mar 27 juin 2006
Qu’est-ce que ça veut dire, prendre le temps de respirer et de penser à sa vie? Quand prend-on le temps de faire les bons choix? Comment sait-on qu’on ne fait pas des erreurs à chaque pas? Et pourquoi ne peut-on pas arrêter le temps, juste le temps de se dire « attends, je fais quoi, exactement, là? »?
Je parlais de ça avec mon père l’autre jour. Une chère amie de la famille est en train de passer par des moment très difficiles, le genre de chose qui fait qu’on a soudain le besoin de réfléchir à sa propre vie pour voir un peu « comment ça va par ici? »
Et puis ça fiche les boules, en fait, même si on n’ose pas trop l’avouer, parce qu’on se demande si ça va nous tomber dessus un jour aussi… De regarder sa vie et de se dire « merde, ce truc m’est arrivé il y a 20 ans et je n’ai jamais eu le temps d’y penser, de m’en remettre, de prendre les bonnes décisions, de bien résoudre le problème, et soudain, les vieux démons se réveillent et ça fait mal! »
C’est comme avec les trunamis, les tremblements de terre, les attaques terroristes: on est horrifié, on fait un petit geste, et puis on oublie parce qu’il y a un nouvel accident, tremblement de terre, problème dans notre vie, événement heureux, thèse à écrire, machin urgent…
Alors comment on fait pour s’arrêter et refléchir une minute? Comment on fait pour résoudre les problèmes qui s’offrent à nous quand on n’a tout simplement pas le temps de les résoudre et que la vie nous force à continuer? Comment on fait pour prendre une vraie bonne décision quand il s’agit de son futur mais qu’on n’a qu’une semaine pour se décider et pratiquement aucun élément qui nous dirigerait dans la bonne direction? Où est-ce qu’on trouve le temps de se remettre de sérieux traumatismes qui vont nous ficher le reste de notre vie en l’air parce que la vie va trop vite et que de nouveaux soucis s’accumulent déjà avant qu’on ait même une minute pour y penser tranquillement?
On dit qu’il faut « prendre le temps de vivre » mais il est où le temps? Je pose mon oreille sur le ventre de Calinette qui ronronne à nouveau, je ne fais que de l’écouter et sentir son bien-être. Une demi minute. J’écoute la pluie tomber sur mon toit et le chant des oiseaux le matin. Une demi minute. Après ça, je me rappelle que je dois aller faire ceci, que j’ai oublié de faire cela, que je dois appeler untel d’urgence… Vivre ma vie une demi minute par jour à la fois, c’est quand même un échec, non? Et ce n’est pas le ronronnement de Calinette ni le chant des oiseaux qui m’a permis de penser à moi, de regarder ce que je suis devenue, et de penser vraiment à tous ces choix que je fais tous les jours et qui à chaque instant changent le cours de ma vie…
Oui, ça me fiche les boules de me dire que dans moins d’un mois j’aurai quitté les Etats Unis pour de bon alors que c’est mon pays depuis plus de dix ans, et je ne sais même pas si c’est la bonne décision. Ca m’attriste de retrouver des vieux journaux et des vieilles lettres et photos d’amis et d’amours et de penser que j’ai peut-être dit des choses que je n’aurais pas dû dire, fait des erreurs, pris des mauvaises décisions « à l’époque. » Ca me glace le sang de me dire que ma grand’mère ne va pas bien et qu’il y a plus de dix ans de ça, j’ai pris la décision égoïste d’abandonner ma famille et de ne plus être là pour eux quand ils en auraient besoin. Et ça me petrifie de peur de me dire que dans deux ans, cinq ans, dix ans, si je trouve une demi minute pour regarder en arrière, je me dirai peut-être « mais qu’est-ce que t’as fais de ta vie, pauvre idiote? »
18 commentaires que j'aime à “Ô temps ! suspends ton vol…”
-
10:51 sur l’horizon de la planisphère » Blog Archive » aujourd’hui, thème commun l’amour! a écrit :
28 juin 2006 à 10:51[...] J’aurais voulu que le temps suspende son vol pour la soirée, faire de cet instant notre asile poétique et une banque de souvenirs lyriques dans le carnet de nos nuits. Vivre une vie vanille ni vu ni connu suavement en musique , comme un slow passionné à ses côtés [...]
