Archives de août 2005


American Cities That Best Fit You:

80% San Francisco
60% Miami
60% Washington, DC
55% Chicago
55% Los Angeles
You Are 10% Weird

You’re totally, completely normal.
And that’s pretty darn weird!
Your French Name Is

Anaïs Lebrun
Your Hidden Talent
Your natural talent is interpersonal relations and dealing with people.
You communicate well and are able to bring disparate groups together.
Your calming presence helps everything go more smoothly.
People crave your praise and complements.
You Are Likely a First Born

At your darkest moments, you feel guilty.
At work and school, you do best when you’re researching.
When you love someone, you tend to agree with them often.
In friendship, you are considerate and compromising.
Your ideal careers are: business, research, counseling, promotion, and speaking.
You will leave your mark on the world with discoveries, new information, and teaching people to dream.

Bons souvenirs du week-end dernier avec ma ‘tite soeur de passage dans mon champ de maïs pour quelques jours. Cliquez sur la photo :)

[Rajoutage pour les touristes: Anaïs c'est ma petite soeur qui habite dans le Michigan pas très loin de l'Indiana et c'est elle qui est sur les photos, elle a une frange et moi pas et un petit nez et moi un grand et elle a 6 ans de moins que moi!]

Un grand, immense, infini, formidable, gigantesque, profond merci à tous ceux et celles qui m’ont laissé des gentils mots d’encouragements, qui m’ont fait rire, pleurer, sourire, rêver. Merci pour les commentaires, emails, poèmes, photos, images, conseils, blagues… C’est fou ce que même séparés par un océan ou deux on peut se sentir proche de ses amis!

Ma semaine recommence… mais ne peut qu’être meilleure que ces quelques derniers jours grâce à vous tous! Alors encore un grand merci… et retour de courage à tous ceux qui recommencent à bosser aujourd’hui :) En attendant Godot d’avoir un peu plus de temps pour vous raconter quelques histoires croustillantes, je vous propose d’aller faire un peu de cuisine!

misslulu13@gmail.com

Et pour voir les délicieusese recettes déjà partagées, c’est par ici!

… où j’en ai vraiment marre de devoir me battre toute seule contre cette putain de vie depuis si longtemps!

- quand j’ai tellement mal aux jambes la nuit que je ne peux même pas me lever pour aller prendre un anti-douleur,
- quand je tremble tellement de fièvre que je n’arrive même pas à aller nourrir mes chats,
- quand j’ai une attaque de panique telle que je me demande si je ne vais pas mourir étouffée, là, toute seule,
- quand je me bats contre moi-même jour et nuit parce que j’ai plus envie de vivre mais je sais que je n’ai pas le droit de penser à ça,
- quand je suis trop épuisée pour me faire à manger et que de ne rien manger m’épuise encore plus et que je mange donc encore moins…
- quand je passe des nuits entière sans pouvoir dormir à me demander comment je vais réussir à finir ma thèse, payer mes factures, réussir à ce que mes élèves ne me détestent pas, continuer malgré ma santé pourrite, et graduer dans un an,
- quand je me prépare à faire des demandes d’emploi et que la seule chose qui passe et repasse sans fin dans ma tête c’est « t’y arriveras jamais, arrête de rêver, personne voudra de toi, »
- quand j’ai une chute brutale de tension et que je me retrouve étalée sur le carrelage de la salle-de-bain à vomir tout ce que je peux.

… mais d’un autre côté je me dis que je n’aimerais vraiment pas que quelqu’un me voit dans cet état…

Je déteste parler de politique mais là, j’y crois pas!

Dans ma petite tête à moi, les choses sont comme ça: les Palestiniens étaient heureux, les Israëliens ont débarqué et fichu le merdier. Les Palestiniens sont devenus violents, les Israëliens aussi, c’était la pagaille! Pendant des années. La faute à qui? A tout le monde en fin de compte. Et là, enfin, ENFIN une vraie décision a été prise. Un petit bout pour nous, un petit bout pour vous. C’est pas égal, je sais, c’est pas parfait, et beaucoup d’Israëliens en souffrent et beaucoup de Palestiniens ne sont pas prêts de trouver le bonheur. MAIS, c’est mieux que rien! C’est un pas dans la bonne direction. On ne va pas jeter tous les Israëliens d’Israël ni les Palestinins de Palestine, alors autant apprendre à vivre ensemble (je simplifie je simplifie!).

Mais quand je lis ça, je ne peux que me dire que vraiment, VRAIMENT, il y a des gens trop cons dans ce monde! Merde à la fin, pourquoi ne pas se réjouir de ce qu’on a réussi à gagner et concentrer ses forces à se reconstruire un pays stable et agréable à vivre autant que possible?? Pourquoi TOUJOURS chercher à fliguer les autres? Pourquoi la violence est-elle perçue comme la réponse à tout? Pourquoi la haine rend les gens si aveugles?? Là je suis dégoûtée, parce que je me disais que les deux côtés allaient enfin essayer de s’entendre… A mon triste avis, dans quelques jours, c’est un Israëlien qui va tenir le même discours à propos de la Palestine. Les cons!!!

Un homme masqué s’idendifiant comme Mohammed Deif, le fugitif et artificier numéro un du Hamas, a salué samedi le retrait de Gaza comme une victoire des groupes armés et juré d’éliminer Israël, dans son premier communiqué sur vidéo depuis son entrée dans la clandestinité, il y a plus de dix ans.

Le commandant de l’aile militaire du Hamas a rendu hommage aux centaines de combattants palestiniens morts dans des attaques contre Israël, qu’il promet de poursuivre jusqu’à l’éradication de l’Etat hébreu, et salué le retrait israélien de la Bande de Gaza comme une victoire de la résistance armée palestinienne, dans une cassette transmise à l’Associated Press par le Hamas.

« Aujourd’hui, vous quittez Gaza dans la honte », déclare Mohammed Deif en s’adressant à Israël. « Aujourd’hui vous quittez l’enfer. Mais nous vous promettons que demain c’est la Palestine entière qui sera l’enfer pour vous, si Dieu le veut », ajoute le fugitif le plus recherché par l’Etat hébreu.

« Nous n’aurons pas d’hésitation ou de repos tant que nous n’aurons pas libéré totalement notre terre sacrée », a ajouté le leader en fuite.

Sur Yahoo Actualité, le 27 août 2005.

… Oui oui, je sais, comment puis-je porter un tel jugement sur une situation que je n’ai pas à vivre au jour le jour…

Et si j’étais né en 17 à Leidenstadt
Sur les ruines d’un champ de bataille
Aurais-je été meilleur ou pire que ces gens
Si j’avais été allemand ?

Bercé d’humiliation, de haine et d’ignorance
Nourri de rêves de revanche
Aurais-je été de ces improbables consciences
Larmes au milieu d’un torrent

Si j’avais grandi dans les docklands de Belfast
Soldat d’une foi, d’une caste
Aurais-je eu la force envers et contre les miens
De trahir: tendre une main

Si j’étais née blanche et riche à Johannesburg
Entre le pouvoir et la peur
Aurais-je entendu ces cris portés par le vent
Rien ne sera comme avant

On saura jamais c’qu’on a vraiment dans nos ventres
Caché derrière nos apparences
L’âme d’un brave ou d’un complice ou d’un bourreau?
Ou le pire ou plus beau ?
Serions-nous de ceux qui résistent ou bien les moutons d’un troupeau
S’il fallait plus que des mots ?

Et qu’on nous épargne à toi et moi si possible très longtemps
D’avoir à choisir un camp.

Jean-Jacques Goldman.

En anglais, on dit que chacun à droit à 15 minutes de gloire et célebrité une fois au moins dans sa vie. En fait, je ne suis pas sûre de comment on utilise l’expression… si c’est positif ou négatif… mais je crois que c’est en fait ironique. Enfin, bref, hier c’était moi qui étais célèbre sans le vouloir, et pas seulement pendant 15 minutes mais pendant pratiquement deux jours! Et je dois avouer que j’ai mis un moment avant de comprendre le pourquoi du comment de l’affaire! Ca a commencé avec quelque chose qui ressemblait à ça:

Bon, j’me dis trop rien… Mais quelques heures plus tard, ma page d’entrées ressemblait à ça:

Là, j’ai commencé à me dire qu’il y avait anguille sous roche et que c’était vraiment trop bizarre que tellement de gens fassent la même recherche sur google au même moment un peu partout dans le monde! Pourquoi ces mots? Pourquoi maintenant? Pourquoi moi?? Et quel était le site sur lequel ils espéraient vraiment tomber et qui allait répondre à leurs questions? Parce que ma page en question, vieille de plus d’un an, n’allait certainement pas résoudre leurs problèmes existentiels!

A la fin de la journée, voilà à quoi ressemblaient mes statistiques du mois:

J’ai essayé moi-même de faire la même recherche pour voir ce que ça donnait… et je suis tombée… chez moi… pas très intéressant! Je suis aussi tombée sur la page que je lie dans ce post, et aussi sur un article qui parle de la page en question… mais tout ça ne répondait vraiment pas à ma question: pourquoi???

Ce n’est qu’hier soir, après avoir eu plus de mille visiteurs en une seule journée, en lisant quelques blogs familiers, que je suis tombée sur le blog de Jean-Marc qui racontait que Google allait créer sa propre messagerie instantannée… qui allait s’appeler Google Talk! Hah! Et que Libération et le Los Angeles Times en parlaient avant-hier et hier! Les pauvres âmes qui ont lu ces articles ont donc fait des recherches pour trouver plus d’information là-dessus… et sont toutes tombées chez moi! Et moi, il se peut que sans le savoir, je parle en fait du type qui a créé le nom de Google Talk, parce que je sais qu’il travaille pour Google. Trop marrant!

