Sat 29 Apr 2006
Ca y est, le début de la fin a commencé. Les “c’est mon dernier…” et “c’est la dernière fois que…” arrivent doucement mais sûrement. Impression de fin alors qu’il n’y a pas encore de nouveau début. Impression de m’approcher déjà un peu trop près du bord de la falaise et de devoir bientôt en sauter sans encore être sûre qu’il y a un trampolin qui m’attend en bas.
Aujourd’hui, c’était mon dernier jour de travail à Purdue. Dernier jours avec mes élèves, dernières copies à corriger, dernières notes à donner, derniers papiers à signer, mon contrat de travail avec Purdue s’est innexorablement terminé comme on termine un carton de glace à la pistache: quand c’est fini c’est fini. Sauf que là, je peux pas aller en acheter un nouveau à Target.
Quatre ans de labeur pour un salaire de misère mais des instants mémorables. Première année cauchemardesque, deuxième année extraordinaire, troisième année pénible, quatrième année sympa, et environ 180 étudiants traumatisés à vie par ma faute
Je suis rentrée de mon dernier cours, cet après-midi, entièrement lessivée, vidée, épuisée, non pas seulement comme tous les vendredis mais comme si c’était mon premier vendredi après une semaine de quatre ans. Impossible de penser, impossible de bouger, impossible de réaliser l’importance du moment, impossible de jouer avec les chatounes qui m’auront pour elles toutes seules pour les quelques mois à venir.
Au revoir et bonne chance à tous, mes chers élèves. Moi, je prends le train pour d’autres contrées.
23 commentaires que j'aime à “the end of an era…”
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29 April 2006 à 3:42 am
Même si tu pars vers de nouvelles aventures, cela doit quand même être assez émouvant non ?
Tu pars quand définitivement vers tes nouvelles contrées ?
29 April 2006 à 4:16 am
Si tu écris un roman sur ces années, j’ai trouvé le titre !
Une de Purdue…
Bah quoi ? Tu connais l’expression ?
Et puis il y a eu “Un de Beaumugnes”, alors pourquoi pas ?
29 April 2006 à 5:04 am
Et la nouvelle bloggeuse indianesque, elle s’y met quand ?
Il me faut du monde moi, pour l’état de l’Indiana dans ma blogroll !
Tu ne perds rien, l’équipe de foot locale était minable
29 April 2006 à 5:18 am
Serait-ce le dernier billet aussi ? ? ! …
Non !… fort heureusement … ce n’est pas le dernier jour de ce blog trépidant … plein de vie … plein de sentiments … plein de belles colères … et de doux attendrissements ! … peut-être l’un des rares éléments de permanence dans ta vie Lulu … Partout où tu iras à l’avenir … ce blog sera … et nous serons … avec toi … Cette belle tranche de vie dans ce champ de maïs si souvent décrié ( .. mais l’on ne critique bien que ce que l’on aime … ) qui t’a permis de partager de vraies amitiés … traditionnelles … en chair et en os … que des amitiés virtuelles malgré tous leurs efforts épistolaires ne pourront jamais remplacer …. ( ta tristesse en est la preuve … ) est au moins emprisonnée pour ta petite éternité dans l’ensemble des logiciels de la planète … Et qui sait … en consultant de temps en temps tes nombreuses archives … nous aurons peut-être nous aussi .. une petite larme à l’oeil …
29 April 2006 à 6:17 am
Moi, j’aime beaucoup ces petits moments qui ressemblent à un compte à rebours.
C’est sans doute mon côté versatile - flip-flopper
Mais j’assume.
J’ai hâte que cela m’arrive
29 April 2006 à 8:33 am
Une grande pensée d’un grand Lama : Si nous sommes attachés aux objets et aux gens, nous ne comprenons pas leur vraie nature. Nous ne pouvons nous détacher des choses qu’en prenant conscience de leur vraie nature, ou encore , dans ton cas, Tu dois te détacher des choses et des gens, et tu prends conscience de leur vraie nature. Parfois je me la joue ainsi, je fais semblant de devoir quitter qqch ou qqn et je comprends mieux la situation et ce que je dois perdre. Subtil, hein, j’espère que je contribue par ce blabla à relever le niveau de ce cher blog.
29 April 2006 à 9:30 am
Mais alors Miss Lulu, si tu bosses plus à la Purdue University, je fais comment maintenant pour t’envoyer une carte postale de mon champ de tournesol?
29 April 2006 à 10:10 am
Mais de la glace a la pistache, t’en a rachete ou pas ????
29 April 2006 à 10:25 am
La fin d’une étape qui annonce le début d’une autre, et c’est comme ça qu’on avance
Au fait, Miss Lulu, tu seras où du 20 juin au 6 juillet? Comme je traverse l’Atlantique pour la 1ere fois de ma vie, si tu n’es pas trop loin, ce serait sympa de se voir (et de voir les célèbres chatounes aussi).
