lun 31 oct 2005
Archives de octobre 2005
dim 30 oct 2005
quelle heure est-il madame persil?
Ecrit par miss lulu dans US of A, daily life, n'importe quoi and politiqueJe vous conseille de vous asseoir confortablement, parce que cette histoire est à dormir debout et je veux pas que vous vous fassiez mal en tombant!
Jusqu’en 1960, l’Indiana était divisé en deux zones horaires: à l’ouest, il y avait les « counties » (départements) qui étaient à l’heure « Central, » avec Chicago; à l’est, il y avait les counties qui étaient à l’heure « Eastern, » avec New York. En octobre et en avril, tout ce beau monde changeait d’heure comme le reste de la planète, ou presque. Jusque là, tout allait bien, sauf que bon, un état divisé en deux ça fait quand même con. Mais c’était en Indiana, rappelons-le.
En 1960, comme ce coup de fuseaux horaires fichait quand même le boxon dans tout l’état, il a été décidé de simplifier la situation. Maintenant, l’Indiana est divisé en TROIS, au lieu de deux! Le centre de l’Indiana ne change JAMAIS d’heure (donc par rapport au reste du monde, en fait, on en change), mais le nord-ouest et le sud-ouest de l’Indiana restent toujours à l’heure de Chicago (zone 2 (rouge) sur la carte ci-dessous), et le sud et le sud-est restent toujours à l’heure de Cincinnati, Ohio, et de Louisville, Kentucky (zones 3, vertes). Ceci qui veut dire qu’il y a TROIS zones horaires différentes dans ce petit état, et que tout l’Indiana n’est jamais à la même heure, comme vous pouvez le voir sur la carte suivante (si vous cliquez dessus il y aura toutes les explications):
Comme vous pouvez vous l’imaginer, les gens ont commencé à en avoir marre de cette organisation à la noix et ont décidé que l’Indiana allait faire comme le reste du monde: changer d’heure deux fois par an. On aurait sans doute pu penser qu’une lueur d’intelligence avait enfin éclairé le cerveau transgénique des habitants de ce maudit champ de maïs… mais non, la situation n’allait qu’empirer!!
Comment? Peut-on VRAIMENT faire pire que TROIS fureaux horaires dans un seul état??? Ben oui, chers amis, c’est l’Indiana, ne l’oublions pas!
C’est un petit malin de politicien républicain qui s’est fait élire gouverneur grâce à sa promesse de remettre de l’ordre dans ce bazard. Le problème, c’est qu’il avait oublié qu’en Indiana, ce n’est pas lui qui peut prendre ce genre de décision mais le « commissioner » (grand chef) de chaque county! Les 92 (nonente-deux!!) counties de l’Indiana avaient donc à se décider INDIVIDUELLEMENT pour savoir sur quel fuseau horaire ils allaient s’accrocher! Le merdier intégral!
Bien sûr, Indianapolis, la capitale, bien qu’à trois heures plein sud de Chicago, ne veut pas admettre que Chicago est importante et veut le prestige d’être sur Eastern time, avec New York, Washington, Boston, et autres grandes villes « qui ont de l’importance! » Le problème, c’est que le county de Tippecanoe, dont la capitale est Lafayette, là où je suis, se situe à deux heures plein sur de Chicago, et est donc géographiquement dans la zone Central, mais est beaucoup plus influencée par l’économie d’Indianapolis, qui ne se trouve qu’à une heure au sud. Donc basta, on est en Eastern! L’autre problème, c’est que pratiquement tous les counties autour du county de Tippecanoe ont décidé d’être en Central time. Et les villes qui se trouvent à la frontières des counties vont même être coupées en deux zones horaires, et tout le monde se dit déjà prêt à poursuivre tout le monde en justice!
Ben ouais, c’est pratique, j’habite dans le cinquième arrondissement qui est en Central time et je travaille dans le sixième, qui est en Eastern time. Mes parents habitent dans le quatrième, qui est en Central time, et mes enfants ont leurs cours de piano dans le premier, qui est en Central time. Ben voyons, votez pour les politiciens, ils deviennent de plus en plus cons! Heureusement, ils auront toujours une excuse: c’est pas de leur faute, c’est le maïs transgénique!
Tout ça pour dire: n’oubliez pas, chers habitants des Etats Unis, de changer d’heure aujourd’hui! Moi je ne change pas, mais c’est la dernière fois que j’en profite, et j’attends avril avec impatience pour rigoler comme une baleine devant le merdier monumental que sera devenu mon champ de maïs atemporel!
…
…
Vous croyez que c’est tout?? Mes pauvres amis, vous n’avez pas encore entendu la fin de l’histoire! Elle vaut son pesant de cacahuettes! Non seulement chaque county de l’Indiana va être, dès avril 2006, dans une zone horaire différente, mais EN PLUS, à partir de 2007, l’Indiana ne changera plus d’heure d’été ou d’hiver NI en même temps que le reste du pays, NI en même temps que l’Europe (qui change deux semaines plus tard que les Etats Unis), mais UN MOIS après le reste du pays! Il faudrait inventer une nouvelle expression, parce que là, « bordel intégral » ne suffit même plus à exprimer le début des emmerdements dans lesquels l’Indiana est en train de foncer, la tête la première!
Mouahahahaha!
sam 29 oct 2005
être riche ou ne pas être riche? telle est la questions!
Ecrit par miss lulu dans jeux and n'importe quoi
My blog is worth $52,502.22.
How much is your blog worth?