Comme quoi, parler de n’importe quoi sur son blog peut parfois nous apporter amour gloire et beauté … au moins pendant 15 minutes ;)

Ladies and gentlemen, je dois vous faire des aveux bien tristes: je suis naze! Epuisée jusqu’à l’os, la corde, la moëlle, et le coeur d’artichaut. J’ai du jus de navet dans les veines, les muscles réduits en confiture, les os tout fondus, le cerveau en bouillie, et l’énergie d’un calamar neurasthénique échoué sur une platforme d’exploitation d’ydrocarbures par temps de canicule. En un mot comme en mille, j’ai l’impression d’avoir passé sous un rouleau compresseur.

Je lisais ce soir un vieux post qui date du 30 avril, à la fin du semestre de printemps… et où je faisais une liste de tout ce que je devais faire cet été. Et bien je l’ai fait, tout ça… à part bronzer et dormir! Je n’ai pas arrêté. Même pendant mes 10 jours en France en juin, je n’ai pas arrêté de bosser sur une demande de bourse que je devais envoyer quelques jours après, et en plus, avec la débacle familiale qu’on connait, on ne peut pas vraiment dire que ça ait été des vacances. Le reste de l’été, j’ai bossé à fond sur ma recherche, écrit 3 articles, dont deux qui ont déjà été acceptés, préparé et présenté deux présentations de conférences, lu des tonnes et des tonnes de bouquins et d’articles, me suis occupée de l’association dont je suis la présidente (budget, etc.), écrit cinq « proposals » pour des conférences de l’année prochaine, préparé deux nouveaux sites internet pour les deux cours que j’enseigne cet automne, suis allée dans le Michigan, le sud de l’Indiana, le Wisconsin, Paris, l’est de la France, la Belgique, le sud de la France, et l’Ouest de la France, ai appris deux ou trois trucs sur les statistiques, ai appris des tonnes de trucs pas faciles en psychologie, ai pris des tas de cours pour savoir me servir d’Excel, trouvé 40 directeurs d’écoles d’anglais qui ont accepté de participer à mon projet, envoyé 30 dossiers à 30 universités pour qu’ils acceptent que j’y fasse ma recherche, fini par me trouver un nombre totallement inconnu de participants dans une vingtaine d’écoles, écrit trois questionnaires, les ai testés et fait traduire en 12 langues différentes (traductions dont j’ai reçu la facture ce matin: $2050,28), ai envoyé ces questionnaires avec des lettres individuelles, des timbres (j’ai réussi à dépenser pour plus de $600 de timbres en deux jours!!), des étiquettes à mon adresse, et des enveloppes de retour de courrier à ces 20 écoles… lundi dernier…

Et là, au moment où on pourrait croire que je peux enfin respire deux minutes en attendant les réponses des participants, ben non. Les cours ont repris et j’ai beaucoup d’élèves, des pas faciles, et dont je devrai lire et noter des papiers de 5 pages chacun chaque semaine. Et ce soir, je suis allée à mon premier « job search meeting, » qui est une réunion pour apprendre comment chercher du boulot… et je dois dire que je suis complètement découragée. Cette semaine, il faut donc que je révise mon CV, finisse d’écrire une lettre de motivation (je suis trop nulle pour ça!!!), écrive un résumé de ma thèse, écrive un « teaching philosophy » ou explication sur ma façon d’enseigner, écrive des emails aux 4 personnes qui ont promis de m’écrire des lettres de recommendation pour leur demander de le faire rapidement, demande des « transcripts » (lettre officielle des écoles où je suis allée qui expliquent quels cours j’ai passé et les notes reçues) à deux universités, et écrive un « writing sample » de 20 pages pour montrer comment j’écris mal parce que je n’ai pas encore de bonnes publications. Et dès le début de septembre, des centaines d’offres d’emplois seront envoyées par des centaines d’universités, et il faudra que je les trouve et y réponde… Le temps qu’il faut passer pour répondre à UNE (un?) offre d’emploi est entre 8 et 10 heures. Le nombre de réponses qu’il faut envoyer, en moyenne, pour se faire inviter à 2 interviews dans les universités et finalement recevoir UNE offre d’emploi (si on a beaucoup de chance!), est de 40.

Je peux pas. Ce soir, je peux pas. Je suis trop naze!

silver
You are silver-haired. You are sexy, outgoing, and
unique. You are very mature for your age, which is part of your appeal.

Vous avez les cheveux argentés (oui mais la banque ne prend pas de cet argent malheureusement!). Vous êtes sexy (si seulement), extravertie (en tous les cas pas! plus timide que moi tu meurs!), et unique (ah ben ça, heureusement, parce que deux comme moi dans le monde ça ferait beaucoup!). vous êtes très mature pour votre age (ça veut dire que je suis encore jeune? chouette alors!), ce qui fait partie de ce qui vous rend attirante (mais oui, et puis quoi encore?!). (Ceci dit, j’espère que je ne ressemble pas au dessin ci-dessus, je ne me sens pas tout-à-fait flattée. Je devrais?) (Et tout ça c’est la faute de ptiruisso!)

What is your inner anime hair color?
brought to you by Quizilla

Vendredi, on a eu une grande réunion avec tous les profs du département d’anglais, parce que les cours recommencent demain. Et pendant cette réunion, un type de l’administration de Purdue (l’université dans laquelle je bosse, pour les touristes qui passent par ici) est venu nous parler du « typical freshman » que nous aurons la joie d’avoir dans nos classes cette année. Les « freshmen » ce sont les étudiants en première année, et ceux de deuxième année sont les sophomores, puis il y a les juniors, et enfin les seniors. Or cette année, il y a beaucoup plus de freshmen que d’habitude, parce que Purdue est une univesité publique et que l’état n’a plus de sous… donc il faut remplir les classes avec des étudiants qui payent!

J’ai trouvé que l’information donnée par ce type confirmait mon opinion sur le Midwest et en même temps m’attristait beaucoup. Voilà quelques extraits de ce que le papier reçu explique:

- contrairement à la moyenne nationale, Purdue a plus d’élèves masculins (59%) que féminins (41%), mais c’est normal, étant donné que c’est une université d’ingénieurs.
- il y a plus de 40′000 étudiants à Purdue, dont seulement environ 6′000 « graduate students » (qui font des études en master ou doctorat). Il y aura environ 8′000 « freshmen » cette année à Purdue.
- 82,3% des freshmen sont blancs (caucasians, comme on dit ici), 11,3% de « ethnic minorities, » et 6,3% d’étudiants internationaux, seulement. Purdue est pourtant la deuxième université publique qui a le plus d’étudiants internationaux.
- 89,7% vivent dans les dortoirs universitaires, contrairement à 77,5% de moyenne nationale.
- 79,5% vont à l’université pour se faire de l’argent avec un meilleur boulot (73% de moyenne nationale) mais seulement 52,9% ont l’intention de faire un master ou un doctorat (59.1% de moyenne nationale).
- 79,5% sont venus parce que Purdue a une excellente réputation (58,8%).

Et là pour les trucs qui (me) font peur, et les gros chiffres qui font des grosses différences:

- 83% vont à l’église régulièrement (79,6% de moyenne nationale).
- 58,2% on eu des contactes ou se sont fait des amis d’autres races/ethnicités (67,2% de moyenne nationale ), ce qui veut dire que nos élèves no fréquentent pas beaucoup de gens qui ne leur ressemblent pas.
- seulement 47,6% pensent que l’avortement devrait être légal (54,7% de moyenne nationale).
- 25% pensent que la discrimination raciale n’est PLUS un problème aux Etats Unis (22,9%).
- seulement 52,9% pensent que les discours racistes et sexistes devraient être interdits à l’université (57%).
- 40% pensent que l’armée devrait recevoir plus d’argent du gouvernement (33,1%).
- 50,8% pensent que les mariages « same-sex » devraient être légaux (57,3%).
- 58,3% pensent que l’ »affirmative acction » (discrimination positive) devrait être interdite à l’université (52,8%).
- seulement 29,3% pensent que la peine de mort devrait être abolie (33%).
- 2,3% sont de « far left » politiquement (2,9%),
- 20,7% « liberal » (26,8%),
- 44,2% « middle-of-the-road » (46,4%),
- 29,5% « conservative » (22%),
- 3,3% « far right » (1,9%).

Je ne sais pas pourquoi, mais je n’ai pas très envie de rencontrer mes nouveaux élèves demain…

Voilà un petit questionnaire qui répond ENFIN à mes attentes: les questions posées sont VRAIMENT celles que je veux poser et ne sont pas imposées par quelqu’un qui se croit intelligent (attendez, vous allez bientôt voir l’ironie de ce que je dis-là!). Allez zou, au boulot tous ceux qui étaient en vacances, là, c’est fini les vacances!!

Voilà les règles du jeu, à copier à chaque fois que vous jouez:
1. Linkez la personne qui vous envoie ce jeu pour ne pas perdre le fil,
2. Posez-vous de 5 à 10 questions que vous choisirez SUR VOUS-MEME sur votre blog, des questions intéressantes, bien sûr ;)
3. Il est interdit de copier les questions déjà posées par la personne qui vous envoie ce jeu! Soyez créatifs!
4. Inventez une nouvelle règle du jeu que TOUS les joueurs suivants devront suivre! Soyez TRES créatifs! (Par ex: chaque question doit contenir le mot X, ou il est interdit d’utiliser la lettre Y dans les questions posées, ou la question Z doit parler de… etc.)
5. Faites passer ce questionnaire à au moins trois (3) autres bloggeurs!

