Archives de février 2006


Hier. Toute seule. En une soirée!

Parce qu’il y en a ras le bol des questionnaires à la noix et que je deviens chèvre, j’ai décidé de créer une nouvelle sorte de questionnaire: la crème renversée! Non seulement c’est délicieux mais en plus c’est rigolo… et ça peut faire gagner des cartes postales de champs de maïs!

Alors, la règle du jeu est simple: je vous pose des questions sur moi et vous répondez. Haha, on va enfin voir qui lit bien mon blog et qui devine vraiment qui se cache derrière la miss lulu :) C’est aussi une excellente occasion de jouer avec mes catégories et mes archives… Mais tout n’est pas dans ce blog, hein, il faut parfois bien deviner! Les cinq personnes qui trouvent le plus de réponses justes auront droit à une carte de mon champ de maïs préféré*! C’est impossible de répondre à tout, je sais, mais essayez de faire de votre mieux, huhuh! Je vous laisse au moins 48 heures, pis vous pouvez répondre en plusieurs fois. (PS. Ne vous découragez pas, ça m’étonnerait que quelqu’un réponde juste à plus de 15 questions. Le but n’est pas de gagner mais de jouer** :) .

Allez, je vous aide… parce que c’est trop décourageant de voir que personne ne me connaît bien :( mais la plupart des réponses se trouvent dans les catégories!

1. Quel est mon parfum de glace préféré au monde (et impossible à trouver aux Etats Unis)? une baie qu’on ne trouve pas ici

2. De quelle couleurs sont mes yeux? Et mes cheveux?

3. Quel est le nom complet de Calinette? Et de Sosso?

4. En quel année et mois ai-je commencé ce blog? (attention, ce n’est pas si facile qu’il y paraît) faut aller sur l’ancien pour trouver la réponse

5. Qu’est-ce que je veux faire quand je serai grande? ben je sais pas, je veux des suggestions…

6. Quelles sont les deux cuisines internationales que je préfère? super fastoche!!

7. Quand est-ce que j’ai adopté Sosso? Et pourquoi elle?

8. Où habitais-je avant d’arriver dans mon champ de maïs? Et depuis combien de temps y suis-je? le CV c’est pour les chiens? ;)

9. Quelle taille fais-je? (réponses possibles en mètres, centimètres, inches, et pieds) je sais plus où se trouve la réponse mais elle est sur ce blog

10. Quelle est ma première couleur favorite de fringues? Et la deuxième? y’a cas regarder les photos, hein

11. Pouquoi est-ce que je suis encore en train de faire des études? ça c’est une question que je me pose, alors si vous avez la réponse…

12. Quel est le sujet (général) de ma thèse de doctorat?

13. Quel est mon chiffre favorit? Et celui que je déteste? j’en parle à peu près dans tous les questionnaires auxquels je réponds

14. Qu’elle est la seule chose que je regrette vraiment dans ma vie? (En fait y’en a deux, mais je pense pas que quelqu’un puisse jamais trouver la deuxième). la réponse se trouve dans la catégorie « rêves »

15. Quels aliments est-ce que je déteste le plus? trooooop fastoche!!

16. Dans quels deux pays d’Amérique du Sud est-ce que je suis déjà allée? là je sais pas où la réponse se trouve… mais en tous les cas dans les photos, c’est sûr

17. De quoi fais-je la collection? cherchez « Australie » dans ce blog et vous trouverez peut-être la réponse…

18. Comment s’appellent mes soeurs et mon frangin?

19. Quel est un de mes plus grands rêves? trop fastoche!!!

20. Quel est mon compositeur de musique classique préféré?

21. Quelle est LA chose qui me manque le plus de France?

22. Qu’est-ce que j’ai fait pour la première fois de ma vie en décembre 2004? les archives, c’est pour les araignées?

23. Dans quel pays lointain suis-je un jour allée retrouver un jeune homme que j’avais rencontré sur internet? dans la catégorie « rêves »

24. Quel rêve est-ce que Samantdi et Moonliza m’ont permis de réaliser?

25. A propos de quoi a été la seule vraie dispute sur mon blog? ok, ça c’est difficile: chercher dans les archives de mon ancien blog, dans les commentaires… en juin 2005

26. Quelle est la prochaine recette avec du riz que je vais essayer de faire? (là c’est parce que je manque d’idées ;) )

27. Quand j’aurai un nouveau boulot, quelle est la chose la plus importante que je veux dans mon nouvel appartement?

28. Quand est-ce que je prévois d’avoir des enfants? réponse dans « ze miss lulu »

29. Qu’est-ce qu’il y a d’écrit sur le paneau cloué sur ma porte de petit cagibi à foutoir dans l’entrée de mon appartement? dans les photos

30. Où, quand, et avec qui a été prise cette photo?

Attention, ceci est « the fine print » et doit impérativement être lu et approuvé avant de répondre au questionnaire sous peine de se faire avoir et de ne rien gagner du tout comme dans la plupart des jeux à la télé. Toute personne qui participe à ce concours hautement prestigieux doit être soit un homme, soit une femme, soit un chat, mais pas un chien. Les membres de la famille de miss lulu ont le droit de participer mais s’ils gagnent c’est de la triche et ils ne recevront aucune carte postale ni rien du tout d’autre. Ah si, peut-être une engueulade! Ce concours est interdit aux moins de 2 ans et aux plus de 102 ans et aux personnes qui aiment les buissons maudits. L’organisatrice de ce concours se réserve le droit de rigoler comme une banane des réponses de certains si besoin est, et d’envoyer les cartes promises super en retard mais avant Noël quand même. Alea jacta est!

**Toute personne qui ne se décourage pas et essaye de répondre (juste) à au moins cinq questions a le droit de demander (expressemment et poliment) de recevoir une carte postale quand même mais doit m’envoyer 2 dollars pour la carte et le timbre.

Etant encore la victime d’un questionnaire cucul, merci Aca, je me plie au jeu, mais je prépare déjà ma revenche, héhéhéh!!! Et la revenche est, comme on le sait, un plat qui se mange avec du riz, si si!! Mouahahahaha (rire sardonique).

Ze but of ze story, c’est ça: Ecrivez 6 vérités farfelues sur vous-même, puis listez 5 victimes qui n’auront d’autre choix que d’en faire autant! Ah la vache, non seulement je suis victime mais en plus je dois être bourreau? La vie n’est qu’une lutte! Bon, profitons-en pour ne pas perdre son temps et enseigner au peuple français les chiffres en anglais!

- First (en premier): 0=zero (à prononcer ziro), 1=one, 2=two, 3=three, 4=four, 5=five, 6=six, seven=7, huit=eight, 9=neuf, 10=ten. Bon, ensuite y’a 20=twenty, 30=thirty, tout ça, c’est fastoche. Attention, 70 n’est pas égal à sixty-ten, 80 n’est pas four-twenty-ten, et nonante n’est pas si con!

- Second (en deuxième): les nombres intermédiaires se forment en ajoutant un tiret entre la dixaine et l’unité: 47=fourty-seven, 73=seventy-three, 81=huitante-et-un.

- Third (troisièmement): Le point est l’équivalent de notre virgule française. C’est muuuuucho important ça! Donc 1,5 en français donne 1.5 en anglish. Et on dit one POINT five et non pas one VIRGULE five dans ces cas-là! Par contre, on utilise la virgule pour séparer les centaines: 1′240′311,50 euros deviennent $1,473,923.97 (change du jour) (et remarquez qu’on met le signe $ DEVANT les chiffres).

- Fourth (quatrièmement): Les centaines et les milliers et les millions ne prennent pas de S: four HUNDRED, six THOUSAND and septante-neuf, twenty-three BILLION dollars. Par contre, quand on veut dire des tas et des tas de trucs, on dit « millionS » of people, ou « hundredS » of spiders, ou « billionS » of idiots, ou même tenS of thousandS of Americains voted for ze buisson maudit!

- Fifth (cinquièmement): un truc marrant qui existe seulement à moitié en français mais au complet en anglais, c’est le double comptage des milliers: 1′300 c’est treize-cents ou mille trois cents en français, mais 2′400 ce n’est pas vingt-quatre cents. En anglais, si! 1,300 c’est one thousand and three hundred, ou thirteen hundred, et 2,400 c’est two thousand and four hundred OU twenty-four hundred. Trop cool l’anglais!

- Sixth (pas facile à dire) (sixièmement): un milliard n’est pas égal à one milliard, et d’ailleurs « milliard » n’existe pas en anglais. Il y a des « billions » en anglais, mais ce n’est pas non plus égal à un billion français. Je crois que le milliard français est égal au billion anglais, et que le billion français est égal au trillion anglais. Mais je peux me tromper, ce n’est pas le genre de chiffre que j’utilise couramment quand je fais mes comptes, malheureusement.

- Seventh (septièmement): 24/7 ça veut dire « 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. » Par exemple un magasin peut être ouvert 24/7. On dit « twenty-four seven » comme dans la phrase « the store is open twenty-four seven, » tout simplement. Vachement plus fastoche qu’en français, hein?

Ah merde, je sens qu’on va me dire que c’était pas ça la question! Bon bon… le questionnaire…

- 1.2: J’adore manger des tomates crues en faisant des petits trous dans la chair et en aspirant le jus et les pépins à travers les trous en faisant plein de bruit!

- tou: Je suis complètement gaga avec mes chats et tous les chats en général. Quoi, je suis sûre que personne ne le savait! Mon prochain blog s’appellera « lulu’s cats in cornland » ;)

- 389,25: J’aime pas prendre des douches en hiver. J’ai trop froid, en sortant de la douche, même avec le chauffage. C’est psychologique, je sais. Mais c’est quand même la vérité. Alors je prends seulement une douche un jour sur deux, pis de toutes les manières on s’en fout, les microbes de la puanteur hibernent.

- 5/13: Je déteste, mais alors je déteste, les gens qui sont en retard, et être moi-même en retard! Pour moi, être seulement ten minutes en avance, c’est déjà être en retard!

- six million of six sabords: Je mange pas de viande aux Etats Unis, sauf si on m’invite et que bon, je suis quand même polie (et les petits bouts de bacon sur les cheese fries d’Outback mais j’essaye quand même de les enlever). Trop d’hormones et d’antibiotiques et de transgénique et de farines animales et de mad cow et de avian flu et de creutzfeld jacob et de torture de pôv’ bêtes! Je mange très très très peu de viande en Europe aussi et seulement de la bio, si possible, mais comme je suis plus souvent invitée, là, je finis par en manger plus souvent. On peut dire que je suis une « almost-vegetarian. » Mais je mange du poisson, ça je peux pas arrêter!

