Archives de janvier 2006


Adieu, farewell, auf wiedersehen, goodbye (celui qui me trouve ce que c’est que ces quelques mots SANS TRICHER (parce que google a tout de suite trouvé, le p’tit malin) a droit à une carte postale)!

Je me casse, je me tire, je m’en vais, je vous quitte les amis, pour faire quelque chose que de mémoire de miss lulu je n’ai jamais fait: un allée-retour en avion dans la même journée! Debleu! Je vais être dans un sale état moi!

D’abord, je dois conduire une bonne heure pour aller à l’aéroport (je pars donc de chez moi à 5 heures du mat’), et ensuite, mon avion part d’Indianapolis à 7:30. Le vol dure 2 heures et 19 minutes et puis j’arrive à Bledstressant vers 9:30 ou 10 heures du mat… et là, c’est visite de campus, entretiens, racontages de bidules et de trucs, questions à n’en plus finir, rencontres de tas de gens dont je n’ai rien à fiche et qui n’ont rien à fiche de moi, présentations, aberrations, contemplations, explications, implorations, conspirations, congratulations, simulations, admirations, visitations, inanition, agitation, observations, approbations, déflagrations, révélations, concentration, irritations, spéculations, lamentations, érudition, suffocation, décomposition, liquéfaction, et finalement expiration! Et retour d’avion le soir même avec arrivée à Indianapolis à minuit et demi… plus une heure de voiture pour rentrer dans mon champ de maïs… Oh, et tout ça en pleine tempête de neige!

Je laisse la maison en état d’alerte maximale et de destruction massive, un peu comme les Américains quittèrent le Vietnam, en son temps… Sosso ne mange pratiquement rien et vomit tout le temps et partout. Je vous raconte pas l’odeur générale de la maison… et la moquette a depuis longtemps passé l’arme à gauche! On a passé la moitié de la nuit aux urgences et ils ont fait des radios, lui ont donné un anti-vomitif, et l’ont rehydratée pour qu’elle tienne pendant mon absence (merci aux généreux donnateurs, la facture était de $179.60). Calinette quant à elle mange toute la bouffe laissée par Sosso et lui fait (et me fait) une guerre sans mercis et sans répit. En plus elle essaye de « nettoyer » tous les endroits où Sosso a vomi en grattant férocement la moquette, en la démolissant encore plus, et en s’arrachant les griffes jusqu’au sang jour et nuit! Ca me rappelle quelques souvenirs épiques… Bref, je suis juste UN PEU tendue, là…

J’achèterai quelques cartes postales dans l’aéroport pour ceux qui trouvent oùskeu je vais et ceux qui auront bien pris soin de mes chatounes pendant mon absence.

Je vais essayer de dormir les trois heures qu’il me reste… à la prochaine, amigos!

Dans ma vie, j’ai fait trois trucs vraiment cools: une visite en Laponie, un voyage dans la jungle équatorienne, et … hier, j’ai fait un truc dont j’avais envie depuis longtemps et que je ne pensais jamais arriver à faire: aller voir mon héros, celui qui accompagne la plupart de mes samedis soirs, celui qui me fait rire même quand ça va pas: un enregistrement « live » d’une émission de NPR (national public radio): A Prairie Home Companion, avec Garrison Keillor.

Kékséksa?

Venez donc par ici que je vous cultive un peu, parce que toute personne vivant aux Etats Unis doit impérativement connaitre NPR, et toute personne vivant dans le Midwest ou le Sud ou le Nord des Etats Unis se doit d’écouter A Prairie Home Companion! Ce n’est pas un droit, c’est un devoir!

NPR, c’est LA radio publique des Etats Unis. Publique dans le sens que ce ne sont pas les impôts du citoyen ni le gouvernement qui payent pour la faire marcher. Ce sont des organisations (comme la NEA, national endowment for the arts, par exemple) et des gens comme vous et moi qui envoient de l’argent directement à cette radio s’ils ont envie qu’elle survive. Donc c’est publique dans le sens que ce n’est pas gouvernemental, et donc c’est un peu plus libre de faire n’importe quoi et de dire n’importe quoi (ben oui, si vous recevez de l’argent du gouvernement, vous êtes obligés de faire ce que le gouvernement vous dit de faire, ensuite. C’est le même problème avec les écoles et les universités). Donc NPR est un peu plus libre de raconter les nouvelles qu’ils veulent raconter, et d’adopter un point de vue un peu plus neutre que des radios « normales » ou, par exemple, Fox ou CNN. C’est donc sur NPR que j’écoute de temps en temps les nouvelles.

Mais ce qui est le plus génial, sur NPR, c’est qu’ils ont des émissions extrêment intéressantes et variées, en plus des nouvelles, qu’ils achètent à des radios publiques locales (comme la Minnesota Public Radio qui fait A Prairie Home Companion) et « vendent » ensuite à toutes les radios publiques qui les veulent. Ma radio publique locale, c’est WBAA, dont le siège est à Purdue. Donc WBAA passe leur propres programmes et à certains moments de la journée, ils passent les programmes qu’ils ont achetés à NPR, comme par exemple A Prairie Home Companion tous les samedis soirs, All Things Considered (sur la politique) tous les après-midi, Performance Today (musique classique en directe) tous les soirs de la semaine, Car Talk (méchanique) tous les samedis matins, et Justice Talking (sur des questions légales)… heu… ben non ça ça passe plus, malheureusement, c’était super intéressant.

A Prairie Home Companion, donc, c’est une emission de deux heures, enregistrée en publique à un endroit différent chaque semaine. Il y a plein de musique, surtout de la « blue grass, » qui n’est pas de la « country » mais quand même de la musique avec un violon, de la guitare, un banjo, et des gens qui chantent, c’est super sympa. Il y a aussi des histoires, comme par exemples the « News from Lake Womegon, » des histoires de petites villes du Midwest, des histoires à mourir de rire, des chansons, des blagues, des invités locaux… C’est vraiment chouette comme émission, et j’adore l’écouter!

Hier soir, donc, je suis allée voir un enregistrement public!! C’était mon cadeau d’anniversaire que je me suis fait. Comme je suis membre de WBAA (je leur ai filé $80 en septembre), j’ai pu m’acheter un billet presque la première, fin novembre, et donc j’avais une place excellente. Et c’était marrant de voir ce que normalement j’entends. Garrison Keillor est un type incroyable, qui fait cette émission depuis 1974, qui a un talent exceptionel, qui porte un costard-cravate avec des baskets rouges (on les voit sur la photo), qui se balade sur la scène comme un touriste pendant que les invités font leurs petits numéros, qui chante admirablement bien, qui tourne le dos à son audience quand il chante avec les invités, qui a quelques notes sur papier et les jette par-terre quand il n’en a plus besoin, donc le sol est jonché de papiers au bout de deux heures…

Au bout de deux heures, j’avais mal à la machoire tellement j’avais ri. C’était vraiment une soirée unique, surtout que j’avais réussi à convincre une copine de venir avec moi, et on a passé deux heures au paradis! Je crois que je ne pourrai plus jamais écouter cette émission sans revoir Garrison Keillor et ses baskets rouges, ses cheveux en bataille après quelques minutes, sa façon de se balader sur la scène n’importe quand, le type qui fait les bruitages à lui tout seul, les musiciens qui l’accompagnent, le clair de lune, les blagues sur Purdue, la musique, les rires de la foule, les applaudissement san fin…

Si vous habitez aux Etats Unis et que vous ne connaissez pas NPR, je vous conseille de vous y mettre! Et si vous avez internet n’importe où dans le monde, je vous conseille d’aller visiter leurs sites et d’apprendre tout plein de trucs passionants, d’écouter de la musique de qualité (jazz, classique, etc.), et de rire un bon coup! Ca fait du bien!


You Were a Fox


A good observer, you often watch others while remaining unseen.
Cunning (intelligente, rusée) and courageous, you also have a gentle side.

PS. Personne ne m’a rien dit sur ma nouvelle banière… laquelle préférez-vous? Celle-là ou l’ancienne? Ou elles sont toutes les deux moches et quelqu’un de doué et de gentil va m’en faire une nouvelle? ;)

Vous aimeriez recevoir une lettre avec cet en-tête, vous? Comme ça, mine de rien, cachée entre cinq factures, deux offres de cartes de crédit, et trois rejections de demandes d’emploi?

fbi

Allez, avant que je vous dise tout, pourquoi croyez-vous que j’ai reçu une telle enveloppe, et que croyez-vous qu’il y avait dedans??

Bon, je vous donne quelques choix:
- mes empreintes digitales?
- un nouveau passeport?
- les empreintes digitales de Sosso?
- l’adresse de mon amoureux secret?
- un papier expliquant que je ne suis pas une criminelle?
- une lettre m’expliquant que je serai extradée si je ne finis pas ma thèse à temps?
- une carte verte?
- une lettre expliquant que Calinette est recherchée pour vol de croquettes?
- un billet allée-simple pour Guantanamo?
- un reçu pour $45 de frais de dossier?
- un CD gratuit de la Flûte enchantée pour fêter les 250 ans de Mozart?
- un bon pour une nouvelle voiture?
- une lettre de Samuel Alito me pour m’encourager à voter pour lui?

??

Bon, je vois que vous avez besoin d’aide… alors je vous donne encore un indice: il y avait plus qu’une chose dans cette enveloppe…

… et peut-être que la vraie question qu’il faut poser est, pourquoi est-ce que j’ai écrit au FBI? et la deuxième question est, pourquoi m’ont-ils répondu?

Allez, je vous montre la première chose qu’il y avait dans cette enveloppe:

fingerprints

Oui, ce sont bien mes empreintes digitales! Que je leur avais envoyées début décembre! Elles sont belles, hein? Et avec ces empreintes il y avait en effet un petit reçu pour les frais de dossier… et… et… une lettre toute petite expliquant que je n’avais aucun dossier criminel. Caramba encore raté!

Voili voilà, ce tout petit papier si cher et si long a obtenir est l’une des dernières pièces du puzzle de mon dossier CANADA!! Il me manque encore une lettre de mon dernier employeur, quelques photos passeport, et une signature de notaire sur deux contrats… Et c’est prêt à partir :) Ca se rapproche!!!

Amis canadiens, préparez-vous au débarquement!!