Q: qu’est-ce que tu aimes dans la vie?
miss lulu: J’aime ma famille, la pluie, mes chatounnes, le chocolat, dormir, dépenser de l’argent, les toilettes propres, voir avancer le boulot, regarder des films bien confortablement installée dans mon lit, le fromage, la cuisine de ma mamie, Paris, l’Audi TT, lire, la mer, la nourriture indienne et japonaise, jouer au UNO, écouter le concerto pour piano de Schumann.

Q.: qu’est-ce que tu détestes dans la vie?
m.l.: Je déteste la réglisse, l’humidité, le stress, les gens qui sont en retard, la rootbeer, les gros camions sur l’autoroute, rater mon avion, quitter mes chatounnes et mes amis et ma famille, les fêtes où il y a trop de monde et trop de bruit, les gens qui votent pour le buisson maudit, l’odeur de la cigarette, jouer au pictionnary, dormir trop tard, le hip-hop, le foutoir dans ma maison.

Q: quel est ton plus gros défaut?
m.l.: Le plus gros? Pffff, il y en a tellement… Je dirais la paresse et le manque d’estime personelle, probablement.

Q: si tu pouvais aller visiter trois endroits n’importe où, là, maintenant, où est-ce que tu irais?
m.l.: En Inde, sur le Machu Pichu, et en Espagne! Pis au Japon aussi, et en Australie… et au Népal, …. ok je m’arrête!

Q: c’est quoi que tu fais comme recherche? T’en parles souvent mais en réalité personne ne sait…
m.l.: Haha, la question qui tue: résumez les 300 pages de votre thèse en 2 phrases! Bon, en fait, j’étudie la différence entre les anglophones qui enseignent l’anglais, et les autres gens (les français par exemple) qui enseignent l’anglais. Quelle est la différence entre quelqu’un qui enseigne sa langue maternelle et quelqu’un qui enseigne une langue qu’il/elle a apprise? Et pour ça, je demande à plein de profs d’anglais différents, d’élèves d’anglais, et d’administrateurs dans plein d’écoles différentes ce qu’ils en pensent. Voili voilà. Si t’as pas compris, t’auras cas lire ma thèse :P

Q: est-ce que tu préfères parler en anglais ou en français?
m.l.: Ben ça dépend, hein. Quand je suis en France, j’aime bien parler français… Pis quand je suis ici, au boulot, avec mes amis, mes élèves, ma recherche, je préfère l’anglais. En fait je serais incapable de parler en français pour tout ce qui concerne mes études et mon boulot. Par contre, je suis nulle en anglais pour tout ce qui concerne les jeux de mots, les contines d’enfants, les blagues, les chansons populaires, le vocabulaire de la cuisine, et plein d’autres trucs. En règle générale, je pense en anglais et je rêve en anglais. Pis j’adore l’anglais! Mais je parle en français à mes chats!

Q: une dernière question: t’as quel âge, en fait?
m.l.: Quelle question indiscrète! On ne demande jamais ça à une femme, voyons! Mais bon, comme je suis bonne et généreuse, je vais vous donner quelques indices: j’ai vécu pratiquement 8 ans en France, bien 15 ans en Suisse, et bientôt 10 ans aux Etats Unis. … Ptaingcong, j’ai vécu plus longtemps aux Etats Unis qu’en France?! Ils devraient me retirer la nationalité française ;) (et me filer l’américaine tant qu’on y est)!

Nouvelle règle du jeu: la question numéro 3 devra être répondue en image ou photo ou description d’image/photo!

A qui je passe le jeu: à Massanin, Cloporte, !Beo!, Remi, kiara, et Candy Froggie… et tous ceux qui veulent l’essayer :)

Lesson d’anglais du jour: « eye candy » se dit de quelque chose de très attirant mais en fin de compte peu intéressant, très agréable à regarder mais décevant si on y regarde de plus près. Un film comme Top Gun, pour les filles, est très eye candy (beau mec) et très eye candy pour les mecs (avions). Ce qui est eye candy fait surtout plaisir aux yeux, et parfois, c’est tout ce dont on a envie, c’est tout ce dont on a besoin! Bref, le eye candy c’est la satisfaction immédiate garantie, parfaite quand on n’a pas envie d’aller plus loin.

… Comme ce soir, par exemple. J’en ai eu plein les yeux des bonbons! Oh là là, j’avais du mal à y croire, j’imagine que dans mon paradis, il y aura une chambre (huhuh) exprès pour ça ;) (il y aura aussi une bibliothèque, un hall de symphonie avec un orchestre qui jouera le concerto pour violon de Brahms et le Bolero de Ravel, un océan, des petits chats, et plein d’autres trucs sérieux, hein, je ne suis quand même pas QUE superficielle!).

Donc, …. ouh là là, j’ai du mal à me remettre de mes émotions… pfiou…. oui, donc, essayons de nous concentrer! L’histoire c’est que c’est complexe… oui je n’aide pas, je suis d’accord… … Donc je cherchais quelqu’un pour faire des traductions pour ma recherche et j’en ai parlé à un prof de psy qui m’aidait avec mes statistiques et qui m’a dit de contacter le directeur d’un club d’étudiants qui s’appelle Friends of Europe et qui pourrait peut-être envoyer mon cri de détresse à toutes ses ouailles. Ce que je fis donc. En passant, le chef du club en question m’a dit que comme j’étais française moi aussi je pourrais faire être une amie de l’Europe et recevoir leurs messages et faire partie de leur club… et j’ai dit d’accord.

Et donc pendant quelques semaines, j’ai reçu des emails avec des annonces hétéroclites et variées sur untel qui cherchait un logement, machin qui vendait ses bouquins, et bidule qui faisait la fête… et tous les mercredi soirs, il y avait un film international, projeté dehors, sous les étoiles, dans le jardin d’Edie. A tout ceci, je n’y ai pas vraiment fait attention, jusqu’à l’annonce, hier, que le film de ce soir, le dernier de l’été, serait Delicatessen. Et là, j’ai craqué, patate que je suis, parce que j’adore ce film et que je me suis dit que j’avais bossé tout l’été comme une malade et que j’allais continuer tout l’automne et l’hiver et le printemps et que j’en avais marre de mon boulot et que je méritais bien une petite pause et qu’après tout il y aurait peut-être des gens sympas à cette soirée et que ce n’était qu’un film et que ça serait chouette de rencontrer certaines personnes qui m’ont aidée avec mes traductions et que je suis super anti-social et qu’il faudrait que je me soigne et que je bouge mon cul et que même si c’était nul y’aurait ma copine Gigi et que bon merdalafin!

Et j’y suis allée!

OH MY GOD!!!!!

Eye candy!!!!!

EYE CANDY PARTOUT!!!!!!!

Des jeunes hommes de toute l’Europe, d’Irlande, d’Italie, de Lithuanie, d’Espagne, de Turquie, des Pays Bas, de Pologne (le fameux plombier, je l’ai rencontré, il fait un doctorat en plombrie, en fait, et je lui aurait bien sauté dessus si j’avais osé!!!) de Norvège, de Grèce, d’Allemagne, de PARTOUT, et siiiiiiiiiiiiiiiiii adorablement mignons, craquants, adorables, gentils, beaux comme des dieux, séduisants, polis, simples, intéressants, drôles, élégants, enchanteurs, éblouissants, cultivés, charmeurs, galants, séducteurs, souriants, aimables, amusants, délicieux, coquins, captivants, ensorceleurs, envoûteurs, gracieux, fascinants… en un mot: ooooooooohhhhhhhhhhh!!!!! Oooohhh la vache!!!!! HOLLY COW!!!! J’étais entourée de beaux mecs, comme ça, et je ne savais plus où poser les yeux… j’en perdais mon latin…

Tout ça pour vous dire qu’heureusement que j’avais déjà vu Delicatessen cinq fois parce que là, même dans la pénombre étoilée de notre salle de cinéma céleste, j’en ai bien profité, de ces bonbons pour les yeux! Et ma foi, ça fait du bien de s’être sentie rajeunie de 10 ans, l’espace de cet instant magique!

Le magazine The Week du 29 juillet 2005 écrit ce petit commentaire fort intéressant:

Now here’s an economic statistic I can drink to, said Arthur C. Brooks in The Wall Stree Journal. Economists say that people who enjoy a couple of beers or glasses of wine a night earn a « drinker bonus » of 10 percent to 25 percent in pay over their nondrinking colleagues. But wait: « Research also shows that beyond about two drinks a day, wages start to fall. » Moderate drinkers, it turns out, are also more generous with their money. Assuming the same income and education levels, drinkers give between $50 to $100 more a year to charity than their dry counterparts. Economists can’t exactly explain the connection between income, altruism, and booze. One camp says the health benefits of moderate drinking improve productivity; another argues that alcohol is a « social lubricant » that serves as an inducement for deal making; still another believes the high achievement comes first, and that people with high-pressure jobs simply use alcohol to « self-medicate. » No matter. You don’t have to understand the process to benefit from it. Just crack open a cold one and toast your favorite charity. « But stop at two and don’t forget to write the check. »

En gros ça dit que les gens qui boivent de l’alcool modérément gagnent de 10 à 25% de plus que les gens qui ne boivent pas et donnent entre $50 et $100 de plus par an à des associations caritatives. Les gens qui disent ça ne savent pas pourquoi les choses marchent comme ça. Certains disent que de boire augmente la productivité. D’autres disent que l’alcool est un lubricant social (huhuhuh que c’est moche) et que donc on a moins peur de prendre des risques. Enfin certains disent qu’on gagne d’abord plus d’argent que les autres et qu’on utilise ensuite l’alcool pour se détendre.

