassoulet). Couvrez le plat d’une feuille d’alu et enfournez dans un four préchauffé à 170° pendant 1h30 puis découvrez et laissez cuire jusqu’à la consistance désirée entre 15 et 30min de plus. Pendant ce temps faites griller les amandes émincées (je préfère émincer mes amandes, comme ça je taille plus gros et ça croustille sous la dent…), quelques minutes dans une poêle. Quand le riz est cuit, ajoutez délicatement les raisins et saupoudrez avec la pincée de 4 épices et les amandes, ne mélangez pas… vous pouvez enlever les écorces si vous n’aimez pas ! après vous vous collez le nez sur la vitre et vous mangez en regardant le bleu de l’horizon…

Mais pourquoi, tiens je ne suis pas seulement chez moi, est-ce que je vous raconte ça…

Dorian !

Pendant que lulu écrit, corrige, s’arrache les cheveux, souffle un bon coup, se rappelle que c’est bientôt fini, recommence à écrire, bref met la touche finale au bébé, je me suis dit que j’allais me mettre aux fourneaux pour assurer à son cerveau un apport constant de glucose… alors voilà, pour commencer la journée de bonne humeur !..

Courage lulu !!!

kiara.

1 Aujourd’hui, pensons à nourrir notre corps.

Riz au lait au chocolat.

Ingrédients:

+ 1/2 l de lait

+ 125gr de riz rond

+ 235gr de sucre

+ 25gr de cacao

+1sachet de sucre vanillé

Préparation:15 mn  -     Cuisson: 45 mn

+ Faire bouillir le lait avec le sucre, lma vanille, le chocolat fondu ou cacao.

+ Mettre le riz dans une passoire fine et le passer quelques secondes sous le robinet à l’eau très chaude.

+ Lorsque le lait est à ébullition, ajouter le riz et remuer.

+ Laisser mijoterb à feu doux, en remuant régulièrement.

+ Lorsque le riz se cooupe facilement en deux, et que le lait a réduit, c’est prêt!

Conseil: A déguster chaud (mais froid c’est bon aussi!).

Voilà, tous ceux qui sont dans la cuisine sentent-ils la bonne odeur de vanille et de cacao?

Qui va lécher la casserole?

Allez! Prenez une cuillère, tout  le monde peut goûter.

Osteolala de Normandie

Eh oui, j’ai acheté du poulet, il y a quelques jours! Moi, miss lulu, qui me veux végétarienne, anti-torture, anti-antibiotiques, anti-OGM, anti-tout-ça, j’ai craqué à cause d’une jolie recette et aussi parce que pour la première fois de ma vie, j’ai trouvé du poulet bio dans mon champ de maïs!!! Où va le monde, je vous l’demande!

Cette recette est un peu longue mais est probablement l’une des meilleures recettes essayées depuis le début de l’année! Comme soupe froide en entrée, c’est absolument divin et archi exotique! En soupe chaude comme plat principal, c’est à tomber! En dessert, je sais pas, mais faut voir;)

Comme d’hab, j’en ai deux versions: celle du bouquin, assez longue, et la mienne, un peu plus facile.

Il faut, pour 6 personnes (moi j’en ai eu pour tous mes repas pendant 2 jours, p’tit dèj inclu, ça passe très bien):

1. pour le bouillon:
- du poulet (1 ou 2 blancs, c’est plus facile)
- 1 carrotte épluchée et en morceaux
- quelques branches de celeri (beurk, pas mis) en morceaux
- quelques oignons de printemps (scallions) en rondelles
- 2 cm de gingembre rapé (j’ai mis de la pâte toute prête)
- j’ai rajouté un-demi oignon en morceau, du persil, une tomate en morceaux, et quelques champignons de Paris en fines tranches.

Mettre tout ça dans une casserolle avec du poivre et du sel et beaucoup beaucoup d’eau et faire bouillir doucement pendant 2-3 heures. Enlever la graisse s’il y en a pour faire un joli bouillon clair. Jusque là, c’est fastoche.

Enlever le poulet du bouillon et le laisser refroidir. Enlever les os et la peau (s’il y en avait au départ, moi je n’avais que des blancs) et « déchirer » le poulet en morceaux fins. Laisser le bouillon refroidir (enlever les légumes du bouillon si on ne veut pas les réutiliser en passant tout à la passoire).