La Sosso est rentrée à la maison, le vétérinaire n’a pas voulu l’opérer après avoir fait quelques examens de sang. Comme on dit en anglais, « ses chiffres sont partout et n’importe où. » Elle a entre autre beaucoup trop de « white cells, » donc une infection quelque part, et pas assez de plaquettes, donc un risque beaucoup trop élevé d’hémorragie pendant l’opération. Il y avait encore plein de trucs pas normaux mais je ne me souviens pas des noms et des chiffres… (D’ailleurs j’ai pu me tromper avec les white cells, c’est peut-être pas assez qu’elle en a, hein, sous le coup de l’émotion j’en perds les quelques notions de biologie que j’ai). Ils ont pris de son sang pour l’envoyer à un grand laboratoire à Indianapolis pour faire des tests plus approfondis parce que tout ça n’est pas normal du tout, et on doit avoir les resultats en début de semaine prochaine.

Sosso est toute sage, elle ne miaule pas quand elle est dans son « carrier, » sa petite caisse de transport, dans laquelle j’ai mis mon haut de pyjama qu’elle connait bien. Même chez le docteur elle se tient sage et se laisse examiner sans se débattre. Pendant tout les trajets, elle me regarde simplement avec ses grands yeux… et j’essaye de lui parler pour la rassurer, mais je crois que c’est surtout moi que j’essaye de rassurer.

Elle sent le désinfectant et le docteur, maintenant, et Calinette n’a pas trop été contente, à son retour! Je lui ai donné à manger, comme elle n’avait rien pu prendre ce matin, comme on pensait faire l’opération, mais elle refuse de manger. Je lui ai offert des « treats, » des petites gourmandises, et même ça elle a du mal à les manger. Tout ça me brise le coeur.

L’opération tient toujours. On doit juste trouver ce qui ne va pas et lui refaire une petite santé, avant. Vos généreux cadeaux n’ont pas été en vain: les examens sanguins de ce matin étaient déjà $105.97!

J’ai juste envie de rester toute la journée dans mon lit avec ma Sosso dans les bras et de la protéger et de lui raconter que la vie sera bientôt meilleure et de lui faire des milliers de bisous… mais elle préfère aller se cacher dans mes vieux pulls au fond de mon placard… et moi je dois aller travailler.

Sosso vient de vomir, je vous laisse…

… mais j’ai horriblement peur pour ma Sosso, j’en suis malade. Pourtant elle a déjà été opérée…

Je l’aime tellement ma t’tite pitchoune toute douce…

Japoniaiserie

Steu peur que je me suis payée la nuit dernière!

Hier après-midi, en rentrant du travail, j’ai trouvé un message téléphonique fort intéressant: chère miss lulu, ici l’université Trocool à Granbled, au Canada. Nous avons étudié votre dossier et nous aimerions vous rencontrer pour une « campus visit »!

Là je vous passe les détails, mais il y eu entre autre sautillages dans toute la maison, chants à tue-tête, moultes embrassages de chats, et petits sursauts de battements de coeur!

Si vous vous souvenez bien, la campus visit c’est après une « job interview, » la dernière étape avant de signer le contrat… aux Etats Unis. Mais là, c’est bizarre, il n’y a pas eu de job interview et ils sont passés directement à la campus visit! Ze crise! Il n’y a que trois candidats dont moi… et je suis donc invitée à passer deux jours dans leur université à visiter l’université, Grandbled que je ne connais pratiquement pas, à faire des tas de présentations, de démonstrations, et à avoir des tas de rendez-vous et d’entretiens avec pratiquement l’université entière! Je pars donc le 9 en fin de matinée et je repars le 11 en début d’après-midi!

Bon, tout ça ce sont des plutôt bonnes nouvelles, non? A part que j’ai la trouille de ma vie, mais bon… Heureusement que j’ai une autre campus visit le 31 de ce mois dans une université américaine, comme ça je pourrai m’exercer!

La peur que je me suis tappée, hier, c’est que j’ai demandé à la gentille dame de l’université de Trocool de m’envoyer la « job description, » c’est-à-dire le papier qu’ils avaient publié et où ils décrivaient la personne qu’ils cherchaient. C’est utile pour me préparer pour les entretiens… et j’avais oublié de l’imprimer avant que ça soit retiré du ouèb. La gentille madame a dit d’accord, et elle me l’a envoyé… et là… holly cow… c’était une description pour trois positions: deux en littérature, et une en « writing and rhetoric. » Heu… …. c’est là que j’ai eu un petit sursaut… et quelques frissons… et puis beaucoup de frissons…

… J’ai vérifié la copie de la lettre que je leur avait envoyée et qui disait bien « je vous écris pour la position en ‘Applied Linguistics’ »… PAS writing and rhetoric… et encore moins littérature…

… J’ai vérifié cinq fois au moins! Je me suis demandé si je n’avais pas fait une boulette, une GROSSE boulette en envoyant un dossier au faux endroit… ou si peut-être j’avais rêvé et la position n’existait pas… ou bien encore si j’avais envoyé un dossier pour la « writing and rhetoric » en me disant que c’était assez proche de ce que je faisais de toutes les manières…

Alors j’ai écrit une petite lettre à la gentille madame en lui disant que j’étais un peu confuse, I’m sorry, mais est-ce que j’aurais fait une erreur par hasard? (Lettre difficile à écrire: est-ce que je ne dis rien et on ne sait jamais, peut-être qu’ils ne se rendront pas compte de leur/mon erreur, ou est-ce que je suis honnête et je prends le risque de tout fiche en l’air?)

J’ai quand’même réussi à trouver un vieux lien sur google qui ne marchait plus mais où on voyait encore le début de l’offre qui disait bien « Applied Linguistics » donc j’ai fait une copie d’écran pour les poursuivre en justice s’ils me disaient que l’offre n’avait jamais existé… N’empêche que je n’ai pas passé une très bonne nuit, entre l’excitation de la campus visit et la peur que ce soit une erreur!

Et ce matin, vers 9 heures, j’ai reçu une lettre de la gentille madame qui me disait « désolée, j’ai envoyé la mauvaise ‘job description,’ voici la bonne! » Pffffffioooouuuu!!!!!! D’un autre côté, j’aurais mieux fait de ne jamais la demander, parce que je me rends compte que je n’ai aucune chance de l’avoir, leur boulot! Je réponds bien à une ou deux parties de la description, mais pour le reste, il n’y a aucune chance que ça marche! Bah, c’est pas grave, ça me fait des Sky Miles (je paye et ils remboursent tout, c’est le deuxième billet d’avion que j’achète en quelques jours, vivent les cartes de crédit!!!), j’aurai la chance de rencontrer des gens sympas, de visiter une nouvelle ville et d’aller au Canada pendant quelques heures, et ça me fait toujours un petit exercice de préparation pour d’autres éventuelles campus visits!

Ouééééé!!!! Là j’ai enfin pu me réjouir de ma chance!! Et mes chatounes ont encore eu droit à des tas de bisous, de chansons folles, et de sautillages sur le lit….

Et c’est là que je me suis rendue compte que mon visa américain expire dans très très TRES peu de temps… et que donc si je sors des Etats Unis pour aller à Granbled, au Canada, je ne pourrai plus y re-rentrer pour retourner dans mon champ de maïs…. huhuhuh! Et un visa américain, ça ne s’obtient pas comme un Cinnamon Dolce Latte au Starbucks du coin! Mais ça c’est une autre histoire, que je vous garde au chaud pour très bientôt ;)

En attendant, C’EST LE STRESS!!!! Première campus visit dans moins d’une semaine à Bledstressant, aux Etats Unis, et deuxième campus visit la semaine suivante à Granbled, au Canada!!!!!!! LE STRESS!!!!!!!! Aaaaaaaahhhhhhhhhhhhhhhhh!!!!

Voilà un cadeau tout spécial pour a n g e l, le petit ange gardien de ma Sosso, et puis pour tous ceux qui se montrent tellement généreux que j’en ai le coeur tout fondu comme le fromage sur ces frites!

Le cadeau, ce sont les cheese fries d’Outback, un délice bien chaud, bien gras, et bien épicé, à tremper dans une petite sauce divine… miam… (je devrais me créer une catégorie « delicious junk food, » huhuh). ça fait un moment que j’en ai envie moi aussi mais bon, comme c’est vaches maigres ces temps-ci, on se régale avec l’image, c’est déjà ça, pis au moins y’a pas de problème côté calories ;)

Et pour tous ceux qui sont au régime, ben, j’ai aussi pensé à vous et je vous offre une petite assiette de « carottes nues, » excellentes pour la santé (c’est bon pour les yeux, m’a-t-on affirmé), à ne tremper dans rien du tout, et à déguster al dente ;) (faudrait que je me crée une catégorie « health and wellness, » huhuh).

PS. Je n’ai pas de compteur automatique que je pourrais mettre sur ce blog, mais je peux vous dire qu’il y a beaucoup de gens très généreux par ici, et que bientôt, la Sosso-chouchoutte pourra se faire opérer sans soucis financier. Merci à toutes et à tous, et… Bonap’ :)

PPS. Merci aussi en particulier à madame E. et à PrincessH (allez voir son petit dessin adorable sur ses coquins de chats à elle) qui ont organisé des sossothons sur leur blog :)

Puisqu’il semble être de bon ton de raconter tous ses défauts sur son blog ces jours-ci, je vais m’y plier moi aussi… sauf que je me limiterai à QUELQUES défauts, sinon on en a pour dix ans à tout raconter!

1. Je mange n’importe quoi n’importe quand. Oui, ma môman m’a pourtant bien élevée, mais de vivre seule et aux Etats Unis, ça a cet effet secondaire, entre autres. Je peux manger par exemple du riz aux courgettes pour le petit déjeuner, de la glace à la mangue pour le déjeuner, une omelette pour le goûter, des céréales pour le dîner et une salade de tomates à minuit. Ou alors un milkshake à la banane le matin et une soupe le soir et rien entre les deux. En gros, plus je stresse et plus je bouffe! C’est absolument n’importe quoi mais mes chatounes ne m’ont encore fait aucune remarque désobligeante, donc ce n’est pas prêt de changer.

2. Je suis une ermite! J’aime bien rencontrer des gens et passer du temps avec ma famille et mes amis… mais pas TROP longtemps. J’aime vivre seule et pouvoir faire n’importe quoi n’importe quand, et j’ai mes petites habitudes, donc quand je suis avec des gens, je m’impose (ou ils m’imposent) des contraintes et au bout d’un moment, ça va plus. Oui c’est pas bien, je sais…

3. Le week-end et souvent pendant les vacances, je reste toute la journée en pyjama (ou à moitié à poil, l’été) avec les cheveux crades et je bosse dans mon lit (ou bien je perds mon temps dans mon lit, ça dépend…). Le seul problème avec ça c’est quand le facteur m’apporte un paquet et que je lui ouvre la porte à une heure de l’après-midi à moitié à poil et avec une tronche cauchemardesque… Mais bon, mes chatounes aussi vivent à poils, donc on se comprend!