Laisser un commentaire
Vous devez vous enregistrer pour laiser une commentaire.



28 juin 2006 à 12:06
Dear miss lulu
D’abord je pense que même si on réfléchit pendant des mois ou des années, on ne sait jamais complètement si on fait « la bonne chose », on le sait après l’action.
Ensuite c’est vrai que le temps passe hyper vite et qu’il faut savoir saisir les petits moments de bonheur qui passent, un par ci, un par là. Mais il me semble que tu es une vraie spécialiste pour apprécier les petites choses de la vie, en tout cas tu sais nous les partager avec générosité et enthousiasme contagieux
C’est une étape importante que tu vis en ce moment et c’est normal je crois de se poser toutes ces questions mais seul le temps te dira…
Grosses bises et courage, tu y es presque !
28 juin 2006 à 3:38
c’est le genre de question qu’on se pose tous, les immigrants, mais bon après quelques années, on oublie, et je crois qu’on fait mieux d’oublier sans cela on se rend malade. et comme dit la chanson, »dans la vie faut pas s’en faire »et si tu regardes tes chatounes, elles s’en foutent qu’elles doivent maintenant vivre au 14e etage, l’important c’est qu’il y a quelque chose dans l’écuelle tous les matin.
28 juin 2006 à 3:40
J’ai remarqué que, pour réfléchir, il me faut un papier et de quoi écrire. A la main… A la machine, mes doigts vont trop vite, alors j’écris plus vite que je ne réfléchis…
Essayer de mettre les choses à plat, par écrit. Essayer d’écrire d’une belle écriture et de noter tous les éléments du problème. Bien sûr, pour ça, il faut un peu de temps… Et le temps n’est-il pas une partie du problème ? Le temps qui passe trop vite, puisqu’on n’a pas le temps de… faire ces choses inutiles comme de réfléchir à sa vie et d’essayer de le mettre par écrit…
C’est comme quand Calinette joue avec sa queue, non ?
Pour ta grand-mère qui ne va pas bien, ne penses-tu pas qu’une tentative de la recontacter lui donnerait du bonheur ? et à toit aussi ? Si tu penses que oui, vas-y. Après, quand il sera trop tard, tu auras peut-être des regrets si tu ne l’as pas au moins tenté. Et, ce que tu risques de pire n’est-il pas que ta fierté en prenne un coup si le contact est rejeté ? Qu’est-ce qui est plus grave ?
Ben dis donc, il me semble que le ton de ce commentaire est bien sérieux…
Je pense que tu te poses toutes ces questions parce que tu « grandis » intérieurement et que c’est quelque chose de positif. Alors, bon courage et bonne route !
Bises, si j’ose !
28 juin 2006 à 7:45
En même temps, c’est à la fin de la foire que l’on compte les bouses
Cette métaphore rurale pour dire que tu ne pourras avoir la réponse à ta question qu’à la fin
: t’auras beau anticiper, il y aura toujours des choix à faire et ça ne se passe jamais comme tu voudras.