29 April 2006 à 11:24 am
Dis moi miss Lulu, t’avais pas une photo de la plaque de ta rue ???
Je l’ai cherchée partout mais je l’ai pas trouvée
29 April 2006 à 12:31 pm
The WeePingoooo: oui je sais pas où elle est non plus… mais attends, je vais faire un p’tit jeu pour donner mon adresse à la maison, patience
de toutes les manières, ils me connaissent à purdue, ils garderont mes cartes, pas de soucis!
Cel: je pense que je serai dans mon champ de maïs à ce moment-là, à attendre mon permi de travail
il se peut que le 20 je sois encore à granbled pour trouver un appartement. si tu passes par là dis-le moi
Cloporte: but of course
Marie: je suis encore élève à purdue jusqu’en août donc y’aura pas de problème
metamorfosis: j’ai pas dit que je regrettais quoi que ce soit, j’ai juste dit que c’est un grand pas vers l’inconnu…
Den Kleinen Pingoooo: ouais mais quand t’as pas de permi de travail, encore, ça fiche un peu plus les boules
Claudine: ben non, qui parle de dernier post, c’était si larmoyant comme post??? ah la la, fallait que j’écrive “ce post n’est pas une lamentation, simplement une constatation”
Jérôme:
oui mais t’as pas beaucoup de blogs de l’ontario dans ta blogroll alors c’est déjà pas si mal
Vinvin: haha, excellent titre de nouveau blog: une de purdue… merci
Chamade: c’est émouvant, oui… mais c’est difficile de bien se rendre compte de tout ça pour le moment
je ne sais pas encore que je vais y aller exactement, ça dépend de mon permi de travail… mais je pense que je vais y aller mi-juin en tous les cas pour chercher un nouvel appartement.
29 April 2006 à 12:58 pm
Allez: que de bons souvenirs!
Toujours avec un pincement au coeur quand même les dernières…
29 April 2006 à 3:19 pm
Tu pars en train??? j’ai encore rien compris moi…
29 April 2006 à 3:40 pm
Moi aussi je souffre du syndrome du tourner de page en ce moment. Je pense qu’il suffit de fermer le yeux, de prendre son élan et de sauter!
29 April 2006 à 3:46 pm
Que le vent te porte vers de merveilleux départs, ailleurs, au pays de l’érable citadin…
Ça va être le fun les premiers…
29 April 2006 à 4:22 pm
Ne me dis quand meme pas que le train de Purdue (ou pour Purdue) part aussi de la plate-forme 9 3/4
29 April 2006 à 4:45 pm
Si tu es trop triste va manger quelques sushis, comme ça tu n’auras plus de sushis à te faire . ( la honte ) .
29 April 2006 à 5:04 pm
Quelle chance! Tu as une grande route devant toi et l’opportunité de faire plein de trucs fous…
Avec le désir toujours là et la fatigue en moins, ça ira, c’est sûr!
29 April 2006 à 6:15 pm
super émouvant tout ça je trouve!
Y’a un truc qui n’a rien à voir, mais… tu vas changer de vie, d’appart, de pays, de bouffe, de tout… mais ton tit blog il sera là comme d’hab’, avec Purdue gravé en lui, et avec tellement de nouvelles aventures à partager!
(happy sigh)
29 April 2006 à 7:29 pm
Fonce comme une locomotive! Ne regarde pas derrière! N’aie pas “peur du” lendemain!
29 April 2006 à 7:50 pm
Bjr MissLulu
Mais toute la série des ‘Mon Dernier’
Va être heureusement remplaçée
Par des milliers
C’est la Première fois que!
Et puis l’idée du train
Est tellement positive!
Ca ne m’étonne pas de toi
En toi la voie est tracée
Et tu sais déjà qu’il ya quelques gares
Ou tu VOUDRAS t’arrêter
Et rien ne t’arrêtera!;)
GroKiss et câlins aux félines
30 April 2006 à 3:06 am
c’est vrai que ça fait un peu ” moment ou tu lâches la rampe ” sans avoir encore de toi te tenir de l’autre côté … un petit moment de flottement
je trouve que tu as très bien décrit cette sensation. et je te trouve bien du courage, je suis toute stressée avec toi là
30 April 2006 à 3:43 am
Je suis en train de lire les récits de la conquète du Canada, les Français et les Françaises y sont dépeints comme des gens héroïques et aventureux, alors réveille en toi ton âme gauloise et pense à tes glorieux ancètres : Canada, à nous deux ! Une de Purdue, Miss de retrouvée ! On voit que c’est dimanche matin.