4. Je ne m’énerve pas très vite, mais quand je n’arrive pas à faire un truc stupide ou que quelque chose ne marche pas bien comme je le voudrais, je gueule un bon coup. Mais seulement quand je suis déjà stressée au départ, parce que sinon je suis assez patiente en général. Si je suis vraiment super énervée, comme ça m’arrive rarement mais ça m’arrive, je vais dehors fumer une clope et refléchir un bon coup avant de faire une connerie. Et quand je suis énervée, faut vraiment me laisser tranquille, c’est ce qu’il y a de mieux à faire pour éviter que ça empire. Il me faudrait une punching ball…

5. Ma déprime et ma bonne humeur peuvent jouer aux montagnes russes, certains jours. Parfois je déprime sans aucune raison et ça m’énerve, et parfois je déprime tellement que j’ai plein de mauvaises idées. C’est assez facile de me déprimer avec juste un tout petit truc, parfois, mais c’est aussi facile de me faire rigoler de nouveau avec un tout petit truc. Ma bonne humeur revient donc en général rapidement… au moins après quelques jours…

5. Je suis super vulgaire parfois, mais jamais dans mon cadre professionel, bien sûr. Je sais, je suis un vraiment mauvais exemple pour mes chatounes… Mais si je fais attention je peux redevenir une gentille fille polie après quelques jours!

6. Je mens comme un arracheur de dent! En fait, je mens tellement bien que je trouve que c’est une qualité plutôt qu’un défaut! Je peux assurer aux douaniers suisses sans aucune difficulté que je n’ai rien à déclarer alors que j’ai des kilos de produits laitiers et de viande et d’alcool cachés sous les sièges de la voiture! Et puis je mens tous les jours, vraiment tous les jours, parce que je ne montre que rarement mes vraies émotions. J’ai dû avoir un encêtre japonais… parce que je peux être horriblement fâchée, déprimée ou énervée, avoir la migraine du siècle, ou venir d’apprendre que je viens de gagner au lotto, et continuer de sourire plattement sans sourciller. Quand j’ai commencé à enseigner le français, en Utah, ma directrice m’a dit « quand vous entrez dans votre classe, vous laissez votre vie à la porte » et ça m’a beaucoup marqué. En public, personne, je dis bien personne, ne peut vraiment savoir ce qui se passe en réalité dans ma p’tite tête.

7. Je n’aime pas le chiffre 7!

8. Ma maison n’est pas toujours très bien rangée, mais je fais le ménage à fond au moins une fois par semaine. Je ne comprends quand même pas comment le chenit peut s’accumuler à cette vitesse dans ma chambre, par exemple. Au bout de deux jours, j’ai des piles de papiers, de bouquins, et de fringues à faire pâlir la tour Eiffel! Pourtant, c’est drôle, sur certains trucs je suis très maniaque. Par exemple je déteste le chenit dans la salle de bain, donc là ça va toujours. Je déteste aussi avoir plein de trucs pas rangés sur les comptoirs de la cuisine, mais par contre je peux avoir une pile de vaisselle sale dans l’évier sans problème.

9. Je crois pas que j’ai de défaut numéro neuf…

10. Je roule bien mais je ne respecte jamais les limites de vitesse sur l’autoroute. Je vais en général entre 10 et 15 miles de plus que la limite de vitesse, mais pas en ville, hein! Je déteste rouler sur ces immenses autoroutes américaines à six voies et toutes droites pendant des centaines de kilomètres en faisant du 100 kil/heure. La limite de vitesse est de 70 mph AU MAXIMUM (souvent 65 mph) sur les autoroutes, ce qui fait 112 kil/heure, ce que je trouve RIDICULEMENT lent!

11. Je ne sais pas comment on coupe le fromage correctement et je n’y connais rien en vins. Pour moi, un fromage est à déguster n’importe comment mais jusqu’au bout, qu’on le coupe de haut en bas ou de droite à gauche. Et les vins se divisent en quatre catégories: les rouges, les blancs, les bons, et les mauvais. En général, je n’aime pas du tout les vins blancs mais il y a des exceptions of course. Et en général, je n’aime pas l’alcool (je déteste en particulier le champagne), mais il y a des exceptions of course. Mais bon, c’est quand même pas très pratique pour briller en société…

12. Je suis une mauvaise amie. Loin des yeux loin du coeur a été inventé pour moi. J’ai abandonné plein d’amis en Suisse, en Utah, et même ailleurs. C’est sûr, dès que je les revois, c’est comme si on ne s’était pas quittés, et je suis contente quand ces amis font l’effort de garder le contacte… mais moi je ne le ferai que très peu. Oui j’ai super honte! D’un autre côté, je n’en veux pas aux gens qui font pareil avec moi…

13. J’aime le chiffre 13 :)

Voili voilà. Si vous en avez d’autres, n’hésitez pas à les partager dans les commentaires mais je crois que je vais modérer mes commentaires, aujourd’hui ;) Ah oui, j’ai oublié de dire que je fais plein de fautes quand j’écris, mais ça je crois que ce n’est pas un secret. C’est un grand regret… et quand je serai à la retraite, je promets de prendre des cours de français pour m’améliorer! En attendant, j’m'enfich é si vouzèt pakonten, tanpi pourvou 8)

PS. N’oubliez pas ma Sosso siouplait, même $10 ça compte!

La p’tite Sosso ne va pas bien du tout. Je croyais vraiment pouvoir attendre, ou même ne rien faire et laisser les choses se réparer d’elles-mêmes, mais le boitillement s’accentue de jour en jour. Elle boite même quand son genoux n’est pas disloqué, maintenant. Et elle mange de moins en moins… ce qui m’inquiète plus que tout. Je dois vraiment la forcer tous les matins à finir son bol.

Ce qui m’inquiète beaucoup, aussi, c’est que j’ai fait un peu de recherche sur internet sur ce genre de problèmes chez les chats, et ce que j’ai lu n’est pas très rassurant. Visiblement, si on ne fait rien, il y a des risques très sérieux d’arthrite non seulement dans la patte blessée mais l’autre, aussi, puisque l’équilibre entre les deux pattes est rompu. Il y a aussi des risques d’inflamation de l’articulation.

Ma vétérinaire, celle que ne j’aimais pas beaucoup, a finalement été très gentille. Elle m’a donné des gélules pour renforcer les articulations des chatounes, et Sosso les mange sagement tous les soirs (en fichant un peu de poudre sur la moquette mais elle est bien brave). Elle a aussi téléphoné un peu partout autour du champ de maïs et a trouvé un vétérinaire qui fait cette opération et qui serait d’accord de le faire pour moins que l’hôpital vétérinaire de Purdue! L’opération sera donc $600, avec en plus $200 à $300 de frais de pré-opération (radios, sang, etc.), plus les charges post-opératoires (médicaments, soins, jours à l’hôpital, examens, etc.), et là c’est difficile d’en estimer le coût, ça dépend de Sosso. Donc ce n’est pas donné, même si ça sera toujours moins pire qu’avec l’hôpital de l’école vétérinaire de Purdue.

Donc voilà, le dossier de Sosso a été transmis à ce nouveau docteur et je dois les appeler lundi pour prendre un rendez-vous le plus vite possible. Je suis un peu soulagée d’avoir pris la décision, parce qu’à chaque fois que je voyais Sosso marcher, je me disais que ce n’était pas possible de laisser les choses comme ça. J’ai longuement hésité mais j’ai finalement décidé d’ouvrir un compte PayPal (dans le menu de droite) parce que sans aide, je n’y arriverai pas. Je déteste demander ainsi de l’aide, mais je promets que quand j’aurai un boulot stable, j’aiderai tous ceux que je peux aider! Mais ne vous sentez pas non plus obligés, hein. Je sais qu’il y a de meilleures causes auxquelles donner son argent, et je sais aussi que beaucoup ne roulent pas sur l’or!

L’opération « opération Sosso » est officiellement ouverte!

[Rajoutage] Ouahhh, merci pour tous ces gentils cadeaux que Sosso et moi on reçoit! On est très touchées par votre générosité! Et on aimerait bien savoir qui vous êtes pour vous remercier (parfois on trouve en jouant au détective, mais parfois on trouve pas alors on est tristes)… alors n’oubliez pas de mettre votre nom de bloggeur ou bloggeuse dans le message :) Merci mille fois à toutes et à tous!!!

Je suis sur le travail marché (ze job market) depuis quelques temps, ça, tout le monde le sait. Ce qu’on sait moins, dans les chaumières, c’est que les employeurs potentiels, aux Etats Unis, utilisent une technique très nouvelle pour recruter leurs futurs employés! Quelque chose qui ne se faisait pas du tout il y a cinq ans de ça, ou même moins! Essayez de trouver…

Vous envoyez votre dossier de candidature à un employeur et dedans, il y a les trucs habituels: un CV, une lettre de candidature ou vous lêchez le plus de bottes possibles et vous vous décrivez comme la personne la plus intelligente au monde, quelques articles que vous avez publiés à la sueur de votre front, une description de votre « philosophie de l’enseignement » (ahh je la déteste celle-là!), une description de votre projet de recherche, les évaluations que vous ont donné vos élèves depuis que vous êtes prof… Les trucs habituels, quoi. Mais votre employeur potentiel veut en savoir plus sur vous. Il veut connaitre la vérité.

Vous avez signé une pétition? Acheté des bouquins ou du fromage et écrit un commentaire sur la qualité de vos achats? Vous avez fait une présentation à une conférence? Vous avez reçu une bourse de recherche ou un certificat de meilleur prof du monde? Vous avez une wishlist sur Amazon? Vous avez votre propre site internet? Vous avez publié un article de recherche? Vous avez un BLOG sur lequel vous postez des images de vos soutifs et de vos chats à poils??? Votre employeur potentiel veut TOUT savoir sur vous! Que lui reste-il à faire?

Utiliser google, bien sûr! Et il le fera. Il tappera votre nom dans google et là, oh miracle, sous ses yeux ébahis, votre vie entière sera enfin dévoilée! Et c’est LÀ que se fera la vraie selection! Quoi? Vous aimez ce bouquin? Quoi? Vous osez critiquer publiquement votre patron?? Quoi?? Vous soutenez la cause des homosexuels?? QUOI??? Vous perdez votre temps à écrire un blog alors que vous devriez être en train d’écrire un thèse????