Voili voilà, j’ai fait mes devoirs, je peux regarder la télé maintenant? Ah merde, j’ai pas la télé! Bon, je vais aller me faire… voyons… un « pianissimo organic et son fortissimo transgénique » alors, puisqu’on parle de bouffe! Les détails demain ;)

Allez, comme ça fait un moment que je dois à plein de monde tout plein d’explications sur ce qui s’est passé avec la Sosso et le ratage d’opération et les vomissements et tout ça, je m’y colle ce soir. J’espère que mes chers lecteurs et généreux donnateurs à l’Opération Sosso ne m’en voudront pas de ne pas avoir raconté tout ça plus tôt: quand je suis dépassée par les événements, je préfère attendre que les choses soient un peu calmées avant d’en parler, comme si d’ignorer le problème allait le faire disparaître. C’est bête, oui je sais…

Ce qui s’est passé n’est pas très clair. Beaucoup de choses ont merdé en même temps… D’abord, j’étais ultra ultra stressée à cause de mon entretien de boulot à New York (aller-retour en une journée et première « campus visit »). Ensuite, je me faisais vraiment beaucoup de soucis à propos de la papatte de la chatounette. C’était terrible de la voir boiter comme ça, et en même temps, les frais de l’opération me paraissaient fous, même avec l’aide de tas de gens au coeur d’or (j’ai reçu environ la moitié des frais de l’opération + pré/post-opération, ce qui est super, mais… il fallait encore trouver l’autre moitié)! Je pense que les chats ont senti l’angoisse et le stress par lequel je passais.

Quand j’ai enfin décidé de faire l’opération, j’ai emmené Sosso chez le vétérinaire (un autre, mon habituelle ne pouvant pas faire cette opération spécifiquement) et il a fait plein d’analyses de sang et m’a dit que tout était complètement anormal, qu’ils allaient envoyer du sang à de plus grands labos à Indianapolis parce que là ça les dépassait, etc. Vous imaginez mon état pendant le week-end qui a suivi. En plus, Sosso sentait le désinfectant et le « docteur » quand elle est rentrée (puisque le véto a refusé de faire l’opération), et Calinette a commencé à lui faire une guerre abominable. Résultat (?), Sosso a arrêté de manger. Ou plutôt, elle vomissait sans arrêt tout ce qu’elle buvait ou mangeait. Après trois jours pendant lesquels Sosso ne pouvait rien garder dans son estomac et moi je passais mes jours et mes nuits à nettoyer la moquette, à paniquer pour mon entretien, et à essayer que Calinette ne tue pas Sosso qui s’affaiblissait, j’ai emmené Sosso aux urgences des bébêtes au milieu de la nuit pour la faire rehydrater avant de partir pour New York… et bien sûr, elle sentait de nouveau le véto à fond… Oui je sais, je n’ai pas joué très intelligemment dans cette histoire… mais je pense que mon cerveau s’était mis en mode « panique » et que je n’arrivais tout simplement plus à penser.

A mon retour de New York la nuit suivante, Sosso était à demi-morte et refusait carrément de boire ou de manger, et Calinette absolument folle de rage et de hargne! Et donc après avoir espéré pendant 48 heures que mon retour les calmerait, j’ai conduit Sosso chez le véto (notre véto normale, celle qu’on aime) et je lui ai dit de la garder pendant deux jours et de la remettre sur pattes, parce que là, avec mon stress de recherche de boulot plus Calinette qui ne la laissait pas respirer, je n’en pouvais plus et Sosso non plus! Ils ont donc gardé Sosso pendant deux jours, lui ont filé du barium pour débloquer son estomac qui était un tas de noeuds, l’ont bien rehydratée, lui ont permis de se reposer un bon coup… Et après deux jours, elle était comme neuve et on est rentrées à la maison. Calinette lui a fait la guerre pendant 3-4 jours, mais Sosso avait plus de force pour se battre, et elle a recommencé à bien aller rapidement (elle avait quand même perdu pratiquement 2 kilos, ce qui pour un piti chat comme ma Sosso est énorme!).

Bref, on n’a pas pu faire l’opération, avec tout ça. Les analyses de sang complètement anormales ont finalement été une erreur du labo du véto!! J’ai dû payer environ $600 de frais de véto entre les urgences, les analyses (pour rien, et non, ils ont dit que les erreurs arrivaient à tout le monde et que je devais quand même payer) et les deux jours d’hôpital pour Sosso… ce qui est pratiquement tout l’argent que j’ai reçu par Paypal…

Donc nous revoilà au point de départ. Sosso boite toujours mais Calinette s’est calmée avec elle, en gros, même si c’est pas encore le grand amour. Par contre, elle est toujours très fâchée contre moi même si on a quelques bons moments de temps en temps. Mais on essaye de respirer et de retrouver une vie normale toutes les trois. Je ne peux tout simplement pas repasser par tout ça en ce moment, j’ai trop de soucis avec ma thèse et ma recherche de boulot, il faut que je me concentre là-dessus de temps en temps quand même. Dans un ou deux mois, soit je laisse tomber l’idée de trouver du boulot cette année, soit j’en ai trouvé un, et une fois qu’on sait ce qu’on deviendra l’année scolaire prochaine, on pourra repenser à l’opération. C’est tragique, parce que plus on attend et plus le problème de Sosso empire doucement mais sûrement, même si elle a retrouvé toute son énergie… mais il faut que je garde UN PEU le contrôle de la situation de temps en temps, sinon je vais pêter un cable! Et avec mes deux conférences super importantes de mars (encore une semaine loin de la maison!), le mariage de ma soeur, les soucis du frangin et des parents, mon visa expiré, mes statistiques inutilisables, et le boulot toujours inexistant, la stabilité de ma vie est loin d’être facile à retrouver.

Une fois, j’ai vu une carte postale avec une longue corde qui pendait et un gros noeud au bout de la corde avec quelqu’un qui s’y accrochait désespéremment. Il y avait écrit sur la carte « when you’re at the end of your rope, make a knot and hang in there! » (quand vous êtes au bout de votre corde, faites un noeud et restez bien accrochés, mais c’est un jeu de mot, parce que « hang in there » veut aussi dire « courage! ») Pendant ces deux semaines de panique totale et intégrale, mon monde s’est écroulé. J’étais absolument seule pour faire face à tout ça, avec l’envie d’aller me cacher avec Sosso au fond de mon placard et qu’on se laisse mourir toutes les deux. Le noeud à ma corde qui m’a permi de m’accrocher, c’était ce blog et les gentils messages de tout le monde et vos cadeaux. C’était le seul moment de « normalité » qu’il me restait. J’étais horriblement seule, mais je regardais la Sosso endormie dans mes pulls et je lui disais « Courage ma Sosso, tu dois être forte, tu vas t’en sortir, c’est pas possible autrement, il y a tellement de gens qui pensent à toi! » (Je suis la reine du transfer sur mes chats, au cas où vous n’auriez pas encore remarqué!)

Elle vient de sauter dans mes bras, ma p’tite Sosso, et elle coince sa tête contre mon coeur et ronronne comme une bienheureuse. Calinette dort paisiblement à mes pieds. On est bien toutes les trois, mais l’équilibre est encore bien fragile.

J’adore cuisiner et manger des trucs qui ont des noms impossibles et exotiques. Surtout ceux où on ne peut vraiment pas savoir ce que c’est si on ne connaît pas. C’est pour ça, et aussi parce que pour une fois j’avais tous les ingrédiens sous la main par le plus grand dézazards, que j’ai fait un Kedgeree, qui, d’après mon bouquin, est « a popular English dish… evolved from the Indian breakfast dish Khichhari… traditionally served for breakfast but it does make an enjoyable light lunch or supper. » Amen!*

En fait, je n’avais pas vraiment TOUS les ingrédients… mais comme d’habitude, j’ai fait avec ce que j’avais et c’était délicieux, absolument exquis! Et super facile à faire! Je suis bientôt bonne à marier, moi!

Donc, il faut, pour environ 2 personnes:

- deux portions de haddock fumé (ou n’importe quel poisson blanc, et moi j’ai utilisé du saumon frais, c’était parfait)
- quelques feuilles de laurier
- un citron ou du jus de citron de la bouteille
- deux oeufs durs
- de l’huile ou du beurre
- 1/2 oignon coupé finement
- 1/2 cuillère à café de curry paste (j’ai utilisé du curry normal, en poudre)
- 1/2 cuillère à café de cumin en poudre
- 2 portions de riz cuit, longs grains (j’ai utilisé du riz complet, c’était excellent)
- du persil haché finement
- un petit peu de crème à battre
- sel, poivre.

1. Faire cuire le poisson dans une casserole avec de l’eau, le citron, et les feuilles de laurier, jusqu’à ce qu’il s’effrite facilement. Quand il est cuit (8-10 minutes), l’égouter et l’émietter.

2. Mettre l’huile ou le beurre à chauffer dans une poêle, et y faire revenir 3-4 minutes l’oignon avec le curry et le cumin. Miam, ça sent bon!

3. Ajouter le riz et le poisson à l’oignon et faire revenir et chauffer tout ça un petit moment. Ajouter les oeufs durs coupés en morceaux, le sel, le poivre, la crème, et le persil, et mélanger délicatement.

4. Bon appétit 8)

* Ceci-dit, j’aimerais bien savoir si les British mangent vraiment de ça au petit-déjeuner (moi sans problème, hein, c’est encore meilleur le lendemain!) et si ma version n’a pas été américanisée. On rajoute pas des petits-pois fluos en Angleterre?

Je ne sais pas comment les choses se passent ailleurs que dans mon champ de maïs, mais ici, c’est la galère: tous les jours, je reçois au moins deux ou trois « special offers » pour des cartes de crédits pas chères, des prêts à des taux ridicules, et des voyages aux Bahamas pour des cacahuettes. C’est vraiment trop nul, je trouve, ce gâchis de papier et puis ça remplit mes poubelles à une vitesse grand V, ce qui me casse royalement les pieds, de même que de passer mon temps à ouvrir ces enveloppes (parce qu’avant je jetais tout sans rien ouvrir et j’ai jeté quelques papiers importants comme ça sans faire attention…).