Bref, je comprends mieux pourquoi je gagne des cacahuettes et je suis si pingre: je n’aime pas l’alcool! Si vous voulez gagner plein de blé et être super généreux, allez donc boire un coup! Et n’oubliez pas de m’envoyer un chèque de temps en temps pour vous avoir refilé ce si bon tuyau, quand vous aurez fait fortune (ça ne devrait pas être trop difficile, comme vous devriez en plus être devenus très généreux)! (Comme quoi, une deuxième façon de se faire du blé c’est de saoûler ses copains! J’l'aime bien leur idée!)

mots du jour: le « booze » c’est l’alcool; « a cold one » c’est une bière.

Tchintchin (ce qui veut dire quéquette en japonais, donc ne dites pas ça lors de votre prochaine réunion avec les investisseurs nippons!)!!


Ce matin, vers 8 heures, un livreur sonnait à la porte.
A ses pieds, un gros paquet.
Pour moi.
Voilà comment j’ai appris que miss lulu joue au père Noël en plein mois d’août…
…et qu’il est très facile de retomber en enfance !
Merci lulu !! :)
kiara.

Merci Lulu pour ce grand espace dans ton jardin, nous ne le cultiverons pas…

Samedi le 6 août, le New-York Times publiait dans la page opinion, (http://www.nytimes.com/2005/08/06/opinion/06tierney.html?th&emc=th) un article du Columnist John Tierney, disant revenir de Résolute (Arctique). Il avait discuté avec un chasseur Inuit, et ce chasseur lui avait affirmé qu’il y a de plus en plus d’ours blancs. En conséquence, les groupes écologiques qui demandent de l’argent pour sauver les ours blancs sont des bandits, des irresponsables qui veulent ruiner l’économie, et des menteurs. Ils ont changé de cible parce que le panda, un glouton paresseux, donne mauvaise presse au mouvement quand on les voit dans un zoo, alors que les ours sont beaux.

Encore une fois, l’histoire de l’homme qui a vu l’homme qui a vu l’ours. Encore une fois, dire que ceux qui en parlent, sont des bandits, nous empêche de comprendre la réalité derrière ceux qui en parlent. J’aimerais cependant dire à ce monsieur que Résolute n’existe plus depuis 6 ans. Il est peut-être allé dans l’Arctique, mais cette erreur enlève un peu de crédibilité à ses dires. La nouvelle ville, construire un peu plus près de la mer, s’appelle Iqaluit.

Cette semaine se tient à Montréal, un très important congrès scientifique, réunissant les deux plus grandes sociétés savantes d’écologie du monde : l’ESA ( Ecological society of America) et l’INTECOL ( International Ecological Society) pour discuter des problèmes de l’Arctique. 4000 scientifiques de 90 universités y sont représentées, et on démontrera (entre autres) que la population d’Ursus Matitimus, est en chute libre et qu’au mieux, il en restera une centaine dans les zoos dans 50 ans. Mais c’est vrai qu’on voit davantage d’ours, comme ils ne peuvent plus chasser sur les glaces( il n’y en a plus), ils se nourrissent dans les dépotoirs des villages.

Il y a un million de personnes qui vont lire le New York Times, et 5000 passionnés qui vont lire les actes du colloque. La plus part d’entre eux, n’y liront que la confirmation de leurs observations.

Si vous vous êtes rendu jusque là dans le texte, c’est que vous êtes préoccupés d’environnement, que vous recyclez, que vous utilisez les transports en commun, ou votre voiture au minimum. Vous êtes plus ou moins convaincus de faire votre part. Chaque petit peu aide, et maintenant passons à table.

Il est là le problème. Votre bonne volonté est insuffisante parce que la première source de réchauffement n’est pas le transport mais l’agriculture. Le maïs ( de fait le complexe maïs-soja industriel) n’est qu’une façon de rendre assimilable par l’homme le pétrole. Notre alimentation est principalement composée de mais.

Il y a vraiment plusieurs façon de démontrer que le maïs est le principal ennemi de la survie de la planète. Mais disons que la production d’une tonne de maïs grain produit autour de 300 kilos de GES (gaz à effet de serre) alors qu’une tonne de blé autour de 110, essentiellement à cause des engrais azotés qui sont nécessaire à la croissance du maïs.

Et ce maïs sert à nourrir des bœufs et des porcs, qui produisent autour de 5 tonnes de GES par tonnes de viande. La viande volaille produit 10 fois moins de GES. En passant le bœuf est un herbivore. Si on le nourrissait d’herbe plutot que de maïs il produirait la moitié des GES. Chaque boeuf européen est subventionnée à au moins 900 euros par année. Et je le répète aux USA c’est bien pire.

Vous pouvez me dire que l’ennemi n’est pas le maïs, mais le bœuf. Si le maïs n’était pas subventionné, le coût du bœuf en ferait un aliment de luxe. L’ennemi n’est pas le maïs, c’est les subventions au maïs.

Regardons les données pour le Français moyen, la plupart des lecteurs étant français. L’ Américain moyen consomme 4 fois plus d’énergie, c’est affolant mais les proportions sont semblables si on remplace le chauffage par la climatisation. Au fait, un américain consomme autant d’énergie que 20 Indiens et que 110 africains, je ne suis pas sur que le problème c’est qu’il y ait trop de monde sur la terre…

-En France le chauffage d’une maison à l’électricité (grâce au nucléaire) ne produit que 0,6 tonne de Ges
- En voiture de petite cylindrée, à la campagne (sans embouteillages) : environ 0,7 tonne de carbone ( jusqu’à 2,5 tonnes une grosse voiture en ville).
- En RER (banlieusard allant travailler à 30 km de son domicile) ou en train (10 allers-retours Paris Marseille) : environ 30 kg de carbone par personne (en France, 5 à 10 fois plus à l’étranger).
- Les 350 kilos de bœufs ( viande, lait, fromage) du Français moyen représentent 1,7 tonnes de GES soit plus que son chauffage et ses déplacements en auto combiné.

La production de maïs était de 600 millions de tonnes en 1998 (100 kilos par personne par année, parce que les pauvres ne mangent pas de boeuf). La croissance est de l’ordre de 8% par année, celle du soja encore plus. Cette croissance rend à elle seule tous les efforts de Kyoto inutile. Pourquoi une telle croissance ? parce que c’est la production la plus subventionnée.

Même si vous devenez végétariens, examinez les boites pour éliminer les « sucres invertis », « amidon modifié » et autres noms qu’on donne pour masquer l’ennemi, cela ne suffira pas.

Ce sont les politiques agricoles des Usa et de U. E. les responsables. Et si vous voulez vous attaquer à cela, vous allez vite devenir un bandit, un irresponsable, un menteur, parce qu’il y a là, le gros fric des vrais bandits, des vrais irresponsables et des vrais menteurs.

Pour finir, les Français qui s’inquiètent de la sécheresse devrait aussi regarder du coté du maïs. Cette plante produite industriellement déstructure les sols, le rend dur comme du béton et empêche les nappes phréatiques de se recharger. Je n’ai pas dit que c’était la seule cause, mais…

Ne tuons pas la beauté du monde, car elle viendra nous tuer à son tour (Marie Uguay)

Moukmouk de Pohénégamook

Pour les femmes, il y a dans la vie certaines questions que les hommes ne se posent pas… du moins pas de la même façon… heu… disons que le problème est vu sous un autre angle par les hommes et les femmes. Et par les Américains et les Français aussi, visiblement. Alors je profite du fait que Monsieur et Madame Grandsparentsdemisslulu sont en vacances et donc ne peuvent pas lire ce blog pour vous faire part de me qui me tracasse: la mocheté des soutiens-gorges aux Etats Unis!

Quand je suis arrivée ici, il y a bientôt 10 ans, j’avais avec moi quelques soutifs assez jolis achetés en France et qui ont tenu un certain temps. En plus, l’urgence du moment était plutôt d’apprendre l’anglais en vitesse et d’avoir des bonnes notes en classe et non pas de draguer les jeunes hommes… enfin… moins, disons. Et je n’étais pas encore vraiment confortable dans mon corps, à ce moment, et je le détestais en masse plutôt que de le détailler et d’en admirer ce qui aurait dû être admiré. Donc je n’ai pas fait attention à la mocheté des soutifs vendus dans ce pays pendant longtemps.

Et puis petit-à-petit, l’oiseau fait son nid, et j’ai commencé à me sentir plus chez moi ici, à faire attention aux jeunes hommes autour de moi. J’ai aussi commencé à me sentir un peu plus à l’aise avec moi-même, et donc, par conséquence, à me soucier un peu plus de ce que je portais, non seulement à l’extérieur mais aussi en dessous… … parce que j’ai commencé à me dire que c’était une façon agréable de se sentir jolie, de se sentir une « vraie femme, » de porter des jolies choses, même si personne (ou presque?) d’autre que moi ne pouvait le voir. On se tient plus droite, plus fière, et on a moins peur de sourire, quand on se sent belle.