Ne vous faites pas d’illusion, google est un malin! Il saura vous retrouver même si vous vous pensez bien caché! Un certain ex-proviseur en est la preuve vivante. Et il y a quelques mois, j’ai remarqué que moi aussi, j’avais une « deuxième vie » que j’ignorais sur google! Et en étudiant bien cette vie, je me suis rendue compte qu’elle n’était pas MAUVAISE en soit si on connaissait toute la vérité, mais que vue comme ça par des gens qui ne me connaissent pas, elle pouvait donner une vraiment mauvaise image de moi!

Alors pendant des mois, j’ai travaillé dur pour effacer cette vie d’internet, ou en tous les cas certains aspects de cette vie. La première chose qu’il a fallu faire c’était de changer toutes les pages sur lesquelles il y avait mon nom et/ou mon prénom. SURTOUT toutes les pages où il y avait les deux ensemble. Ce n’est pas facile, parce que google garde des archives et des pages « cache » pendant des semaines… et puis il y a plein de documents pour lesquels on ne peut rien faire, comme les listes d’étudiants, de receveurs de bourses, de gagnants de concours, mais ça c’est moins ennuyeux. Il y a aussi des pétitions signées, des messages envoyés et publiés, des sites internets qui gardent vos « cookies » et là, on ne peut souvent rien faire non plus, à part écrire aux gens et leur demander d’effacer notre nom… et surtout, SURTOUT, faire très attention à tout ce qu’on fait pour rester bien anonymes!

Après environ trois mois, mon google était à peu près « propre. » C’est sûr qu’en cherchant bien, on me trouvait encore, mais ce que je ne voulais pas montrer avait disparu. … …

Et c’est à ce moment-là que mon ex-blog est mort. J’ai dû en refaire un nouveau, et, fatiguée du serveur pourri de mon université, j’ai mis mon nouveau blog sur mon serveur personnel, celui qui contient mon nom de famille!!! ERREUR!!!!! Quelle conne je suis!!! Eh oui, je me suis fait avoir! Maintenant, mon blog personel, celui avec les photos de soutifs et de chats à poils, est lié à mon nom de famille. J’ai recherché dans toutes mes archives et effacé immédiatement toute trace de mon prénom de ce blog… mais le mal est fait. Il suffit de chercher mon nom de famille et quelques mots clés bien choisis sur google, et ma vie entière est étalée au grand jour, avec le pire et le meilleur de moi. Le pire, surtout!

Cher lecteur, chère lectrice, que mon expérience et celle d’un certain ex-proviseur te soit une bonne leçon et te fasse peur, vraiment peur. Parce que les employeurs et les patrons du monde entier vont bientôt se servir de ce petit jouet qu’est google pour tout savoir sur toi. Et google est un malin, un petit malin TRES malin! Alors ça suffit de critiquer son patron ou ses enfants, de raconter les bêtises qu’on fait dans la vie, de parler de ses élèves, de démontrer ses goûts pour la lingerie féminine, de commenter (review) des fromages puants sur amazon, ou de signer des pétitions! TOUT se garde et TOUT se lit!!! Sans parler du FBI qui garde des listes de toutes les pages internet sur lesquelles on peut être allé, tous les trucs achetés sur internet, tous nos emails, et toutes nos conversations sur Skype et MSN. Mais ça c’est une autre histoire.

Je ne suis pas paranoïaque et que ne vais pas fermer mon blog. Je suis simplement réaliste et je veux prévenir ceux qui ne seraient pas encore au courant de la situation que de se connecter même une fois dans sa vie à internet et ne pas faire très, TRES, TRES attention, peut faire basculer notre vie dans des cauchemards qu’on préfèrerait éviter.

Bonne chance à nous tous!

[Rajoutage] J’ai entendu à la radio cet après-midi même quelqu’un qui racontait que le gouvernement américain demandait maintenant à google de leur filer toutes les informations qu’ils glanent sur leurs utilisateurs à travers leurs recherches, supposément pour protéger les enfants de pornographie et ce genre de chose. Google refuse. (Je vous conseille de lire l’article si vous comprenez l’anglais, c’est passionant!!) Ils disent que les gens confient à leurs « recherches » sur google plus qu’ils n’en diraient à leur médecin, leurs meilleurs amis, ou même leur conjoint, sur leur vie privée. Et que donc ils ne peuvent tout simplement pas trahir la confiance des utilisateur de cette façon. Ouf! Jusqu’à quand vont-ils pouvoir résister aux juges fédéraux? Ca aussi ça fait réfléchir, non?

Vous vous sentez l’âme meurtrière? Les nerfs à bout? Envie de tout casser? Votre belle-mère vous explique pourquoi vous n’élevez pas bien vos enfants pour la deux-cent cinquante millième fois? Votre mari vous ennerve trop et l’envie d’acheter une tronçonneuse pointe son nez?

Vous vous morfondez pendant ces longues nuits d’hiver? La saga TF1 de l’été tarde trop à venir? Le dernier Balzac est barbant? Vous avez fini votre troisième livre de Sudoku et les chiffres vous sortent par le nez? Regarder un vieil épisode de Friends pour la huitième fois vous tente autant que de vous jeter sous les roues du TSOL?

Arrêtez, malheureux! J’ai la solution miracle pour vous passer les nerfs tout en occupant joyeusement vos longues soirées seuls ou en famille:

Heu… c’est quoi ça? Une vue aérienne d’un green de golf de la dernière mode?

Un parcours de billes? Un jeu de quilles? Une piste cyclable? Un jeu de lego?

Vous ne devinez toujours pas? Pourtant c’est facile… et ça fait beaucoup de bien de se défouler ainsi sur les vieux trucs qui ne marchent plus et qui ne nous aiment pas et qu’on leur en veut vachement et même qu’ils vont voir de quel bois on se chauffe!

Allez, je vous donne un indice: au début, ça ressemblait à ça:

Et à la fin, ça ressemblait à ça:

Là où je m’admire, c’est que j’ai soigneusement gardé chaque vis, parce qu’au départ, j’étais certaine de réussir à tout reconstruire après avoir tout détruit! Qu’un seul petit tournevis puisse faire autant de dégâts me sidère!

Quand j’ai essayé de tout remettre à sa place, j’ai eu un peu de mal… enfin, quand on y pense, c’est tout de même assez réussi je trouve! Je suis fière de moi et je me décèrne le premier prix d’électronique transgénique!

Vu de face, on s’y croirait presque, non? Difficile de voir une différence avec l’image d’origine, je trouve ;)

Bon d’accord, tout a fini à la poubelle! Dommage! L’avantage de l’aventure c’est que j’ai réussi à recupérer les sept CDs qui étaient coincés dans cette machine infernale! Le bidule était foutu, bien foutu, après neuf ans de bons et loyaux services. Les discs se coinçaient de temps en temps et il suffisait de fiche une bonne baffe à l’engin pour que ça reparte… mais cette fois-ci, la baffe n’a plus suffit, et au lieu de réparer la coinçure, j’ai cru qu’un hélicoptère était en train de décoller de ma table de chevet! Je me suis donc dit qu’il était temps de mettre à l’épreuve mes talents d’ingénieure électronique! Et ça change agréablement des soirées passées à rentrer des questionnaires dans Excel ou à essayer d’écrire une thèse à la noix, je vous le garantis!!

Ce qui est dommage, quand même, c’est que le j’aimais bien, l’animal! Mais il est bel est bien mort, et de mort lente, en plus… et en attendant, moi je ne peux plus écouter les beaux CDs de Chopin offerts par ma chtite soeur! Et c’est pas avec l’opération de la Sosso qu’on va pouvoir s’offrir une nouvelle chaîne stéréo avant la semaine des quatre jeudis!

Bah, allez, j’ai du riz et des chats et de la neige et des questionnaires et des poils partout dans la baraque et du fromton et des gentils élèves, et je passe des soirées palpitantes armée d’un tournevis à me défouler contre toute la misère des doctorants. De quoi me plains-je?

Les enveloppes s’accumulent. Dans chaque enveloppe, il y a entre vingt et trente questionnaires. Chaque questionnaire comporte trente-neuf questions et trente-neuf réponses. Ces réponses sont parfois en anglais, mais souvent en arabe, en japonais, en espagnol, en chinois, en allemand, en portugais, en thailandais, en italien, en coréen, ou même parfois en turc! Parfois, ces réponses sont des chiffres, comme pour la question « est-ce que votre prof est beau comme un dieu ou moche comme un vieux céleri? » et les réponses possibles sont: 1 (entièrement d’accord), 2 (pas mal d’accord), 3 (bof, pas sûr), 4 (nan, quand même, pas autant que ça), et 5 (ah nan, t’es trop méchante, là, je suis pas du tout d’accord!). Mais parfois, ces chiffres ne sont même pas des vrais chiffres! Comment?? Quoi?? Et si je vous disais que ma date de naissance c’est le 8/12/1392, vous me croiriez? Non? Vous devriez!

Donc ce soir, je me suis dit que bon, la paresse ça va un moment mais il faut quand même se bouger le popotin si on ne veut pas finir au bagne. En plus, mon horoscope, qui lit dans mes pensées, m’a dit que You’re in the zone and can grasp legions of data that would ordinarily stymie a platoon of analysts. It’s the perfect time to plan out your next several moves — either on your current project or in terms of your career. En gros, ça veut dire: t’es la plus forte et t’arrives à bosser avec des masses d’information incroyables, et c’est le moment idéal pour bosser sur ton projet ou tes plans pour ton boulot! Je le jure, j’invente pas, c’était sur mon horoscope de Yahoo!! Et comme ce matin, j’ai pris un rendez-vous pour un nouvel entretien d’embauche dans deux semaines, j’ai senti que là, j’étais obligée de bosser sur mes questionnaires!!

Fière de ma détermination toute fraîche, je me suis dit « tu rentres 30 questionnaires et ensuite t’as le droit de manger un peu de chocolat blanc à la noix de coco! » … Mais ça n’a pas marché, parce que j’ai des aigreurs d’estomac ces jours-ci alors faut pas en rajouter! Pis en plus samedi j’ai essayé des pantalons achetés il y a six mois… et dans lesquels je ne rentrais plus… donc le temps des vaches maigres est arrivé!

Ensuite, je me suis dit « tu rentres 30 questionnaires et ensuite t’as le droit de te faire une nouvelle recette de riz! » … Malheureusement, il me reste encore du riz aux aubergines farcies d’hier donc fait pas exagérer! Pis en plus ça voudrait dire qu’il fallait faire la vaisselle d’abord, alors heu… ça sera pour une autre fois!

Et puis je me suis dit « tu rentres 30 questionnaires et ensuite t’as le droit d’aller t’acheter un nouveau bouquin ou bien un nouveau CD à Borders! » … Hélas, il me reste encore deux supers bouquins à lire et je viens de recevoir 13 CDs de ma chtite soeur pour mon anniversaire (intégral pour piano de Chopin!), donc c’est râpé!