Si c’était du vrai argent, je revendrais mon blog tout de suite, j’achèterais un passeport canadien pour toute la famille, j’importerais mes parents au Canada (à Chicoutimi, par exemple), et j’irais vivre quelques beaux jours à Vancouver avant de chercher du boulot et de recommencer la vraie vie (ben oui, c’est pas des millions, hein). Ah, qu’il fait bon rêver
ven 28 oct 2005
Jeune femme de bonne famille, excellente éducation, un peu folle mais pas trop, distingu�ée, indé�pendante,� excellente cuisinière sans enfants, mais avec deux chats et une voiture, échange nationalités suisse et française contre relation passeport canadien de qualité. Souhaite homme fiable, libre, québecois de préférence, grand, pas blond, chauve si possible, attentionné, intelligent, riche, beau, généreux, parlant espagnol, 20-60 ans, pour plus si affinité mariage immédiat et si possible de courte durée�, dans le confort et l’harmonie. Non-canadiens, et personnes désireuses de fonder une famille, s’abstenir.
Je vous embrasse déjà très tendrement…
jeu 27 oct 2005


Un p’ti coup de patte de la part de Sushi. Une pro en remontage de moral.
jeu 27 oct 2005
j’en ai MAAAAAAAAARRRRRE!!!!!!
Ecrit par miss lulu dans boulot boulot, daily life, hautes études, n'importe quoi and tempêtes de cerveauJ’en ai marre du parmesan râpé qui a un goût de lessive en poudre!
J’en ai marre de la neige avant même qu’elle soit arrivée!
J’en ai marre de ne pas trouver de poisson frais ni même de pas frais, en fait!!
J’en ai marre de bosser comme une malade sans savoir si mon projet sera bon à mettre à la poubelle à la fin!
J’en ai marre de mes élèves qui bossent pas et qui s’en fichent!
J’en ai marre de ma maison qui continue de se remplir de poils de chats plus vite que l’aspirateur les aspire!
J’en ai marre de devoir me reveiller tous les matins!
J’en ai marre de toujours aller au même restaurant et de ne plus rien avoir à découvrir dans ce maudit champ de maïs!
J’en ai marre du bruit des camions poubelles, des aspirateurs de feuilles, et des voisins sourds-dingues!
J’en ai marre qu’il fasse encore nuit quand je vais au boulot et déjà nuit quand j’en sors!
J’en ai marre des milliers de trucs que je n’ai pas le temps de faire!
J’en ai marre de ne pas réussir à publier mon &/%£$*%£&/% d’article!
J’en ai marre de ne pas savoir faire la cuisine!
J’en ai marre de ne pas savoir ce que je deviendrai l’année prochaine!
J’en ai marre d’avoir mal au crâne quand je n’ai pas le temps de manger!
J’en ai marre de devoir m’acheter des fringues de temps en temps parce que je déteste ça!
J’en ai marre de la sève de sapin qui est tombée sur ma bagnole!
J’en ai marre de ne plus pouvoir rentrer en Europe avant que les poules aient des dents!
J’en ai marre de la pub qui est apparue sur mon blog sans que je sache d’où!
J’en ai marre du froid de canard qu’il fait déjà ici!
J’en ai marre de devoir sortir les poubelles, faire la lessive et la vaisselle, et nettoyer la baraque tout le temps!
J’en ai marre des gens que la musique pourrie qui passe à ma radio préférée!
J’en ai marre de ma chasse d’eau qui se coince tout le temps!
J’en ai marre de passer ma vie à corriger des copies et préparer des cours!
J’en ai marre de ne pas avoir de sous pour me louer des DVD le weekend quand je suis trop associale pour me sortir!
J’en ai marre de ne pas avoir plus de temps pour jouer avec mes chatounes!
J’en ai marre de ma vie de pignouffle!
J’en ai marre que le facteur ne m’apporte que des factures!
J’en ai marre de la violence, de la misère, de la déprime, de la pauvreté, de la souffrance, et de la corruption de ce monde!
J’en ai marre de tous ces gens à qui j’ai envoyé des demandes d’emploi et qui ne m’ont pas encore répondu!
J’en ai marre de ne jamais savoir comment m’habiller le matin!
J’en ai marre de ne pas pouvoir lire tous les livres que j’ai envie de lire!
J’en ai marre de l’ascenseur de l’école qui est foutu et des quatre étages à monter et descendre trois fois par jour!
J’en ai marre de devoir être sérieuse et adulte!
J’en ai marre de l’absence de tout produit civilisé et mangeable dans mon super-marché!
J’en ai marre des spams qui envahissent ma boîte aux lettres électronique!
J’en ai marre de mon compte en banque qui se vide toujours trop vite!
J’en ai marre d’en avoir marre!
mer 26 oct 2005
L’autre jour, mes élèves et moi on en avait tous marre de parler de recherche, alors on a commendé plein de pizzas et on les a fait délivrer dans notre classe pour les manger au lieu de bosser! La petite discussion qu’on a eue pour savoir quelle était la pizzeria la moins chère, à combien on estimait notre total pour 25 élèves plus une prof si on voulait au moins deux parts chacun, et par conséquence combien chaque personne devait payer de sa poche pour participer non seulement au total mais en plus aux taxes, aux frais de « delivery, » et au « tip » (pourboire), a été bien rigolote… et quand le soir-même j’ai reçu ce message de mon amie Judy, j’ai vraiment rigolé!
Ou pleuré, je ne sais pas…
Alors voilà l’histoire de l’enseignement des maths aux Etats Unis. Je dois la raconter en anglais sinon c’est pas drôle mais voilà la traductions de quelques mots difficiles: un « logger » c’est à peu près un bucheron. Le « lumber » c’est le bois. Donc c’est l’histoire d’un bûcheron qui vend un camion plein de bois pour 100 dollars. Le problème de math typique.