2. pour le reste:
- 2 tomates
- du beurre
- un oignon haché finement
- 3 gousses d’ail hachées
- quelques feuilles de curry (j’en n’ai pas trouvé, j’ai mis une cuillère de curry en poudre à la place)
- un peu de pâte de curry de Madras (pas trouvé, j’ai mis de la pâte de curry tailandais à la place)
- 250 gr (1 cup) de lentilles rouges, lavées et égoûtées
- 75gr (1/3 cup) de riz cuit (short grain)
- 250 ml (1 cup) de crème de coco (j’ai mis du lait de coco, ça se trouve dans les magasins asiatiques)
- un peu de coriandre fraîche (cilantro) (j’aime pas ça, j’ai mis quelques graines de coriandre et du persil frais à la place).

- Si vous avez le courage, enlevez la peau des tomates. Les couper en fins morceaux.

- Faire fondre le beurre dans une grande casserolle et y cuire les oignons quelques minutes jusqu’à ce qu’ils soient transparents. Ajouter l’ail et les feuilles de curry (là j’ai mis les épices et la pâte de curry).

- Ajouter les lentilles et le bouillon (sans le poulet, donc. Ils avaient enlevé les légumes du bouillon mais moi je les ai gardés avec). Faire bouillir quelques minutes puis ajouter les tomates et laisser cuire à feux doux 20 minutes au moins.

- Ajouter le riz cuit et le poulet ainsi que la crème de noix de coco et faire un peu chauffer quelques minutes mais pas bouillir (c’est mauvais pour la crème de noix de coco paraît-il). Rajouter du sel si besoin est.

- Servir chaud ou froid avec de la coriandre fraîche cicelée dessus (ou du persil) et du chutney de mangue (j’en avais pas).

Ca a l’air pas facile mais ça l’est, par contre ça prend du temps… mais c’est absolument exquis et très délicat comme plat, surtout pour une soupe. Et ça s’appelle du Chicken Mulligatawny.

Guten Appetit :)

PS. J’ai trouvé des feuilles de vignes (pas le camp de nudistes qui devrait aller avec, malheureusement, ils sont un peu prudes les républicains d’Indiana ;) ). Maintenant, je n’ai pas de bonnes recettes pour les utiliser, alors j’écoute vos propositions! (Par contre, je ne trouve toujours pas de fruits confits et c’est tragique!! On ne trouve ça que pendant les fêtes de fin d’année, ici, misère de misère de champ de maïs!)

Quand je suis un peu stressée, je mange. Je fais la cuisine et je mange sans arrêt. Il m’arrive de faire tellement à manger que mon frigidaire est plein de trucs que j’ai fait un ou deux jours auparavant et qu’il faut que je mange en urgence… mais je continue de cuisiner.

Quand je suis vraiment sérieusement stressée, j’arrête de manger. Complètement. J’ai atteint ce stade il y a deux jours. Je n’ai plus faim, cuisiner ne me dit rien, je n’ai plus envie de rien, aucune recette ne m’inspire, et la chaleur de l’été qui nous est tombée dessus il y a quelques jours n’améliore pas la situation. Je n’ai plus ni l’envie ni le temps ni le courage de rester des heures au-dessus des fourneaux. Avant-hier j’ai mangé un demi pot de glace à la pistache et c’est tout. Hier, la deuxième moitié. Et encore, je me suis forcée.

Heureusement, je suis une grande fille et ma maman m’a bien appris qu’on ne survit pas très longtemps en ne mangeant que de la glace à la pistache et que si je tombe malade, ça ne va pas m’aider à finir d’écrire ma thèse. Et je sais qu’en général, je recommence à manger normalement à partir du moment où je me sens vraiment malade de ne plus rien manger, c’est-à-dire au bout de quelques semaines. Ce qui sera exactement le moment où je devrai brillamment présenter ma thèse… Donc ce soir, après une longue discussion avec moi-même, j’ai mis un bol de riz dans mon autocuiseur et je l’ai laissé cuire tout seul et puis refroidir. Ensuite, j’ai coupé deux tomates dans le riz et ajouté une petite boîte de thon et une petite boîte de maïs. Avec un peu d’huile d’olive, de vinaigre à l’estragon, et du sel, ça m’a fait une petite salade froide et légère dont j’ai accepté de manger un tier ce soir. Je garde le reste pour le déjeuner et le dîner de demain. Je dois vraiment me forcer, mais c’est pour la bonne cause! Et puis j’écoute de la country music. C’est grave, je vous avais prévenus!