Finalement, je me suis dit « tu rentres 30 questionnaires et ensuite t’as le droit d’aller manger des cheese fries chez Outback! » Là, franchement, ça aurait pu marcher!! … mais en fait non, parce que ce matin-même, j’ai regardé combien il me restait sur mon compte en banque et, heu, disons que je pense aller chanter dans l’allée des tracteurs du fond à droite de mon champ de maïs pour pouvoir survivre jusqu’à la fin du mois!

Alors sont venues les menaces!

Je me suis dit « si tu rentres pas 30 questionnaires, t’es obligée de ranger ta chambre! » … et quand on voit l’état de ma chambre, on peut remarquer que ce ne sont pas des menaces en l’air! Mais non, rien ne me fait peur, j’ai rangé ma chambre!

Et puis je me suis dit « si tu rentres pas 30 questionnaires, t’es obligée de faire la vaisselle! » Ah, là c’est cruel, quand même! … mais je me suis dit qu’après tout, demain j’allais devoir faire une nouvelle recette de riz alors autant faire la vaisselle tout de suite pour bien commencer demain! Et j’ai fait la vaisselle!

Là, il ne me restait plus qu’à raser mes chats, sauter par la fenêtre, aller danser sur de la country music, ou m’inscrire à un club de pop-corneur francophiles, mais heureusement, il restait aussi l’argument qui tue: « si tu rentres pas 30 questionnaires, tu vas jamais finir ta thèse à temps pis tu vas te payer la honte de ta vie sur ton blog! »

Suis-je bête! J’en ai rentré 60, du coup, de ces $@?*&#&£ de questionnaires! Et en cinquième vitesse, en plus, pour qu’il me reste encore un peu de temps pour lire mes blogs préférés avant d’aller me coucher ;)

Dans la vie, certaines qualités sont plus utiles que d’autres. Par exemple, la patience est souvent utile, mais la modération n’est utile que quand on veut perdre quelques kilos après des fêtes bien chocolatées. La flexibilité, elle, est une de ces qualités qu’on peut utiliser à tout moment et qui est souvent rewarding… heu… qui paye, quoi. Surtout quand on fait la cuisine!

Pendant mon weekend chez ma chtite soeur, j’ai donc acheté deux choses importantes et en grandes quantités:

1. du fromage (chèvre, parmesan, Saint Albrais, tome de Savoie, Saint André, bleu, et mon favorit: Morbier):

2. du riz (basmati, risotto, jasmine, brun, sushi, arborio, long grain)

Et aujourd’hui, armée de tout mon courage et d’une flexibilité sans limite, je me suis dit que j’allais faire des « stuffed eggplants, » c’est-à-dire des aubergines farcies. Miam! Voilà donc ce que j’ai fait (et ce qu’il aurait fallu faire).

- mettez du riz à cuire dans le rice-cooker (environ 40 minutes)

- prennez une aubergine, coupez-la en deux dans le sens de la longueur, badigeonez-la avec de l’huile d’olives, et mettez-là dans le four bien chaud pendant 30 minutes (dans la recette, ils la cuisaient 10 minutes à la poêle).

- pendant ce temps, coupez l’oignon finement, pleurez un bon coup, et faites-le revenir dans un peu d’huile et quelques larmes. N’oubliez pas de manger deux carreaux de chocolat pour vous consoler, et arrêtez de pleurer!

- ajoutez l’ail pressé ou coupé finement, et puis les tomates coupées elles aussi finement (on peut mettre des tomates en boîte à la place). Ajoutez aussi le persil plat ciselé, tout plein, le vert est joli et c’est bon pour la santé. Dans la recette, ils disent d’ajouter des raisins secs… mais beurk.

- ajoutez du sel et du poivre, et les épices que vous voulez (dans la recette, c’était seulement de la cannelle, mais moi j’y ai aussi mis un peu de curry de Madras, une pointe de couteau de poudre de cardamone, une pointe de couteau de poudre de cumin, une pointe de couteau de poudre de coriandre, et un peu de poivre blanc). J’ai aussi mis une petite cuillère de jus de citron.

- quand l’aubergine est bien grillée et avant qu’elle ne crame complètement, en enlever la chair avec une cuillère et la mettre dans le mélange oignon-tomates-persil. Cuire 10 minutes (dans la recette, il ne fallait pas enlever toute la chair mais en laisser un peu, comme quand on fait des tomates farcies).

- quand tout est bien cuit et délicieux, mélanger le riz à la sauce, et mettre tout ça dans les demi-aubergines. Mettez les aubergines farcies au four pendant 10 minutes et servez. … mais moi, j’ai un peu trop cramé mes aubergines, donc j’ai mis toute la chair dans la sauce et je n’ai pas farci les aubergines. J’ai tout simplement mangé le riz avec la sauce et c’était divin! Avec une petite viande grillée ou un oeuf au plat ça aurait été délicieux, aussi. C’était un peu comme une ratatouille indienne, bien épicée, excellente! Et encore meilleur froid… et je vais essayer de mettre un peu de parmesan frais râpé dessus sur ce qui me reste, ça doit pas être mauvais non plus. Ou des sardines, peut-être…

Si j’avais sû dès le départ que ça allait finir comme ça, je pense que j’aurais simplement coupé l’aubergine épluchée et je l’aurais faite revenir à la poêle avant de la mélanger au mélange tomates-persil-oignon. Mais c’est tout aussi bon de la griller au four… juste un peu plus dangereux, j’imagine…

En tous les cas, j’ai réussi à faire un très bon riz (long grains, bio) dans le rice-cooker, et mon petit mélange pseudo-indien était très délicat, épicé, odorant, coloré, et goûteux! J’ai encore des efforts à faire en ce qui concerne la précision et ma façon de suivre les recettes… mais bon, il y a de l’espoir :)

Lessons de la journée:
1. Quand on met un truc au four, ne pas l’y oublier!
2. Tout de suite laver tout ce qui a touché les aubergines grillées parce que les tâches sont méchantes et résistantes!
3. Ne surtout pas essayer d’ouvrir le rice-cooker avant qu’il ait fini de cuire le riz, sauf si on veut une brûlure au pouce au 1,5ème degré!
4. Ne surtout pas essayer de faire la vaisselle avec de l’eau chaude quand on a le pouce brûlé au 1,5ème degré sauf si on veut avoir encore plus mal qu’avant!
5. Quand on commence un plat et qu’on s’appelle miss lulu, ne jamais espérer réussir une recette spécifique… mais se réjouir d’avance de la surprise finale!

J’ai plein de questionnaires en retard… alors bon, je fais celui de Miss épices parce que je lui en dois deux… hum…

1. 7 choses que je veux faire avant de mourir:
- voir le Machu Picchu et en général mieux connaître l’Amérique du Sud
- aller en Australie (pour voir l’opéra de Sydney et aller à Alice Spring et écouter l’accent de down under) et en Nouvelle Zélande
- avoir un vrai boulot stable et qui paye bien
- faire des milliers de bisous à mes chatounes
- faire de la plongée sous-marine et aller dans un volcan et sauter en parachute et faire un saut à l’elastique du haut du pont de Millau et escalader l’Everest… enfin, des trucs du genre…
- pouvoir m’appeler Dr. lulu
- vivre au Canada!

2. 7 choses que je fais bien:
- dépenser de l’argent, là c’est un vrai don que j’ai!
- faire des bisous à mes chatounes
- organiser des trucs pour le boulot ou pour s’amuser (mais je ne le fais pratiquement jamais)
- procrastiner et perdre du temps (surtout à lire des blogs et regarder mes statistiques)
- bosser vite et bien quand c’est absolument nécessaire
- causer à des conférences (j’adore)
- être prof… de temps en temps…

3. 7 choses que je déteste:
- les gens en retard
- le bruit (même les tout petits bruits, hein!)
- le céleri en branche, le réglisse, la rootbeer, les bettraves rouges crues, le peanut butter, et la menthe
- me sentir inférieure
- avoir tort
- ne pas tout savoir
- passer l’aspirateur tous les deux jours à cause des poils de chats

4. 7 choses que j’adore:
- rigoler comme une banane, surtout avec mes frangins
- regarder mes chatounes jouer ensemble
- les beaux couchers de soleil et les beaux clairs de lune
- l’océan et les montagnes
- la cuisine japonaise, indienne, française, suisse, … bref, manger!
- m’endormir en écoutant la pluie sur le toit
- le printemps et l’automne, mais surtout le printemps

5. 7 choses que je ne peux/sais pas faire:
- faire du riz et la cuisine en général, surtout sans que ce soit le b’del intégral dans ma cuisine
- faire du ski, du tennis, de basketball, et du patinage artistique
- faire des bisous à mes chatounes aussi souvent que je voudrais
- me souvenir du noms des gens en général et des acteurs et des politiciens et des gens importants en particulier
- ranger ma chambre (mais par contre ma cuisine est souvent bien rangée)
- me sentir à l’aise dans des réunions, rencontres, fêtes, soirées, et autres trucs plein de monde et de bruit
- faire la couture (ce qui est dramatique, parce qu’il faut toujours que je racoursisse mes pantalons et je ne peux même pas le faire moi-même. Oui j’ai honte)

6. 7 choses que je dis souvent:
- f*cking life! (c’est très différent de le dire en anglais et en français, je ne l’utilise pas du tout pour les mêmes choses)
- nan mais c’est pas vrai!? variation: nan mais je reve!?
- Calinette, viens me faire un bisou! avec les variations: Sosso, viens là ma p’tites pattes de velours, viens me faire un calin!
- Sosso, arrête! avec des variations: Calinette, non! Sosso, tu veux une fessée? Calinette, si tu continues comme ça, ça va mal finir! Sosso, arrête de casser la baraque steuplait!
- vous voyez ce que je veux dire?
- do you understand what I mean?
- any questions, comments, or complaints?