Teaching Math in 1950:
A logger sells a truckload of lumber for $100. His cost of production is 4/5 of the price. What is his profit?
Teaching Math In 1960:
A logger sells a truckload of lumber for $100. His cost of production is 4/5 of the price, or $80. What is his profit?
Teaching Math in 1970:
A logger sells a truckload of lumber for $100. His cost of production! is $80. Did he make a profit?
Teaching Math in 1980:
A logger sells a truckload of lumber for $100. His cost of production is $80 and his profit is $20. Underline the number 20.
Teaching Math in 1990:
A logger cuts down a beautiful forest because he is selfish and inconsiderate and cares nothing for the habitat of animals or the preservation of our woodlands. He does this so he can make a profit of $20. What do you think of this way of making a living? How did the birds and squirrels feel as the logger cut down their homes? (There are no wrong answers.)
Teaching Math in 2005:
Un hachero vende una carretada de madera para $100. El costo de la producción es $80…
mar 25 oct 2005
lun 24 oct 2005
Cela fait quelques décennies qu’on ne pique plus une grosse colère et quelques années qu’on ne fait plus sa crise (si si, moi je fais encore parfois ma crise!). Aujourd’hui, on pète les plombs et cela peut aller assez loin. Une histoire, captée dans le flot des dépêches d’agences de presse l’autre jour, l’illustre assez bien. L’acteur Gérard Depardieu se promène en compagnie d’une jeune femme sur le marché de San Lorenzo, à Florence. Tout le monde le reconnaît, se retourne. Jusque-là, tout va bien. Mais voilà qu’un photographe professionnel, armé d’un téléobjectif, entreprend de les suivre à distance.
Depardieu l’a bien sûr repéré et s’irrite de la filature de ce paparazzi. « Arrivé devant l’entrée de la chapelle des Médicis, il m’a fait signe de venir, raconte le photographe de presse Dario Orlandi. Lorsque je me suis présenté devant lui, il avait les mains dans les poches et, sans avertissement, il m’a porté un coup de tête au visage. »
C’est tout, et c’est beaucoup. Le coup de boule de l’acteur a envoyé le photographe aux urgences. Quatre jours de repos. Il aurait aussi bien pu lui briser le crâne. C’est très exactement une illustration de ce que péter les plombs peut vouloir dire.
Parfois, la situation est moins nette. Le même, invité d’une émission de télévision en Grande-Bretagne, s’est mis à fumer sur le plateau en dépit des demandes répétées de l’animateur. Passe encore. Une minute plus tard, il se penche pour écraser consciencieusement son mégot sur la moquette du studio. Certains diagnostiqueront un nouveau pétage de plombs.
D’autres considéreront que Depardieu a définitivement fondu les plombs (Je l’ai jamais aimé ce mec, d’ailleurs!). On peut aussi, plus simplement, estimer que l’acteur s’est contenté, cette fois, de se lâcher. Une variante de se faire plaisir, autre expression d’époque.
*
Le péteur de plombs est bien sûr un animal colérique, donc redoutable et redouté (et miss lulu en est un exemple parfait!). Il se redoute d’ailleurs lui-même. Il sait, il sent qu’il va craquer. La tension est là, palpable comme une onde électrique. Il s’agit d’une démangeaison extrême qui conduit rapidement à la perte du contrôle de soi. Le péteur de plombs part alors en vrille. Gare au malheureux qui ne sait pas, qui n’a pas eu le temps de fuir ou qui, tétanisé, s’offre en victime à la foudre.
Le péteur de plombs est un homme (ou une femme) (SURTOUT une femme) à bout. Il veut régler ses comptes, pratiquer une sorte de grand nettoyage. Tantôt son geste appartient à la catégorie des actes impulsifs, tantôt il peut se ranger dans celle des coups réfléchis. C’est la vengeance directe, sauvage, aveugle sur une échelle éminemment variable (ah ouais, c’est exactement moi, ça, le mec à dû lire mon blog, c’est pas possible!).
Prenons l’univers des tribunaux. En septembre, à Agen, une greffière se fait cracher dessus par un quidam mal luné. Toujours en septembre, une justiciable verse un bidon d’essence sur une greffière après sa mise en examen.
Début octobre, à Orléans, un jeune de 19 ans se précipite sur l’avocate générale après avoir été condamné à dix mois d’emprisonnement et la roue de coups.
De quoi rendre prudent. Dans la rue, en ville, nous avons adopté sans nous en rendre compte une nouvelle gestuelle. A peine heurtons-nous par inadvertance un autre piéton que nous levons la main en présentant la paume ouverte en signe d’excuse, et de prévention des coups… (moi je vous fiche un bon coup de béquille à la figure ou dans les coucougnettes, comme j’ai pas les mains libres…).
*
Il existe aussi des pétages de plombs collectifs (ouais, regardez les français américains, par exemple, ça fait longtemps qu’ils ont tous pêté les plombs!). Un groupe ou tout un quartier peut entrer en délire. Cet été, c’est un village du Cantal qui a pété les plombs. L’écrivain Pierre Jourde a raconté au Nouvel Observateur, à la mi-septembre, l’expérience qu’il a vécue alors qu’il venait passer ses vacances avec femme et enfants dans un hameau où sa famille « habite depuis plus de trois siècles » .