Malheureusement, c’est à ce moment-là que j’ai vraiment regardé ce qui se vendait ici, dans des magasins « spécialisés » dans la lingerie fine… comme par exemple Victoria’s Secret, le plus grand vendeur de lingerie du pays. Et là, oh détresse, malheur, tragédie, catastrophe, et débâcle, tout ce que je trouvais de « sexy » ne l’était pas du tout. Confortable, ça oui! Pratique, agréable à porter, tout ça, d’accord. Mais joli? Sexy? Séduisant? Féminin? Sensuel? Affriolant? Ravissant? Tentant? Aguichant? Attrayant? … Ensorcelant? … Troublant? … Non. Rien de tout ça. Dans un pays où le puritanisme excessif empêche qu’on montre même un sein à la télévision ou dans un film (mais la violence ça ça va, pas de problème), l’excès est poussé jusqu’à empêcher même en privé ce qui peut rendre une femme encore plus jolie et attirante! Oh bien sûr on peut trouver un peu de lingerie « ultra sexy » dans des magasins « privés » (sur internet, par exemple) et même chez Victoria’s Secret, mais là, je ne sais pas pourquoi, je trouve que ça frise la vulgarité. Ce n’est pas « joli, » c’est simplement trop (heu, ou pas assez, en fait…). Les couleurs sont criardes, les motifs pas intéressants, et ça donne tout de suite un air de vulgarité et de quelque chose de malsain et de « les femmes qui portent ça ont des intentions peu louables ou dangereuses… ou douloureuses… »… humm…

Bref, le triste résultat de tout ça c’est que la première chose que je dois faire à chacun de mes retours en France, c’est d’aller m’acheter 3-4 nouveaux soutifs. Je ne suis pas très riche, alors c’est encore du bas-de-gamme et assez simple, mais c’est quand même toujours mieux que ce que je trouve ici. Un peu comme le fromage: on en trouve, ici, mais il ne procure aucun plaisir! Et pour vous prouver ce que je viens de vous expliquer, voilà quelques images… de mes soutifs… oui oui… ce blog part à la dérive, je suis d’accord… mais bon, vous revenez tous de vacances à la plage (nudiste), alors bon, on va pas en faire un plat! Et je vous propose d’essayer de trouver quels soutifs ont été achetés ici et lesquels ont été achetés en France. Et de trouver ma taille, en France et ici, tant qu’on y est, huhuh! Et veuillez s’il-vous-plaît ne pas me piquer ces images pour en faire un fond d’écran ;)

Adrian
Bethany
Sharon
Tanusree
Andrew
Pei-Lun
Yun
Rachel
Timothy
Myeong-Eun
Emily
Keith
Hajeong
Karol
Yin-Ming
Matthew
Joohyung
Ryan
Courtney
Kathleen
Nicholas
Daniel
Robert
Sorawit
Cheryl
Brian
Akash
Kristen
Brielle
Madeline
Adam
Corina
Timothy
Yu-Min
Natalie

késkeusékça?

J’ai reçu dimanche un drôle de coup de téléphone! Monsieur et Madame Grandsparentsdemisslulu ont adopté un chat! Et oui, tout peut arriver dans ce bas monde. Il paraît qu’il a trois mois, qu’il est noir et blanc, adorable, calin, téméraire, et qu’il s’appelle Appache. Appache le Valeureux même. Alors Monsieur et Madame Grandsparentsdemisslulu m’ont téléphoné parce qu’ils savent que je suis la reine de p’tits chats et ils voulaient me demander conseil. Je vais donc essayer d’écrire ici tout ce que je sais des chats, et j’espère que mes fidèles lecteurs rajouteront ce qu’il manque.

A la base, un chat à besoin de quatre choses: 1) beaucoup d’amour, 2) dormir, 3) manger, et 4) jouer. S’il a tout ça en bonne quantité, le chat sera un chat heureux. Regardons tout ça de plus près.

1) Les chats, surtout les petits, sont fragiles et ont besoin de beaucoup beaucoup de calins. Ils sont calins naturellement, mais si on les ignore ou les maltraite, ils ne viendront plus dans nos bras, ne se laisseront plus carresser, et seront très malheureux. Ils peuvent même arrêter de manger! Quand je ne suis pas là, ma Calinette ne mange pas même une croquette, alors je vous laisse imaginer son état après mes deux semaines en France en juin! Les calins n’ont pas besoin d’être « actifs. » Mes chatounes aiment bien se poser sur mes genoux quand je travaille, lis, ou regarde un film, ou sur mon bureau à côté de mon ordinateur en m’observant ou dormant, ou sur le comptoire de la cuisine où elles ont le droit d’aller, quand je fais la cuisine et que je mange. Elles ont besoin d’être dans la même pièce que moi, et ont besoin de tas de petits bisoux de temps en temps. Elles aiment que je leur parle et que je les brosse, aussi, pour éviter les poils partout, mais je sais que pas tous les chats aiment ça. Calinette aime bien que je lui gratouille la tête, tout près du nez, et les oreilles. Sosso préfère que je lui gratouille le bidon et le menton.

2) Un chat dort! Environ 70% du temps. C’est normal. Mais un petit chaton dormira beaucoup moins et sera plus actif qu’un chat plus vieux. Ce qui est marrant, je trouve, c’est que le chat dort n’importe où. Ma Calinette a un petit lit qu’elle adore, mais ça ne la dérange pas du tout de dormir sur la moquette dans le salon, sur mon lit, sur les fauteuils, et surtout sur la bibliothèque. Mais c’est quand même important qu’elle ait son petit coin à elle. Sosso adore plutôt dormir dans les petits endroits sombres comme ma penderie ou sous mon lit. Je lui ai fait une petite « niche » dans une de mes étagères, bien sombre, bien cachée, et elle adore s’y mettre. Elle n’aime pas beaucoup les « lits pour chats » ronds, parce qu’elle aime bien s’étaler de tout son long, pour dormir. Calinette c’est le contraire, elle aime se mettre en « boule » de chat. Quand elle était petite, Sosso dormait sur mon ventre, la nuit, et elle vient encore de temps en temps s’étaler sur mon ventre ou mon cou. Calinette ne dort jamais sur moi ou dans mes bras.

3) Manger, ah manger! Si on donne assez de nourriture régulièrement aux chats depuis qu’ils sont petits, ils apprendront à manger assez mais pas plus. Cela veut dire qu’on peut laisser un bol plein de nourriture pour partir deux jours, et je chat ne mangera pas tout le premier jour. C’est bien pratique. Sosso est comme ça, elle mange très peu à la fois mais souvent. Sinon on peut donner juste assez par jour tous les matins et/ou tous les soirs. Calinette ne mangera rien, même s’il y a quelque chose dans son bol, tant que je n’aurai pas mis de la nourriture à la bonne heure matin et soir et lui aurai fait un gros calin et dit « mange ma puce. » Elle mangera à sa faim, sans finir nécessairement son bol… et viendra me chercher le soir ou le matin suivant pour sa ration suivante. Pas besoin non plus de se réveiller aux aurores. Pendant l’année scolaire, je me réveille à six heures et donc les nourris à ce moment-là. Pendant les vacances, je veux dormir un peu plus longtemps donc les premiers jours sont difficiles parce qu’elles attendent (ou pas!) que je me réveille, mais au bout de quelques jours, elles sont habituées à ne se faire nourrir que vers neuf heures. Et ils leur faut toujours, toujours de l’eau bien fraîche! A part ça, Sosso veut toujours goûter ou sentir ce que je mange, et parfois, je lui donne un tout petit bout de fromage ou de gâteau, ou je lui laisse lècher mon doigt sur lequel il y a un peu de beurre, de chocolat fondu, ou de sauce tomate. Mais Calinette ne fait pas ça, c’est marrant, à part avec le yahourt!

4) Le chat a besoin de bouger. S’il reste dans un apartment, il faut jouer avec lui, le faire grimper et courir un peu, surtout s’il est jeune. Sosso, qui a bientôt un an, voudrait tout le temps jouer et elle me le fait bien comprendre. C’est mieux d’acheter des jouets pour chats plutôt que d’attendre qu’ils jouent avec les papiers, crayons, élastiques à cheveux, bobines de fil, fils électriques, sacs en plastique, et tout ce qu’ils trouvent partout. Et là, il faut faire très très attention où on marche, surtout si on a du parquet bien glissant! C’est bien d’avoir deux chats qui peuvent jouer ensemble, mais pour ça, il faut qu’ils s’entendent! Ah, c’est pas toujours évident, et même comme ça, ils veulent quand même notre attention. Les « arbres à chats » sont bien pour qu’ils se fassent les griffes dessus, sinon c’est le canapé et les rideaux qui y passent! Et ces coquines aiment se cacher, sauter partout, se courir après, essayer d’attraper tout ce qui dépasse, et même faire des blagues! Elles savent aussi m’apporter leurs jouets et m’emêcher de bosser pour que je joue avec elles!