En attendant, je veux bien échanger ma vie avec la tienne, ne serais-ce que pour essayer
28 juin 2006 à 7:55
Tu sais Lulu je ne crois pas que ce soit une décision égoïste que l’on prenne quand on quitte sa famille … car généralement sur le moment l’on est pas capable de se projeter dans un avenir assez lointain … On quitte une famille où tout va bien .. les parents sont en bonne forme et vivent leurs vies …La vieillesse des gens qu’on aime est encore loin … On ne peut que penser que la vie est tellement longue qu’on verra bien … et on ne se rend pas compte que nos parents se font un sang d’encre pour nous en quasi permanence parce qu’ils n’osent pas exprimer ce qu’ils ont au fond du coeur pour ne pas contrarier nos envies ! … Et puis vient un moment où tout semble se précipiter … c’est ce que moi je vis depuis quelque temps … et je me dis non pas que j’ai été égoïste de partir ( parce que j’étais jeune … mais que les membres de ma famille auraient du … m’en empêcher ! ! !discuter avec moi … me dire que si ça ne marchait pas je pourrais toujours rentrer au bercail , que je serais alors attendue et surtout aidée car tout le monde peut faire des erreurs et se faire des illusions … Mais nous sommes issues d’une civilisation où la liberté de décision individuelle est tellement respectée que les parents ne peuvent s’opposer aux projets , même périlleux de leurs enfants s’en risquer de les fâcher et de les éloigner définitivement d’eux ! … moi je sais maintenant qu’il y a 20 ans j’ai pris une mauvaise décision … parce que je suis depuis tout le temps empêtrée dans des difficultés insurmontables … mais je suis aussi consciente que si j’étais restée en France .. peut-être ne m’en serais-je pas mieux sortie … voir moins bien parce que malgré les difficultés j’ai aussi énormément appris … Et toi Lulu …si tu n’avais pas pris la décision de t’installer aux Etats-Unis il y a une dizaine d’années … il y a fort à parier que tu aurais gardé une nostalgie et un regret de n’avoir pas osé réaliser ton envie ! ! et que tu te sentirais malheureuse en Suisse ! …… Pour ce soir , je te conseillerais simplement de parler longuement à ta chère grand- mère si c’est possible et de lui dire combien elle est importante pour toi … Je t’embrasse Lulu …
28 juin 2006 à 8:33
tu sais Lulu, je suis dans l’attente permanente du bon moment pour tout faire, et je ne fais plus rien. le temps que tu demandes, j’en ai a revendre, je l’ai pris, gardé et jalousé comme jamais et pour quoi :
pour frequemment me retourner et me dire que je n’ai rien fait. et si j’avais du faire quelquechose ? et si ne rien faire n’était pas la bonne décision ? et si c’était le bon moment de se lancer et surtout s’il n’y avait pas de bon moment pour ça ?
alors j’aurais attendu pour rien et les non décisions auraient gaché beaucoup de choses.
comme tu vois, l’inverse n’est pas meilleur …
ce que j’ai envie de te dire, c’est que tu fais plein de choses, et que tu vis tes rêves, quand tu as des envies, tu les concrétises. alors chaque pas amène plus de choix à faire et plus d’interrogation sur tes décisions, mais tu avances. Dans la mesure ou, que l’on ne fasse rien ou qu’on avance, la vie est ce qu’elle est, limitée en temps et en possibilités, je pense qu’il ne faut pas que tu te poses trop de questions : tu vis ta vie, tu la remplis, et c’est une bonne chose.
la phrase qui me trotte dans la tête, c’est » il vaut mieux avoir des remors que des regrets … » sachant que les remors te permettent toujours de revenir en arrière, parce que justement, le chemin est sous tes pas. si tu veux en faire une courbe, une boucle, libre à toi.
en te lisant, ça me donne envie de descendre du trottoir ou je me tiens depuis longtemps et de commencer à prendre un peu la route, pour voir ou je vais emmener ce chemin moi aussi
Je te lis depuis un moment, et j’admire ta capacité a positiver tout un tas de choses, alors je crois que ta nouvelle vie à grandbled te plaira parce que tu sauras trouver ce qu’il y a de formidable à faire des pas dans cette direction.
au sujet plus précisément des gens que tu aimes et qui sont loins, la planète rétrécit a vue d’oeil. avions, skype, webcams, peut être que tu seras plus proche de ta famille que certains qui vivent a moins d’un km les uns des autres et qui ne se parlent jamais ?
28 juin 2006 à 8:36
Je crois que la famille qu’on laisse derrière soi ne nous en veut pas, tant qu’on est heureux là où la vie nous mène.
Appelle ta grand-mère, ou écris lui. Raconte lui ta vie ici, et tes projets pour celle qui t’attend à Grandbled.
Dis lui combien tu l’aimes, et puis je suis sure qu’elle sourira.
Il ne faut pas se laisser étouffer par les « si »…
Courage Miss Lulu!
Des bises et des pensées pour toi.