Arrivé depuis une heure, Pierre Jourde a été coincé entre deux voitures par un petit groupe. Les injures ont fusé, puis les coups. L’écrivain s’est défendu. Le sang a coulé. Alors le groupe s’est étoffé: six ou sept personnes au total. « Une scène d’hystérie collective, de haine déchaînée. Au milieu de tout ça, ma compagne et mes trois enfants, dont un bébé de 15 mois. »
A ce moment, Pierre Jourde sait parfaitement de quoi il retourne. Il a publié en 2003 le récit terrible d’un hameau dont les habitants sont travaillés par l’alcool. Cela s’appelle Pays perdu (L’esprit des péninsules, 166 p., 15 €). Le village, qui n’est pas cité, s’est reconnu. La fureur a monté. Pierre Jourde s’est fendu d’une longue lettre adressée à chaque feu.
Certains n’ont visiblement pas encore pardonné. « Là ils se sont mis à lancer de grosses pierres. On a réussi à remonter en voiture. Ils ont fait exploser la vitre, les éclats ont blessé le bébé au visage. Un de mes fils, pris de panique, s’est enfui à travers le village. Ma compagne l’a suivi. Les autres me bloquaient. J’ai filé en marche arrière, sous les caillasses, et j’ai pu récupérer tout le monde à l’autre bout du village. Nous sommes aussitôt rentrés à Paris. » (faut être fou, aussi, pour aller dans le Cantal!)
Il y avait dans ce pays perdu une envie de lynchage. Une fureur impatiente. Un pétage de plombs en règle, en somme.
Laurent Greilsamer
Article paru dans l’édition du Monde du 18.10.05
Merci jojo! Tu connais trop bien ta soeur…
dim 23 oct 2005
j’aime pas les mariages
Ecrit par miss lulu dans n'importe quoi, special events and tempêtes de cerveauHeureusement, ça ne m’arrive pas souvent!
Pendant les cérémonies de mariages, je passe d’une émotion à l’autre à la vitesse grand V, et ça n’énnerve. Je suis toute émue quand je vois la mariée, je me demande comment on peut se faire ça quand je vois le marié, j’ai les larmes aux yeux pendant les jolis chants, je me jure de ne jamais m’y laisser prendre quand j’entends les voeux, j’aimerais être à leur place quand je vois la jolie robe de la mariée, je compte les fleurs de la décoration pendant les discours casse-pieds, je suis jalouse quand je vois le baiser des mariés, et je me retiens de partir en courant quand il y a les photos.
L’avantage d’aller à un mariage chinois, c’est qu’on ne comprend pas grand’chose à la cérémonie, alors on peut se dire que les discours doivent être super intéressants et les chansons pas trop nunuches… par contre, pour le buffet, c’est difficile de savoir sur quoi on va tomber quand on prend un truc rose un peu spongieux sur lequel se trouve quelque chose de vert et un peu gélatineux dans lesquel on voit des petits bidules jaunes flotter.
Je plaisante, mais en fait ça me fout les boules. Le marié qui promet de subvenir à tous les besoins de sa femme et ses enfants. La mariée qui promet de respecter et d’obéir à son mari, à qui on dit qu’on attend d’elle qu’elle ait une grande famille pour faire grandir les nations de la terre. Bonjour la pression! J’ai déjà du mal à tenir les promesses que je me fais à moi-même, alors quand il s’agit de celles des autres… et qu’en plus je ne voudrais jamais promettre ce genre de choses et je voudrais encore moins que quelqu’un me le promette… Oui, je suis un petit peu jalouse parce que j’aimerais être aimée et avoir une belle cérémonie de mariage comme ça, mais non, je ne suis pas du tout jalouse quand j’entends ce genre de discours, que je vois la complexité d’organiser un mariage comme ça, quand je pense aux dépenses, au temps, et à l’énergie perdus dans l’affaire, et surtout, quand je sais ce qu’implique une vie à deux. Et je ne suis plus du tout jalouse une fois rentrée dans mon petit chez-moi tranquille dans lequel je fais ce que je veux et quand je veux, et où personne n’attend rien de moi.
Comme dit ma copine Sue, comme moi aussi je bosse, mon mari ne subvient qu’à la moitié des besoins de notre famille. Alors je lui obéis seulement la moitié du temps.
La liberté a un prix, c’est certain, mais je ne suis pas prête à la vendre à qui que ce soit, ni pour un baiser ni pour une belle robe, ni pour des appéritifs roses et verts!
sam 22 oct 2005
Un livre de recettes délicieuses a été dédicacé à une certaine miss lulu…


Merci mille fois à Esterelle pour le livre, la gentille dédicace, et les délicieuses recettes que je vais m’empresser d’essayer! Je suis vraiment touchée et émue!
Et joyeux anniversaire à mon su, margie, tonton françois, lionel, et mon papa (hum hum… demain, mon papa…), que je ne peux pas appeler parce que mon téléphone longue-distance a mouru! Téléchargez Skype, nom d’un petit bonhomme!
PS. BIENVENUE au nouveau petit bébé Froggie!!!
ven 21 oct 2005
Aujourd’hui, je suis de nouveau sur les routes (c’est bien, je fais marcher l’économie de ce pays, avec ma consommation quotidienne d’essence qui doit dépasser la consommation mensuelle d’Air France et KLM à eux deux) (à une conférence pour laquelle, à passé minuit, je n’ai encore pas préparé quoi que ce soit! ptainmerde, j’en ai marre des conférences!!!!!)… et ma question, vous vous en doutez, est: combien d’essence Air France et KLM consomment-ils par mois? où vais-je? Et encore plus drôle: avec qui? Je vous donne quelques indices. Le « avec qui » a beaucoup à voir avec quelqu’un de ma famille mais en même temps pas du tout. Le « où » a à voir avec David Letterman. C’est tout
Et les petits malins qui trouvent en deux secondes n’ont le droit de faire qu’une seule chose: donner des indices de plus pour les suivants, SANS DONNER LA REPONSE! Non mais!