J’ai besoin d’autres recettes comme ça, avec du riz précuit (fini les risottos et autres riz au lait), faciles, légères, et fraîches. Vous, comment la faites-vous la salade de riz? Qu’y ajoutez-vous? Que me conseillez-vous de faire comme autres plats froids à base de riz (si possible)? Je rappelle que je n’aime ni le celeri en branche ni le fenouil ni la menthe ni le réglisse et que je suis allergique à la plupart des fruits frais (mais cuits ça va). Ah, et je ne trouve pas d’olives mangeables (à part des olives vertes), ici, donc pas possible d’en ajouter dans la salade de riz.

J’attends vos idées :)

L’autre jour, un certain Tirui et une certaine zébue m’ont donné l’envie d’essayer quelque chose de nouveau et d’un peu fou: le gâteau de riz aux poires! Ohhh j’en ai rêvé pendant des nuits et des nuits, imaginant moultes façons de faire ça toutes plus alléchantes et créatives les unes que les autres…

Si bien qu’en fin de compte, avec une idée bien précise en tête, j’ai acheté des poires et je me suis mise au travail! Mouahahah! Quelle folle steu miss lulu!

D’abord, j’ai fait un riz au lait (avec de la vanille et une écorce de cannelle dedans) exquis, mais alors tellement exquis que c’en était presqu’un crime. Jusque là, à part le litre de lait bouillant renversé sur ma cuisinière et qui a pris feu et que ça a pué dans toute la baraque et que j’ai dû ouvrir la porte et toutes les fenêtes et que les chatounes en ont profité pour se casser parce qu’elles avaient peur de l’alarme anti-incendit et des odeurs de cramé et des flamme et que c’est vraiment pas pratique de faire du riz au lait dans ces conditions, tout allait bien.

Pendant tout ça, j’ai fait cuire deux poires épluchées et coupées en deux dans une casserole remplie d’eau avec une cuillère à soupe de sucre par demi-poire. Ca m’a pris environ une heure pour faire le riz et pendant ce temps-là, les poires cuisaient à petits bouillons.

Ensuite, j’ai enlevé les poires de leur jus et je les ai laissées refroidir avant de les couper en petites tranches. Et j’ai bu le jus! Miam!

La phase suivante était de mettre du riz dans des petits ramequins jusqu’au milieu, de mettre les rondelles de poires sur le riz, puis de finir de remplir les ramequins avec du riz. Et de finir les restes de riz sur le champ directement de la casserole! Miam! Pendant ces opérations, j’ai eu un vague pressentiment que les choses allaient mal se passer et que le coup des poires au milieu ça n’allait pas aider, mais passons. J’ai mis les ramequins recouverts d’une feuille de plastique au frigo pendant une nuit.

In ze morning, j’ai essayé de démouler mes ramequins, et là, misère, ça a été une vraie pagaille! Le riz au lait CA COLLE! En plus, comme je l’avais craint, les poires au milieu faisaient que la moitié du ramequin sortait mais pas l’autre… Bref, j’ai quand même réussi à tout sortir même si c’était moins joli que prévu, retourné sur mes petites assiettes. J’en ai profité pour manger le ramequin le plus amoché juste pour voir et le jus des poires s’était infiltré dans le riz et je peux vous dire que s’il y a un paradis sur terre, il a un goût de riz au lait aux poires!

Finalement, j’ai voulu faire la maline pour épater mes lecteurs et parce que j’aimerais bien être « up there » avec tous ces blogs culinaires qui ne se prennent pas pour la queue de la poire (huhuhuh) avec leurs délices plus créatives les unes que les autres! Donc… j’ai décidé de mettre un peu de caramel sur mes gâteaux de riz! J’ai mis de l’eau et du sucre dans une casserole et j’ai fait bouillir… mais je crois que je ne savais pas comment faire du caramel parce que mon premier caramel n’a jamais blondi. Il est resté tout blanc… En plus, je n’en avais pas fait assez donc j’ai tout versé sur mon premier gâteau de riz et là, huhuhu, ça s’est transformé en une épaisseur massive de caramel (blanc) qui a entièrement enfermé le riz et les poires et a collé tout ça à l’assiette jusqu’à la quatrième aire glaciaire! Pour le manger, il m’a fallu casser quelques couteaux et finir au marteau piqueur… et je n’ai plus pu parler pendant le reste de la journée tellement mes machoires étaient soudées par le sucre!

