Les résolutions de nouvel an, c’est bien connu, c’est souvent de la rigolade. C’est pour ça que j’en prends rarement, parce que je n’aime pas me décevoir moi-même. Par contre, quand j’en prends, je les tiens. Ben oui, je ne prends que des résolutions que je sais à l’avance que je pourrai tenir. Pas du jeu? M’en fiche :)

Il y a environ quatre ans, j’ai pris la résolution de bien « tipper » les serveurs de réstaurants, c’est-à-dire de leur donner un bon pourboire. Ici, les serveurs se font payer des salaires très très bas, plus bas que le salaire minimal, alors ils dépendent beaucoup des pourboires pour survivre.

C’est sûr, il faut un minimum de service, pour que je sois généreuse. Je veux qu’on prenne ma commande avec un sourire, ou du moins sans me faire sentir que je leur casse les pieds et que je ferais mieux d’aller dans le macdo d’à côté; je veux qu’on m’apporte ce que j’ai commendé, bien sûr, même si mon « order » (ma commande) est compliquée et que ma vinaigrette doit être « on the side » et non pas déjà mélangée à ma salade et mon ice-tea « with no ice » please; je veux que mon serveur vienne me remplir mon verre d’ice-tea quand il se vide, et qu’il débarasse ma table des assiettes vides au fur et à mesure; mais surtout, surtout, je veux qu’on me fiche la paix!

Ce n’est pas facile, ici, d’avoir la paix. En effet, comme les serveurs dépendent tellement des pourboires pour survivre, ils ont intérêt à avoir le plus de « custommers » (clients) possibles pendant leur « shift » (les heures de travail). Il faut donc être le plus poli possible pour avoir le plus gros « tip » possible, et en même temps, il faut que les clients mangent le plus possible (puisque le « tip » est normalement 15% de la note totale mais si le serveur a été super sympa on peut laisser plus, et s’il a été nul on peut laisser moins), mais en même temps, il faut que les clients mangent très vite pour laisser rapidement la place aux clients suivants. C’est tout un art.

Mais moi, je n’aime pas qu’on me stresse. J’aime aller au restau toute seule avec un bon bouquin ou des piles de copies à corriger et manger beaucoup mais lentement (mais comme je suis seule, même si je mange beaucoup, ma note n’est jamais bien grosse). Et puis je n’aime pas qu’on soit « trop gentil » avec moi et qu’on vienne toutes les deux minutes voir si tout va bien. Je vais donc contre tous les principes de base des serveurs qui doivent donc me détester et me voir comme « le parfait client à ne JAMAIS avoir! »

C’est pour ça que je « tip » bien. En général, je laisse 20% ou plus si tout s’est bien passé. Et puis je ne vais jamais au restaurant pendant les « busy times » (heures de pointe) parce que ça serait vraiment méchant. (Là, c’est pratique que la plupart des restaurants soient ouverts toute la journée parce que je peux y aller vers 4 ou 5 heures, quand il n’y a pas encore beaucoup de monde). Parfois, je préviens les serveurs de mes intentions et je leur demande si c’est OK, et s’ils sont sympas et me fichent vraiment la paix, je suis super généreuse. Dans mes moyens, hein, quand même. Je ne laisse pas $50 de pourboire quand ma « bill » n’était que de $20! Et je tiens cette résolution depuis que je l’ai prise.

Tout ça pour dire que cette année, ma résolution est d’apprendre à bien faire le riz, parce que pour le moment, c’est la cata. Pas juste du riz au micro-onde, hein, mais du riz dans le « rice cooker, » des puddings de riz, du risotto, des tartes au riz, du riz pilaf, des croquettes de riz à la mozzarella, du riz mexicain, du riz créole, du riz asiatique, du riz sauvage, des crêpes de riz, des soupes au riz, des salades de riz, et plein d’autres recettes différentes avec du riz. J’ai donc acheté un petit bouquin qui s’appelle « The Essential Rice Cookbook » ($7.99 chez Borders, mais je ne le trouve pas sur Amazon ou Barnes and Noble) et qui explique plein de techniques différentes et plein de recettes d’un peu partout avec du riz. Miam!

A bas les pâtes! Vive le riz! Ma résolution est donc d’apprendre à faire plein de trucs et de vous présenter mes … heu… essais… et j’espère mes succès avec ces recettes. Comme je ne trouve que du « long grain rice » et du « short grain rice » dans mon champ de maïs, je vais aller acheter du bon riz chez ma sister ce weekend! Et ensuite, attention les casseroles, ça va riz-goler! Je n’ai pas peur du riz-dicule, moi, mesdames et messieurs, ni de prendre des riz-sques!