A bientôôôôôôôt
jeu 20 oct 2005
Certaines personnes (je ne me souviens plus de qui, comme d’hab, sorry) ont cru drôle de me refiler un certain questionnaire qui voyage en ce moment sur les blogs. Bon. J’aime pas les questionnaires. Mais je dois avouer que quand il est presque minuit, que je viens de rentrer du boulot, que j’ai du mal à garder les yeux ouverts, que je dois encore répondre à 10 emails urgents, et que mes chats fond la java parce qu’elles ne m’ont pas vue de la journée et veulent jouer, un petit questionnaire comme celui-ci tombe à point!
Alors voili voilà: le truc, c’est qu’il faut trouver son 23ème post de blog et dire quelle était la 5ème phrase écrite dans ce fameux post. Un jour, un de mes profs a dit, « pour miss lulu, la révolution française n’est pas encore finie! » et il avait raison. Je propose donc, mes très chers lecteurs bien-aimés, que ce soient VOUS qui alliez trouver la phrase en question, et non pas dans mon 23ème post, parce que je suis sûre qu’il n’était pas intéressant, mais dans le 73ème post, parce que j’aime ce chiffre et qu’il me le rend bien! Mais attention, toute personne qui va aller farfouiller dans mes archives si lointaines va très rapidement se rendre compte que ce ne sera pas si facile à trouver! Il y a un « trick » comme on dit en anglais, ou, en français et plus poétiquement, une couille dans le potage. A vous de les trouver (la couille et le post 73), et à vous de vous démêler les pinceaux pour trouver la cinquième phrase du post en question.
Et vous pensiez que vous alliez vous ennuyer au boulot, aujourd’hui!
A mes archives, partez, feu!
…. (mouahahahahaha…. petit rire sardonique… ….pis moi je l’ai pas cherchée, hein, la phrase. Je vous fais confiance)!
mer 19 oct 2005
Comme mon papa et ma maman m’ont bien élevée, à la ferme avec le crotin de chèvre et le boudin fait maison et les légumes du jardin, je suis une fille bien et qui essaye de se nourrir correctement. Or, dans mon champ de maïs, on l’aura deviné, la mode n’est pas aux produits bios du terroire produits sur place par le fermier local le jour même. Non, ici c’est maïs transgénique et steak aux hormones ou rien! Donc quand par le plus grand des hazards je trouve enfin quelque chose d’organic (bio, en anglais), je me jette dessus avec la férocité d’une Sosso sur un morceau de fromage!
Cette fois-ci, ce sont des céréales que j’ai trouvées. Même truc que celles que j’aime bien manger le matin: cranberry cereals (avec des canneberges sèches, miam!). Et je dois dire que le label était tentant (cliquer sur l’image pour la voir en grand, ça vaut le détour): moins de calories, beaucoup moins de cochoneries artificielles, des trucs tout simples et naturels, que des bonnes choses, le rêve! Ici, tout a toujours besoin d’avoir des tonnes de trucs dedans, c’est jamais simple et fait avec des produits qui n’ont pas de numéros dedans ou de noms de bestioles transgéniques!
Hélàs, mal m’en a pris, cette fois! Alors que j’aime malheureusement beaucoup les céréales Post, malgré leur artificialité et leur affiliation avec Kraft et donc Philip Morris, les céréales Kashi, pour lesquelles j’étais prête à sacrifier Post, avaient le goût de popcorn avec des cranberries en plastique pas sucré trempés dans du lait. Immangeable! Et au bout de 30 secondes, le popcorn avait la consistence d’une purée de maïs blanchâtre, pour bébé. Ignoble! Oui je sais que le « crunchiness » (le fait d’être croquant pendant longtemps malgré le lait) est artificiel, chez Post. Je sais que je suis simplement habituée à trop de sucre, trop de colorants, trop de sirop de glucose, trop de partially hydrogenated oil, trop de goût rajouté, trop de vitamines artificielles… Oui c’est bien triste. Mais comment est-ce que Kashi peut penser que les gens vont abandonner Kraft pour aller manger leurs trucs qui n’ont ni le goût, ni la couleur, ni la consistence de céréales « normales »? Ce n’est pas étonnant si les gens ont de plus en plus de problèmes de poids, si on ne peut plus manger une pomme toute bête et qu’on ira chercher un semblant de pomme avec du suchrose cancérigène, des couleurs trafiquées, du goût renforcé, et du chocolat par-dessus pour « faire passer »! Où va le monde, si la normalité devient l’artificialité?
A la poubelle, Kashi! Pfff… je me déçois!