Voilà pour la base. A part ça, il faut se souvenir qu’un petit chat c’est comme un bébé de deux ou trois ans. Ca comprend à peu près ce qu’on raconte (viens, mange, attends, arrête, non, allez zou, Sosso, Calinette, fais dodo, bisous, descends, t’as faim?, t’es où? gratouilles, etc.). Ca aime l’attention, et ça veut tout apprendre et découvrir le monde. Les chats iront partout où ils pourront aller, surtout si c’est dangereux! Et puis ça développe son caractère, un chat. Je sais quand Calinette boude, et quand elle en a marre que je la brosse, elle me donne un petit coup de patte… Et, comme les petits enfants, les chats sont innocents (ne comprennent pas quand on se moque d’eux, quand on est méchants, etc.), et n’ont pas beaucoup de mémoire. Si Calinette a fait une bêtise, ça ne sert à rien que je l’engueule 10 minutes plus tard parce qu’elle ne saura pas pourquoi je suis fâchée. Par exemple, je n’ai jamais permi à mes chats de me griffer! Quand je joue avec elles et qu’elles sortent leurs griffes, je leur dit « non! » tout de suite avec une petite tappe sur la tête et j’arrête de jouer. Au bout de quelques mois elles ont appris la leçon. Pareil pour sauter sur le comptoire de la cuisine. Et marcher sur l’ordinateur. Non!

Encore deux-trois trucs. Les chats sont naturellement propres, sauf s’ils ont été séparés trop tôt de leur maman. Donc surtout s’ils ne sortent pas dehors, il n’y a vraiment pas de quoi avoir peur. Calinette va dans sa caisse et se nettoye ensuite pendant 10 minutes à chaque fois! Elle se nettoye après avoir mangé, à chaque fois qu’elle se réveille d’une sièste, quand elle a beaucoup joué, et tout simplement n’importe quand pendant la journée. Si on a fait vacciner le chat et qu’on garde la caisse propre (le mieux c’est de la nettoyer tous les soirs, c’est fait rapidement avec un seul chat!), il n’y a aucune raison d’avoir peur de la propreté d’un chat. Pas besoin de le passer à la douche ou la machine à laver non plus ;) Pour leur apprendre à obéir (viens, arrête, etc.), la mailleure façon c’est d’avoir des petites gâteries et de leur en donner quand elles obéissent. Par exemple j’ai acheté une petite boîte de gâteries qui fait du bruit quand on la secoue. Au début, j’en donnait à Sosso en secouant la boîte. Et puis j’ai dit à Sosso « viens, viens ici ma Sosso » tous les soirs en secouant la petite boîte et elle arrivait à chaque fois en courant, alors je lui donnais une petite gâterie. Petit à petit, je continuais à lui dire « viens » mais lui donnais de moins en moins souvent de gâteries. Il faut parfois reprendre l’apprentissage, surtout après que je lui ai dit « viens » pour lui couper les griffes… après ça, elle se méfie pendant quelques jours.

Pour les griffes, je leur coupe celles de devant toutes les deux semaines, parce que je ne veux pas qu’elles détruisent complètement la baraque. Au début, il fallait que je les emballe dans une grande serviette de bain et je les assayais sur mes genoux contre moi pour leur couper les griffes avec ces ciseaux spéciaux pour chats. Il ne faut pas couper trop court sinon elles saignent et ça leur fait mal (au début c’est pas facile). Je leur donne toujours des gâteries pour les faire patienter, entre deux pattes et à la fin, et je leur parle toujours doucement en leur expliquant ce que je fais et en leur faisant plein de bisous sur la tête, et maintenant elles connaissent le système. Elles n’aiment toujours pas ça, mais je n’ai plus besoin de la serviette de bain pour qu’elles restent sur mes genoux.

Voili voilà. Je crois que c’est tout pour le moment. Qu’est-ce que j’oublie? J’ai oublié de dire combien il est bon d’avoir un chat! C’est une compagnie tellement douce et élégante, tellement mignonne et drôle, que je ne sais pas comment j’ai pu vivre tant d’année sans chat. Cet après-midi, je faisais la sieste et soudain, j’ai senti une toute petite tête se mettre dans ma main et commencer à ronronner… c’était tellement agréable et adorable! Et quand je rentre chez moi, je les vois qui attendent patiemment mon retour, et je leur dit « bisous » et elles courent sur le lit et on se fait plein de p’tits bisous sur le nez. Quand je prends une douche, je vois Sosso assise sur le trône (qu’il faut TOUJOURS bien fermer!!!) et m’observer… et parfois elle ose venir plus près mais elle n’aime vraiment pas l’eau! Je ne peux pas m’empêcher de sourire. C’est sûr que c’est pas drôle de nettoyer la caisse tous les soirs, mais c’est pas pire que de changer les couches d’un bébé, si on a une bonne petite pelle et des petits sacs adaptés. Et puis bon, on a des poils partout, surtout en été, mais on apprend à s’habiller avec les bonnes couleurs et puis il suffit de passer souvent l’aspirateur et d’avoir un de ces petits rouleaux à poils qu’on se passe dessus à chaque fois qu’on sort et voilà, pas de soucis. Ce sont vraiment les deux seuls « problèmes » que j’ai avec mes chatounes, et c’est un bien petit sacrifice que je fais en comparaison de tout ce qu’elles me donnent, tous ces moments chaque jour où je ne peux pas m’empêcher de rigoler, et tous ces petits bisous et ces calins!

Oui, mon été a été pourri! Quoi, « a été »? Ben oui, le travail payé (élèves, cours, réunions, tout le tralala) recommence déjà le 15 août, avec premier salaire de l’année scholaire le 15 septembre, ouéééééé, à moi la fortune!! Donc mon été a été pourri, à part mon petit voyage à Madison et la rencontre d’un monsieur très chouette (mais qui est marié, je le précise tout de suite) que j’avais très envie de rencontrer depuis très longtemps. Les problèmes avec ma recherche se sont accumulés les uns sur les autres sans répit, et mes tensions arterielle et nerveuse sont montées bien trop haut et bien trop vite. Mais mais mais…

Ce matin j’avais trop mal au dos et à la nuque, et je me suis dis merdoum, il est temps que tu te bouges le cul chère lulu et que tu prennes soin de toi! Ecoute ton corps, comme dit ma mère. Alors j’ai pris un rendez-vous pour un long massage. Cet après-midi! Ohhhhh que c’était bon! Mon corps entier me dit merci ce soir! Tout l’été j’en ai rêvé, d’un moment aussi relaxant et agréable!

Et en rentrant de mon massage, j’ai trouvé un gros paquet devant ma porte… et dedans, ohhhhhhh là là, c’était la caverne d’Ali Baba, la chasse au trésor, les mille et une nuits, le chat botté… heu non pardon, je m’égare là. Bref, c’était un gros paquet très lourd, bien emballé, et sur lequel Sosso a tout de suite jeté son dévolu. Et dedans, il y avait des tas de choses que je califierais de fromageuses, chocolateuses, délicieuses, fondeuses, miameuses, merveilleuses, savoureuses, et succuleuses! (Quoi je parle mal français? J’ai jamais prétendu le contraire, hein ;) ). Je vous laisse jeter un coup d’oeil au contenu du paquet mais pas touche, hein! Il manque les biscuits, sur la photo, parce qu’il n’en restait déjà plus beaucoup dans le paquet au moment de la photo et que je ne voulais pas avoir l’air gloutonne… et ça ne se voit pas, mais dix minutes après cette photo, il y avait un monstre trou dans le fromage!!! MONSTRE!!!

Merci mille mille mille mille fois kiara, c’est beaucoup trop et je ne mérite pas tout ça!!!! Mais c’est sûr que ça vaut tous les cheveux blancs et les ulcers que je me suis fait cet été :) Je recommencerais, si c’était à recommencer avec une telle récompense à la fin (enfin, au milieu du projet, en fait, mais à la fin de l’été, quand même). Mes cheveux blancs rougissent déjà de plaisir à la dégustation de ces pâtes italiennes divines avec cette sauce tomate avec des VRAIES feuilles de basilique dedans! Et mes ulcers sont déjà guéris à la vue (et à l’odeur!!) de ce fromage des dieux! kiara t’es trop gentille, je sais pas quoi dire!!! Et je sais pas comment te remercier!!!

Pour la petite histoire, les pâtes et le pesto sont vraiment italiens et je m’en suis émerveillée pendant un moment en admirant boîtes et petit pot joli où tout était écrit en italien… et puis je me suis tournée vers ce qu’il restait de biscuits et j’ai lu ce qu’il y avait écrit sur le paquet… et je me suis dit ouah, je comprends vraiment vachement bien l’italien!!! … jusqu’au moment où je me suis rendue compte que c’était de l’espagnol! Huhuh!

Pour l’autre petite histoire: la sauce tomate est divine avec les gnocchis!

Pour la troisième petite histoire: demain matin: fromage blanc et compote de pêche pour le petit déjeuner! Ouééééééé!!!!!

Finalement, cette journée a été tout à fait parfaite (enfin, j’ai pas écrit mon article urgent mais l’inspiration vient beaucoup plus vite quand on est bien nourri, non?) et un moment bien apprécié de mon été pourri! Petit massage du dos et petit massage du ventre… la vie n’est pas si mauvaise après tout :)

Pour la petite histoire finale: huhuh, je viens de finir ce post et je vais chez toi pour prendre ton adresse et la mettre en lien ici, et je vois que toi aussi, non seulement tu parles de bouffe, mais en plus tu as utilisé Ali Baba… les grands esprits estomacs se rencontrent ;)

Le mudslide, ou coulée de boue, très sympatiquement, c’est un petit cocktail très chouette que j’aime beaucoup. En fait, je n’aime pas du tout l’alcool (je dois en boire peut-être trois fois par an, vin inclu)… mais parmis les alcools que je connais, la vodka, le bailey’s irish cream, et le kahlua, je peux supporter. Et le rhum épicé aussi, mais ça c’est pas dans le mudslide. Bref. Pour le mudslide (ça peut vouloir dire glissades dans la boue, aussi), il faut d’abord des glaçons:

Ensuite, il faut de la bonne vodka, autant qu’on veut (j’ai jamais goûté à la grey goose, mais la finlandia m’est chère pour des raisons historiques et amoureuses, huhuh):

Et puis un peu de kahlua, ça dépend de combien on aime le goût du café, moi je suis pas fan mais un peu c’est délicieux. J’ai découvert le kahlua, qui est de la liqueur de café, au Mexique, dans un dessert divin: glace à la vanille mélangé au kahlua! miam!):

Ensuite, une grande rasade de bailey’s, le meilleur de l’histoire (probablement le seul alcool que j’aime quand même vraiment, à part la liqueur de cassis):

Et enfin, il faut mettre plein de lait ou de crème, si vous n’avez pas peur de prendre quelques kilos:

A déguster devant un bon film. Moi j’ai regardé « I am with Lucy » hier soir, avec mon mudslide, et c’était absolument parfait! J’ai pas terminé mon verre, hein, c’était un peu beaucoup, mais le film était excellent!