Donc, j’ai pris les choses en main et je m’amuse comme une petite folle. Je collectionne ces enveloppes avec amour, je les garde pendant la semaine, et le weekend, quand j’en ai une bonne quinzaine, je fais mumuse et je le fais payer à toutes ces compagnies à la noix qui gâchent ainsi leur argent! Comment? Fastoche: toutes ces offres contiennent des enveloppes pré-payées, et si elles sont utilisées, c’est la compagnie qui doit payer pour le timbre. Ce que je fais donc c’est de garder les jolies offres sur papier glacé, là où il n’y a pas mon nom et mon adresse ni aucune information sur moi, et je les renvoie aux compagnies… mais pas dans les bonnes enveloppes! Par exemple j’envoie l’offre d’American Express à Discover, et l’offre de Discover à Citi Bank, et l’offre de Citi Bank à American Express (ça ne sert à rien de tout mélanger comme ça, c’est juste pour mon plaisir personnel, huhuh). Si tout le monde renvoyais ainsi ces enveloppes, peut-être que les compagnies en auraient marre de payer pour rien et trouveraient un autre moyen de faire leur pub!

Je fais ça depuis longtemps… mais depuis quelques temps, j’ai remarqué quelque chose au dos de certaines enveloppes: un petit mot disant Warning: tampering with this envelope or its contents may result in legal action. Customer location code: 1234567890!! Gloups! Ils n’ont aucun sens de l’humour ces amerloques!

Maintenant, je fais un peu plus attention et je prends un gros marqueur noir et j’efface bien tout ce qui ressemble à un numéro d’identification ou un code barre sur l’enveloppe que je renvois. Je veux pas être envoyée à Guantana…mera, pour des âneries, moi!

Vous croulez vous aussi sous la pub et les annonces barbantes? La 258ème offre de voyage aux Iles Virgines pour seulement $54 vous fait toujours baver d’envie? Vous hésitez toujours à prendre ce fameux prêt à seulement 21% pour vous offrir la voiture de vos rêves? Révoltez-vous, faites quelque chose, et n’attendez pas que votre appartement ressemble à des strates géologiques de l’ère du Neanderthal ou que votre porte monnaie ne soit plus assez grand pour toutes vos cartes de crédit! Faites payer qui de droit et arrêtez ce gâchis de papier et d’argent!

Miss Lulu a son tag cloud!!!!

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Pour future consultation, il est aussi visible ici (il y a un lien quelque part à droite!).

Il y a quelques temps, j’ai promis d’écrire un truc sur mes problèmes de visa. … Eh bien à l’époque, les problèmes ne faisaient que commencer. Là, en ce moment, ils continuent! Mais avant de vous raconter ma triste histoire, faut que vous sachiez comment ça marche, sinon vous ne pigerez que dalle.

Quand on veut vivre dans les champs de maïs, on a plusieurs options. En gros, on peut se marier avec un bel américain et recevoir la fameuse carte verte, on peut trouver un boulot et recevoir un permi de travail et peut-être la carte verte, ou on peut être étudiante et … c’est compliqué. Pour être « valide » en tant qu’étudiante dans les champs de maïs, il me faut plusieurs choses:

- un passeport valide en tout temps mais s’il n’est plus valide on peut aller en refaire un a une embassade suisse à Chicago (si on s’en souvient à temps…) par exemple,
- un I-20, permi donné par l’université dans laquelle on veut aller et qui doit être valide en tout temps, et dont on fait la demande avant de faire la demande de visa.
- un visa, collé au passeport et obtenu à l’ambassade américaine de notre pays d’origine (ou de n’importe où, il suffit que ce soit en-dehors des Etats Unis)
- un I-94, petite carte blanche qu’on rempli dans l’avion et qu’on se fait aggraffer dans le passeport à l’arrivée, et qu’on doit rendre quand on quitte le pays.

Le I-20 est assez facile à obtenir, du moment qu’on est accepté par une université. Le I-94, lui, n’est pas un problème, puisqu’on a déjà reçu tout le reste. C’est leur moyen de savoir quand on est dans le pays et quand on n’y est pas. Le seul truc qui peut être problématique c’est si la douane ne fait pas bien son boulot et ne met pas un gros tampon rouge sur le I-20 et le I-94 à l’entrée aux Etats Unis… et alors là c’est le merdier intégral… mais ces aventures seront pour une autre fois.

Le visa, lui, est déjà un peu plus difficile à obtenir, surtout si on est de peau un peu trop bronzée, qu’on ne parle pas une langue de l’Europe de l’Ouest, qu’on n’aime pas les caricatures de Mohammed, ou qu’on a une mauvaise tête. Un visa pour une suissesse s’obtient en une journée et sans entretien. Pour un chinois, en un mois ou deux et avec parfois plus d’un entretien avec le consul qui se trouve dans une ambassade parfois à l’autre bout du pays. Un Palestinien peut se voir donner un visa après de longs mois mais s’il veut étudier en sciences, on lui refusera probablement l’accès à certains labs où il devrait travailler. Quand je suis partie pour les Etats Unis il y a dix ans de ça, on n’avait même pas besoin d’aller à l’ambassade en personne pour recevoir un visa. Maintenant si. Les visas « étudiants » sont donnés en fonction de la longueur des études, donc ils ne sont pas éternels.

Mais voilà le hic, le très gros hic, en ce qui me concerne: on PEUT étudier dans les champs de maïs MEME AVEC UN VISA EXPIRE! C’est-à-dire que le visa doit être valide SEULEMENT pour les entrées aux Etats Unis. C’est une « clé » pour rentrer, en fait, et il la faut uniquement pour rentrer, pas une fois dedans, et pas pour sortir. Ce qui fait qu’il y a plein d’étrangers qui étudient ici avec un passeport valide, un I-20 valide, et un I-94 valide, mais avec un visa qui a expiré avant la fin de leurs études. Ce n’est pas un problème si on n’a pas l’intention de voyager et d’aller rendre visite à la family, mais si c’est le cas, on est vachement cuit!

Comment j’ai réussi à aller à Granbled, alors? Fastoche: il y a une permission spéciale pour rentrer et sortir des pays limitrophes: Canada, Mexique, et tout plein de petites îles comme Hawaii (nan, pas Cuba quand même), si c’est pour un voyage de moins de 30 jours. Dans ces cas-là, on ne rend pas son I-94 à la sortie, on a une lettre spéciale du bureau des étudiants étrangers de l’université qui dit qu’on est toujours étudiants ici, et c’est comme si on n’était jamais sortis. Mais c’est seulement pour les pays limitrophes!

Le bureau des étudiants étrangers de l’université interdit qu’on quitte le pays (par exemple pour aller au Canada) et fasse une nouvelle de demande de visa, quand on est dans mon cas. Le risque est trop grand: si on me le refuse, je ne peux plus rentrer aux Etats Unis pour finir mes études ici! Je ne peux donc absolument pas rentrer en Europe avant d’avoir fini mon doctorat! Et je n’aurai de nouveau visa (avec un nouveau permi) que quand j’aurai un nouveau boulot et que je ne serai plus étudiante!

Jusqu’à aujourd’hui, c’était triste de savoir ça mais comme je suis bien occupée ces temps-ci, ce n’était pas dramatique, d’autant plus que je peux aller au Canada pour des entretiens d’embauche. Mais là, là ça deviens plus embêtant, parce que ma soeur chérie, la jojo, va se marier! Congratulez-là :) Et si je trouve un boulot cet été, j’aurai un nouveau permi (de travail et non plus d’étudiante) et un nouveau visa (de travail et non plus d’étudiante) et je pourrai donc aller à son mariage en octobre (faire un allé-retour en Europe pour le weekend c’est dur, mais que ne ferait-on pas pour sa soeur!)… mais si je reste à Purdue un an de plus, comme j’étais en train de me dire que ce n’était pas une mauvaise idée, je n’aurai pas de nouveau visa et je ne pourrai donc pas aller au mariage de ma ch’tite soeur! Comme dirait l’autre, zut, flûte, trompette et guitare! Ou, plus précisement, femme de mauvaise vie de chambre très mal rangée d’excréments de dinosaure!

(Je suis en train de me demander si je ne pourrais pas tricher et passer par le Canada… mais ça voudrait dire acheter 2 billets d’avion séparés, genre Indianapolis-Montréal aller-retour (ça c’est OK) et ensuite Montréal-Paris-Venise aller-retour en faisant semblant que je suis une touriste… à mon avis c’est très risqué et très cher (surtout qu’à mon retour à Montréal, ils vont me demander pourquoi je n’ai pas de billet de « retour, » si je suis une touriste)… Je vais en parler au bureau des étudiants étrangers demain, mais je la sens mal, cette histoire!) Quelle galère! :(

PS. Le bureaux des étudiants étrangers de Purdue ne peut RIEN faire pour moi. Si je sors, je prends le risque de me faire refuser un nouveau visa ou que ça prenne des mois… Y’a pas de doute, je suis OBLIGEE de finir mes études et de trouver un boulot ASAP! Je retourne bosser…

Ma soeur jojo, la vilaine, a osé me refiler un questionnaire cucul alors qu’elle n’a même pas de blog et que ça fait des mois que je la tanne pour qu’elle s’en ouvre un mais personne n’écoute les conseils avisés de sa grande soeur c’est bien connu.

C’est donc sur ce blog que je ne connaissais ni d’Eve ni de Moïse mais qui m’a l’air bien sympatique que je me suis fait refiler le bébé et l’eau du bain. Merci jojo. Allons-y, allonz-o!

4 jobs que j’ai eus dans ma vie:
- prof de musique
- prof de français
- prof d’anglais
- prof de profs!
- le lundi patates, le mardi patates, le mercredi patates, le jeudi patates, le vendredi patates et le samedi patates à l’eau. Et le dimanche, ah quel régal, c’est un repas o-ri-gi-al! … le p’tit malin qui devine la suite a le droit de répondre à ce questionnaire sur son blog!

4 films ou séries que je pourrais regarder encore et encore:
- haha j’ai pas la télé c’est vite vu!
- bon d’accord, j’aimais bien McGyver parce qu’il était trop beau et j’attends toujours qu’il me demande en mariage

- La petite maison dans la prairie parce que moi aussi je t’aime tu sais…
- Five Feet Under, j’ai vu que le début et c’était cool mais il parait que la suite était un peu nulle, un peu comme 24 ou Nip/Tuck que j’aimais bien au début mais après ça tournait au cirage (ou au vinaigre ou à la partouse, ça dépend). Mais tout ça je l’ai vu en vidéo, hein, sans les pubs et sans avoir à attendre la semaine suivante pour voir la suite! Heureusement que j’ai jamais vu la fin de McGyver alors!
- un film? LE film que j’ai vu le plus de fois dans ma vie?? Difficile à dire. J’hésite entre Gattaca, Clueless, Dangerous Beauty, American History X… Nan, je sais, c’est Un poisson nommé Wanda le gagnant! Han c’teu culture!