28 juin 2006 à 9:43
Llyn: bises pour toi aussi
krysalia: c’est intéressant ce que tu dis, que d’avoir ce temps n’est pas nécessairement mieux et que ça empêche peut-être justement de prendre des décisions… c’est vrai que je suis plutôt du genre à prendre les décisions rapidement (même si c’est parfois pas très malin) juste parce que ça m’ennuie de passer trop de temps à y refléchir
haha, je préfère me jeter à l’eau même si elle est glacée plutôt que de trop me poser de questions et d’attraper un coup de soleil
et c’est sûr que comme ça, je ne m’ennuie jamais! allez, tu viens nager avec moi?
Cloclo: c’est sûr que je me demande comment aurait été ma vie si j’étais restée en suisse. misérable, probablement… et pourtant j’en suis partie pour des raisons tout à fait ridicules et stupides… tu connais le film « sliding doors »? je l’aime beaucoup parce que ça montre le « what if? » que j’aimerais bien parfois moi aussi voir
Ze Minimousse: y’a une émission à la télé en france qui fait ça, non, d’échanger deux personnes de vie? je trouve ça très chouette comme idée, parce qu’on se dit parfois « ah si seulement je pouvais être… » et en fin de compte, on se rend compte que ce n’est peut-être pas plus facile
alors allez, hop, je veux bien échanger de vie avec toi quelques jours!
Léonor: bienvenue dans mon champ de maïs
en fait je pense assez souvent à ce genre de chose… mais pas sur mon blog parce que ça déprimerait tout le monde
pour ma mamie, on a un bon contacte, heureusement, elle lit même ce blog… mais ce n’est pas la même chose que d’être sur place, de pouvoir aller lui faire des courses, regarder la télé avec elle, l’aider à la cuisine… écrire « à la main » est une bonne idée, surtout que c’est la seule chose qui soulage un peu mon carpal tunnel syndrom…
guizee: huhuh, moi aussi je serais très heureuse s’il y avait tous les matins un petit déjeuner qui m’attendait
j’ai essayé de montrer aux chatounes comment faire mais elles veulent pas, les coquines! ceci-dit, c’est sûr que de se dire « et si j’avais fait ci et ça…? » n’aide pas, mais je trouve qu’il faudrait quand même parfois un peu plus de temps pour résoudre certaines choses dans nos vie avant de passer à autre chose…
28 juin 2006 à 10:29
Dear Lou:) merci pour ton gentil mot (qui était passé avec le spam, je ne sais pas pourquoi). grosses bises et bon courage à toi aussi
28 juin 2006 à 12:59
P… tu vas te faire ch…
28 juin 2006 à 2:15
Ce que je trouve vraiment très triste dans ma vie, c’est que je passe mon temps avec des gens qui ne sont pas ma famille, je donne le meilleur de moi-même et de ma santé pour eux, et ma famille me manque cruellement. Et je serais si heureuse de faire quelque chose pour eux. En ce moment je suis le soutien de tous les instants d’une jeune femme enceinte couchée depuis le troisième mois, je m’occupe de sa fille, je lui tiens compagnie, je tricote pour le bébé, je l’écoute, je lui trouve des bouquins à lire, j’ emmène sa fille chez le pédiatre….., et ma propre fille chérie est sûrement très contente de ne pas avoir sa mère sur le dos pendant sa grossesse ! Suis-je amère ?
28 juin 2006 à 4:26
En revisitant tes archives… tu vas en tomber en bas de ta chaise dans 10 ans!