Imaginez le buisson maudit. Sa gueule de crétin, son sourire niais, ses yeux de faux jeton… et sa façon de cracher des conneries plus vite que son ombre. Et souvenez-vous de cette sombre histoire dont on ne parle plus trop, mais oui, vous savez, cette histoire d’apporter la paix et la démocratie en Irak…

Maintenant, pensez à vos lectures de jeunesse. Tintin, par exemple. Ah, que je les ai lus et relus, tous ces albums, surtout Tintin au Tibet parce qu’il avait le courage de sauver Tchang malgé le méchant Yéti… Et Tintin en Amérique…. huhuh, vous vous souvenez du moment où il trouve du petrol au milieu de la prairie, et en trois jours il y a une ville construite autour du puit? Qu’est-ce qu’on rigolait! Qu’est-ce qu’on était innocents…

Maintenant que vous avez tous ces éléments dans votre petite tête, essayez de trouver qui pourrait jouer le rôle du buisson maudit le mieux, des personnages de Tintin. Qui pourrait jouer Blair? Et Powell, et Chichi, et Raffarin, mais oui, qui, dans les albums de Tintin, ferait le meilleur Jospin? C’est un sacré défit, n’est-ce pas? Mais marrant comme idée, je trouve. Ou bien allez dans l’autre sens et imaginez qui pourraient être chaque personnage dont vous vous souvenez, dans Tintin. Qu’est-ce que les Dupont et Dupond pourraient jouer comme rôle? Et il pourrait être qui, lui? Allez, essayez sans tricher!

Eh bien c’est fait, quelqu’un l’a eue cette idée merveilleuse, et raconte, avec des VRAIES images tirées d’albums de Tintin, l’histoire de la guerre en Irak. Et c’est extraordinairement bien fait. C’est tout un album, un album entier (61 pages!), qui raconte l’histoire de la préparation de la guerre, du début, du milieu, et… …. bon je ne peux pas tout raconter, hein, je veux pas vous gâcher la fin ;)

C’est à voir absolument par ici, et j’ai trouvé ce chef-d’oeuvre chez Marquette. Et ce que j’adore, c’est qu’on voit où les dialogues ont été changés et où ce sont les originaux des albums de Tintin. Bonne lecture!

PS. Est-ce que quelqu’un peut m’expliquer ça? Pleine de curiosité que je suis, j’ai essayé ça et ça marche aussi…. bizarre… mais pas en avec google.com, et avec google.ch c’est très étrange, les O bougent et la moitié de la page est presque normale… Please explain!!

Bon, soyons rationels et logiques, hein. Pas de « quoi?? t’es toujours pas allée voir un docteur??? » parce que ça marche pas avec moi ce genre de truc. Si j’allais voir un docteur à chaque fois que j’ai mal quelque part, j’y serais 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Alors ne dramatisons pas. J’ai une vraie question.

Il y a quelque temps, je ne sais déjà plus quand parce que je n’ai aucune notion du temps cet été, je me suis cassée la figure dans les escaliers. Vous vous souvenez. Depuis, tout va bien, je ne me suis visiblement rien cassé, mais mon coude et mon pouce m’embêtent un peu. Pas beaucoup. J’ai pas « mal » vraiment, mais quand je tends le bras, mon coude me fait mal, et quand je plie le pouce un peu trop, il me fait aussi mal, comme quand j’ai de l’arthrite dans les doigts mais un peu plus. J’ai de l’arthrite et souvent mal aux articulations des doigts et des épaules, donc ça a peut-être à voir avec ça… surtout qu’il fait une humidité à couper au couteau depuis quelques temps… mais c’est un peu plus persistant. Ca ne me fait pas souvent mal mais disons que ça me gêne plutôt, et quand je fais certains mouvements sans y penser, ça fait mal.

Le problème est que ça n’est pas cassé, puisque tout marche très bien à part ça. Et puis ça fait plusieurs semaines que ça s’est passé et je n’ai rien qui ait enflé, qui soit rouge, brûlant, particulièrement douloureux… Et je me dis que si je m’étais fait une petite fracture de l’humérus, par exemple, ça ne servirait à rien de le savoir parce qu’on ne pourrait rien y faire. N’est-ce pas? A part me mettre le bras en écharpe pour ne pas que je bouge pour ne pas que j’aie mal, on n’y pourrait rien. Pareil pour le pouce. On ne met pas un plâtre pour une petite fracture d’un os qui ne bouge pas. Et comme je le disais lorsque je racontais ma chute, si j’ai le bras en écharpe, je peux plus marcher. Oui, c’est ennuyeux! Donc j’ai décidé de laisser passer. Mais ça ne part pas. Donc je commence à me faire du soucis. Un peu, hein, pas encore beaucoup.

Avant que tout le monde me crie d’aller voir un docteur, je voudrais vous rappeler l’état critique de mes finances, et non, je n’exagère pas, je n’ai pas de salaire depuis le mois d’avril, et on ne vit pas facilement de calins de chats et d’eau claire, surtout quand on doit aller à des conférences un peu partout, que sa voiture en profite pour faire des siennes, et qu’on doit payer $3000 de sa poche pour un projet de recherche à la noix. Je voudrais aussi vous rappeler qu’on n’est pas en France, ici, et qu’une visite à un médecin coûte non seulement cher, mais une radio ou deux coûteraient les yeux de la tête. Et pas de sécurité sociale magique, ici. C’est aux frais de la princesse! Donc je veux bien croire que ça en vaut la peine et le sacrifice (vivent les cartes de crédit), mais je voudrais savoir si ça en vaut VRAIMENT la peine et le sacrifice. Ce que je veux dire, c’est que si on trouve une petite fêlure du cerveau de l’humérus ou du métacarpe, à quoi ça nous avance?? Je ne peux de toutes les manières pas envisager un plâtre… pas la peine d’insister… donc vraiment, cela en vaut-il vraiment la peine? Les fêlures peuvent-elles s’aggraver? Peut-il y avoir des effets secondaires à long terme?

Je demande ça parce que peut-être que mes chers lecteurs auront eu des expériences similaires ou sont docteurs, sait-on jamais! (Pas docteur en biologie, hein, désolée, mais là faut un docteur en bobos!). Tout ça pour dire que si vous avez des informations intéressantes et intelligentes (oui je sais, c’est dur au mois d’août!), c’est le moment où jamais! Mais pas de dramatisation, hein! Pas de « mais l’argent c’est moins important que la santé blah blah blah » parce que ça marche pas avec moi ce genre d’argument!

Merci :)

Essayez un peu cet exercice: prenez une personne qui vous fait chier plus que tout au monde, qui vous emmerde depuis au moins deux mois, qui vous horripile même plus que le céleri en branche, dont le nom vous fait frémir et vous donne envie d’hurler à la mort, qui vous empêche de faire votre boulot alors qu’une centaine de personnes sont prêtes à vous aider, crayon en main, et n’attendent qu’un mot d’elle, qui vous casse les pieds (et les couilles, si vous en avez) en vous envoyant des emails insultants tous les deux jours, qui vous traite de menteuse derrière votre dos, qui vous demande encore plus de boulot inutile à chaque fois qu’elle ouvre la bouche, qui est encore plus inéfficace que l’administration française à ses pires heures, qui fait TOUT pour vous mettre les bâtons dans les roues, et qui en plus, le fait avec le sourire. Une fois que vous avez trouvé la bonne personne, essayez de répondre à tous ses emails et ses coups de téléphones (que vous payez, bien sûr) sans l’insulter, sans hurler, sans lui dire ce que vous pensez vraiment d’elle et de sa façon de bosser, en disant oui madame quand vous avez envie de répondre vieille conne va te faire voir (ou pire), en faisant des pieds et des mains pour réussir à accomplir toutes les tâches inutiles qu’elle vous demande de faire alors que vous savez très bien que cette histoire a pris tellement de temps que ça ne marchera jamais et que c’est bien trop tard maintenant, tout va tomber à l’eau, en emmerdant 25 personnes parce que vous n’avez pas les bons papiers qui se trouvent dans un bureau fermé pour l’été, la signature du directeur en vacances, le format exact, et le mot requis précisemment, en restant polie au téléphone, et en disant merci et meilleures salutations à la fin de chaque email. Essayez aussi de ne pas prendre votre couteau le plus aiguisé dans votre cuisine et de conduire 250 kilomètres à tombeau ouvert à travers les champs de maïs pour aller égorger cette connasse et épargner à ce pauvre monde d’avoir à cohabiter avec une telle imbécile. Essayez de vous répéter jour après jour, heure après heure, semaine après semaine, qu’il ne faut jamais brûler les ponts derrière soi, qu’il ne faut pas se fâcher avec des gens avec qui on pourrait avoir à travailler un jour, que de réussir à faire un projet deux mois en retard alors que vous devez finir cette putain de thèse en un an vaut mieux que de ne jamais le faire, que d’insulter les gens c’est se mettre à leur niveau et ils ne valent pas la peine qu’on tombe aussi bas, qu’il suffit de respirer profondément et tout ira mieux demain, que peut-être un jour elle va se réveiller et vous aider après tout, que d’avoir un meurtre sur la conscience ça n’a jamais aidé personne à finir un doctorat, que c’est peut-être ça le but du doctorat, apprendre à se laisser marcher dessus et se faire traiter comme de la merde sans broncher, qu’on espère que ce n’est pas que ça, de faire de la recherche, et qu’heureusement il y a des bons médecins pour soigner les ulcers et des bonnes teintures pour couvrir les cheveux blancs. Essayez-voir un peu!

On peut dire que cet été, j’aurai appris la patience et la haine. La haine, surtout.

Après de nombreux jours passés à des températures qu’on pourrait qualifier de mortelles, les nuages sont revenus et le thermomètre a un peu remonté dans l’estime de nos concitoyens. Ce matin à 8 heures il ne faisait que 28 degrés celcius et à 16 heures à pein une petit 35. Bientôt on se croira Groenland si ça continue!

L’étude internationalement importante de miss lulu continue de commencer mais a du mal à acquérir la qualité nécessaire pour devenir une étude de qualité et d’importance internationale. Son enthusiasme étant inversemment proportionnel à son découragement, et l’efficacité des gens avec qui elle travaille étant aussi infiniment glorieux que ce qui lui reste sur son compte en banque, les choses n’avancent pas à tombeau ouvert. Ce n’est pas encore demain que les vaches rentreront seules à l’étable, que les poules auront des dents, ni qu’il gèlera en enfer.

Calinette et Sosso ont décidé de pêter un plomb chacune. Se traduisant par: la démolition systématique de tout ce qui se trouve dans l’appartement de miss lulu, des déchirages et griffages de peau, de sacs en papier et en plastique, de vêtements, de moquette, de rideaux, et de sofas, des mangeailles en cachette d’absolument tout à part la soupe taïlandaise au micro-onde, des concours de saut en hauteur, en largeur, et en longueur si possible pour attérir sur l’estomac, la vessie pleine, la figure, ou les nibards de miss lulu toutes griffes dehors, et autant d’autres exploits que seuls deux chats qui ont mangé du lion seraient capables d’égaler!

L’état sus-mentionné dudit compte en banque étant aussi navrant qu’un chien abandonné sous une pluie battante, le frigidaire de miss lulu se retrouve lui aussi dans une situation que l’ont pourrait déclarer d’affligeante, navrante, ou même encore fâcheuse. En outre, le radiateur et la transmission du fidel tacot de la résidence ayant décidé de révolutionner le schmilblick avec une frénésie digne d’un sauveur de liberté mondiale en croisade contre le mal, il est une nouvelle fois prouvé que l’argent est préférable à la pauvreté, ne serait-ce que pour des raisons financières, comme le clamait si bien ce cher Woody.

Pour ces raisons et oh combien tant d’autres que nous tairons par pudeur et vanité, ce blog et son auteur ont décidé de se complaire dans la panade, la dèche, le massacre à la tronçonneuse, et la déréliction avec fierté, ivresse, et langueur. Si nous aurions su nous ne serions pas venus, et si nous ne serions pas venus, mes liones n’auraient pas tout démolu, mes projects n’auraient pas merdu, la banque ne se serait pas fâchu, la bagnole n’aurait pas pétu, la chaleur ne m’aurait pas fait fondu, et je ne serais pas votre préférée miss lulu toute étourdue en train de vous raconter mes bévues!

misslulu13@gmail.com

Et pour voir toutes les délicieusese recettes déjà partagées, c’est par ici!

C’est la fête nationale suisse aujourd’hui! Je suis pas trop patriotique, mais comme ça fait presque 10 ans que j’habite aux USA, j’ai décidé de me souvenir de mon bon pays d’adoption (ben oui, je suis suisse depuis seulement 14 ans) et de chanter un petit air sur fond de drapeau suisse avec la main contre le coeur, pour faire comme les amerloques ;)

Je vous conseille TRES vivement d’aller écouter l’hymne suisse dans toutes ses languages en suivant les paroles ici et de bien rigoler (la version en Romanche est la meilleure) (il faut d’abord choisir une langue et ensuite une strophe) (pour les musicophiles, remarquez la différence de tonalité entre les quatre versions, c’est très intéressant) (et admirez le lancer du drapeau, aussi!) (et le Matterhorn) (et bien sûr le… heu… instrument dont je ne me souviens plus du nom… c’est pas la cornemuse… le truc long et en bois comme dans Tintin au Tibet…):

en français:
Sur nos monts, quand le soleil
Annonce un brillant réveil,
Et prédit d’un plus beau jour le retour,
Les beautés de la patrie
Parlent à l’âme attendrie;
Au ciel montent plus joyeux
Les accents d’un coeur pieux,
Les accents émus d’un coeur pieux.

en allemand:
Trittst im Morgenrot daher,
Seh’ich dich im Strahlenmeer,
Dich, du Hocherhabener, Herrlicher!
Wenn der Alpenfirn sich rötet,
Betet, freie Schweizer, betet!
Eure fromme Seele ahnt
Gott im hehren Vaterland,
Gott, den Herrn, im hehren Vaterland.

en italien:
Quando bionda aurora il mattin c’indora
l’alma mia t’adora re del ciel!
Quando l’alpe già rosseggia
a pregare allor t’atteggia;
in favor del patrio suol,
cittadino Dio lo vuol.

en romanche:
En l’aurora la damaun ta salida il carstgaun,
spiert etern dominatur, Tutpussent!
Cur ch’ils munts straglischan sura,
ura liber Svizzer, ura.
Mia olma senta ferm,
Mia olma senta ferm Dieu en tschiel,
il bab etern, Dieu en tschiel, il bab etern.

en anglais (cinquième langue nationale de la Suisse, si vous étiez allés à ma présentation à Madison vous le sauriez!):
When the morning skies grow red
and over us their radiance shed
Thou, O Lord, appeareth in their light
when the alps glow bright with splendor,
pray to God, to Him surrender
for you feel and understand
that He dwelleth in this land.

PS. J’aime bien confuser les gens avec la France et la Suisse… parce qu’en fait j’ai les deux nationalités, je suis française ET suisse! A l’origine je suis française, parisienne, même, mais j’ai seulement vécu 8 ans en France et quand même 15 ans en Suisse et passé des examens sur la recette de la fondue et la frontière de rösti pour devenir suisse. Aahhhhh, tout s’explique :)

PS: trouvé par jojo, ces variations sur l’hymne national suisse, d’ici:

Bernie Constantin
«J’ai allègrement «trafiqué» les 1re et 4e strophes pour les rendre, je dirais «réalistiquement hilarantes» et «helvétiquement crédible. J’espère que ces quelques lignes seront à même de faire sourire la patrie et certains patriotes on the rocks!»

Sous nos monts,
quand la bouteille
Annonce un ronflant sommeil
Et prédit plus d’un discours sans détour Les canons de la patrie
Parlent aux mâles ahuris
Au ciel s’élèvent gracieux
Les accents prodigieux
Les accents aigus contagieux
Les grands mots c’est pour les sourds
Suisse, espère en toi et court!
Garde la foi mon vieux,
sois joyeux!
les mamelles de la patrie
Mets-les bien en veilleuse, et trie!
Appelle la chance et danse
Car Dieu est en vacances
Car Dieu est toujours en vacances.

Michel Bühler
«Voici les quatre couplets, revus et corrigés. Il serait peut-être bien de préciser que ça a été écrit en vingt minutes, sur le coin d’une table. Bon, vous en faites ce que vous voulez, hein?…»

1
Quand le doux chant des réveils
Tir’ les Suisses du sommeil
Et leur dit: «Debout là d’dans
Tas d’ feignants»
S’agit plus de traînasser
De ronfler sur l’oreiller
Alors joyeuses et joyeux
Hommes et femmes
sortent du pieu
Dans le tout petit matin
Pour foncer, radieux,
vers leur turbin

2
Lorsque le jour se termine
Sortent fourbus de l’usine
Où ils sont payés, mon frère,
Au lance-pierre
-Eh! faut bien qu’ les actionnaires
Encaissent leur numéraire-
Serviteurs d’ l’économie
Ils s’écrasent, ils font pas d’ bruit
Puis déjà presque endormis
Se plantent devant
l’écran qui luit

3
Si la crise au loin menace
De nous j’ter dans la mélasse
L’ pays tout entier, uni,
Réagit!
Et j’te coupe dans le social
Dans l’culturel, c’est normal!
Lorsque survient la bourrasque
Faut bien qu’il y en ait
qui casquent
‘Lors on prend aux plus nombreux
Aux plus pauvr’s,
aux plus petits, parbleu!

4
Des banques viendra le secours
Suisse, pour elles, garde toujours
Le très saint secret bancaire
Cré tonnerre!
Sur l’autel de la Finance
Mets ton cœur et ta confiance!
Mets ta foi dans le franc fort
Conserve comme un trésor
Les valeurs de nos aïeux
Qui veillent sur toi
du fin fond des cieux!