4 endroits où j’ai vécu:
- Paris, c’est fini, et dire que c’était la ville de… heu… ma naissance…
- Morges, ah les montagnes! Ah le lac! Ah les vers dans la cuisine!
- Yverdon, ça c’était la ville de mon premier amour… hum…
- Provo, mon deuxième amour… hum…
- Lafayette mais ça compte pas c’est la cinquième réponse pis la question est au passé donc je peux pas mettre Lafayette parce que j’y vis toujours ni d’ailleurs Granbled, Vancouver, Montréal, et Québec, la ville de mon troisième amour… hum…

4 émissions que j’aime regarder nan mais vous m’faites iéch avec votre télé à la noix, j’en ai pas!! Alors voyons… 4 trucs que j’aime aux Etats Unis:
- les gentils serveurs dans les restaurants et vendeurs dans les magasins
- les places handicapées et autres lois du genre
- le banana-nut bread et autre délices du style
- les magasins ouverts tout le temps et autres facilités de la vie. Trop cool ce champ de maïs!

4 aliments ou plats préférés:
- les tomates-mozzarella
- la soupe de légumes mais sans pommes-de-terre si c’est en morceaux parce que j’aime pas les bouts de patates (ni le lundi ni le mardi ni…) dans la soupe mais si c’est passé ça passe. D’ailleurs j’adore la soupe poireaux-p-d-t mais passée elle aussi.
- le gratin d’aubergines à la mozzarella et tout ce qui a de l’aubergine ou de la mozzarella d’ailleurs. Vous la connaissez celle-là? C’est Hayden qui entre dans une pizzeria et qui demande « est-ce que Mozart est là? » Haha!
- ZE FROMAGE! (mais si je jury déclare que cette réponse est illégale aux Etats Unis, je répondrai ZE CHOCOLAT!)

4 endroits là où je préfèrerais être, là, maintenant, tout de suite:
- je croyais avoir été claire sur le sujet… mais puisque personne ne m’écoute je le répète encore une fois (et attention, ça sera une question d’examen!)
- MONTREAL
- VANCOUVER
- GRANBLED
- QUEBEC
- WINNIPEG
- AU CANADA BOUDJOU!!!! Avec un boulot siouplait! (Je sais faut pas trop en demander mais faut aussi savoir ce qu’on veut dans la vie!)

4 bloggueurs à qui j’envoie ce questionnaire:
- et on veut que je me fasse des ennemis en plus! Merci la jojo! (j’en profite pour dire qu’elle n’a jamais écrit Jojo, de même que je n’ai jamais écrit Miss Lulu, mais c’est un détail (énervant mais un détail néamoins)).
- c’était quoi la question? ah ouais… les pauvres malheureux qui vont se tapper ce questionnaires… huhuh…
- Et c’est Aurélie de Norvégie (hihi, ça rime) qui gagne la médaille d’or! Pour quand ça ira mieux, of course… Saletés de docteurs norvègins!
- C’est notre !Béo! préférée qui est l’heureuse gagnante d’un billet allée-retour pour jouer aux questionnaires bananes! notre chère post-doc kiara qui doit « envisager son postdoc comme une expérience de vie et pas uniquement comme une expérience scientifique » qui va s’y coller. Si ça c’est pas une expérience de vie… huhuh ;)
- La fille la plus cool du blog le plus rose se voit elle aussi offrir un petit cadeau pour boucher les coins sans inspirations!
- Pour oublier les jours trop tristes où on laisse même pas les copines écrire des commentaires comme « on t’aime La Miss et on pense super fort à toi » (décidemment, les copines sont mal en points ces jours-ci!) c’est bien sûr notre Miss qu’on aime qui va se tapper ce questionnaire débile.
- Je suis trop généreuse, je sais, c’est pas la peine de me le rappeler :P

Je vous préviens, ce post n’est pas pour les âmes sensibles! Je vais vous parler ce soir de la longue et périlleuse bataille que Sosso, Calinette et moi avons dû mener ce soir les unes contre les autres pour réussir à… se garder une part du délicieux plat que je nous ai cuisiné avec amour ce soir! La lutte a été ardue! Calinette a failli gagner la bataille et volant la cuillère en bois d’un coup de patte féroce, et Sosso a finalement eu le droit de lècher la casserole… ah la la, z’ont été mal élevées ces deux-là! Mais elles ont bon goût, c’est indéniable ;)

Tout d’abord, il faut que je vous avoue que ce plat a été l’occasion de plusieurs « premières mondiales » dans ma cuisine cet après-midi! Le premier événement incroyable est que j’ai trouvé des petits pois, des vrais, des frais, ces petits machins ronds et verts dans une coquille impossible à ouvrir, et bios, en plus! Siiiiii!!!! Après 10 ans de vaines recherches et de petits pois surgelés misérables, j’ai enfin trouvé le Graal! Oh que j’ai eu du mal à ne pas les gober tout frais pendant que les épluchais!

Le deuxième événement incroyable est que j’ai fait cuire de la salade! Oui oui, vous avez bien lu, moi-même je n’en croyais pas mes yeux, mais j’ai bien osé couper de la laitue romaine en lanières et la jeter méchemment dans de l’eau bouillante! Siiiiiii!!! Après 30 ans de salade crue, j’ai enfin osé jouer les maitres Queues et entrer dans la quatrième dimension culinaire!

Le troisième événement incroyable, et digne d’applaudissements retentissants, celui-ci, est que j’ai fait mon premier risotto aujourd’hui! Après maintes hésitations et de longues tergiversions avec moi-même, miss lulu, et notre ego, nous avons enfin décidé de sauter le pas. Siiiii!!! Tout est possible dans ce bas monde! Et c’est là que les portes de la cinquième dimension culinaire intersidérale se sont ouvertes à nos yeux, nos nez, et nos palais… … D’où la lutte finale avec les chatounes!

Mesdames et messieurs, je vous présente le Frichti Printanier, le seul, l’unique, et le meilleur! Qu’on appelle vulgairement « risotto verde » dans la langue de Pinocchio.

Pour faire ce délice des dieux, il vous faut (je vous mets la recette originale de Betty Bossi pour 4 personnes et entre parenthèses mes variations, assez pour deux ou trois assiettes bien remplies):

- 200 g de haricots verts frais ou surgelés (j’ai mis 1/4 de paquet de haricots surgelés)
- 150 g de laitue romaine en lanières de 2 cm de large (moi j’ai mis un gros coeur)
- (et j’ai rajouté des tas de petits pois frais, miam!!!)

Faire cuire tout ça dans de l’eau bouillante (les haricots et petits pois en premier, et la laitue seulement 5 minutes). Egoutter et réserver (et ne pas en manger la moitié tout de suite, Dieu que c’était délicieux!!!)

- de l’huile d’olive à faire chauffer dans une grande casserole
- un oignon haché fin à faire revenir doucement dans l’huile
- 250 g de riz Vialone ou Arborio (moi j’ai mis 1 cup d’Arborio). Le rajouter à l’oignon et le faire revenir jusqu’à ce qu’il soit translucide.

- environ 8 dl de bouillon de légumes bien chaud (j’ai mis environ 6 cups de bouillon et d’eau bouillante, à la fin, quand il ne me restait plus de bouillon). Ajouter le bouillon au riz quelques louches à la fois, bien mélanger jusqu’à ce que le liquide soit absorbé, rajouter du bouillon, mélanger, etc. jusqu’à ce que le riz soit tendre (j’aime pas le riz al dente mais vous faites comme vous le sentez). Environ 20-25 minutes.

- 1 1/2 dl de crème fraîche liquide (fleurette? à battre?) (environ 1/2 cup) à rajouter au riz quand il est pratiquement cuit.
- du sel et du poivre, et du parmesan frais (et la recette dit aussi des coeur d’artichauts en boîte (environ 400 g) égouttés mais ça ne me disait rien alors j’ai pas mis d’artichauts). Incorporer doucement tout ça dans le riz et ajouter aussi les légumes cuits réservés. Et présenter aussitôt ce met divin dans les assiettes avec tout plein de parmesan fraîchement râpé!

Franchement, voir les anglais débarquer une fois toutes les neuf semaines c’est vachement pratique, mais scrogneugneu de punaise de bon sang de bonsoir de purée de lieux d’aisance (comme dirait la copine), QU’EST-CE QUE CA FAIT MAL!!!!!!

&∞%#¿‡€¥Ω*&@∫!! §#Ø$?!%!!!? §∆◊≈¢∫£≥‡‰$@÷¥%£∫&??!! ±∆∏%§¶ø∫π≈Ω!!! @#§¿¥£€$?±≥∑∞!!!!!!!

Entre Noël et le Nouvel An, j’étais à Washington DC pour une semaine sympatique avec ma tante… et un entretien d’embauche qui s’était bien passé mais pas assez bien pourtant. Lors d’un déjeuner fort sympatique dans le café d’une librairie de la ville, alors que je papotais allègrement tout en dégustant mon repas, je remarquais une annonce de publicité pour une compagnie aérienne basée à Washington DC et que je ne connaissais pas, Independance Air, passer à la télévision accrochée au-dessus du bar. Tiens, encore une petite compagnie low-cost parmis tant d’autres…

Le 1er janvier 2006, je rentrais de Washington DC. Mon avion partait de l’aéroport de Washington Dulles à huit heures du matin et entre le stress de l’entretien, la quantité incroyable de chocolat ingurgité pendant cette semaine, les multiples discussions sur « mon futur, » les nuits sans sommeil, et les 150 sudokus pas terminés, je crois que je n’étais pas tout-à-fait dans mon état normal.