lun 17 oct 2005
… on passe une journée pourrite avec un mal de gorge tel que de parler à ses élèves est un suplice et un mal de crâne à faire pâlir de jalousie les citrouilles d’Halloween…
… et puis on rentre à la maison et il n’y a toujours rien dans la boîte aux lettres électronique… et on se dit que merde, de toutes les manières la vie est pourrite… … et puis que bon, tant pis, on savait que ça n’allait pas nous arriver, ça aurait été trop beau…
… alors on va se faire une grosse soupe et sortir les chats sur le palier et discuter un moment avec le gentil voisin… et puis la soupe est délicieuse et fait tellement de bien… alors on se souvient qu’on a réussi à avoir une autre petite bourse il n’y a pas longtemps, et puis qu’on a réussi à avoir le droit d’enseigner LA classe qu’on voulait enseigner pendant l’hiver et qui est si facile à enseigner qu’elle nous permettra de finir le doctorat l’été prochain… alors on se sent mieux et bien qu’il soit seulement 6 heures et demi du soir, on se dit qu’on va aller se pieuter et bien dormir…
…
…
et c’est là qu’on se rend compte qu’on a reçu un email pendant qu’on mangeait la soupe en question, et que l’email dit (on relit bien 20 fois pour être sûre qu’on ne rêve pas): I am pleased to tell you that your proposal has been recommended for funding by our Research Advisory Committee, and that the Board of Trustees has approved this recommendation. The total grant will be [a lot of dollars]. »
OHHHHHHHHH C’EST INCROYABLE J’AI REUSSI JE L’AI EUE C’EST UN MIRACLE J’EN REVIENS PAS C’EST PAS POSSIBLE C’EST UN REVE J’AI VRAIMENT REUSSI JE VAIS POUVOIR REMBOURSER MES DETTES JE VAIS ETRE CELEBRE JE SUIS LA MEILLEURE C’EST DINGUE MA RECHERCHE EST IMPORTANTE JE NE SUIS PAS SI NULLE QUE CA APRES TOUT IL Y A DE L’ESPOIR JE VAIS TROUVER UN BOULOUT MAINTENANT C’EST SUR C’EST INCROYABLE C’EST UN MIRACLE!!!!
Merci mille fois du fond du coeur à tous pour vos gentils messages d’encouragement! J’avais peur de devoir vous décevoir, mais visiblement, comme dit mon père, il y a un bon dieu pour les crapules!
CHAMPAGNE POUR TOUS!!!!!!!!!!
dim 16 oct 2005
une minute de plus et ça va pêter!
Ecrit par miss lulu dans hautes études, rêves, special events and tempêtes de cerveauJ’en peux plus, je suis au bord des nerfs, à bout de patience, prête à exploser!!! Oui je sais, ça fait depuis le 30 mai que j’attends, et 24 heures de plus ne devraient pas faire une grande différence, mais là, franchement, vu l’enjeu, 24 heures d’attente c’est trop!!! Je ne dors plus, je mange non-stop, j’ai envie de frapper mon ordinateur pour que mes emails arrivent plus vite… en bref, je pête un plomb… de plus.
De quoi parlais-je? D’une bourse de recherche. Cette très importante association professionelle offre des bourses de recherche à quelques doctorants chaque année, mais la compétition est sérieuse. Pour des scientifiques, la quantité de dollars offerte serait négligeable, par rapport à ce qu’eux peuvent recevoir, mais pour une linguiste, c’est énorme! Cinq mille dollars! C’est ce que me coûte ma recherche: des milliers de photocopies et de coups de téléphone, $2,000 de traductions, et $1,500 de timbres! Plus des tas d’autres petites bricoles. Et pour le moment, j’ai payé tout ça de ma poche, ou presque (ma carte de crédit, surtout).
Pour avoir une chance de recevoir cette bourse, il fallait écrire un « proposal » d’environ 20 pages, avec des explications sur l’importance du projet, une description de comment ça allait marcher, qui allait participer, quand, comment, où, pourquoi, et ce que ça allait changer dans le monde de la linguistique, et puis un budget détaillé, et des tas de références, et une lettre de ma directrice de thèse, et des tas d’autres trucs aussi. J’y ai bossé vraiment beaucoup. En fait, j’ai écrit le bidule et puis j’ai tout foutu à la poubelle et j’ai recommencé à zéro, même. J’y ai bossé comme une folle pendant mon dernier séjour en France, entre autre, au moment où ma grand’mère mourait et que je voyageais d’un bout à l’autre de la France et que c’était la panique totale. Vraiment, pour de vrai de vrai, je me suis donnée du mal pour écrire ce machin.
Et ça fait depuis le 31 mai que j’attends. Ils ont dit qu’ils donneraient les résultats le 15 octobre, mais le 15, c’était un samedi, donc j’ai eu de l’espoir qu’ils les donnent le 14… et toute la journée j’ai vérifié mes messages chaque minute possible et j’avais du mal à tenir en place au boulot! Je n’arrête pas de me dire que de toutes les manières, il n’y a aucune chance que je la reçoive, cette bourse, parce que j’écris assez mal en anglais et puis mon projet n’était pas tout à fait le genre de projet auquel ils allaient donner priorité cette année… Et cet été, j’ai fait l’erreur de relir ce fameux « proposal » et j’y ai trouvé des tas d’erreurs…
La nuit dernière, je me suis battue contre moi-même pendant des heures, en me disant que si, j’avais une chance, après tout pourquoi pas, non, arrête de rêver, ça marchera jamais, ça serait trop beau, mais si, allez, mon projet n’est pas si nul que ça, faut avoir de l’espoir dans la vie, non, j’ai fait trop d’erreurs, et ce proposal est trop nul… etc. pendant des heures… et finalement j’ai craqué et j’ai relu le bidule. C’est vraiment pas si mal que ça, en fait. C’est vrai qu’il y a quelques erreurs et quelques « loopholes » comme on dit (des trucs vagues et pas très clair et dont j’ai évité de parler parce que je ne savais pas trop quoi dire dessus à l’époque), et puis mes explications se voulaient parfois tellement intelligentes que j’ai moi-même du mal à me comprendre… mais bon, on voit que c’est un projet sérieux, que ce n’est pas du vent, que j’y travaille rapidement et efficacement… Il y a quelques idées intelligentes aussi… Le budget est bien pensé, je trouve…
En fin de compte je n’en sais rien. Je serai dévastée si je ne reçois pas le bidule, ça je sais. Si je le reçois, c’est champagne pour tous! Visiblement, il va falloir que j’attende jusqu’à lundi pour avoir les résultats… et je me sens incapable de faire quoi que ce soit en attendant! Pour la petite histoire, j’ai essayé d’avoir la même bourse l’année dernière, et mon ennemi juré* l’a reçue et pas moi, mais au moins, personne ne savait que j’avais moi aussi fait la demande. Cette année, mon autre ennemie jurée** (j’en n’ai que deux, promis!) a aussi fait une demande… et si elle la reçoit et pas moi ce sera la honte de ma vie et sur les 15 générations prochaines! Et le pire, c’est que ce sera à moi de lui dire félicitations publiquement et devant des centaines de personnes qui savent que j’ai aussi fait la demande! Ohhhh…. je n’oserai plus jamais sortir de chez moi et je démissionerai de mes fonctions de grand chef pour ne pas avoir à faire ça, si c’est le cas…
Ca y est, j’ai pêté un 426ème plomb….