J’ai donc réessayé de faire un deuxième caramel et cette fois, il a bruni, mais il était beaucoup trop épais, donc ça ne s’est pas écoulé joliment sur mon dernier gâteau de riz. Comme il y en avait moins, c’était plus facile à manger, heureusement, et je dois avouer qu’à petite dose, avec le riz et les poires, c’était divin! Mais il fallait quand même un bon coup de cuillère à chaque fois pour se « casser » une bouchée!

Conclusions de l’affaire: il m’a fallu trois jours pour nettoyer le lait qui avait coulé sous les plaques et jusque dans le four et qui puait, je ne sais toujours pas faire du caramel, mes gâteaux de riz auraient été excellents avec un petit coulis de framboise ou du chocolat cuit avec un peu de crème (plus facile à casser), et j’ai des bonnes idées, parfois, mais p’têt qu’il vaudrait mieux que je m’abstienne, la prochaine fois, parce que là, mes couteaux sont fichus, il faut que je prenne un rendez-vous chez le dentiste, les voisins pensent que je suis pyromane, mes chatounes partent en courant dès que je m’approche de la cuisine, et je n’ose pas demander une nouvelle cuisinière à mon proprio de peur de me faire vider!

Mais ch’était vachement bon, hein :)

Joyeuses Pâques a tutti!

Cela fait quand même trois mois que je mange du riz à pratiquement chaque repas et au moins 6 fois par semaine! Je m’admire, surtout que je n’ai pas l’intention de m’arrêter en si bon chemin. Je me sens en bien meilleur forme depuis que j’ai arrêté les pâtes et je n’ai plus jamais de boutons sur le visage! Mes cheveux et mes ongles poussent encore plus rapidement qu’avant et mon estomac est très heureux lui aussi de ce régime. Ce qui est marrant, c’est que ce que je cuisine n’est pas forcément léger… mais on dirait que le riz fait tout passer comme une lettre à la poste sans me faire prendre un gramme!

Pour garder l’envie de manger du riz tous les jours, il faut que j’essaye une nouvelle recette au moins trois fois par semaine! Parfois je suis des recettes de mes livres de cuisine, parfois je m’inspire des blogs culinaires, et parfois… je fais n’importe quoi et je regarde ce que ça donne. Souvent c’est très bon, parfois étrange, rarement mauvais.

L’autre jour, par exemple, j’avais envie d’un truc bizarre et nouveau et de fromage! J’ai trouvé une vague buchette de fromage de chèvre « frais » et j’ai pris trois oeufs, du riz cuit pour deux personnes, et une tomate (et de l’ail si on aime). C’est tout. D’abord, j’ai mis des rondelles de tomates au fond de petits ramequins bien huilés (avec un peu d’ail écrasé). Ensuite, j’ai mélangé mon riz avec les oeufs et du sel et du poivre. J’ai mis un peu de la mixture dans les ramequins, sur les tomates, en tassant bien. Ensuite, au milieu j’ai mis une couche (1/2 centimètre, pas trop épais) de fromage de chèvre (en tassant bien) et j’ai terminé avec ce qu’il restait de riz (en tassant bien). J’ai mis tout ça au four moyen pendant une-demi heure… et tadaaaa, voilà un bien joli petit soufflé de riz et de chèvre avec une délicieuse rondelle de tomate grillée incrustée dedans!

C’était super bon même si un peu sec. Je pense que j’aurais pu rajouter une rondelle de tomate au-dessus du chèvre et/ou mélanger un peu du jus de tomate au riz avec les oeufs. J’aurais aussi pu mettre un peu de crème et de persil dans mon mélange…. C’était difficile à démouler et on devine le chèvre au milieu du riz, ce qu’il n’est pas moche mais fait moins la surprise. Ce que j’ai beaucoup aimé, c’était les goûts vraiment différents du chèvre, du riz, et de la tomate, et puis les couleurs. Avec une petite salade verte toute simple c’était extra! J’aime bien me surprendre, comme ça!

Buen provecho :)

PS. Certaines personnes ont décidé que leur premier cadeau était pour Sosso… et que le suivant sera pour Calinette. Merci ;) (mais faut pas trop exagérer quand même, hein!)

Pour souligner la venue prochaine de Miss Lulu au Canada, et connaissant ses talents culinaires, je contribue une de nos recettes nationales, qu’elle pourra déjà essayer:

Le Crastillon du chef Groleau

Ingrédients, quantités au goût:

De la joudoine
de l’aspinouche
de la poutane
du picossé
de la roublette
et un tout petit peu de teinture verte

Mélangez le tout vigoureusement pour que ça soit mou uniformément.
C’est pas grave si ça fait des mottons, car c’est les mottons qui goûtent le plus bon, hmmm!