Pourtant, en passant devant les portes d’embarquement pour aller à la mienne, j’ai remarqué que l’avion juste à côté de moi allait partir pour Tampa, en Floride, là où ma soeur passait ses vacances, chez ses beaux-parents. En rigolant, j’ai dit à ma tante « tiens, je pourrais faire un détour pour aller dire bonjour à la p’tite soeur au passage… » …

Et puis on s’est assises près de la porte d’embarquement et on a attendu mon avion. Un bon moment parce que je suis toujours trois heures en avance partout. Et puis je me suis rendue compte que les annoncements auxquels je ne portais pas attention, à la porte d’à côté, parlaient de retards de l’avion pour Tampa… et de retards… et encore plus de retards… Jusqu’au moment où l’annoncement suivant a dit « mesdames et messieurs, nous ne pouvons pas partir parce que nous attendons une hôtesse de l’air de remplacement, celle qui devait venir ayant refusé de travailler aujourd’hui. » Tiens… bizarre…

L’annonce suivante était encore un peu plus étrange: « Mesdames et messieurs, nous ne trouvons pas d’hôtesse de remplacement pour notre vol. En effet, notre compagnie a déclaré faillite la semaine dernière et certains employés ne viennent tout simplement plus travailler depuis. »

C’est là que j’ai eu peur que la compagnie en question soit aussi celle qui faisait mon vol et j’ai vérifié: Independance Air! La compagnie dont je venais d’apprendre l’existence. Encore un de ces petits low-costs qui se cassait la figure… Etre pilote ou « flight attendant » de nos jours, c’est suicidaire! Et puis mon vol est partit et je n’y ai plus pensé.

… Jusqu’à ce soir, où au détour de quelques blogs vaguement connus et rarement visités, je suis tombée sur celui-ci. Je le lisais de temps en temps avant de savoir utiliser le fil RSS et je n’avais plus de nouvelles depuis un moment. Et Dany, pilote français pour Independance Air, a reçu sa lettre de licenciement exactement au moment où j’étais à Washington. Si ça se trouve, c’était lui le pilote qui attendait désespérement son hôtesse ce matin-là…

Je fais la maline ces temps-ci, mais j’ai vraiment la trouille de ne pas trouver de boulot. Pourtant, je sais que je pourrais rester à Purdue encore un an sans problème, que le marché du travail dans mon domaine n’est pas encore saturé, que ma famille me soutiendrait sans hésiter, et qu’il n’y a que deux petites chatounes qui dépendent de moi. Dany, lui, est responsable d’une famille et bosse en plus dans une industrie bien mal en point depuis quelques années. Et contrairement à beaucoup de ses collègues, il a eu beaucoup de chance (une chance qu’il a bien méritée, d’ailleurs, j’en suis sûre) et à rapidement retrouvé du travail. Heureusement que j’avais raté les quelques épisodes précédent de son blog, pourtant, parce que ça me fout la peur au ventre, moi, de lire des histoires comme ça!

(Pour tous ceux qui n’étaient pas là l’année dernière…)

Ouééééé c’est la Saint Valentin aujourd’hui!! Alors il faut savoir quelque chose de TRES important: aux Etats Unis on ne dit pas seulement « je t’aime » à son amoureux ou son amoureuse mais à tous les gens qu’on aime!! Par exemple à not’ maman, nos frangins, nos amis, nos roommates, nos élèves, nos profs, nos enfants, nos chats, et tout et tout et tout!!! Et on le dit avec des jolies cartes et plein de chocolat et surtout plein de petits coeurs PARTOUT!

Bien sûr, on le dit deux fois plus à son amoureuse ou son amoureux, et les hommes dépensent en moyenne $200 en repas, fleurs, et cadeaux pour leur amoureuse, et les femmes en moyenne $100 en ce célèbre jour pour leur amoureux!

68% des étazuniens préfèrent recevoir des chocolats plutôt que des fleurs à la Saint Valentin! 65% des étazuniens préfèrent le chocolat au lait!

La production de chocolat aux Etats Unis fait bien marcher l’économie du pays. Pour chaque dollar dépensé en importation de cacao (dont 47% viennent de la Côte d’Ivoire), deux dollars sont utilisés pour des produits du pays qui servent à la confection de bonbons, gâteaux, et chocolats: sucre, lait, amandes, cacahuettes, sirop de glucose, etc.

C’est pour ça que les magasins se font la concurrence pour vendre le plus de bidules possibles et le plus cher possible! Il y a DEUX cartes de crédit pour chaque personne vivante aux Etats Unis!

En Angleterre, 9 millions de roses sont vendues le jour de la Saint Valentin!

Dans le monde entier, 50 millions de roses (et surtout des roses rouges) sont échangées ce jour-là!

Saviez-vous que l’Eglise Catholique reconnait TROIS Saints Valentin, tous les trois martyrisés le 14 février?

Une des légendes sur un des Saints Valentin raconte qu’il a été tué pour avoir aidé des Chrétiens emprisonnés dans les prisons romaines à s’échapper, parce qu’ils y étaient torturés et tués.

Une autre légende raconte qu’un des Saints Valentin était un prêtre Romain qui mariait les jeunes gens en cachette alors que l’empereur Claudius II avait décrété les mariages interdits afin de faire des soldats des jeunes hommes.

58 million d’étazuniens pèsent trop lourd pour leur taille, 40 millions sont obèses, et 80% des étazuniens de plus de 25 ans pèsent plus qu’ils ne devraient. En 1982, 4% des enfants (6-11 ans) étaient trop gros, en 1994, 16%. Aujourd’hui, 25% des enfants blancs et 33% des enfants noirs et hispaniques pèsent plus qu’ils ne le devraient.

Aux Etats Unis aujourd’hui, il y a environ six mille mariages par jour! Seulement 54% des femmes et 57% des hommes de plus de 15 ans, aux Etats Unis, sont mariés!

En moyenne, un étazunien moyen (huhu) mange environ 12 kilos de chocolats et bonbons par an, surtout le jour de la Saint Valentin. Les suisses en mangent à peu près autant que ça mais sur toute l’année. (Une autre source me dit que les suisses en consomment en fait le double. Je ne sais qui croire!)

A 20 ans, il y a 128 hommes célibataires (veufs, pas mariés, divorcés) pour 100 femmes céllibataires (veuves, pas mariées, divorcées). C’est la belle vie, j’aurais dû en profiter!

Par contre, à 65 ans, il ne reste plus que 33 hommes célibataires (veufs, pas mariés, divorcés) pour 100 femmes célibataires (veuves, pas mariées, divorcées). Ce que j’en conclus est que plus le temps passe, plus ça va devenir difficile de trouver un homme bien! Et aussi que les femmes mènent la vie dure aux hommes, les pauvres!

8% des chocolats exportés de Suisse partent aux Etats Unis (et encore, ça compte pas mes exportations!)! Par contre, seuls 3% des ventes de Nestlé sont du chocolat!

Harry Truman a fait la connaissance de sa future femme, Bess, alors qu’il n’avait que 6 ans et elle 5! Ils s’écrivirent pendant des années, même pendant leur mariage, lorsque Harry voyageait, et ils ont été mariés pendant plus de 50 ans! (pff c’est rien, mes grands parents aussi, hein!)

En Janvier 1845, un jeune homme nommé Robert Browning, petit écrivain de poèmes et de pièces de théâtre peu connu et de 32 ans, écrivit une lettre à Elizabeth Barrett, jeune femme de 39 ans, malade, et poète de renommée mondiale, pour lui dire qu’il aimait ses poèmes de tout son coeur. Ils s’écrivirent pendant longtemps avant de se marier en cachette en Italie, mariage pour lequel Browning écrivit le poème ce-dessous qui le rendit célèbre. Ils vécurent 15 ans en Italie jusqu’à la mort d’Elizabeth. On peut encore visiter leur maison, la Casa Guidi, in Florence.

Ici, on dit que le jour de la Saint Valentin est bon pour la santé: la dernière étude médicale et psychologique montre que le chocolat, le vin, et l’amour sont bons pour le coeur! Le chocolat est bon contre la depression et le mauvais cholesterol, le vin est bon contre les arrêts cardiaques, et le bonheur, ben c’est bon pour le système immunitaire et la vie en général :)

La conclusion d’un des psy de l’étude: si c’est bon pour la santé, pourquoi attendre la Saint Valentin pour bouffer du chocolat, boire de l’alcool, et faire l’amour?!

Quand votre amoureux ou votre amoureuse vous donne une paire de chaussures ou un parapluie, en Korée, ça veut dire qu’il/elle veut se séparer de vous! Bon à savoir!

Cadeaux que vous pouvez faire à votre amoureux, votre amoureuse, ou n’importe qui d’ailleurs, le jour de la Saint Valentin (ou n’importe quand, d’ailleurs): acheter une étoile (une vraie de vraie, avec ses coordonées astronomiques et tout) et lui donner le nom que vous voulez, qui deviendra son nom officiel; des roses (pfff minable); des petits dessous (ou dessus) coquins et mignons; des chocolats en forme de coeurs (ou pas); des bijoux; envoyer des jolies cartes avec des mots d’amours; trouver des belles images pour mettre sur son téléphone portable ou son ordinateur comme fond d’écran; dire « je t’aime » dans toutes les langues du monde; chanter des chansons d’amour en vous accompagnant de votre guitare; et j’en passe!