*Ennemi parce qu’il m’a volé mon idée originale, il y a trois ans de ça, et dans le monde de la recherche, ça fait mal, ce genre de truc.
**Ennemie parce qu’elle a trop de succès, c’est pas juste, et puis elle a déjà publié un bouquin alors que j’ai du mal avec mes articles et elle m’a fichu une partie de mon projet en l’air après avoir promis de m’aider si je l’aidais avec son projet à elle, et elle ne m’a pas aidée, mais je l’ai quand même aidée avec son projet…
sam 15 oct 2005
to bleed or not to bleed? that is the question!
Ecrit par miss lulu dans santé et conservation and tempêtes de cerveauAttention, ce post contient des informations que certains pourraient ne pas avoir envie de lire… Enfin, si vous avez survécu à ce post-là, vous survivrez bien à celui-ci!
Je me trouve donc devant un dilemme cruel et douloureux, depuis quelques mois. Dans les commentaires du post sus-mentionné, un lecteur for sympatique m’ouvrait les portes d’une vie meilleure, avec des anglais et les douleurs les accompagnant qui ne débarqueraient que toutes les neuf semaines! J’ai donc décidé d’adopter cette nouvelle méthode… après quelques mois sans rien du tout. Voilà les résultats des observations très scientifiques que j’ai pu recueillir ces derniers mois:
1. Vivre sans pilule, c’est vraiment pas pratique parce que je ne sais jamais quand les anglais vont débarquer. Par contre, mes seins ne gonflent pas et ne sont pas du tout douloureux, deux semaines avant le jour fatidique, comme quand je prends la pilule! En plus, quand les anglais débarquent, les douleurs sont quand même bien moindres que d’habitude. Deux avantages fort agréables, surtout quand on a un chat qui trouve ma poitrine très confortable pour y dormir, la nuit!
2. Le deuxième choix, c’est la pilule normale. L’inconvénient, c’est que ces fichus anglais débarquent tous les mois, mais je sais quand, exactement. De plus, mes seins sont très douloureux deux semaines par mois, mais tout redeviens normal après le débarquement en question.
3. La pilule de trois mois, c’est mon troisième choix. Ahhh, que c’est agréable, de passer neuf semaines sans soucis et sans douleurs! Enfin, sans douleurs… il faut croire que mes pauvres seins ne sont pas habitués à ce rythme, parce qu’au bout de deux semaines, comme d’habitude, ils commencent à enfler et devenir douloureux… très douloureux… et le restent pendant les SEPT semaines restantes! Ahhhh!!! Avec une Sosso qui n’a plus le poids d’un chaton et qui marche, court, et saute à coeur joie sur ma pauvre poitrine, sept semaines de douleurs, c’est quand même… douloureux!
Alors je ne sais pas quoi faire. Je ne sais pas si mon corps va s’habituer à vivre neuf semaines sans rien… Je ne sais pas si j’ai le courage de prendre le risque de ne jamais savoir quand la tornade va me tomber dessus, surtout en ce moment où je voyage beaucoup et j’ai des interviews importantes… Y’a des jours où vraiment, j’aime pas trop être une femme!!!
ven 14 oct 2005
jeu 13 oct 2005
Ma tête est complètement embourbée, mes idées s’évaporent avant même que j’aie eu le temps de les penser, et mes seules priorités de la semaine sont de réussir à attrapper le rouleau de PQ à temps, de trouver la force de continuer d’aller au boulot, et de ne pas perdre ma voix pour pouvoir causer à mes élèves. Mais je vais essayer de me souvenir de mes quelques jours à Baltimore… qui en fait n’étaient pas à Baltimore mais plutôt tout près de Washington DC.