Rajoutez ensuite des ingrédients divers
Des patates de mouche puis des petits vers de terre
Ainsi que les assaisonnements secrets qui ont avantage à rester secrets.

Et voilà, c’est prêt pour la dégoûtation.

Et n’oubliez surtout pas: le crastillon, qui doit toujours être bien dégorgé, accompagne toujours bien les mets de poisson, sauf de mai à mars.

Pour une version audio, cliquez ici

Soyez patient(e) même en DSL le fichier audio prend parfois de 20 à 30 secondes pour se charger.

Avec les compliments de RJF

Cette fois-ci, je voulais faire un truc complètement différent que le riz « normal » sous toutes ses formes et j’ai trouvé cette recette qui m’avait l’air pas mal du tout et assez facile. Je ne suis pas trop desserts, en général, mais là, il fallait que j’essaye! C’est Sebastien qui a trouvé la bonne réponse: ce sont des « Creole rice fritters, » aussi appelés des Calas créoles, spécialité de la Nouvelle Orléans et mangées au petit déjeuner ou comme snack n’importe quand. Ou bien comme dessert avec de la glace à la vanille!

Pour une fois, j’ai suivi une recette à la lettre! Pour une vingtaine de beignets (3-4 personnes), il fallait:

3/4 cup (90 gr) de farine
1/2 cup (115gr) de sucre
1/2 cac de noix de muscade (fraîchement rapée)
1 cac de cinnamon en poudre (agh, je me souviens de la noix de muscade maintenant mais plus du cinnamon en français. Steu galère! Vous saviez que c’était de la même famille que le laurier??)
1 sachet (8 gr) de levure
2 oeufs légèrement battus
2 cups (370 gr) de riz bien cuit et légèrement écrasé
1 cac d’extrait de vanille
beaucoup d’huile pour la fritture
du sucre glace pour la décoration

Mélanger la farine, le sucre, le cinnamon, la noix de muscade, un peu de sel, et la levure dans un grand saladier. Ajouter petit-à-petit 1/3 cup (80 ml) d’eau bien chaude jusqu’à avoir une pâte bien épaisse. Ajouter les oeufs petit-à-petit et puis le riz et la vanille et bien mélanger (là je n’avais pas tout-à-fait assez de riz, normalement on doit mieux voir le riz dans la pâte).

Couvrir et laisser dans un endroit chaud monter au moins de double (entre 20 minutes et une nuit). Remélanger une fois et relaisser monter 20 minutes.

Chauffer une grande poêle d’huile (environ 5-10 centimètres de profondeur) jusqu’à 180 degrés (350 Fahrenheit) (mais moi je ne pouvais pas mesurer la chaleur alors au début, mon huile était trop chaude. Il ne faut pas que ça soit vraiment trop chaud sinon les trucs dorent trop rapidement à l’extérieur et ne cuisent pas bien à l’intérieur et c’est moins bon). Remélanger la pâte une fois et ensuite mettre des cuillères à soupe pleines de pâte dans l’huile (la pâte est encore presque liquide mais c’est normal). Attention, ne pas mettre des cuillères de pâte trop grosses, c’est plus joli et meilleur en moins gros (là mes beignets étaient presque trop gros).

Laisser dorer les beignets dans l’huile en retournant de temps en temps jusqu’à ce que soit bien doré (si c’est doré en une minute, l’huile est trop chaude. Si l’huile est à la bonne température, il faut environ 3-4 minutes pour que les beignets soient bien dorés).

Bien égouter sur du papier absorbant et décorer avec un peu de sucre glace. Manger tiède ou même froid. Et je confirme, ça se laisse manger n’importe quand!! C’est absolument exquis!! Super chouette pour un goûter d’anniversaire ou une petite soirée avec les copains! Ou pour soi toute seule ;)

Bonap’ :)

Pour faire un dessert crémeux, délicat, et savoureux, il vous suffit de beaucoup de temps et ces quelques ingrédients, pour trois personnes environ:

- 1 litre de lait au moins
- une demi tasse de riz (Arborio, par exemple) (la quantité n’est pas très précise mais ce n’est pas grave, il suffit de rajouter du lait jusqu’à ce que tout soit bien cuit s’il n’y en a pas assez)
- cinq gousses de cardamone très légèrement écrasées (ou une grosse pointe de couteau de cardamone en poudre)
- deux ou trois cuillères à soupe de sucre (ça dépend des goûts)
- des amandes hachées
- des raisins secs
- un bouquin de sudoku