English – I love you
Afrikaans – Ek het jou lief
Albanian – Te dua
Arabic – Ana behibak (to male)
Arabic – Ana behibek (to female)
Armenian – Yes kez sirumen
Bambara – M’bi fe
Bangla – Aamee tuma ke bhalo aashi
Belarusian – Ya tabe kahayu
Bisaya – Nahigugma ako kanimo
Bulgarian – Obicham te
Cambodian – Soro lahn nhee ah
Cantonese Chinese – Ngo oiy ney a
Catalan – T’estimo
Cheyenne – Ne mohotatse
Chichewa – Ndimakukonda
Corsican – Ti tengu caru (to male)
Creol – Mi aime jou
Croatian – Volim te
Czech – Miluji te
Danish – Jeg Elsker Dig
Dutch – Ik hou van jou
Esperanto – Mi amas vin
Estonian – Ma armastan sind
Ethiopian – Afgreki’
Faroese – Eg elski teg
Farsi – Doset daram
Filipino – Mahal kita
Finnish – Mina rakastan sinua
French – Je t’aime, Je t’adore
Gaelic – Ta gra agam ort
Georgian – Mikvarhar
German – Ich liebe dich
Greek – S’agapo
Gujarati – Hoo thunay prem karoo choo
Hiligaynon – Palangga ko ikaw
Hawaiian – Aloha wau ia oi
Hebrew – Ani ohev otah (to female)
Hebrew – Ani ohev et otha (to male)
Hiligaynon – Guina higugma ko ikaw
Hindi – Hum Tumhe Pyar Karte hae
Hmong – Kuv hlub koj
Hopi – Nu’ umi unangwa’ta
Hungarian – Szeretlek
Icelandic – Eg elska tig
Ilonggo – Palangga ko ikaw
Indonesian – Saya cinta padamu
Inuit – Negligevapse
Irish – Taim i’ ngra leat
Italian – Ti amo
Japanese – Aishiteru
Kannada – Naanu ninna preetisuttene
Kapampangan – Kaluguran daka
Kiswahili – Nakupenda
Konkani – Tu magel moga cho
Korean – Sarang Heyo
Latin – Te amo
Latvian – Es tevi miilu
Lebanese – Bahibak
Lithuanian – Tave myliu
Malay – Saya cintakan mu / Aku cinta padamu
Malayalam – Njan Ninne Premikunnu
Mandarin Chinese – Wo ai ni
Marathi – Me tula prem karto
Mohawk – Kanbhik
Moroccan – Ana moajaba bik
Nahuatl – Ni mits neki
Navaho – Ayor anosh’ni
Norwegian – Jeg Elsker Deg
Pandacan – Syota na kita!!
Pangasinan – Inaru Taka
Papiamento – Mi ta stimabo
Persian – Doo-set daaram
Pig Latin – Iay ovlay ouyay
Polish – Kocham Ciebie
Portuguese – Eu te amo
Romanian – Te iubesc
Russian – Ya tebya liubliu
Scot Gaelic – Tha gra’dh agam ort
Serbian – Volim te
Setswana – Ke a go rata
Sign Language – ,\,,/ (represents position of fingers when signing’I Love You’)
Sindhi – Maa tokhe pyar kendo ahyan
Sioux – Techihhila
Slovak – Lu`bim ta
Slovenian – Ljubim te
Spanish – Te quiero / Te amo
Swahili – Ninapenda wewe
Swedish – Jag alskar dig
Swiss-German – Ich lieb Di
Tagalog – Mahal kita
Taiwanese – Wa ga ei li
Tahitian – Ua Here Vau Ia Oe
Tamil – Nan unnai kathalikaraen
Telugu – Nenu ninnu premistunnanu
Thai – Chan rak khun (to male)
Thai – Phom rak khun (to female)
Turkish – Seni Seviyorum
Ukrainian – Ya tebe kahayu
Urdu – mai aap say pyaar karta hoo
Vietnamese – Anh ye^u em (to female)
Vietnamese – Em ye^u anh (to male)
Welsh – ‘Rwy’n dy garu
Yiddish – Ikh hob dikh
Yoruba – Mo ni fe

Et tout ça pour vous dire que normallement, je peux aller prendre plein de photos dans mon magasin préféré (Target) sans problème, mais là je suis allée dans un autre magasin et je me suis fait engueuler trois fois parce que je prennais des photos alors j’ai dû me cacher pour prendre celles qui sont ici et c’est pour ça qu’elles sont parfois très nulles et souvent très moches… mais ça donne quand même une idée de la folie des gens ici, en ce fameux jour de la Saint Valentin! (En fait, cette année il y avait beaucoup trop de monde, c’était la folie, on se serait cru la veille de Noël, alors pas moyen de prendre de photos nulle part!)


How do I love thee? Let me count the ways.
I love thee to the depth and breadth and height
My soul can reach, when feeling out of sight.
For the ends of being and ideal Grace.
I love thee to the level of every day’s
Most quiet need, by sun and candlelight.
I love thee freely, as men strive for right;
I love thee purely, as they turn from praise,
I love thee with the passion put to use
In my old griefs, and with my childhood’s faith.
I love thee with a love I seemed to lose
With my lost saints—I love thee with the breath,
Smiles, tears, of all my life! and, if God choose,
I shall but love thee better after death.

Elizabeth Barrett Browning.

PS. Toutes ces informations viennent de tas de gens, de tas de site internet, d’emails que j’ai reçus, du History Channel, et de ma petite tête chocolatée!

Je veux aller au Canadaaaaaaaaaaaaaaaaaaa!!!!!!! Je veux je veux je veux!!!

Bon, je pourrais écrire trois bouquins sur ma visite à Granbled, mais essayons d’être brefs, huhuhuh.

Déjà, les canadiens s’embrassent dans l’autre sens et ouvrent les robinets dans l’autre sens. Sont fous ces gens. Et quand ils parlent français, huhuhuhuh, c’est trop drôle, ils peuvent raconter les pires histoires de tragédies que ça me fait quand même rigoler tellement leur accent est marrant. Par contre, j’ai bien fait attention, et il y a beaucoup moins de drapeaux canadiens sur les maisons, les habits, et les objets en général qu’aux Etats Unis. Plus qu’en France, c’est sûr, mais trois fois moins qu’aux Etats Unis! Et les gens qui presentent les information à la téloche n’ont pas d’accent ou très très peu, c’est intéressant. En tous les cas, c’était chouette de pouvoir ententre un peu de français. Y’avait même un film de Marguerite Duras avec Gerard Duperdidou (comme ils disent ici) qui a commencé mais c’était tellement ennuyeux que j’ai dû changer de chaine et aller voir le Fric Show, très bizarre mais intéressant, sur le trafique d’animaux domestiques et même que le Québec est la capitale de ce genre de trafique et de cruauté animale au Canada! On en apprend de belles!

Quand l’avion était prêt à atterrir à Granbled, je regardais par la fenêtre de l’avion et j’avais envie de crier « je suis au Canadaaaaaaaa!!!!!!!!! » dans tout l’avion, huhuhu! C’était vraiment chouette… même si je ne pense pas que j’aurai le boulot ni que je le veux, d’ailleurs. Ils décrivaient ce job (pardon, cette job) comme un post de prof, mais en fait c’est plutôt un post de directeur-à-tout-faire-avec-salaire-de-prof. Mais je m’en fiche, c’était vraiment sympa d’aller là-bas!!

Le comité d’embauche était composé de cinq personnes absolument fantastiques, intéressantes, marrantes, et sympatiques. A part pour les cinq premières minutes du premier entretien, à neuf heures du mat’ (et j’avais vraiment mal dormi!) qui étaient un peu tendues, le reste de la journée a été très chouette. J’ai discuté avec la « chair » du département et la « dean » de l’école de Liberal Arts qui étaient vraiment relaxes et qui ne posaient pas de questions nulles ou méchantes. C’est marrant, à part pendant l’entretien de deux heures pendant l’après-midi, j’ai eu l’impression que c’était eux qui essayaient de se vendre et de me donner envie de venir plutôt que de savoir si j’étais assez bien pour eux. Comme s’ils savaient déjà que j’étais assez bien pour eux!

Donc après les entretiens avec la chair et la dean, j’ai eu une « teaching demonstration » dans une classe de 10 élèves internationaux qui ressemblaient tellement aux miens que j’ai oublié les cinq membres du comité assis au fond de la classe et qui prenaient des notes et j’ai discuté et rigolé avec mes élèves comme si on se connaissait depuis toujours! Et ils ont été adorables. Je dois dire que ça m’a fait bien plaisir de voir les profs au fond de la classe rigoler eux aussi–il y en avait même une qui n’arrivait pas à s’arrêter de rigoler! Bref, ça c’était le meilleur moment de ma visite. Une heure absolument parfaite!

Ensuite, j’ai du faire une « research presentation. » Hum… C’était la première fois que je présentais mon nouveau projet de recherche pour mon doctorat et je ne sais pas pourquoi, normalement j’adore parler de ma recherche, mais là c’était un peu n’importe quoi. En plus, je ne m’étais pas rendue compte que les membre du comité n’avaient AUCUNE idée du genre de boulot que je fais (ce sont des profs de litérature qui veulent « ouvrir » une nouvelle section de linguistique qui n’existe pas encore à l’université donc je serais la première linguiste du département). Donc je n’ai pas assez expliqué ce que je faisais, les théories derrières mon projet, qui étaient exactement mes participants, etc. Ouais, ils ont trouvé ça intéressant mais au début j’étais vraiment nerveuse et je n’ai pas suivi mon « outline » de présentation ni lu les notes que j’avais préparées… N’importe quoi!

Après ce semi-désastre, j’ai été invitée à déjeuner dans un restaurant portuguais (très bon) avec deux des cinq profs et une autre prof qui ne faisait pas partie du comité d’embauche. C’était super relaxe et sympa. Une des profs est en train d’écrire un bouquin sur Anne of Green Gables (Anne et la maison au pignons verts) qui se passe dans l’île du Prince Edouard au Canada, et je lui ai raconté qu’on lisait ça avec passion chez moi, et qu’on adorait aussi regarder la mini-série! Je lui ai raconté que quand je suis arrivée aux Etats Unis, j’ai enfin pu lire les livres en anglais et que d’ailleurs, j’avais aussi lu La petite maison dans la prairie en anglais, après l’avoir lu en français toute mon enfance… et que c’était peut-être à cause de ces livres que j’avais eu envie d’aller vivre en Amérique du Nord… et l’autre prof, qui est d’origine allemande, a dit qu’elle aussi elle avait lu ces bouquins et que ça lui avait effectivement donné envie d’aller vivre en Amérique du Nord depuis toute petite!

Après le déjeuner, j’ai eu droit à deux heures de questions plus ou moins difficiles. Au début, ça allait, je n’étais pas du tout nerveuse, surtout qu’une des profs (l’allemande) m’avait en secret filé la liste des questions quelques minutes avant le début de l’entretien (j’avais 15 minutes de « repos ») donc je n’étais pas surprise pas les questions. Mais après une heure, j’ai commencé à être vraiment fatiguée, et vers la fin, je n’arrivais plus à parler anglais sans faire de fautes, je ne savais plus trop quoi répondre alors que c’était des questions faciles, et j’avais du mal à ne pas simplement quitter la pièce pour aller m’effondrer sur mon lit à l’hôtel. Vers la fin, j’ai commencé à vraiment douter de moi, alors que pendant le reste de la journée, je n’avais pas trop de mal à me dire que j’étais la personne qu’il leur fallait. C’est aussi à ce moment-là que je me suis dit que vraiment, je ne voulais pas faire ce boulot, que c’était beaucoup trop de travail, beaucoup trop vague et général, beaucoup trop de responsabilités, et que j’allais y laisser ma peau en trois mois si je le prenais!