La famille, les amis: on est toujours là pour eux… quand c’est le moment. Pas toujours physiquement à côté mais là…
Je viens de ré-avoir accès à ton blog et je me suis tapée euh… plusieurs post on dira. Je suis vannée
Je vais au lit en mentionnant au passage.. que l’Hymne Suisse est à mourrir d’ennui
28 juin 2006 à 4:43
Bah ouais, moi c’est aujourd’hui que je me tape le retour du bâton parce que j’ai cru il y 13 ans que j’avais résolu le problème (mais c’était qu’en surface).ERT voilà qu’aujourd’hui je suis paralysée de terreur (et pas que mentalement,physiquement aussi mon corps ne me porte plus)à l’idée d’aller faire une journée d’essai à un pti boulot où je me sens d’office pas à la hauteur,quoique mes proches puissent me dire.Là maintenant je crois que je suis dans le vrai fond du gouffre et que je n’arrive plus à vivre et réfléchir sur mes problèmes en même temps…
28 juin 2006 à 9:31
Tu sais Lulu, ce que tu écris touche au plus profond tous ceux qui vivent une expérience plus ou moins longue de l’expatriation et qui sont proches de leur famille par le coeur (comme les commentaires ci-dessus en attestent). Les questions que tu te poses, les angoisses, les regrets, les peurs que tu as au fond du ventre, me torturent aussi. Tout récemment, j’ai du faire un aller-retour en France pour l’enterrement d’une grand-mère que je chérissais. Je l’ai appelée plusieurs fois par semaine pendant les longs mois où elle était à l’hopital, et même si je savais que ma présence physique à ses côtés l’aurait remplie de bonheur, je sais aussi que mes appels lui faisaient un plaisir fou, qu’elle retrouvait un peu de l’énergie qui lui faisait défaut, même face à ceux qui étaient là-bas avec elle. Elle savait tout de ma vie, je lui racontais tout ce qui se passait dans mon quotidien, mieux que je ne l’avais fait toutes ces années où j’avais vécu à quelques centaines de mètres. Elle ne cessait de me répéter que me savoir heureuse suffisait à son bonheur, que j’avais eu raison de partir et que c’est tout ce qui importait. Je la croyais. Ca m’aidait à déculpabiliser un peu. Le fait est que je ne l’ai revue que dans un cerceuil et que je n’ai pas pu l’embrasser vivante. Rien ne m’ôtera jamais le goût amer que j’ai eu dans la bouche pendant ce voyage. Mais je sais aussi qu’elle ne m’en a jamais voulu, bien au contraire.
Je crois que la pensée de te savoir heureuse, prête à commencer une nouvelle vie, avec un bon boulot et tout ce qui viendra plus tard (les amis, un p’tit chéri canadien, etc.) – tout ça, c’est ce qui compte pour ta famille. Si tu penses que ta vie en Suisse aurait été misérable, alors tu as fait le bon choix. Partir est un choix difficile dont on mesure mal les implications lorsqu’on le fait à un jeune âge (et ceux qui restent mesurent mal ce qu’il nous en coûte). Mais on a aussi sa vie à construire et la mission de faire tout ce qu’il est en son pouvoir, par respect et par devoir envers la vie tout simplement, d’être heureux, du mieux que l’on peut. Si tu es proche de ta grand-mère et qu’elle te le rend bien, tu as déjà accompli ta mission. Combien sont ceux qui, alors qu’ils vivent à deux pas, sont indifférents au sort de leurs grands-parents ou s’entendent mal avec leurs parents? Tu as la chance d’avoir une famille qui t’aime, et même de loin, à lire tes posts et à deviner ta personnalité au travers de ceux-ci, tu le leur rends bien (n’est-ce-pas mom?) C’est ÇA qui compte.
Je sais bien que cela ne peut effacer le remord ou la culpabilité dont tu souffres (et que je partage à 100%) mais puisses-tu te rappeler cela lorsque tu es au creux de la vague.
Je pense fort à toi et j’ai hâte de te connaître en chair et en os. Il me semble que nous aurons beaucoup de choses en commun… Je t’embrasse.
28 juin 2006 à 10:27
Comme je te comprends! Je retrouve les doutes qui me dévorent dans ce que tu as écrit. Merci de me soulager.
29 juin 2006 à 12:39
Sabine: courage et gros bisous
Karibou: merci pour tous ces bons mots. moi aussi je me réjouis de te rencontrer très bientôt! et félicitations pour la maison
lafouine: c’est étrange, la vie, hein? je te souhaite beaucoup de courage pour trouver la force de vivre et de faire face à ton passé en même temps! plein de bisous à toi
!Béo!
je vois qu’effectivement, tu t’es tappé un certain nombre de posts
merci de ta fidélité, et sorry pour le blog qui merdouille… t’es pas la seule à qui ça arrive
mom: comme on dit, nulle n’est prophète en son pays
Ze Minimousse: oh la la, et toi donc!!
21 juillet 2006 à 8:19
Est-ce que le fait de penser est savoir profiter du temps, est savoir vivre, est savoir profiter de chaque instant, savoir orienter ses variations ou est-ce arrêter le temps ?