Faire chauffer le lait avec la cardamone. Ajouter le riz et laisser cuire en mélangeant bien presque tout le temps au moins une heure au total! Pendant ce temps, faire quelques sudokus sans tricher. Au bout d’une demi-heure, ajouter le sucre, goûter, rajouter du sucre si nécessaire, puis ajouter les amandes et les raisons secs. Continuer à cuire aussi longtemps que possible (au moins encore 30 minutes de plus) (en touillant toujours) avant que tout ne crame. Plus ça cuit meilleurs c’est, sauf si c’est cramé, bien sûr!

Dans la recette originale, il fallait un litre-et-demi de lait et il fallait laisser cuire tout ça pendant une heure-et-demi! J’adore faire des sudokus mais je n’ai pas eu le courage d’en faire pendant aussi longtemps que ça et en plus je n’avais qu’un litre de lait! En plus je n’avais pas de raisins secs non plus… mais c’était quand même absolument divin!

Mettre dans des petits ramequins individuels. Décorer avec des amandes effilées grillées une minute à la poêle. Servir tiède ou froid.

Se délecter!

Franchement, je m’aime bien, mais y’a des limites à la bizarroïtude quand même, non? Non? Bon… En tous les cas, là j’y suis allée fort! C’est même pas de ma faute, pourtant, c’est celle Betty Bossy!

Quand j’ai commencé à cuire le bidule, j’ai cru que je m’étais trompée quelque part. J’ai aussi cru, pendant un moment, que mes légumes étaient pourris! Ca ressemblait à ça:

Vous devinez ce que c’est? Non, ce ne sont pas des vers, ni des intestins de poulets grippés, ni des châtaignes un peu déformées…

C’est de l’oignon et… du radicchio! Vous savez, cette salade rouge un peu amère et qui coûte la peau des fesses, ici. Je l’adore en salade, cru… et là, j’ai trouvé une recette de risotto au radicchio alors je me suis dit pourquoi pas, qui ne tente rien n’a rien, foie de miss lulu (ben oui, il paraît que les trucs amers c’est bon pour le foie)!

Alors je vous explique: d’abord, vous faites revenir des oignons coupés en chtits morceaux dans de l’huile pendant quelques minutes. Ensuite, vous ajoutez la salade coupée en lanières et vous la laissez « dorer » (brunir) (non, ce n’est pas du pourri, le rouge part et devient brun… ne jetez pas les morceaux bruns, huhuhuh) cinq minutes en retournant souvent.

Quand tout est bien brun et moche et que vous avez envie de tout fiche à la poubelle, ajoutez le riz à risotto et faites revenir un moment, jusqu’à ce que les grains soient transparents. Ajoutez ensuite du bouillon de légumes chaud une louche après l’autre, jusqu’à ce que le riz soit tendre (environ 30 minutes).

A la fin, ajoutez un peu de crème fraîche liquide (pour adoucir l’amertume), du sel et du poivre, et un peu de parmesan fraichement râpé. Servez chaud… avec une viande bien grillée par exemple ou un poisson qui a beauoup de goût… mais pas en trop grandes quantités parce que vos invités seront surpris!

Ce n’est pas « mauvais » mais c’est surprenant, ça c’est sûr! Il faut aimer les endives et le radicchio pour aimer ce risotto. Bien sûr, on peut utiliser plus ou moins de radicchio pour que ça soit plus ou moins amer, et je conseille de commencer avec une demi tête de salade pour quatre personnes (débrouillez-vous avec les quantités de riz, moi je fais ça au bol comme ça il m’en reste toujours pour le lendemain, c’est pratique).

C’est pour ça que je conseille de servir ce risotto avec une viande bien juteuse ou un poisson qui a du goût (genre saumon) pour contrebalancer l’effet amer. C’est bon, vraiment, moi j’ai bien aimé, mais ce n’est ni super décoratif comme plat, ni un met qu’on peut manger en grandes quantités, ni quelque chose que beaucoup de gens vont aimer du premier coup. Mais ça vaut la peine d’essayer!

Guten Appetit 8)

Puisque Samantdi ne fait pas beaucoup de confitures, en ce moment, je reprends le flambeau pour une journée. Malheureusement, je ne sais pas faire de confitures donc il faudra vous contenter d’un plat de riz… avec quelques petits trucs dedans… Et contrairement aux confitures, si vous devinez juste, je ne vous en enverrai pas un pot (sauf si vous insistez vraiment!) mais je vous enverrai une jolie carte postale de mon champ de maïs :) (oui je sais, je dois encore trouver les vinqueurs de mon dernier jeu de crème renversée, ça vient, patience).