Ensuite, on est allés diner dans un restau italien pas mal! Cette fois-ci, j’étais avec deux autres des cinq profs, deux types très marrants et sympas, et encore une autre prof qui ne faisait pas partie du comité d’embauche. Là, je dois dire, je n’ai pas brillé non plus, et je pense qu’ils se sont rendus compte que j’étais pratiquement morte, et on a parlé de moi mais pas autant qu’on aurait pu et probablement dû. Ce diner était encore une occasion pour eux de me griller sur des questions plus personnelles mais ils m’ont aussi raconté plein d’histoires sur leurs études (l’un des profs avait fait son doctorat à Montréal) et plein de trucs comme ça. Le seul moment « brillant » de l’affaire, c’est quand quelqu’un m’a demandé si j’avais des enfants et que j’ai dit « non, … mais j’ai deux chats… » avec hésitation (pas vraiment le truc à dire à un comité d’embauche), et tout le monde a rigolé et raconté que le prof qui avait fait ses études à Montréal avait lui aussi un chat dont il aimait raconter les aventures à tout le département d’anglais.

Vraiment, ça a été tout le temps comme ça: ils ont TOUT fait pour me mettre à l’aise pendant ma visite, et ce sont des gens avec qui je veux garder contacte même si je ne prends pas leur boulot. Le soir, en rentrant, j’étais tellement naze et j’avais tellement mal aux pieds et partout d’ailleurs que j’ai failli aller me coucher sur le canapé du lobby de l’hôtel parce que j’ai cru que je n’arriverais jamais à aller jusqu’à ma chambre (qui d’ailleurs était à l’étage « signature club » donc super confortable et chère mais c’est pas moi qui ai payé!).

Le retour s’est bien passé à part que j’étais super malade dans l’avion, mais j’ai quand même réussi à manger quelques sushis à Detroit. On est partis de Detroit vachement en retard parce qu’un gros blizzard était en train de s’abattre sur la ville et on a été l’un des derniers vols à avoir le droit de partir après s’être fait déglacer pendant plus d’une heure. Heureusement, il n’y avait pas de neige à Indianapolis et j’ai roulé jusqu’à chez moi a demi-endormie mais sans incident, pour y retrouver mes deux chatounes boudeuses et 69 emails urgents auxquels je n’ai même pas commencé à répondre.

En gros, la situation est la suivante: ils me diront dans environ un mois si j’ai le boulot ou non (j’étais la première candidate à être invitée donc il faut attendre qu’ils aient vu les autres). Mais je ne pense pas qu’ils me le fileront. Je VOUDRAIS qu’ils me le filent, ça serait excellent pour mon égo, mais je pense sincèrement que c’est trop pour moi, ce boulot. L’université est excellente, les profs très chouettes, et ça serait un boulot assez prestigieux, mais il leur faut quelqu’un qui a plus d’exprérience que moi dans certains domaines. J’adorerais, par exemple, qu’ils embauchent quelqu’un d’autre cette année et moi l’année prochaine, comme visiblement c’est un département qui va grandir. Mais au niveau estime personnelle, c’est sûr que je le veux, ce boulot! Le problème, c’est que je pense que je l’accepterais si on me l’offrait, et là, ça serait probablement un désastre.

Cette petite visite canadienne a été très chouette et vraiment agréable, en gros. C’était bon pour le moral, pour pour mon égo, et bon pour me redonner de l’énergie pour ma recherche et ma demande de permi de séjour canadien. Si je n’ai pas de boulot à Granbled, je pense que j’irai plutôt vivre à Vancouver parce que Granbled m’a paru vraiment immense et… gelée! Mais faut voir. … et en fait de gelé, le fameux blizzard est en train d’arriver sur mon champ de maïs, alors je retourne me coucher, puisque c’est comme ça, et tant pis pour les 69 emails urgents qui pourront bien attendre jusqu’à demain! Bonne journée nuit :)

PS. J’avais bien pensé à prendre un pantalon noir très chic et une veste noire bien échancrée et très chic… mais je n’avais absolument rien à mettre dessous! Petit choc vendredi matin, au moment de se préparer pour la journée d’entretiens… Mouahahaha la miss lulu! Les lumières sont allumées mais personne n’est à la maison, comme on dit en anglais ;)

et à 99,98% mourue!

Notre miss lulu favorite est de nouveau sur les routes… ou dans les airs, devrais-je dire! Elle est partie pour Granbled mais elle nous a bien sûr laissé quelques devinettes pour passer le temps! Et puis elle m’a dit de vous dire qu’elle achètera plein de cartes postales, comme d’hab, et que tous ceux qui lui auront envoyé les réponses aux trois puzzles (dans un email, PAS dans les commentaires!!) ET leur adresse recevront une carte de Granbled!

Les puzzles étaient trop grands pour les mettre ici, alors il vous faut cliquer sur les trois liens ci-dessous pour les voir, et vous pouvez même les imprimer! Ah, et miss lulu m’a dit de ne pas oublier de vous dire que dans le premier puzzle, le quatrième mot est CANADA. Et le dernier mot tout en bas est CALINETTE! (Je suis jalouse!). (Et si vous voulez créer des puzzles comme ça vous aussi, c’est par ici.)

Alors… à vos crayons… et dites plein de m.e.r.d.e.s pour que tout se passe bien pour miss lulu (mais après tous vos gentils message sur les entretiens, on est sûres que tout ira bien). Nous, ici, on croise les griffes!

Puzzle 1

Puzzle 2

Puzzle 3

PS. Joyeux anniversaire au p’tit frangin vendredi et à Monsieur Granpèrdemisslulu samedi!

PPS. La porte est toujours ouverte, hein, alors si vous avez envie de partager vos meilleures recettes au riz, n’hésitez pas :)

Haha, vous croyiez que j’allais tricher et laisser tomber le riz? Vous croyiez que j’avais déjà tué mes résolutions de nouvel an? Vous avez une bien mauvaise opinon de moi! Quand je dis que je vais faire quelque chose, moi, je le fais! (Bon, sauf si ça me casse les pieds, c’est vrai…).

Donc hier, il faisait un froid de canard laqué aux airelles et j’étais donc en train de me faire du riz dans mon autocuiseur comme maintenant presque tous les soirs, quand soudain, j’ai décidé qu’il me fallait à tout prix une soupe! Quelque chose de très bon pour la santé et facile et rapide et délicieux et surtout CHAUD! J’avais passé ma journée à me préparer pour ma visite à Grandbled qui arrive à trop grand pas et à jouer avec 865 pages de statistiques et j’en avais marre, marre, marre! Il me fallait une bonne soupe!

Oui mais une soupe au riz?

C’est là que j’ai regardé dans mes placards et mon frigidaire pour voir ce que j’avais et que j’y ai trouvé:

- un chou chinois
- une vieille courgette un peu moisie
- un chat
- des champignons
- deux carottes
- une bouteille de ketchup
- du persil
- un peu de bouillon de légumes
- quelques tomates
- de la sauce de soja
- trois oignons
- quelques vieilles patates
- des p’tits bouts de brocoli
- de la sauce de poisson
- du riz
- des lentilles
- de la soupe de champignons en boite
- et… et… des fines pâtes thailandaise au riz!

J’ai donc pris un oignon, le chou chinois, une carotte, quelques bouts de brocoli, le chat, et les pâtes au riz et je me suis fait une bonne soupe pseudo-asiatique! Délicieuse! Bonne pour la santé! Et chaude!!

1. J’ai coupé le chou chinois en large tranches, l’oignon en petits morceaux, le brocoli je l’ai laissé comme il était, les champignons étaient déjà en morceaux, et j’ai coupé la carotte en lamelles très fines (avec mon épluche légumes, tout simplement) (j’aime pas les morceaux de carottes cuites).

2. J’ai mis tout ça dans une casserole avec le bouillon de légume, trois cuillères à soupe de sauce de poisson (truc thailandais ou japonais, je crois), de l’eau et du sel, et basta, 20 minutes à cuire à petit feu (pas trop sinon les légumes sont tout mous et c’est moins bon).

3. J’ai mis de l’eau bouillante (vive ma bouilloire électrique!) dans un saladier et les pâtes au riz dedans. Je les ai laissées pendant 10 minutes puis je les ai rincées et mises dans un bol à soupe.

4. Quand la soupe a été cuite, je l’ai versée sur mes pâtes et voilà, c’était délicieux!! Et bon pour la santé! Et CHAUD! (et aujourd’hui je vais me tapper de manger les deux tonnes de riz qui cuisaient pendant que je me faisais ma p’tite soupe…)

Bonap’ :)

La coupable est recherchée par le CBI (Cornland Bureau of Investigation)!

J’ai écrit un grand machin super intéressant sur les entretiens d’embauche aux Etats Unis et le genre de questions qu’on me pose et le genre de réponse qu’il faut donner et tout ça… et paf, at ze last moment, Safari me claque dans les doigts et byebye mon super post! Après avoir récemment vu quelques éclats de ce genre contre certaines platformes de blogs, j’en conclus (du verbe conclure et non pas concluer, je suis sûre que vous ne le saviez pas!) que 2006 est néfaste aux blogs! Ptnbrdldmrd féchier (j’écris mes insultes comme sur les plaques d’immatriculations américaines: sans les voyelles… ou pas…).

Bref, le p’tit prince avait raison, puisque c’est ainsi, nous reviendrons mardi! En attendant, chères lectrices et chers lecteurs que j’aime, avez-vous déjà eu des entretiens d’embauche? Et si oui, quelles questions vous a-t-on posé(es?)? Quelles questions étaient les plus difficiles? Et avez-vous fait partie d’un comité d’embauche? Quelles méchantes questions avez-vous posé(es?) à vos pauvres candidats? Et quelles réponses étaient les bonnes et les mauvaises? Que faut-il absolument faire lors d’un entretient, et que ne faut-il surtout jamais faire? Est-ce un bon plan d’apporter des petits chocolats pour amadouer le jury? Les jeans déchirés aux genoux pour faire cool, est-ce une bonne idée? Et l’enveloppe remplie de dollars?

Faut m’aider, hein, parce que là, j’ai la trouille des questions difficiles et il faut que je m’exerce à y répondre et que je prépare mes réponses et que je les mémorise parce que quand je suis nerveuse j’oublie tout et je ne dis que des cnnris! Fèch, comme on dit par chez nous! (Dbl, je suis vulgaire aujourd’hui, le lundi matin ne me sied (du verbe « seoir, » j’suis sûre que vous ne le saviez pas!) pas!)