Ce petit voyage a été tout à fait bizarre. Ca faisait trois ans que je n’avais pas revu Bequi, mon amie, et entre temps, elle s’était mariée et avait divorcé, et s’est refiancée récemment. Elle a aussi changé de boulot, et a quitté l’Utah pour le Maryland. Quand on est proche des gens, on ne se rend pas compte qu’ils changent…
Une des choses les plus étranges était que Bequi et moi, on était dans la même école, on étudiait la même chose, on était déstinées à continuer sur la même voie des études et de la recherche, de l’enseignement et des publications. Mais Bequi s’est arrêtée brusquement juste avant de commencer son doctorat, pour pouvoir se marier. Moi, j’ai continué. Je fais tout ce qu’elle n’a pas fait à cause d’un mariage qui n’a pas duré. J’ai des projets, je présente ma recherche à des tas de conférences, je publie, je voyage beaucoup, j’étudie, je rencontre des gens partout… et c’était un sentiment très étrange, surtout quand Bequi me disait « toi tu y est arrivée, toi tu fais ce que nous devions faire, toi tu réussis, tu es sur la route du succès! »
Quatre jours de pluie et de grisaille m’attendaient dans le Maryland, mais aussi des moments de rigolades « comme au bon vieux temps » et puis beaucoup de discussions et de travail sur ma recherche, aussi. Dans le « bon vieux temps, » Bequi avait fait de la recherche et écrit un mémoire sur une technique que je dois utiliser pour ma propre recherche et qui m’échappe. Alors devant un dîner pantagruesque de crabe, de crevettes, et d’autres délices marins, elle a pu m’expliquer, me montrer, me démontrer, m’aider, me prouver des tas de choses très importantes et qui me seront très utiles. Je n’ai pas osé lui demander si tout ça ne lui manquait pas…
Lundi, on est allées visiter une des écoles qui participent à mon projet de recherche. J’avais envie de rencontrer le directeur du programme dont les élèves et les profs participent parce qu’il avait été exceptionellement gentil et prêt à m’aider autant qu’il le pouvait. Je lui avais dit qu’on passerait dire bonjour, et quand on est arrivées, Bequi et moi, il avait préparé un grand repas et invité tous les profs de l’école à venir manger avec nous, pour que je puisse parler de ma recherche, discuter avec les participants, répondre à leurs questions, et raconter comment le projet marchait. Nous avons aussi eu droit à un grand tour de l’université avec rencontre de tas de gens intéressants, directeurs de programmes, profs, et élèves. La gentillesse de ces gens était vraiment exceptionelle! Je leur ai demandé s’ils n’embauchaient pas, mais malheureusement non. S’il y a un endroit où j’aimerais bosser c’est bien là!
Malheureusement, lorsque nous avons quitté le campus, j’étais épuisée. La grippe que je couvais depuis quelques jours m’a rattrapée et j’ai tout juste pu avaler une petite soupe et un demi sandwitche avant de m’éffondrer, à six heures du soir. Même plus possible de regarder la télé dans mon état! C’était triste de finir mon court séjour ainsi, surtout que le lendemain, Bequi devait partir au boulot très tôt et moi prendre un taxi pour aller reprendre l’avion…
Changer ainsi d’air m’a fait du bien, même si je me suis chopé la crève du siècle et qu’hier, mes pauvres élèves me regardaient comme si j’étais allée sur mars à cause de ma voix caverneuse, mon rouleaux de PQ à porté de main, et mon regard glauque. J’étais contente de revoir ma chère amie et triste, en même temps. J’imagine que moi aussi j’ai changé… et que c’est normal que la vie continue ainsi… En fin de compte, je n’ai pris que très peu de photos et je ne peux pas les mettre ici parce que j’ai Sosso dans les bras et que je suis donc dans l’incapacité de bouger. Je n’ai pas vu Baltimore, rien fait d’extraordinaire, mais je suis contente de revoir mon amie, contente d’avoir pu passer quelques bons moment en sa compagnie, contente d’avoir rencontré des gens extraordinaires, contente d’avoir bien avancé ma recherche, … et contente de retrouver mes chatounes et mon lit mardi soir!
mer 12 oct 2005
mer 12 oct 2005
J’ai pensé à votre blog et ses textes sur l’automne en rentrant dans mon bureau où la vigne vierge rougit….


father.
mar 11 oct 2005
Wouah, l’automne est arrivé sur mon blog, cette fois c’est sûr, plus d’hésitation, il a débarqué avec ses trompettes et ses belles couleurs! Merci merci merci!!! Continuez, chers visiteurs, à mettre de belles photos sur mon blog, cette collection est admirablement belle et me rechauffe le coeur! La porte vous est toujours ouverte, pas besoin de demander la permission!
Là, je viens de rentrer… Comme d’habitude quand je suis en vacances, j’étais malade pendant trois jours… mais j’ai quand même bien profité de mon long week-end. Par contre, faire aujourd’hui deux décolages et deux aterrissages avec une grippe d’enfer, c’est idéal pour se faire une otite du tonerre… et je n’entends pour le moment plus rien de l’oreille droite. Alors pour les détails et les photos (hummm…) ça sera pour demain, parce que là, j’ai la tête comme une citrouille (c’est de saison, c’est bien), le nez rouge comme une tomate (ça doit être La Miss qui m’a refilé ça, huhuh), l’oreille à la Van Gogh, la gorge en feu, et j’ai en même temps trop chaud et trop froid. Alors je vais me coucher!

Une citrouille de Bretagne envoyée par une gentille lectrice!
mar 11 oct 2005
mar 11 oct 2005

Coucou Miss Lulu !
C’est une autre Lulu qui t’envoie cette photo
En Ecosse aussi les arbres commencent à perdre leurs feuilles. Et il pleut de plus en plus souvent !
Mam’zelle Lulu, from Glasgow
http://oneyearinglasgow.over-blog.com
mar 11 oct 2005

A Trieste, les arbres sont encore verts, mais le vent a soufflé très fort ce week-end et les 1800 bateaux, petits et grands, qui ont participé à la régate « la Barcolana » ont fini la course en un temps record!
mar 11 oct 2005
mar 11 oct 2005
Un p’tit bout d’automne au nord du Portugal pour toi Miss Lulu!
Ecrit par visiteursympa dans de saison and visitors
Depuis hier, il pleut enfin sur le nord du Portugal et on sent l’automne pointer le bout de son nez!
Nettah
http://nettah.canalblog.com/
lun 10 oct 2005
Dans le Colorado, les trembles sont tout dorés, mais il neige depuis dimanche et ça ne va pas durer!



Kimon (Ft Collins, CO)
