Alors, qui peut trouver quels sont les ingrédients de ce délicieux plat? Indice: c’est une recette indienne donc il y a entre autres beaucoup d’épices. Et comme ça, là, de tête, je retrouve aux moins sept légumes… mais je peux en oublier quelques uns.

Vous pouvez donner vos réponses dans les commentaires et je ne répondrai qu’en disant combien il y a de réponses justes ou fausses… sans dire lesquelles! Par exemple si vous dites « ananas, radis, glace à la pistache, riz, mayonnaise, et caramel, » je vous répondrai « une réponse de juste » et c’est tout! Comment ça je suis cruelle?? Ben oui parce qu’à force de vous donner les recettes, vous vous ennuyez, je le sens, alors je sacrifie ma journée pour pouvoir répondre le plus vite possible à vos commentaires (je bosse quand même un tout petit peu, hein) et pour que vous ne vous ennuyassiez point :D Je ne suis pas cruelle, je suis trop gentille, non mais!

Allez, au boulot!

Maaze se khaaiye :)

Je voulais vous parler du Mexique, aujourd’hui, mais j’ai promis quelque chose à une copine alors voili voilà, faudra revenir demain pour le Mexique et ses méchants douaniers et son kahlùa et ses ânes. En attendant, aujourd’hui, on part au Japon! Ohaïo gozaïmas lecteursan! O guengui deska?

Ce dont je veux vous parler aujourd’hui, c’est de riz, et plus précisement de riz au petit déjeuner. Je sais, je vous entends déjà crier au crime, mais franchement, essayez d’être des pauvres étudiants pendant 10 ans et vous comprendrez la nécessité de pouvoir manger d’absolument TOUT pour le petit-déjeuner! Et puis les asiatiques le font bien depuis des lustres et sont encore vivants, hein, donc c’est possible! Et comme je ne suis pas très « sucre » en général (à part un peu de chocolat noir de temps en temps), je préfère le genre de p’tit dèj à l’américaine, avec les oeufs et les patates. Donc quand j’ai vu la recette d’Estelle, je me suis dit « c’est pour toi miss lulu! » et comme en plus elle m’était gentillement dédicacée, je l’ai essayée. Deux fois. Avec heureusement beaucoup plus de succès que les cookies ;)

La première fois, j’avais seulement un petit ramequin en verre mais qui n’avait pas les bords droits mais un peu en V, alors bon, c’était difficile de faire le gâteau de riz de la bonne taille. Pour l’oeuf, je l’ai simplement cassé normalement pour faire un oeuf au plat, et puis j’ai posé le ramequin à l’envers avec le jaune au milieu du ramequin pour couper l’oeuf en rond et de la bonne taille, comme si je faisais des petits biscuits de Noël avec un emporte-pièces. Ca n’a pas très bien marché parce que l’oeuf était quand même plus large que le riz, mais je ne me suis pas découragée parce que c’était moche mais délicieux!

J’ai ensuite trouvé l’engin miracle: la « egg ring » (bague à oeuf) qui ressemble à ça:

C’est un petit machin rond en métal qu’on pose dans la poêle même et ensuite on casse l’oeuf dedans comme ça il a tout de suite la bonne forme. Vachement pratique!

Donc, l’autre soir, j’ai fait du riz à suchi et je l’ai bien tassé dans deux de mes « rings » pour faire deux jolis petits gâteaux, et puis je les ai mis au frigo pendant la nuit avec une feuille de plastique. Le lendemain, j’ai démoulé les gâteaux de riz et je les ai fait griller 10 minutes de chaque côté dans la poêle avec un peu de beurre. Pendant ce temps-là, j’ai battu deux oeufs en omelette et j’ai faite cuire mon omelette dans une troisième « ring » à côté des gâteaux de riz (comme j’avais une grande poêle).