Allez, zou, au boulot, à vos questions!

Chacun cherche range son chat et chaque chose chat à sa place!

La p’tit Sosso, la grande Calinette, et leur miss lulu adorée ont la très grande joie de vous annoncer que leur voiture a été baptisée hier après-midi! Ce n’est pas tous les jours que ce genre de chose arrive (hum, heureusement…) et l’aventure d’hier était donc un événement digne d’être rapporté sur ce blog!

La p’tite Sosso avait donc passé pratiquement deux jours à l’hôpital et avait enfin retrouvé la forme après une petite cure de barium et de repos qui avait permi à son estomac de reprendre une activité normale. Miss lulu était donc allée la chercher en ce magnifique vendredi après-midi ensoleillé, et la Sosso et miss lulu étaient en train de rentrer à la maison, le coeur rempli de joie et d’espoir que tout allait bien se passer finalement.

La p’tite Sosso se balladait allègrement dans la voiture pendant que miss lulu conduisait en chantant, quand soudain, miss lulu entendit la Sosso gratter et gratter et gratter quelque chose sur le siège arrière… et en y regardant de plus près, miss lulu remarqua qu’il y avait quelques vieux journaux sur le siège… et que la Sosso était en train de… heu… faire un p’tit pissou dessus!

Bon, ce n’était pas la fin du monde, hein? Il suffisait d’entr’ouvrire la fenêtre (déjà entr’ouverte à cause du soleil radieux) et on pouvait continuer la route jusqu’à la maison!

C’est à ce moment-là que miss lulu entendit encore quelques grattements… des grattement intenses et sérieux, même… et se dit en son fort intérieur « oh no! » mais si, c’était bien ce qu’elle avait craint, et la petite Sosso était déjà en train de faire un joli caca sur les journaux de la banquette arrière! Des petites boules dures et blanches de barium… et miss lulu dû avouer que c’était plutôt agréable de voir que tout fonctionnait à nouveau… mais que là, il fallait faire quelque chose avant que l’histoire ne tourne à la tragédie!

Miss lulu et Sosso s’arrêtère donc au bord de la route et près d’une poubelle et sortirent heu… l’arme du crime… enfin, non, pas l’arme, plutôt le crime lui-même ;) Parce que l’arme, miss lulu la serra bien fort dans ses bras et lui fit des tas de gros bisous parce qu’elle était trop contente que la tuyauterie marche de nouveau si bien et que sa p’tite Sosso chérie soit de nouveau en pleine forme!

Et elles repartirent vers la maison, le coeur en fête… et les fenêtres grandes ouvertes!

Parfois, quand je lis des blogs de cuisine, je hausse les sourcils de désespoir devant toutes ces recettes de feuilletés à la mousse de bestioles exotiques fourrés au caviar de langoustine sauvage avec leurs glaçages marbrés de tartars de fruits introuvables sur lits d’émincés de légumes bizarroïdes au coulis de gésier de foie gras à l’italienne. Pas toujours, hein, mais parfois.

C’est vrai, Sosso et Calinette sont de fines gourmettes, mais mon banquier verrait d’un mauvais oeuil les dépenses occasionnées par de tels festins qui de toutes les manières ne me tantent pas vraiment… Alors bon, j’ai plutôt tendance à savamment cuisiner me faire à bouffer des plats faciles et rustiques, et pas toujours des plus présentables pour une soirée d’invités de gala mondain et prétencieux. Mais comme je n’organise jamais de gala chez moi, je m’en fous.

Ceci-dit, de temps en temps, ça fait plaisir de se faire plaisir par pur plaisir! Et non seulement au château palais mais aussi aux yeux. Je dois avouer que dans mon champ de maïs, à force de ne voir que des assiettes remplies aux fameux « buffets » et des hamburgers sur leurs lits de frites et coulis de ketchup, je commence à ne plus me souvenir d’avoir mangé des « belles » choses présentées finement, artistiquement, et délicatement. Alors je vous offre en avant-première (mais pas avant-dernière!) ma recette unique et acrobatique, aromatique et exotique, mais pas bucolique, pour une fois! En gros, voici le meilleur petit plat que je me sois jamais cuisiné de toute ma vie entière de miss lulu: Le ramequin or et jade! (Boudjou, j’me suis fendue pour trouver ce beau titre! Wynants, Girardet et Ducasse vont être jaloux!)

C’est super facile à faire (surtout si on remplace le riz au safran par du riz tout bête) et absolument divin, divin, divin! Crémeux, frais, léger, aux couleurs et textures originales, et aux goûts variés et délicats.

Il faut donc, pour environ quatre personnes:

- un reste de riz au safran du jour d’avant
- une petite courgette
- un poireau
- deux ou trois petits oignons verts (scallions)
- un peu de beurre (ou d’huile)
- un demi verre de crème liquide (à battre)
- un demi verre de vin blanc sec (ce blog devient totallement alcoolique!)
- du sel, du poivre, et une pointe de couteau de muscade
- du parmesan frais râpé

Coupez la courgette en deux dans le sens de la longueur et ensuite en tranches très fines (pas en rondelles entières comme moi, faites-moi confiance).

Coupez le poireau dans le sens de la longueur puis en « demi-anneaux » fins comme sur la photo.

Coupez les petits oignons verts en rondelles mais pas minuscules (vous pouvez rajouter du basilic frais, parait-il, mais moi j’aime pas trop ça et je n’en avais pas, donc pas de regret).

Faites fondre un peu de beurre dans une poêle large et mettez-y les légumes avec un peu de sel. Couvrez et laissez blanchir 10-15 minutes à feu moyen.

Rajoutez le vin et laisser bouillir à petites bulles pendant 5-10 minutes, puis rajoutez la crème et la noix de muscade et laissez encore mijoter jusqu’à ce que les légumes soient bien cuits.

Prendre des petits ramequins individuels, bien les beurrer, et mettre au fond une couche de riz. Bien tasser. Mettre ensuite une couche du mélange de légumes. Bien tasser! Rajouter encore une couche de riz. Bien tasser. Et pour finir, ajoutez une dernière couche de légumes. Vraiment bien tasser le tout. Râpez ensuite un peu de parmesan frais sur tout ça et gratinez à four doux pendant 15-20 minutes.

Sans vous brûler les doigts ni tout renverser, retournez les ramequins sur des assiettes, enlevez délicatement le ramequin lui-même, et servez! Vous pouvez mettre les restes de sauce de jade autour des petites montagnes d’or, ou bien décorer les assiettes avec un peu de coulis de tomates (au caviar de foie gras si ça vous fait plaisir).

C’est DE-LI-CIEUX!! DI-VIN! SA-VOU-REUX! SU-CCU-LENT! EN-NI-VRANT! EX-QUIS! SA-VOU-REUX! Et RA-VI-SSANT! Enfin moi j’trouve :)

Pour se changer les idées, voilà deux petites recettes que je me suis faites le week-end dernier et qui étaient, je dois avouer, très réussies. C’était la première fois que j’osais faire du riz « en casserole » et non pas dans le rice cooker (autocuiseur, il parait, en français) et je suis très fière de dire que ce n’était pas du tout raté! C’était même délicieux! Ces deux recettes viennent de mon bouquin The Essential Rice Cookbook mais n’ont pas été suivies à la lettre. Je vous donne ma version des faits, ici.

Donc j’ai fait deux choses: du riz au safran et des « okras, » un truc que je ne connaissais pas avant d’aller dans les restaurants indiens et que je ne sais pas comment ça s’appelle en français ni même si ça se trouve dans notre bonne vieille Europe. En tous les cas, j’en ai trouvé des congelés (pas des frais) et j’ai décidé d’essayer cette recette que je trouvais délicieuse à mon restaurant indien favorit.

Première recette: le riz au safran.

Il vous faut:
- du riz basmati (1 cup)
- du beurre
- des feuilles de laurier
- quelques fils de safran (il suffit de très peu)
- du bouillon de légumes (1 cup)
- un peu de vin blanc sec

Deuxième recette: le « balti okra. »

Il vous faut:
- un grand bol d’okras fraiches dont vous enlevez les bouts et que vous coupez en tranches d’environ 1 centimètre de long, ou bien congelées
- un peu d’huile
- 1/2 oignon coupé finement
- 1/2 petite cuillère de chili powder
- un peu de sel
- 1/4 de petite cuillère de tumeric
- une tomate coupée en petits morceaux
- 1/2 petite cuillère de garam masala
- une pointe de couteau de cardamone en poudre
- une pointe de couteau de nutmeg (je n’arrive jamais à me rappeler du nom français)

Dans un bol, mettez environ 3-4 cuillères de vin blanc et ajoutez les fils de safran. Laissez mariner un moment, jusqu’à ce que la couleur soit bien sortie. Pendant ce temps-là, lavez le riz et laissez-le tremper dans l’eau 30 minutes. (Et profitez du temps libre que vous avez pour couper les légumes en morceaux.)

Faites fondre le beurre dans une poêle ou une grande casserole puis ajoutez le riz et les feuilles de laurier. Faites revenir dans le beurre 6-7 minutes.

Mettez un peu d’huile dans une poêle et ajoutez-y l’oignon pour le faire revenir 10 minutes à feu doux. Ajoutez les okras, la chili powder, le tumeric, et la tomate, et salez. Couvrez et laissez cuire environ 30 minutes. Quand les okras sont tendres, rajoutez le garam masala, la cardamone, et le nutmeg et laissez encore cuire cinq minutes. J’ai trouvé que c’était meilleur un peu trop cuit, même, un peu caramélisé. Et encore meilleur le lendemain!

Quand il n’y a plus d’humidité dans le riz, ajoutez-y le vin et les fils de safran, ainsi que le bouillon de légumes et un peu de sel. Enlevez les fauilles de laurier. Faites bouillir puis laissez cuire à feu très doux, couvert, pendant 15-20 minutes, jusqu’à ce que tout le liquide soit absorbé. Rajouter du liquide (de l’eau bouillante ou du bouillon tiède) si le riz n’est pas assez tendre.

Quand les carottes sont cuites le riz est cuit et les okras aussi, c’est le moment d’en faire quelque chose. On peut les manger, bien sûr, et c’est délicieux. Mais si on a un peu de chance, il y aura des restes de riz… et alors là, le lendemain vous pouvez faire une recette digne des dieux… mais que je vous garde pour un prochaine post ;)

Bon appétit!