7. 7 choses que j’apprécie chez les hommes: (SEPT?? je sais pas si je vais y arriver!!)
- quand ils m’offrent des fleurs
- l’intelligence (c’est rare mais ça arrive! C’est d’autant plus apprécié ;) )
- une pilosité minimale (huhuh, comme heidi!)
- la force physique (pratique, surtout quand on déménage)
- leur respect (et amour) pour les p’tits chats et les animaux en général
- les dons musicaux et culinaires
- le sens de l’humour

8. 7 célebrités que j’aime bien:
- John Cleese
- Dr. Ross
- Oscar Wilde
- Mahatma Gandhi
- Frédéric Chopin
- Edward Norton
- Jamie Lee Curtis

9. 7 célebrités que j’aime pas du tout:
- le buisson maudit
- Noam Chomsky
- Clint Eastwood
- Angelina Jolie (qu’est-ce qu’elle est moche, celle-là!)
- Britney Spears
- Honoré de Balzac
- Joseph Haydn

10. 7 trucs que personne ne sait savait jusqu’à maintenant sur moi:
- je rêve de devenir écrivain (en anglais!), mais comme j’écris comme une poire, c’est mal barré
- je fume de temps en temps (environ 10 cigarettes par an)
- j’aime bien faire de la recherche (c’est chiant comme la pluie, parfois, pis je déteste écrire les articles, mais c’est cool de bosser sur son truc à soi
- je n’aime pas vraiment les chiens, surtout depuis que je me suis fait bouffer le nez par un gros chien et que j’ai vécu près d’un chenil pendant un an d’enfer
- je n’ai pas peur des araignées ou autres p’tites bêtes, mais j’ai peur des serpents
- je regretterai toujours d’avoir arrêté le piano
- j’ai super peur de devenir vieille et aigrie et seule
- je conduis super bien (et j’arrive même à me garer en un coup en parallel avec seulement 5 centimètres de rabe devant et derrière!) mais je suis très vulgaire quand les autres conduisent mal!

Salut miss Lulu, je te souhaite un joyeux vendredi 13, puisque je sais que tu aimes ça! Et surtout, je te souhaite

un JOYEUX ANNIVERSAIRE!!!

Mille baci!

jojo

Les résolutions de nouvel an, c’est bien connu, c’est souvent de la rigolade. C’est pour ça que j’en prends rarement, parce que je n’aime pas me décevoir moi-même. Par contre, quand j’en prends, je les tiens. Ben oui, je ne prends que des résolutions que je sais à l’avance que je pourrai tenir. Pas du jeu? M’en fiche :)

Il y a environ quatre ans, j’ai pris la résolution de bien « tipper » les serveurs de réstaurants, c’est-à-dire de leur donner un bon pourboire. Ici, les serveurs se font payer des salaires très très bas, plus bas que le salaire minimal, alors ils dépendent beaucoup des pourboires pour survivre.

C’est sûr, il faut un minimum de service, pour que je sois généreuse. Je veux qu’on prenne ma commande avec un sourire, ou du moins sans me faire sentir que je leur casse les pieds et que je ferais mieux d’aller dans le macdo d’à côté; je veux qu’on m’apporte ce que j’ai commendé, bien sûr, même si mon « order » (ma commande) est compliquée et que ma vinaigrette doit être « on the side » et non pas déjà mélangée à ma salade et mon ice-tea « with no ice » please; je veux que mon serveur vienne me remplir mon verre d’ice-tea quand il se vide, et qu’il débarasse ma table des assiettes vides au fur et à mesure; mais surtout, surtout, je veux qu’on me fiche la paix!

Ce n’est pas facile, ici, d’avoir la paix. En effet, comme les serveurs dépendent tellement des pourboires pour survivre, ils ont intérêt à avoir le plus de « custommers » (clients) possibles pendant leur « shift » (les heures de travail). Il faut donc être le plus poli possible pour avoir le plus gros « tip » possible, et en même temps, il faut que les clients mangent le plus possible (puisque le « tip » est normalement 15% de la note totale mais si le serveur a été super sympa on peut laisser plus, et s’il a été nul on peut laisser moins), mais en même temps, il faut que les clients mangent très vite pour laisser rapidement la place aux clients suivants. C’est tout un art.

Mais moi, je n’aime pas qu’on me stresse. J’aime aller au restau toute seule avec un bon bouquin ou des piles de copies à corriger et manger beaucoup mais lentement (mais comme je suis seule, même si je mange beaucoup, ma note n’est jamais bien grosse). Et puis je n’aime pas qu’on soit « trop gentil » avec moi et qu’on vienne toutes les deux minutes voir si tout va bien. Je vais donc contre tous les principes de base des serveurs qui doivent donc me détester et me voir comme « le parfait client à ne JAMAIS avoir! »

C’est pour ça que je « tip » bien. En général, je laisse 20% ou plus si tout s’est bien passé. Et puis je ne vais jamais au restaurant pendant les « busy times » (heures de pointe) parce que ça serait vraiment méchant. (Là, c’est pratique que la plupart des restaurants soient ouverts toute la journée parce que je peux y aller vers 4 ou 5 heures, quand il n’y a pas encore beaucoup de monde). Parfois, je préviens les serveurs de mes intentions et je leur demande si c’est OK, et s’ils sont sympas et me fichent vraiment la paix, je suis super généreuse. Dans mes moyens, hein, quand même. Je ne laisse pas $50 de pourboire quand ma « bill » n’était que de $20! Et je tiens cette résolution depuis que je l’ai prise.

Tout ça pour dire que cette année, ma résolution est d’apprendre à bien faire le riz, parce que pour le moment, c’est la cata. Pas juste du riz au micro-onde, hein, mais du riz dans le « rice cooker, » des puddings de riz, du risotto, des tartes au riz, du riz pilaf, des croquettes de riz à la mozzarella, du riz mexicain, du riz créole, du riz asiatique, du riz sauvage, des crêpes de riz, des soupes au riz, des salades de riz, et plein d’autres recettes différentes avec du riz. J’ai donc acheté un petit bouquin qui s’appelle « The Essential Rice Cookbook » ($7.99 chez Borders, mais je ne le trouve pas sur Amazon ou Barnes and Noble) et qui explique plein de techniques différentes et plein de recettes d’un peu partout avec du riz. Miam!

A bas les pâtes! Vive le riz! Ma résolution est donc d’apprendre à faire plein de trucs et de vous présenter mes … heu… essais… et j’espère mes succès avec ces recettes. Comme je ne trouve que du « long grain rice » et du « short grain rice » dans mon champ de maïs, je vais aller acheter du bon riz chez ma sister ce weekend! Et ensuite, attention les casseroles, ça va riz-goler! Je n’ai pas peur du riz-dicule, moi, mesdames et messieurs, ni de prendre des riz-sques!

Bienvenue à toutes et à tous sur mon nouveau blog! J’espère qu’il vous plaira et que vous y reviendrez souvent (surtout que le déménagement c’est super mauvais pour les statistiques, hein, ce qui est ennuyeux pour quelqu’un qui, comme moi, est une stats-addicte, à ses heures perdues).

C’est encore un peu en chantier, alors voilà quelques explications et détails qu’il est bon de savoir:

- J’ai mis plusieurs blogs dans mes liens, mais je n’ai pas mis les blogs qui n’ont rien plublié depuis longtemps, ni ceux de bloggeurs dont je n’ai aucun commentaire depuis belle lurette. Si vous visitez ce blog régulièrement mais que vous êtes un(e) timide, que vous utilisez un fil RSS pour me rendre visite et je ne me rends donc pas compte que vous me lisez, ou que votre blog n’est pas mort mais juste en hibernation temporaire, dite-le moi et je rajouterai votre blog dans mes liens.

- Je ne maîtrise pas encore bien l’ordre des liens, alors la position de votre blog dans ma liste ne correspond peut-être pas à sa position dans mon coeur ;) … ou peut-être que si, justement, huhuh… Toujours est-il que mes vagues de liens me manquent et que je ne perds pas espoir de les retrouver un jour!

- Il y a peut-être des trucs qui ne marchent pas, alors essayez tout ce que vous pouvez essayer et si vous trouvez des problèmes ou des trucs qui pourraient être mieux, dites-le moi, en expliquant bien ce que vous utilisez comme ordinateur et browser (c’est quoi en français?).

- La fonction « visiteur sympa » va bien sûr continuer sur ce blog, et tous mes lecteurs pourront donc publier ce qu’ils veulent quand ils veulent. Le lien vers les explications se trouve dans les Pages (for rent) dans le menu de droite.

- Ceux qui avaient un compte sur bloggeur pour écrire sur mon blog (jojo, Anaïs, Romuald, borgo, etc.) l’ont encore. Pour écrire, suivez les instructions données sous For Rent, avec les mêmes noms et mots de passe qui vous aviez sur blogger… et si ça ne marche pas, envoyez-moi un email et on va réparer ça. En fait, essayez le plus tôt possible pour vérifier que ça marche.

- Il me reste plus de 800 posts à catégoriser… haha… si quelqu’un a envie de s’y mettre, qu’il me le dise et je lui donnerai accès à cette fonction ;)

- Sosso va bien, merci à tous ceux qui envoient des gentilles pensées pour ma p’tite Sosso! Je lui donne un médicament pour renforcer ses articulations et j’ai essayé de lui donner un anti-douleur/anti-inflamatoire hier, mais elle a mal réagit (elle ne voulait d’abord pas l’avaler et elle me fait la gueule maintenant, et ensuite elle se comportait trop bizarrement, comme si elle venait d’avoir fumé un joint ;) alors bon, j’essayerai d’éviter pour le moment). Sinon y’a des jours meilleurs et des moins bons… on attend le 15 février…

En attendant, champagne pour tous, et p’tits fours et canapés et casseroles et fauteuils pour tous, et encore BIENVENUE sur mon blog :)

Beaucoup de gens me demandent pourquoi je ne cherche pas de travail en France ou en Suisse. Il y a trois réponses: 1) parce que j’aime vivre en Amérique du Nord, 2) parce que je n’ai vécu en France que jusqu’à mes huit ans et je ne me vois pas vivre en France, et 3) parce que cela semble tout simplement impossible, pour le moment. Pourquoi?

Un jour, j’ai reçu un email de quelqu’un qui finissait un doctorat en France et qui voulait un boulot aux Etats Unis. Cette personne me demandait comment se passait la fin d’un doctorat et la recherche de boulot aux Etats Unis. Et c’est là que je me suis vraiment rendue compte que rien, rien n’était pareil des deux côtés de l’Atlantique! Et que ce n’était pas demain la veille que je pourrais trouver un boulot en Europe!

J’ai déjà expliqué en gros comment on arrivait au PhD (doctorat) et quels étaient les effets secondaires de ce genre d’entreprise… Aujourd’hui, je voudrais expliquer ce qui se passe vers la fin du doctorat: la recherche de travail.

En général, quand on est doctorant, on travaille déjà, en tous les cas à mi-temps. Quelques personnes ont des bourses, mais en gros, le boulot fait partie des études, qu’on bosse dans un labo, qu’on fasse de la recherche pour un prof, ou qu’on enseigne l’espagnol, les maths, ou l’histoire de l’art. Ce système fait en réalité tourner les université: les « grad students » (étudiants en Master’s ou en doctorat) travaillent à mi-temps pour se payer les études, et par conséquence, ils n’ont pas besoin de se faire payer beaucoup ni de se faire respecter ni de se faire offrir de « benefits » (retraite, assurence maladie, etc.). Ces grad students font en gros le boulot que les « vrais » profs ne veulent pas faire. Bref, on se fait exploiter. L’avantage de ce système, quand même, c’est que l’université coute moins cher (environ 50% de moins) et qu’on a déjà pas mal d’expérience quand on reçoit son diplôme.

A la fin d’un doctorat, donc, on travaille à mi-temps. En plus de ça, les cours sont terminés, donc on bosse à fond sur un travail de recherche et une « dissertation, » la thèse de doctorat. La complexité et la longueur du projet de recherche et de la « dissertation » dépendent beaucoup des départements et des universités. Pour moi, je dois écrire entre 300 et 500 pages, et ma recherche n’est pas complexe comme si je faisais de la chimie ou des maths, mais c’est complexe de part le nombre de personnes avec qui je travaille et qui participent à ma recherche, et aussi à cause de l’importance des résultats de ma recherche à très grande échelle. Un jour je reparlerai de ça. En plus, ma recherche couvre non seulement la linguistique mais aussi la psychologie et les statistiques… qui sont des domaines où j’ai beaucoup moins d’expérience et de connaissance.

La dernière année de doctorat, en plus du boulot et de la « dissertation, » on doit chercher du travail. On peut finir un doctorat quand on veut, à la fin de n’importe quel « semestre » ou « term » ou « quarter » de l’année. Encore une fois, ça dépend des universités, mais à Purdue je peux « graduer » en décembre, en avril, ou en août. Mais si je trouve du boulot en temps que prof dans une université nord-américaine, mon contrat commencera fin août ou début septembre. Après la défense de ma « dissertation » (soutenance de thèse), il y a une cérémonie de fin d’études, la « graduation, » dont j’ai déjà parlé avant, avec le petit chapeau et la robe noire et tout le baratin. Ensuite, il n’y a plus rien entre la graduation et le nouveau boulot, c’est-à-dire qu’il n’y a aucun concours. Chaque université recrute les personnes qu’elle veut et de la façon qu’elle veut. Et les candidats envoient leurs dossiers de candidature là où ça leur chante.

Pour trouver un boulot, donc, il faut commencer à chercher un an à l’avance. Il y a des listes sur internet où sont publiées les offres d’emploi et qui paraissent début septembre. Chaque université et département suit plusieurs étapes, et ces étapes peuvent changer un peu, ainsi que les dates limites pour chaque étape, mais en gros, il faut d’abord envoyer un dossier avant octobre ou novembre. Dans ce dossier, il faut en général mettre une lettre de candidature, un CV, des publications, et deux ou trois autres trucs du genre. Ensuite, après la première selection, les universités vont soit nous dire bye bye, soit prendre contact pour une « job interview, » un premier entretien d’embauche. Ce premier entretien peut avoir lieu soit sur place (c’est rare), soit lors d’une conférence nationale ou internationale (raison pour laquelle je suis allée à Washington la semaine dernière), soit par téléphone. Et par téléphone, c’est la galère! Il y a toujours au moins deux personnes qui participent à l’entretien et posent des questions, même si c’est par téléphone… et ce n’est pas toujours facile. Ce premier entretien peut durer de 30 minutes à une heure, environ, et a généralement lieu en décembre ou janvier.

Ensuite, soit on nous dit bye bye, soit on a la chance d’être invitée à une « campus visit. » Ces visites ont normalement lieu entre février et avril. Là, c’est le grand shlem! Ces visites durent en général un ou deux jours complets, sur le campus de l’université qui embauche. Pendant cette visite, on rencontre tous les profs du département où on veut travailler, tous les directeurs, les « deans » et les « chairs, » les chefs et les sous-chefs et les grands chefs, et aussi les élèves du département en question. On doit aussi faire deux présentations. La première, c’est un « teaching simulation, » donc on nous met devant une classe qu’on doit enseigner pendant une heure ou deux. La deuxième présentation, c’est une présentation sur notre recherche, et n’importe qui de l’université peut y assister. Ces « campus visits » sont terriblement fatiguantes et stressantes, parce qu’on n’a en général pas une minute à soi entre 7 heures du matin et 10 heures du soir. Même les repas sont pris en compagnie des membres du committé d’embauche, p’tit dèj inclu! Il faut être super bien habillée et souriante et répondre à dix mille questions et en poser cinq mille et paraitre intelligente et tout ça pendant deux jour non-stop! Il y a en général deux ou trois candidats qui sont invités à des « campus visits » pour chaque position (pas en même temps).

Ensuite, soit on nous dit bye bye soit on nous dit que oui, on a le boulot. Là, il faut savoir être intelligent… et c’est pas évident. Soit on veut le boulot et il ne reste plus qu’à négocier le salaire et les « benefits » et tout ça, soit on attend encore la réponse d’autres universités… donc on essaye de faire trainer les choses en longueur. En ce qui me concerne, je suis très embêtée parce que le Canada est environ deux mois en retard par rapport aux Etats Unis, ce qui veut dire que je peux avoir une offre d’une université américaine alors que je suis tout juste en train d’avoir un premier entretien par téléphone avec une université canadienne. Même aux Etats Unis, certaines universités sont en avance sur les autres. Par exemple une copine a déjà reçu une offre de Purdue il y a quelques semaines de ça, alors qu’elle attend encore des réponses de plusieurs autres universités, et donc elle a du mal à se décider à signer le contrat avec Purdue qui n’était pas son premier choix. D’un autre côté, c’est très risqué de trop attendre… Les très grandes universités vont aussi en général plus vite que les plus petites, parce qu’elles ont plus d’argent et de resources, et aussi parce qu’elles veulent les meilleurs candidats avant qu’on leur offre un contrat ailleurs.

Ce que je trouve intéressant, c’est qu’on cherche un boulot bien avant d’avoir fini ses études. La première question qu’on me pose à tous mes entretiens est « est-ce que vous êtes sûre de pouvoir finir vos études avant septembre prochain? » et je dis toujours que oui, bien sûr. Mais bon, rien n’est jamais sûr. Souvent, même si on n’a pas terminé ses études mais presque, on peut quand même commencer à bosser, mais on se fera payer beaucoup moins et le contrat ne sera que pour un an au lieu d’être permanent comme il le serait si on avait fini ses études.

Voili voilà. C’est là où j’en suis. Comme dit ma prof, c’est encore tôt dans la « job search season, » ce qui me fait penser à la « hunting » season, la saison de la chasse… J’ai envoyé des dossiers de demandes d’emploi à 38 universités différentes (dont huit ou neuf canadiennes, je crois) et j’en enverrai encore deux ou trois le week-end prochain. J’ai déjà reçu neuf réponses négatives (dont deux canadiennes) et eu quatre entretiens, dont deux par téléphone, et j’en ai encore un le 19… et j’espère plusieurs autres bientôt. On croise les doigts!

Petit récapitulatif:

- septembre – novembre: trouver les offres et envoyer les dossiers de demandes d’emploi,
- décembre – mars: avoir les premiers entretiens et les « campus visits » si on a de la chance; envoyer les derniers dossiers,
- mars – août: avoir les derniers entretiens et « campus visits » et signer un contrat, soutenir sa thèse, et graduer!

Ce n’est pas difficile. C’est juste long, fastidieux, et stressant! En règle générale, dans mon département à Purdue et si on a beaucoup de chance, on a entre quatre et huit entretiens pour chaque 40 dossiers envoyés. Et une offre de boulot pour chaque six entretiens. Si on a beaucoup de chance.

Merci mille fois à Arno pour son aide précieuse et sans laquelle je n’aurais jamais pu ouvrir ce nouveau blog!

La caissière me regardait avec les yeux d’une huître pas très fraîche.

- Et ça, me demanda-t-elle en me montrant un radicchio, c’est un chou?

- Non madame, je lui ai répondu, c’est un radicchio. C’est une salade.

Ca lui a fait autant d’effet que si je venais de lui apprendre que les fourmis n’étaient pas des mammifères! Elle a longuement feuilleté son petit livre en plastique, celui qui contient tous les noms des fruits et légumes vendus dans ce magasin, et ne trouvant pas l’ortographe du mot, elle est passé sur les pages qui ont les images des fruits et légumes vendus dans le magasin. Heureusement, là, dans la catégorie « salade, » elle a trouvé l’image du radicchio, qui, si je peux me le permettre, coûte les yeux de la tête!

- Et ça, me demanda-t-elle en me montrant une tête de céleri-rave, c’est un ratabaga?

- Non madame, que je lui ai répondu en lui souriant, mais presque! Ce n’est pas un rUtabaga mais un « celeri root. »

La caissière a soupiré, mais cette fois, elle a trouvé ce légume mystérieux dans sa liste assez rapidement. Heureusement pour lui et pour moi, le céleri-rave ne ressemble pas à beaucoup d’autres légumes.

La laitue frisée, le chou chinois (de Nappa), les poireaux, les endives, les bettraves rouges, le persil, et le concombre (anglais, qu’ils l’appellent, pas celui tout court, grassouillet, avec plein de pépins super durs dedans), n’ont pas eu plus de chance. Heureusement qu’il y avait des images de tous ces légumes dans le petit livre en plastique de la caissière!

- On dirait des gros oignons verts, m’a dit la caissière en me montrant les poireaux.

- Bravo, madame, je me suis écriée! Vous êtes très forte, les poireaux et les oignons sont effectivement de la même famille!

Je ne suis pas prof américaine pour rien, hein. On m’a bien appri à redonner confiance aux élèves, à les féliciter même pour des petits riens, à mettre l’accent sur les points forts et non pas les faiblesses. Ma caissière sera fière d’avoir un nouveau sujet de conversation au diner de ce soir: les singularités de la famille des oignons!

- Vous êtes une jeune fille qui mange très sainement, a fait remarquer la personne derrière moi à la caisse, celle qui venait de décharger un cadis entier de chips, de pop-corn, et de fromage jaune « low fat, » de margarine « cholesterol free, » de pain « carbohydrates free, » de menus « lean cuisine » tout prêts à mettre au micro-onde, de céréales « low sugar, » de lait « 0% fat, » et de coca « light. »

- Bah, vous savez, c’est simplement que j’aime la variété, et je n’aime pas manger toujours la même chose, je lui ai répondu avec un grand sourire et sans même un regard sur ses hanches de championne olympique de Sumô.

La fin s’est mieux terminée. L’important, c’est de toujours mettre des légumes « faciles » au début et à la fin de ses courses, sur le tapis roulant de la caisse. Au début, on met les carottes, les oignons, et les pommes-de-terre, pour donner confiance à la caissière qu’elle sait ce qu’elle fait, qu’elle maîtrise la situation, et qu’on n’a rien contre elle. A la fin, on peut mettre les avocats et les tomates, et peut-être un choufleur (mais pas bio, parce que là ça fiche tout en l’air et elle doit demander l’aide du chef des caisses), pour ne pas finir sur une mauvaise impression, pour lui redonner confiance, pour lui montrer qu’elle sait quand même quelque chose, et surtout, pour prouver qu’on est quand même un peu normal.

Eh oui, c’est ça de vouloir trouver autre chose que de la laitue transgénique et des tomates hors-sol dans son champ de maïs, ma brave dame. Ca rend le passage à la caisse palpitant, ça permet de faire des rencontres émouvantes, et ça fait connaître au monde le persil plat. Et quand le soir venu, on mange sa première petite laitue frisée en dix ans devant un film allemand ET avec des sous-titres, on se dit que vraiment, ce n’est pas seulement dans un champ de maïs trangénique que l’on vit, mais bien sur la planète Mars!

- $1100 c’est pour l’opération, seulement! il faut encore $300 de plus pour les radios et tous les autres tests pre-opératoires! C’est délirant!! QUI peut payer cette somme pour un chat?? Et c’est de l’école de vétérinaires de Purdue qu’on parle, même pas d’un cabinet de véto diplômé!

- De toutes les manières, ils n’ont pas de place pour Sosso avant le 15 FEVRIER! génial. Donc j’ai pris le rendez-vous, mais j’imagine que d’ici là, soit Sosso se sera remise, soit ça aura tellement empiré qu’on pourra lui couper la patte. Quels nuls! Je pensais que le système de santé de ce pays était pourri, ben je vois qu’il ne s’agit pas seulement de la santé des humains. C’est sûr que si j’avais de l’argent, je pourrais aller la faire opérer à Indianapolis et dans quelques jours seulement pour le double de ça. Comme d’hab, on se met de autant d’argent dans les poches que possible, et si possible sur le dos des gens qui n’en ont pas beaucoup!

- Je vais essayer de téléphoner à mon véto normal et lui demander s’il y a quelque chose qu’on puisse faire en attendant pour empêche que ça empire. Mais je sais ce qu’elle va me dire: empêchez Sosso de courir et de sauter! Excusez-moi, vous parlez bien d’un chat, là? D’un tout jeune chat qui n’a qu’une seule envie c’est de courir et de sauter?? Je dois faire quoi, moi? L’attacher dans son lit?

- Je nourris Sosso (et Calinette par la même occasion, c’est trop nul) un peu plus que d’habitude pour qu’elle prenne un peu de poids et court moins. J’avais remarqué avec Calinette que quand je la nourrissais un tout petit peu moins, elle avait plus d’énergie. Donc on va essayer de faire le contraire, maintenant. C’est dommage, Calinette venait de retrouver son énergie d’entant… et maintenant je ne peux même plus jouer avec elle alors qu’elle le veut, sinon Sosso commence aussi à jouer.

- Pfff… je suis dégoûtée et j’en ai marre, voilà. Quel pays, quand même!

PS. Ca fait des jours que le serveur de Purdue me casse les pieds (décidément, il est temps que je quitte ce bled!) alors mon blog va changer d’adresse un de ces quatre, c’est sûr! Si quelqu’un a envie de me refaire un joli blog, qu’il/elle s’adresse à ma secrétaire, merci ;)

Attention, ceci n’est pas un post pour les bloggeurs anti-chats!

Je ne sais pas quoi faire pour ma Sosso. Quand j’ai vu qu’elle commençait à boitiller, on est allées chez le vétérinaire qui a dû l’endormir pour trouver ce qu’elle avait. Mais je n’aime pas beaucoup cette vétérinaire. Pourtant, elle s’appelle comme moi et est québecoise… mais en général, on voit Stephanie et non pas L., et j’aime beaucoup Stephanie. Elle est douce et gentille, et elle essaye toujours de m’économiser de l’argent, elle n’est pas dramatique ou fataliste, ni alarmiste. Et je n’ai pas l’impression qu’elle essaye de se faire de l’argent sur mon dos. Avec L., c’est toujours comme si le ciel nous tombait sur la tête.

C’est Stephanie qui a remi ma Calinette d’aplomb il y a quelques semaines. Mais là, L. dit que Sosso s’est déchiré le ligament du genoux et qu’elle doit se faire opérer et qu’il n’y a aucune autre solution, que si ce n’est pas opéré ça deviendra pire, qu’il y aura du liquide qui s’accumulera dans l’articulation que ça peut s’enflammer… Pourtant Sosso semblait aller un peu mieux et ne boitillait presque plus avant mon départ pour Washington. Mais quand je suis rentrée, c’était terrible, elle ne pouvait pratiquement plus marcher tellement elle avait l’air d’avoir mal, et je ne pouvais même plus lui donner une petite tappe sur l’articulation pour la rentrer sans qu’elle miaule de douleur. Au bout de trois jours, ça a de nouveau l’air d’aller mieux… sauf qu’elle dort beaucoup, ma Sosso, beaucoup plus que d’habitude et dans mes bras, en plus, ce qui est assez insolite, et elle mange moins qu’avant. Donc je ne sais pas quoi faire. L. doit me téléphoner demain pour prendre rendez-vous pour l’opération, qui ne se fera même pas chez eux mais chez un autre vétérinaire que je ne connais pas!

J’aimerais avoir une deuxième opinion, mais en même temps, je ne veux pas devoir rendormir Sosso juste pour ça, et puis c’est très cher. Mais l’opération aussi est très chère, et ce qui me fait le plus de soucis, c’est que Sosso devra sûrement rester quelques jours à « l’hôpital » et quand elle rentrera, ça sera de nouveau la crise intégralle avec Calinette pendant des semaines! Et puis les chats ont peut-être neuf vies, mais ce sont quand même des toutes petites choses bien fragiles et j’ai du mal à me dire que je pourrais causer tellement de douleur à Sosso et de tristesse à Calinette.

Aaahh je ne sais pas quoi faire. Est-ce que je peux causer encore plus de mal à Sosso en ne faisant rien et en espérant que ça se réparera tout seul? Est-ce qu’une opération est vraiment nécessaire? Est-ce que ce genre de chose peut se réparer tout seul? Et comment est-ce que je pourrai payer pour tout ça alors que tout mon salaire de janvier vient de passer dans la facture de l’université pour ce semestre?

Si vous avez des idées, n’hésitez pas à les partager! Sinon, allez toujours voir mon deuxième album de photos de Washington… qui a besoin de beaucoup plus d’aide que le premier! Cliquez sur la photo pour voir tout ça.

Washington, c’est un « memorial » après un autre. Très beaux certe, avec plein de parcs et de lacs « reflectifs » où on peut se regarder en pensant à sa vie et au monde et à l’histoire et à tout ça, et plein de monuments, de statues, d’aigles, de chevaux, d’épées, de bronze, de canons, de tombes, de lauriers, de cloches, de bus pleins de touristes, de marbre, de musées, de héros, de libertés, de colonnes, d’or, et de gravures. Mais je trouve ça quand même un peu macabre. Ca doit être la ville où il y a le plus de tombes et de musées et de statues et de « mémorials » au mètre carré au monde! C’est très imposant, magestueux, et c’est sûr qu’historiquement parlant, c’est passionant et rempli d’émotions.

Washington, c’est plein de bons restaurants, aussi, parfois très chics et très bons, parfois très chics et pas très bons, et parfois moins chics mais délicieux quand même, comme ce petit café hors du commun trouvé dans une librairie! Et puis une chose que je trouve particulièrement impressionante, à Washington, c’est la propreté. Partout! Pas un mégot dans le metro, sur les trottoires, dans la gare, pas un papier sale qui traine, et surtout, pas un seul caca de chien! Cela va encore plus loin: tous les immeubles, les monuments, les bâtiments, toutes les constructions du centre de la ville sont si propres qu’on dirait qu’ils viennent d’être construits! Tout est d’une blancheur imppécable, et avec les très larges avenues de la ville, cela donne une impression de lumière et de grandeur impressionante même sous la pluie.

Washington, c’est aussi les taxis qui ont un prix fixe avec les chauffeurs de taxis qui en connaissent plus sur le cinéma français que les deux françaises qu’ils transportent. C’est un soleil étincelant dans un froid glacial, et les quartiers aux maisons pimpantes et qui ressemblent parfois à celles des quartiers chics de San Francisco. C’est Alexandria, une jolie petite ville dans la Virginie voisine, au sud du Potomac, avec ses rues de galets, ses lumières de Noël dans les arbres, ses dixaines de boutiques d’art pour touristes riches, et un petit restaurant français, le 100 King, absolument divin et à recommender chaudement malgré les quatre erreurs faites dans la facture du repas!

Washington, c’est un métro pas sordide même dans les quartiers moins chics, des bus toutes les dix minutes avec des chauffeurs sympas et qui vous attendent, et des musées sur tout ce qui peut se faire mettre en musée, gratuits, et ouverts même le premier janvier. C’est des rues entières d’embassades de tous les pays possibles et inimaginables et de maison d’embassadeurs et de gens importants (j’ai même vu la maison de Zizi Cheney, même si elle n’est pas visible sur Google Earth!) C’est aussi une cathédrale magnifique, où se mélangent statues et vitraux religieux, historiques, et politiques.

Washington, enfin, c’est une ville très chouette et passionnante, parfaite pour y passer quelques jours sympas en agréable compagnie et y finir l’année 2005 (et y commencer l’année 2006 à 4 heures du matin pour attrapper l’avion…). C’est aussi une ville qui ne demande qu’à être prise en photo, même si tous ses bâtiments se ressemblent et sont difficiles à distinguer les uns des autres! Alors en voilà des photos… mais… heu… ce sera parfois à vous de deviner quels sont les bâtiments en questions (ou de me dire si j’ai fait une faute en devinage), parce que les bureaux de l’Internal Revenue Services (les impôts) ressemblent trop à ceux des Archives, qui eux, ressemblent exactement aux bureaux de la Food and Drug Administration, de la World Bank et du National Air and Space Museum et du FBI et de la Environmental Protection Agency et de… bref vous voyez ce que je veux dire! Alors amusez-vous bien :) Le deuxième album arrive demainbientôt (cliquez sur la photo ci-dessous pour voir le premier album)!