Je dois avouer que le coup de faire l’omelette dans la même poêle que le riz était un peu crétin. En effet, comme j’avais déjà mes deux gâteaux de riz qui cuisaient, la « egg ring » ne devait pas être posée très bien à plat et donc l’oeuf s’est échappé en petites flaques par-dessous la « ring »… Alors j’attendais 30 secondes que la petite flaque soit cuite et je la remettais dans la « egg ring » puis je prenais la petite flaque suivante et je la remettais dans la « egg ring » etc. Jusqu’à ce que tout soit cuit. L’avantage de ces « rings » c’est qu’elles deviennent chaudes donc l’oeuf cuit aussi à l’intérieur, et au bout d’un moment, j’ai pu démouler mon omelette, la retourner, la remettre dans la « ring » et la faire griller de l’autre côté. Mais ce n’était ni pratique ni facile, ça m’apprendra à vouloir éviter de faire la vaisselle! C’est aussi pour ça que mon omelette a un air de crêpes d’oeufs les unes sur les autres…

Si on n’a pas de « egg ring, » je pense que ça doit être possible de faire cuire son omelette dans un ramequin au micro-onde… ou d’utiliser des ronds de serviettes, huhuh! On peut aussi se faire une omelette normale, assez épaisse et bien platte, et la couper de la bonne taille comme j’ai fait avec l’oeuf la première fois, avec un ramequin retourné.

Bref, voilà le résultat des courses: mes lasagnes japonaises pour petit-déjeuner (ou le déjeuner ou le diner, d’ailleurs, hein) joli, complet, facile, rapide, et pas cher!

Ben c’était super bon! Meilleur avec le jaune d’oeuf coulant dans le riz… mais l’oeuf seul est moins joli que les lasagnes… donc la prochaine fois j’essayerai de cacher le jaune au milieu du blanc dans la « ring » sans le casser en omelette. En tous les cas, avec l’omelette et un peu de poivre frais, c’est aussi délicieux!

Itatakimas ;)

Ce soir, malgré mes maux de ventre, le détecteur de fumée qui n’arrête pas de hurler à la mort, et les chatounes qui essayent de s’échapper par la porte d’entrée désespéremment ouverte pour faire un courant d’air, je vais essayer d’oublier le cuisant (haha, l’ironie de ce mot) échec que je viens de vivre dans ma cuisine en essayant de faire des cookies (ils avaient pourtant l’air bon sur le blog d’Estelle…), et je vais plutôt vous parler d’un succès assez étrange et inattendu: une salade de riz « fusion. » Haha, je n’ai peur de rien (sauf de mes cookies, là, j’avoue), hein?

C’est bon, c’est plein de couleurs, c’est super super excellent pour la santé, c’est frais, c’est original, c’est plein de surprises, et c’est savoureux! Et simple à faire!

Il suffit de faire un bon riz pilaf (faire revenir des oignons dans un peu d’huile, ajouter le riz (moi j’ai utilisé du riz complet et c’est ultra meilleur et plus joli, je suis surprise de ce que j’aime ce riz! (et après tous les plats de riz blanc que je me suis fait depuis le début de l’année, j’ai bien besoin d’un peu de… heu… fibres pour… heu… dérouiller la tuyauterie ;) ) et une feuille de laurier et faire revenir un moment, ajouter de l’eau et faire cuire).

Avant la fin de la cuisson du riz, environ 10 minutes avant, ajouter une tomate (pour 3 personnes environ) coupée en morceaux tout petits, ainsi qu’une boite de poichiches déjà cuits (vous pouvez les faire cuire vous-même si vous en avez des secs mais là je sais pas comment on fait), et un peu de poivre pour épicer tout ça… Et finir la cuisson du riz avec ces nouveaux ingrédients. Ne pas trop touiller pour que ça ne fasse pas une bouillie!

Ensuite, une minute avant la fin, ajouter du persil ciselé finement (mais vraiment juste avant la fin, sinon le persil trop cuit c’est moche et moins bon).

Quand tout est cuit, servir chaud ou froid avec des miettes de feta (fromage grec, aussi utilisé pour les salades de feta-olives-fenouil de ma jeunesse et dans laquelle je n’aimais que la feta) comme la première neige à la fin de l’automne. Le doré des poichiches, le rouge de la tomate, le vert du persil, le blanc de la feta, tout ça c’est autant de couleurs et de goûts et de textures différentes et surprenantes et qui en fin de compte, font une délicieuse petite salade en entrée ou un délicat accompagnement de viande.

En attendant, moi je vous quitte pour aller mettre un peu de glace sur les brûlures de mes pauvres doigts, nettoyer le four, laver ce que je n’ai pas réussi à casser comme vaisselle, et descendre la poubelle avant que les chats ne mangent mes essais culinaires diaboliques et n’en pâtissent.

Bonap’ et bonne santé! :kiss: