Archives de juillet 2005


Eh non, ce célèbre film ne se passe pas à Madison mais dans le county de Madison, celui qui se trouve en Iowa, pas celui qui se trouve en Indiana. Et en cette fin de semaine dernière, ce n’est pas Madison County que j’ai visité mais bien la ville de Madison, dans le Wisconsin, à prononcer Ouisconnsine. Pour la première fois de ma vie! Voilà le chemin que j’ai pris, en rouge, à travers l’Indiana, l’Illinois, et le Wisconsin, tout droit tout droit dans les champs de maïs à perte de vue. Probablement le voyage le plus ennuyeux de ma vie! Six (6!) heures de route sans rien, rien, rien à voir. En vert, c’est le chemin que j’ai pris au retour parce que c’était seulement de l’autoroute, et ça a pris le même temps que l’allée, en rouge. En pointillé noir, c’est le chemin que je voulais prendre mais que tout le monde m’a fait promettre de ne pas prendre… à travers Chicago… probablement plus sage, et surtout moins cher, parce que les autoroutes de Chicago sont jonchées de « tolls » (péages)!

Si vous cliquez sur la photo, vous aurez tout l’album! Et si vous cliquez sur les photos de l’album, vous les verrez en plus grand.

A part ça, la ville de Madison est très chouette. Il ne faisait pas trop chaud, il n’y avait pas trop de monde, la conférence était très chouette (pour ce que j’en ai vu, huhuh), j’ai pu me balader un peu dans le centre ville qui est vraiment un centre ville, ce qui est rare pour une ville américaine. En plus c’est une ville très libérale, au sens américain du terme, donc il y avait plein de restaurants et de magasins un peu ésothériques/punks/anti-Bush/marijuana/hippies/baba-cool/birkenstock/yoga/Tibet/tout ça. Super cool et relax comme ville! Je n’ai juste pas réussi à comprendre les indications sur les routes, dans la ville. Il y avait des bandes blanches et des trucs bizarres dessinés un peu partout et je n’ai pas trop compris à quoi ça servait, mais bon, la police ne me recherche pas encore, je crois… Ma présentation était un succès, mais ça on le savait, j’adore présenter à des conférences. Jeudi soir, j’ai mangé Népalais, je crois, et puis je me suis acheté des chaussures confortables parce que merdouille, les chaussures de conférence ça fait trop mal aux pieds! Sinon, le reste du temps, j’étais devant la téloche! C’est ce que je préfère quand je vais à des conférences! Pas d’ordinateur, pas de chats (snif), pas de bouquins chiants à lire, de thèse à écrire, de coups de téléphone à passer, de trucs urgents à faire…. un lit confortable, une dixaine d’oreillers douillets, une grande télé, et HBO (chaîne de films sans pub)…. le rêve! Cure de télé!!

Bien sûr, à mon retour, des tas et des tas d’emails urgents m’attendaient et c’était la pagaille totale, mes chatounnes étaient contentes de me revoir, et le travail n’avait pas avancé tout seul, je ne sais pas pourquoi! Mais en gros, à part ça plus les 1300 (mille trois cents!!!) kilomètres de champs de maïs traversés en trois jours plus les $700 de dépensés au total pour cette conférence, ce voyage était une bonne petite pause pour ma p’tite tête, je suis bien contente de connaître un peu Madison, d’avoir une ligne de plus sur mon CV, et d’avoir pu enfin voir le magnifique, vraiment magnifique centre des congrès dont l’architecte était bien entendu Frank Lloyd Wright, un architecte que j’aime beaucoup. Je vous conseille Madison pour vos prochaines vacances!

… c’est Heidi qui l’a trouvée en premier! Et elle me l’a envoyée en image ;)

J’ai plein de cartes postales, alors ceux qui ont trouvé une partie de l’énigme ou l’énigme toute entière et qui ne m’ont pas encore envoyé leur adresse peuvent encore le faire! Distribution générale de carte postale!

Demain: photos. Ce soir: tonnes d’emails en retard à lire, des chats à caliner, et une maison à nettoyer… et je suis naze, alors bonne nuit!

… mais où? Telle est la question! Je vous donne un indice: Peru est dans l’Indiana, Paris est au Texas, Kansas City est dans le Missouri, New York est dans le Kentucky, Kentucky est dans le Michigan, Michigan est dans le Vermont, America est dans l’Oklahoma, Indiana est en Pennsylvanie, Pennsylvanie est dans l’Alabama, Nashville est dans l’état de New York, Sacramento est dans le Nebraska, et Michigan City est dans l’Indiana. Et la ville dans laquelle je suis se trouve entre autre dans le Tennessee, et le film qui porte son nom ne se passe pas dans cette ville!

Je vous mets une petite photo du centre des congrès dans lequel je vais passer quelques jours. Qui devinera le nom de la ville ? Et l’autre état dans lequel se trouve cette ville, celui dans lequel je me trouve vraiment, pas le Tennessee? Et le nom et l’architecte de ce centre des congrès? Les extrêmités de la construction devraient aider à trouver la réponse… La personne qui trouve en plus le nom de la conférence à laquelle je suis recevra une carte postale de cette ville! Attention: ceux qui lisent mon autre blog n’ont pas le droit de tricher et de donner les réponses, je sais qui vous êtes (all two of you!) ;) (et si vous êtes trop intelligents, donnez une chance aux autres, hein, huhuh).

Alors… où suis-je?

Y’a des trucs dans la vie qui sont trop bizarres. Comme moi, par exemple. Et trop bête aussi… mais ça je le savais depuis longtemps! Donc j’avais un miroir, tout bête, tout normal, sympa et pratique, pas trop moche, et qui marchait très bien pour un miroir, y’avait rien à redire. Et un jour, il est tombé et s’est un peu cassé et a perdu son cadre. Bon, j’me dis trop rien, il marche toujours, je suis pauvre, je vais pas faire la difficile, je garde mon miroir fidel. Quelques années plus tard, je me suis assise dessus et l’ai cassé un peu plus… bon… il en restait 1/3 qui marchait toujours, et entre temps, je n’avais pas réussi à en trouver un aussi bien, donc tant pis, on va pas faire la difficile, je l’ai gardé.

Ce soir, il est encore arrivé une aventure à mon beau miroir. Il y avait une grosse mouche qui volait dans ma chambre et m’énervait bien. Sosso et Calinette aussi était bien énervées et essayaient de l’attrapper en faisant des petits bruits bizarres et en sautant partout dans la chambre comme des folles. A un moment, la mouche s’est mise dans ma lampe de chevet… et a commencé à faire bzzzz bzzzzzz en tournant comme une folle en se cognant contre l’ampoule et tout. Et moi, petite maline que je suis, je me suis dit que j’allais la garder pour Sosso et Calinette et j’ai mis mon miroir sur la lampe retournée, ampoule vers le haut, comme le couvercle sur une casserole…. huhuh… Au bout de cinq minutes, la mouche avait réussi à s’echapper par je ne sais pas où, Sosso et Calinette étaient toujours en train de démolir la baraque, et l’odeur douçâtre et toxique qui s’échappait de ma lampe m’avait prévenue que mon miroir… était… tout fondu! Ah ben oui! C’est ce qui arrive quand on met du plastique sur une ampoule brûlante!

Bon, je regarde le trou, je regarde le miroir, je regarde la coulée de plastique noir sur l’ampoule, et je me dis qu’il marche encore très bien ce miroir, y’a aucun raison de le jeter… Oui je sais, je dois avoir un problème psychologique sérieux à quelque part, comme on dit en Suisse. Mais ça fait tellement longtemps que ce miroir et moi on est ensemble! On a partagé le meilleurs et le pire de ma vie! Il a vu tous mes boutons et quelques explosions comédoneuses historiques, mes cheveux gras, mes beaux yeux, mes sourires de chochottes, mes noirs sourciles se faire épiler rageusement, multiples couleurs appliquées avec précision sur mes lèvres dodues, mes jolies coiffures pour sortir avec les garçons, quelques cicatrices accidentelles, mes yeux rougis par les larmes, ma peau délicate de jeune fille, et il a été le premier témoin de mes rides naissantes et de ma cellulite envahissante! Alors c’est dur de se séparer quand on a vécu autant ensemble, et des choses si personelles, surtout! Ce soir, je me sens déchirée entre la raison et la fidélité, la sagesse et l’opiniâtreté, la précarité et l’immortalité. Mon Dieu que la vie est dure parfois…

Il lui en arrive des vertes et des pas mures en ce moment ! Miss Lulu ne doit pas se laisser abattre et bien sûr, de toute façon, comme toujours, elle remontera la pente mais nous nous devons de faire office de tire fesse.
C’est avec ces biscuits dérobés numériquement à New York le week end dernier que j’apporte mon soutien à une Miss Lulu en proie à la loi des séries:

From Nicoolas, membre du FRMMLL (également connu sous la dénomination FR2M2L)

misslulu13@gmail.com

… c’était miss lulu qui passait en coup de vent entre un dîner de gala un torticoli persistant une présentation de conférence une engueulade avec un directeur d’école une tornade un début d’article avec un monsieur très célèbre …

Vie homérique. Petite tornade… conférences jeudi, vendredi, samedi, et de mercredi à samedi la semaine prochaine aussi, mais à Madison cette fois… rien de préparé… angine qui débarque… gros orage… désastre du côté de la recherche… encore une méchante tornade… stress total et de pire en pire depuis des semaines… sirène qui perce les tympans, orage multidimentionnel, invasion furieuse de pluie par la boîte à air conditionné. Sosso est curieuse. J’ai trop mal à la tête.


Première seconde…


Deuxième seconde…


Troisième seconde…


Cinq minutes après…

J’étais amoureuse de Dan. Dave était le meilleur copain de Dan. J’ai voulu suivre Dan mais Dan m’a laissé tomber. Heureusement, j’ai rencontré Dave! A la second où j’ai rencontré Dave, ma vie a changé.

Dave et Dan étaient des petits rigolos. Ils aimaient aller dans les clubs de jazz jusqu’à point d’heure, jouer de la guitare ensemble, draguer les filles, faire les zouaves en classe, ne pas manger de viande, ne jamais faire ce qu’on leur disait de faire, vivre une vie sans règes et sans contraintes, et essayer de changer le monde à leur façon. Ils essayaient de toujours faire les choses ensemble. Et puis un jour, Dan est parti et Dave est resté…

Dave, il était de taille moyenne, fin, naturellement élégant, charmeur, charmant, intelligent, adorable, attentionné, drôle, toujours prêt à m’aider avec mon anglais, beau comme un dieu mais pas genre Brad Pitt, plutôt genre John Cusack, sans trop de poils sur la poitrine comme je l’aime, très doux, et… toutes les filles étaient amoureuses de lui, bien sûr! Mais il n’avait pas trop la grosse tête et il restait fidel à lui-même.

Et un jour de janvier, il est passé me rendre visite dans ma petite chambre à Old Mill. C’était mon anniversaire la veille, et ma copine avait rempli ma chambre de balons qui étaient retombés sur le sol et sur mon lit pendant la nuit, alors il n’y avait vraiment pas beaucoup de place pour deux personnes. Je connaissais Dave depuis un moment, déjà, et j’en étais secrètement amoureuse… Et ce jour-là, assis tous les deux sur la moquette de ma chambre entre 200 balons, on a papoté longtemps, en se rapprochant de plus en plus l’un de l’autre… Il y avait ces moments où on ne parlait pas mais où on se souriait… ces moments où on était juste bien l’un avec l’autre… ces moments où on rigolait, où on parlait de notre vie et de nos rêves… Et à un moment, comme ça, sans que je sache comment, on était en train de s’embrasser. Ah qu’il était doux, cet instant…

Quelques jours plus tard, il est revenu chez moi pour m’apporter un chèque parce qu’il m’avait acheté un truc d’ordinateur. J’ai un peu eu l’impression de me faire payer pour le bon temps qu’on avait eu ensemble… on en a bien rigolé, et puis on a discuté sérieusement et on s’est dit que c’était impossible d’être ensemble pour de bon, qu’on était trop différents, que ça ne marcherait jamais… qu’on n’avait pas les mêmes buts dans la vie et qu’on n’en voulait pas les mêmes choses… que ça avait été génial mais qu’on devait rester copain et garder ces bons souvenirs pour toujours. (Là je dois avouer qu’il y avait une petite différence entre ce que ma tête pensait et mon coeur ressentait, mais bon… fallait être raisonable, je savais que je deviendrais folle si les choses étaient devenues sérieuses, c’était vraiment un amour impossible!).

Dave est revenu plusieurs fois chez moi. Pour faire des photos, pour m’aider avec des trucs en anglais, pour regarder un film… et notre petit manège s’est reproduit un certain nombre de fois. Débuts sages… puis une main qui se retrouve dans une autre sans qu’on sache comment… les deux épaules qui se touchent…. une tête sur une épaule… un petit bisou tendre sur la joue… le film est vraiment ennuyeux tu ne trouves pas? … et oubliées les sages résolutions, viens ici que j’t'embrasse un bon coup, ouh là que c’est bon! Et le lendemain, rencontre chaste et vertueuse dans un petit restaurant bien publique pour se dire que ce n’est pas possible, on est trop différents, ça ne marchera jamais, c’était bon mais c’était la dernière fois, hein!!! Huhuh, qu’est-ce qu’on était fous! Qu’est-ce que c’était bon! Qu’est-ce que je l’adorais, Dave, il était si marrant, mignon, adorable, charmant, exquis, et…heu… pas mal du tout en ce qui concerne le reste… que je ne peux pas décrire ici, hein, ma grand’mère lit mon blog ;) (salut Mamie, t’inquiète pas, c’est quand j’étais jeune et j’en rajoute un peu pour faire la maline, en vrai j’étais pas une telle fripouille que ça, et je suis beaucoup plus sage maintenant! Huhuh…)…

Malheureusement, tout a une fin, sauf le saucisson ET cette histoire qui en ont deux. Dan est revenu et a décidé de se marier. Dave, tout content de retrouver son grand super meilleur copain, a décidé que lui aussi devait se marier, parce que ça serait trop cool d’être deux jeunes couples comme ça et d’avoir une vie rangée et tout et tout… et en quelques semaines, il s’est donc trouvé une jeune femme à marier. Et moi, j’étais bien triste, mais je me suis dit que c’était mieux ainsi, parce qu’effectivement, on ne se serait pas bien entendus, à long terme, parce que je n’aime pas les gens qui doivent faire comme les autres pour se sentir bien dans leur peau ni ceux qui arrivent à 4 heures quand ils ont promis d’arriver à 2 heures. Mais j’étais quand même triste! Et la deuxième fin de l’histoire, c’est que je viens d’apprendre que Dave est en train de divorcer.

Les sentiments qui me traversent, depuis, sont bizarres et bien trop typiques. D’un côté, ma tête se dit que je lui souhaite tout de bon, que j’aurais pû le prédire, que certaines choses ne changent jamais, que ce n’est vraiment pas le genre de personne avec qui j’aimerais vivre, qu’il va probablement se lancer dans le même genre d’histoire avec quelqu’un d’autre, que tout est toujours impossible entre nous… En même temps, dans mon p’tit coeur de patate, je me prête à rêver et me dire que peut-être qu’il pensera à moi un peu plus sérieusement cette fois, que je devrais peut-être l’appeler, que j’aimerais bien savoir comment il va, que je pourrais simplement prétendre vouloir avoir de ses nouvelles, et que mon Dieu qu’est-ce que j’aimerais l’avoir là, assis par terre dans ma chambre tout près de moi, en train de me raconter des histoires rocambolesques… tout en se rapprochant de moi, très doucement, imperceptiblement, jusqu’à avoir sa bouche contre la mienne…

Littéralement. D’abord, j’étais en haut des escaliers et j’ai perdu l’équilibre. Ensuite, j’ai entendu le gros « boink » de ma tête qui frappait la rambarde d’escalier en métal, très fort. Et puis je me suis dit: j’ai toujours eu peur que ça m’arrive, eh bien c’est arrivé! Mieux que dans les films! Faudrait que j’arrête de rouler comme ça quand même! Finalement, j’étais en bas des escaliers, en train de crier: mais arrêtez de tirer sur ma tête! et en train de penser tout en même temps et dans le désordre: c’est pas possible d’avoir tellement mal, je dois m’être cassé quelque chose, oh mon Dieu, je ne peux plus bouger, j’ai trop mal, la nuque c’est le pire, j’ai dû me briser la nuque, oh mon Dieu est-ce que je peux bouger mes bras, mes jambes, j’espère que quelqu’un va me trouver ici, merde c’est pas vrai, si je finis tétraplégique aurant me laisser mourir tout de suite, c’est dingue de faire une telle chute et d’être encore vivante, dans tous les films les méchants qui font de telles chutes meurent, je peux bouger les mains c’est déjà ça, haha j’ai encore mes lunettes sur mon nez, ptain j’ai trop mal, je refuse de bouger, c’est quand même triste de crever dans des escaliers même pas chez soi, j’aurais dû ranger mon appartement, qui est-ce qui va prendre soin de mes chatounnes, si je finis à l’hôpital j’aurai pas besoin de causer à cette stupide conférence jeudi c’est déjà ça de gagné, life is a bitch, j’ai trop mal!

J’aurais vraiment dû me briser la nuque, sur ce coup-là, j’ai fait la chute de la mort! Celle où on fait des galipettes dans l’escalier sans pouvoir s’arrêter, et heureusement qu’il y a le mur en bas contre lequel on peut s’écraser pour finir en beauté. C’est ma nuque que j’ai sentie en premier, j’avais tellement mal que je n’arrivais plus à arrêter de pleurer même quand une madame est sortie de chez elle pour aller chercher sa lessive et m’a trouvée comme ça, les quatre fers en l’air, et que j’avais bien honte de ma tronche! Elle m’a dit: oh là là, vous voulez que j’appelle une ambulance? Je lui ai répondu: attendez, laissez-moi réfléchir deux minutes. Elle a dit: d’accord, je vais chercher ma lessive et je reviens tout de suite, ne bougez pas! C’est là que j’ai commencé à trembler. Et puis à essayer de me relever, un peu chancelante, tout en me disant: mais c’est pas possible que je sois encore en un morceau, c’est incroyable!

A deux centimètres près, je m’éclatais les lunettes dans les yeux contre la rambarde, au lieu que ce soit ma tête. Et puis en essayant en vain d’expliquer à Laurel quelques rudiments d’Excel que j’étais venue lui apprendre, je sentais mon corps se réveiller petit à petit, d’abord le genoux gauche, que j’avais l’impression d’avoir déchiré, et puis la grosse bosse sur ma pauvre tête, juste au-dessus de l’oeil, bien rouge et douloureuse. Ensuite, mon dos s’est réveillé violemment, comme si j’avais voulu en arracher tous les muscles. Un peu plus tard, les brûlures faites par la moquette sur le bras droit et la jambes gauche ont commencé à brûler un peu aussi. Et puis j’ai senti mes doigts, mon poignet, et mon coude surtout, sur lequels j’ai dû tomber de tout mon poids en bas des escalier, commencer à protester vivement. Mais le pire, c’est ma nuque, mon pouce, et mon coude. (Et ironiquement, si je me suis fracturé le coude, je suis bonne pour la chaise roulante, alors prions pour que ça passe!) Au bout de trente minutes, je ne pleurais plus, je ne tremblais plus, mais chaque cellulue de mon corps était en train de me crier haut et fort que cette méchante chute ne lui avait pas plu du tout!

J’aurais dû me démolir le crâne, me briser la nuque, m’éclater les lunettes dans les yeux, me couper le front, me pulvériser un bras ou une jambe, me broyer le poignet, me disloquer une épaule ou une hanche, me fracturer quelques côtes, me casser les doigts, me déchirer quelques ligaments. Mais rien. J’ai terriblement mal partout, mais rien n’est cassé! Je suis sacrément solide, et j’ai une chance invraisemblable! J’ai roulé deux fois sur moi-même, tête la première, et comme d’habitude, je m’en sors avec trois égratignures et un torticoli. Et en plus, ça m’a donné une excuse pour dormir comme une souche tout l’après-midi au lieu de préparer ma présentation pour la conférence de jeudi!

Comme dans les films, pourtant! C’était vraiment incroyable! Je n’en reviens toujours pas!

J’ai un peu de mal à penser clairement, ce soir, quand même…

Une petite maline a trouvé intelligent de me refiler un questionnaire sur… la bouffe!!! Comme si je ne parlais déjà pas assez de ça par ici ;) Je ne suis pourtant pas une experte en la matière, loin de là, pas comme ces gens qui ont des blogs dont chaque nouveau post me met l’eau à la bouche… moi qui ne sait même pas faire cuire du riz…. Enfin, on y va, courage, le ridicule ne tue pas!

1. Le nombre total de livres de cuisine (ou traitant de façon plus large de nourriture) que j’ai possédés dans ma vie: Ben, à vrai dire pas des tonnes, hein. D’abord j’aime bien lire les recettes, mais je les suis rarement. Disons que je m’en inspire mais que je n’ai jamais les ingrédients nécessaires sous la main, alors on fait avec les moyens du bord! Je pense que je dois en avoir une dixaine, surtout des livres de recettes internationales, indiennes, japonaises, italiennes…

2. Le dernier livre de cuisine (ou de nourriture) que j’ai acheté: les recettes suisses à base de pommes de terres! Ouais, ça je trouve, chez moi, en général, les patates, et ce bouquin est super, il s’appelle Passionnante pomme de terre. Il y a des gratins, des croquettes (avec des courgettes, huhuh), des entrées, des soupes, des crêpes, des röstis, des accompagnements, des gâteaux, même… Et des recettes faciles, compliquées, chic, simples, exotiques, classiques… de tout, quoi!

3. Le dernier livre de cuisine (nourriture) que j’ai lu: je lis souvent les recettes de mon livre sur le Japon… ces recettes me font rêver, et il y a aussi plein d’explications sur les ingrédients, la façon de les cuisiner, les origines des épices, les différentes pâtes, les traditions… J’aimerais tellement savoir faire la cuisine japonaise! Bien sûr, il y a les sushis, mais il y a aussi les soupes, les tempura, le poisson, le tofu, les pâtes… Quand je serai riche, j’embaucherai un cuisinier japonais! Si quelqu’un veut me faire un beau cadeau de graduation, l’année prochaine, il/elle peut m’offrir un stage de cuisine japonaise…

4. Cinq livres de cuisine que j’apprécie tout particulièrement: heu… la cuisine japonaise, la cuisine indienne, la cuisine végétarienne, la cuisine rapide et facile avec quatre ingrédients, la cuisine française, et la cuisine du monde (Larousse).

5. Quelles questions est-ce que ce questionnaire ne pose pas mais que j’aimerais qu’on me pose? Quelles sont tes trois salades (trucs à feuilles) favorites dans l’ordre? Haha, essayez de deviner. Par salades, je veux dire les endives, la romaine, etc., pas les salades composées comme la salade César, par exemple. Alors c’est la devinette du week-end. Celui ou celle qui trouve les trois, et dans le bon ordre, recevra une carte postale de champ de maïs dédicacée par miss lulu en personne!

6. Quels livres de cuisine est-ce que j’aimerais qu’on m’offre? Exellente question, merci de la poser! Alors: Scandinavian Feasts, The Complete Asian Cookbook, The Book of Hot and Spicy Foods, Hot Sour Salty Sweet, le Larousse Gastronomique, and The Stir Fry Cookbook, dans cet ordre! Tous ces livres sont dans ma ouichlist :)

7. A qui faire goûter ce questionnaire? Heu, étant donné que tout le monde est en vacances ou presque… je dirais que je passe ce questionnaires aux trois personnes qui ne sont PAS en vacances cette semaines mais le seront la semaine prochaine (donc à partir du week-end prochain)! Sans tricher!

Bon appétit :)

J’ai créé un petit icône dans les plaques d’immatriculation du menu de droite qui va vers la page des frululus goulus. Il commence à y avoir quelques petites recettes qui m’ont l’air délicieuses… alors, qu’attendez-vous? Envoyez-moi tout ça à misslulu13@gmail.com en précisant bien votre nom et adresse de blog (je suis super nulle pour deviner les vrais noms des gens, désolée).

En attendant, j’ai fait les lasagnes aux aubergines de fredoche, et je vous les conseille TRES vivement parce que je me régale!!!

Il y a trois ans de ça, quand j’ai annoncé à mes prof de maîtrise que j’allais faire un doctorat, mon prof préféré m’a dit: le doctorat, c’est seulement une question de résilience, de résistance, de survivance. Il m’a dit: lire des milliers de bouquins, écrire un thèse de doctorat, réussir des dixaines d’examens, ce n’est pas difficile. Ce qui est difficile c’est que pendant cinq ans, ça ne finit jamais. Une chose après l’autre, pas si difficile que ça en soit, mais extrêmement difficile mentalement. Quand tu as ton doctorat, on s’en fiche de ce que tu as étudié, mais on sait que tu es un survivant, et c’est ça qui fait ta force, ta puissance, ton succès.

Quand mon prof m’a dit ça, j’ai dit oui oui bien sûr. Et puis lentement, j’ai commencé à comprendre ce qu’il voulait dire. Ici, faire un doctorat prend cinq ans. Deux ans de cours, d’abord. Et rien que ça, il faut y arriver. On est des adultes, on est à l’école depuis des dixaines d’années, on a passé des centaines d’examens, écrit des dixaines de papiers, reçu des tas de diplômes, déjà, et pourtant, on a encore des profs sur le dos qui nous disent ce qu’on doit faire, comment, et pour quand. On reçoit encore des notes, on procrastine honteusement, on rend des devoirs pourris, comme si on avait dix ans. On stresse à cause des examens, on déteste certains profs, on fait les zouaves en classe, comme si on avait dix ans. Et surtout, on déteste ne pas être respectés, n’être encore rien parce qu’on n’est pas encore « docteurs. »

Après les cours viennent encore quelques examens, des papiers sur les projets de thèse, un peu de stress.. mais rien de bien mauvais. On est tellement content que ce soit la fin des cours qu’on se réjouit presque de la suite! Mais c’est là que le bât blesse! La suite, c’est l’enfer. C’est l’enfer dans lequel je me trouve depuis quelques mois: un projet de thèse que je veux être impeccable, des participants qu’il faut trouver et réussir à convaincre de travailler avec moi, des milliers de papiers à remplir, d’autorisations à demander, de frais à payer, de photocopies à faire (430 copies, rien qu’hier, pour seulement UNE école), des gens sur qui on compte et qui vous lâchent au dernier moment, des sourire et des compliments qu’il faut faire alors qu’on veut rentrer sous terre, tout laisser tomber, et s’echapper aux Bahamas sous une nouvelle identité secrète. Faire tout ça n’est en soit pas difficile, vraiment. Ce qui est insupportable, c’est la quantité de choses à faire, de gens de qui on dépend et sur qui on compte, et donc la quantité de trucs qui peuvent (et qui vont) mal se passer. Les efforts pour bien faire, les bonnes pensées positives qu’on essaye de garder dans sa tête et dans son coeur mais qui s’envolent quand tout s’effondre et qu’on a l’impression que rien ne marchera jamais, que le monde entier est contre nous, que tout ces gens s’en fichent de ce qu’on fait, et que de toutes les manières, tout ça ne sert strictement à rien.

Quand en plus on est anti-sociale et trop nulle pour essayer de se bouger le cul de temps en temps, la vie devient vite un vrai enfer. Enfermée chez soi jour et nuit, devant son ordinateur 15 heures par jours, au téléphone le reste du temps, avec des mauvaises nouvelles qui pleuvent plus vite que leur ombre, on send son dos sa nuque se tendre rapidement, le moral baisser aussi vite que la chaleur caniculaire augmente, la patience s’amenuiser dangereusement, et les larmes monter aux yeux toutes seules. Rajoutez là-dessus des blogs désertiques, la famille et les amis en vacances à Barcelone ou à Venise, une connection internet qui ne marche pas bien, une santé qui fait des siennes, et une facture de $3′000 qui débarque, et vous aurez une miss lulu en bien mauvais état et sans espoir d’amélioration.

C’est pas très grave en soi, certe. Je voulais juste prévenir les quelques personnes qui passent encore par ici de temps en temps que je suis désolée si depuis quelques semaines je n’ai plus de patience, je réponds pas toujours gentillement aux commentaires que je reçois, et la qualité de mon blog laisse à désirer. Je ne suis plus moi, depuis quelque temps. Je suis une secrétaire, un robot, une montagne de soucis, un désastre, un petit bout de rien qui essaye de survivre en se disant que ce qui se passe aujourd’hui n’est rien à côté des embrouilles qui vont arriver demain. Et que de toutes les manières, c’est ça, un doctorat, mon prof avait raison, c’est une question de survie, ce doctorat à la con. Ne pas sauter par la fenêtre, ne pas brûler mon ordinateur, ne me faire aucun ennemi en gueulant trop après les gens qui ne m’ont rien fait, ne tuer personne, et ne pas m’enfuir dans un pays lointain sous une nouvelle identité seront mes buts de chaque heure, chaque jour, chaque semaine, jusqu’en été prochain… les paris sont ouverts.

Joyeux 14 juillet à tous!

misslulu13@gmail.com

Deux nuits, deux films, deux pionniers, deux découvertes!

Il y a peut de temps de ça, j’ai écrit un post en réponse au vote italien contre l’avortement et autres … heu… décisions de ce genre. Avec peu de succès et peu de réponses. Le film que j’ai vu ce soir m’a rappelé que les choses ne changent pas aussi vite qu’on le voudrait, parfois, et que certaines idées sont bien gravées dans nos cerveaux depuis des milliers d’années. Les femmes seront toujours les femmes, malgré les révolutions sexuelles, malgré la pilule, malgré les lois, malgré tout ce qu’on peut dire de ce monde moderne. On est peut-être un peu moins coincés à la surface, mais au fond, même au fond de nous, les femmes, on n’arrive pas à admettre certaines choses, à revendiquer haut et fort ce qui nous est dû, à crier nos différences, et surtout à les aimer. Le film que j’ai vu ce soir et que j’ai adoré est Kinsey. C’est l’histoire véridique d’Alfred Kinsey, un professeur de l’université d’Indiana, à Bloomington, effaré par les contrevérités, les mythes, et les explications pseudo-scientifiques et religieusement coincées de son temps concernant la sexualité. Et il décide d’apprendre ce qui se passe vraiment, ce que les gens ont vécu, ce qu’ils pensent, ce qu’ils font aux yeux de tous ou en cachette. Comme Leonard de Vinci, il veut savoir, scientifiquement, comment marche le corps humain. Et bien sûr. il se fait attaquer de toutes parts, et on crie au scandale. A part les trois minutes cuculs de la fin du film, je l’ai trouvé admirable et vraiment fascinant! Cet homme entend des histoires à dormir debout sur les pratiques familiales et religieuses, ces jeunes mariés à qui l’on a raconté des fabulations sur ce qui peut peur arriver d’horrible s’ils ne suivent pas la parole de l’église au mot et à la lettre, ces femmes battues quand elles ont leurs règles, ces homosexuels attaqués par des meutes qui n’ont qu’un mot à la bouche: Dieu, et qu’une émotion dans le coeur: haine. Et bien sûr, quand il parle de la sexualité masculine, il ne se fait pas toujours bien voir, alors qu’il est le pionnier de tout ce qui est éducation sexuelle et connaissance de la psychologie et physiologie sexuelle. Mais quand il parle de sexualité féminine, alors là, c’est la goutte qui fait déborder le vase et on le lui fera payer jusqu’à sa mort.

J’ai toujours rêvé d’être un génie, un génie incompris avec plein de sous! Je rêve d’avoir des idées et surtout de ne pas avoir peur de les essayer, de me lancer à l’aventure, de rentrer dans le lard des gens qui ont peur, d’oser tout, de crier que j’ai raison, de faire avancer le monde, de changer la vision que les gens ont de leur vie, de faire une différence, comme on dit en anglais. L’autre pionnier extraordinaire que j’ai découvert hier soir, c’est Howard Hugues, dans The Aviator. Celui à qui l’ont doit de pouvoir voler si facilement d’un continent à un autre, celui qui a permi la télévision en directe, celui qui a inventé les hélicoptères, à qui les météorologues peuvent dire merci à chaque fois qu’ils voient une tornade arriver, et… heu… celui qui a aussi inventé les bombes téléguidées et autres charmantes petites inventions de ce genre affectionnées par les militaires. Un type scandaleux lui aussi, abracadabrant, excessif, mais stupéfiant d’intelligence et de vision, qui a poussé les limites de la technologie d’une façon hallucinante. Bien sûr, il a l’argent, et le temps pour en faire ce qu’il veut. Il mène une vie déplorable, couche avec Ava Gardner et Katherine Hepburn, se shoot aux anti-douleurs, s’acoquine avec la CIA, dépense des millards en pacotilles… et comme avec Kinsey, on crie au scandale et on l’attaque de toutes parts. Mais comme Kinsey, c’est un homme extraordinaire, hors du commun, sans qui le monde serait bien différent aujourd’hui! Et le film lui rend bien homage. C’est un de ces films où l’on est parfois mal à l’aise pour le héros quand il devient un anti-héros dont on hait les faiblesses, un de ces films qui ne montre pas entièrement la réalité douteuse du personnage mais se concentre sur son génie, sa créativité, sa vision, sa force, son ambition, qui ne faillira pas un instant, et surtout, ses rêves, qu’il n’abandonera jamais.

Parce que c’est de ça dont on a besoin, nous, aujourd’hui. De cette force et de ce courage, de cette volonté de changer le monde, et de cette inspiration qui guide nos rêves les plus fous sans jamais tarir.

C’est l’été, il fait chaud, il fait bon, l’air est rempli d’odeurs sucrées de pêches et de cerises, les routes de France sont bordées de marchands de fruits frais, les paniers débordent de melons juteux, les frigidaires sont remplis de desserts divins, les glaces sont vendues par milliers…

Hélas, trois fois hélas, à part l’orange et la banane, je ne peux pas manger grand’chose comme fruit, et je désespère! Heureusement, je peux manger de tous ces fruits quand ils sont cuits, en compotes, en gâteaux, en confitures, en clafoutis, en crèmes, en coulis, en jus, en gratins, en glaces, en tartes, et sous tant d’autres formes qui ne peuvent que rendre la vie meilleure et un peu plus sucrée! Et c’est pour ça que j’ouvre aujourd’hui même, et en grandes pompes (sortez le champagne et les trompettes, tatatatahhhh), les:

Et oui, ladies et gentlemen, le concours de mets à base de fruits est ouvert! Sont acceptées toutes les recettes, des plus simples aux plus compliquées, des salées comme des sucrées (ben oui, l’avocat est un fruit!), des plus classiquest aux plus modernistes (cheesecake à la mangue anyone?), des bonnes vieilles françaises aux plus exotiques, et surtout, les plus belles et les plus goûteuses! Mais attention, n’allez pas chercher dans un livre une recette jamais essayée! Ne sont acceptées que les recettes essayées, trafiquées, personalisées, commentées, goûtées, et chaudement recommendées! Et photographiées, bien sûr!

Le concours est ouvert jusqu’à la fin du mois d’août et à tout le monde. Il n’y a pas de limites de recettes envoyables, mais avec vos envois, notez bien la complexité de la recette (* = super facile, ***** = super difficile), le temps de préparation (* = super rapide, ***** = super long), et le prix général de l’affaire (* = super pas cher, ***** = super cher). Envoyez aussi des photos, des commentaires, les histoires et les annecdotes qui vont avec les recettes, des conseils, et bien sûr votre nom, et l’adresse de votre blog si vous en avez un.

Toutes les recettes seront publiées sur une page spéciale (en construction). J’essayerai les recettes qui me paraissent simples et pas trop chères (et très sûrement les autres avec le temps) et à la fin du mois d’août, je publierai des photos et des commentaires sur la recette que j’ai essayée et trouvée la meilleure! L’envoyeur de cette recette recevra un beau cadeau mais on ne dit pas encore quoi parce que ça dépend de la position géographique de la personne et de son niveau d’anglais ;)

Alors… à vos fourneaux :) J’AI FAIM DE FRUITS!!! Ah oui, et envoyez-moi tout ça ici :)

Des fois dans la vie on fait plein d’efforts pour un truc qui marche pas et ça sert à rien. De fois, on n’arrive plus à se motiver à bosser, aussi. Et puis des fois, on en a juste marre de passer son été devant son ordinateur à bosser 15 heures par jour sur une thèse débile et un project crétin alors que les trois quarts de la France sont en vacances. En plus, il y a même des fois où on essaye de se changer les idées en regardant un nouveau film qu’on vient de louer… et qui est en fin de compte super déprimant alors merdalafin!

Alors ces fois-là, on n’a envie de rien, mais comme il faut bien manger, de temps en temps, on se fait une vague soupe au micro-onde super bonne et qui réchauffe bien, même si il fait déjà 38 degrés à l’ombre ce jour-là.

Recette du jour:

1) Prendre des rice noodles (riz, eau, tapioca). Les mettre dans un bol qui va au micro-onde.

2) Mettre dessus des « seasoning » (sel, sucre, shampignons shiitake, ail, poivre, oignons verts, « hydrolized soy protein » (huh?), et soybean oil (huile)), un peu d’huile d’échalotte et d’ail, et du chou déshydraté lui aussi.

3) Verser un grand verre d’eau là-dessus pour rhydrater tout ce beau monde. Cuire au micro-onde pendant 2 minutes, remuer, cuire encore 1 minute, attendre 2 minutes que ça refroidisse un peu.

4) Manger en faisant slurp et en s’en fichant complètement.

Total calories: 120
Calories from fat: 10
Sodium: 881 mg.
Dietary fibers: 0g.
Sugar: 1.6g.
Protein: 3.9g.
Carbohydrates: 25g.
Cholesterol: 0g.

Miam!

A l’automne dernier, j’avais une classe de phonology, et je ne sais pas si vous connaissez la phonology mais c’est vaiment … chiant! Nan, en fait c’est intéressant mais la prof était nulle et stressante. Alors avec une copine indienne qui était dans la même classe, on a décidé de faire nos devoirs ensemble. C’était pas de la triche, hein, la prof avait dit que c’était d’accord de faire les devoirs ensemble mais pas les examens. Le coup des examens, je vous le raconterai peut-être un jour… quand j’aurai mon doctorat dans ma poche ;)

Toujours est-il qu’avec cette copine indienne, Karen, on a descidé de faire nos devoirs ensemble, deux ou trois fois par semaine, parce que c’était super difficile, dans un petit restaurant indien de West Lafayette, qui s’appelle Tanakazana. On arrivait un peu avant midi, on se servait de grandes assiettes de nourriture multicolore et odorante, on ouvrait mon ordinateur et les 36 bouquins qu’on avait, et on bossait pendant 2 heures sur nos devoirs. C’était génial. On a fait ça chaque semaine entre fin août et début décembre. Et j’aimais beaucoup la nourriture indienne avant déjà, mais là, j’en suis tombée amoureuse!

Le cours de phoncrapologie s’est terminé en décembre, heureusement, mais j’ai continué d’aller à Tanakazana de temps en temps, peut-être une fois toutes les deux ou trois semaines. La nourriture est abondante, délicieuse, parfumée, épicée mais pas trop, et surtout, elle me redonne de l’énergie quand je n’en ai plus. Je fais ce que j’adore faire depuis toujours: je vais toute seule au restaurant avec un tas de copies d’élèves à corriger, ou un bouquin que je dois lire, ou un truc que je dois écrire, et je me serts une grande assiette de mets toujours différents et toujours délicieux… et je bosse pendant des heures.

C’est sûr que d’aller au restau avec une copine c’est super. Mais j’adore être seule. Quand je suis seule, je mange ce que je veux sans être jugée, de la façon que je veux, à la vitesse que je veux, les quantités que je veux. Je peux me concentrer sur mon boulot sans avoir besoin de tenir une conversation, rêver la tête dans les nuages autant que je veux, regarder les gens vivre autour de moi, et les serveurs comprennent vite qu’ils doivent me ficher la paix. D’ailleurs, ils me connaissent tous, maintenant, et m’apportent directement mon petit verre de jus de mangue à ma table quand j’arrive. Comme je reste longtemps et que ça ne se fait pas, ici, parce que les serveurs sont payés avec les « tips » (pourboires) et donc que plus il y a de clients, plus ils se font d’argent, je laisse toujours un gros pourboire. C’est pas difficile, le buffet à midi est de seulement $9 pour manger à volonté!

Parfois, comme hier, je suis « under the weather » comme on dit, un peu déprimée ou surmenée. Parfois, je n’arrive plus à me motiver à bosser sur mon projet qui n’avance pas et c’est trop frustrant. Alors je me récompense un peu, je me dis que si j’arrive à écrire 3 pages, ou à lire 50 pages, ou à corriger 10 copies, j’aurai le droit de m’offrir Tanakazana pour le déjeuner. Ca marche toujours! J’embarque mon boulot dans un grand sac, je vais m’asseoir à une petite table près des fenêtres, et je mange, je mange, je mange, et le boulot se fait presque tout seul.

Salad is good! Salad is healthy! Salad is better than chips, or chocolate, or junk food. What is junk fook? Junk food is pizza, hamburgers, french fries, ice cream, and things like that. I love junk food, but it is bad for my health. It is unhealthy.

So I eat salad, sometimes. Not always. But often. I like salad. In fact, I love salad very much! It is easy to make, simple, cheap (not expensive), quick, and yummy (delicious). In my salad, I can put all the vegetables I want: carrots, lettuce, radishes, onions, tomatoes, potatoes, cucumbers, mushrooms, corn, spinach, beans, cauliflower, broccoli, artichokes, asparagus, cabbage, peas, green, red, or yellow peppers, celery, and many more! Herbs are also good: chives, basil, sage, rosemary, mint, parsley, cilantro, dill, thyme, oregano, alfalfa, garlic.

You can cut the vegetables, or shred them (lettuce, for example), peel them (potatoes), chop them (cabbage), quarter them (broccoli), grate them (carrots), slice them (radishes), dice them (onions), shell them (peas), or trim them (mushroom).

Yesterday, I ate a delicious simple salad, with shredded lettuce, chopped tomatoes, hard-boiled eggs, and parsley, and sliced cucumber. Yummy! It was delicious :)

I don’t like celery and green peppers in my salad. I also don’t like mint, rosemary, and sage. But I love eggplants, zucchinis, tomatoes, mushrooms, chives, parsley, and potatoes. What do you not like? What is your favorite vegetable?

Bonne appétite ;)

Aux Etats Unis, il n’est pas interdit de téléphoner en conduisant. En fait, on peut faire ce qu’on veut en conduisant, porter des sandales, pas de chaussures, et encore plein de choses qui sont interdites en France. Comme par exemple il est interdit de mettre des radars portables sur la route sans prévenir à l’avance les conducteurs qu’il y aura un radar à 1 kil de là ou quelque chose comme ça. Ou il est interdit d’arrêter quelqu’un qui n’a pas sa ceinture de sécurité si on a pas prévenu, 500 mètres avant le contrôle, qu’il y aurait un contrôle. Ouaip, bizarre… Enfin, tout ça pour dire que je trouve qu’il devrait être interdit d’avoir un blog quand on conduit. Sérieux. Je ne peux même plus compter sur les doigts de mes mains et de mes pieds le nombre d’accidents que j’aurais pu avoir et que j’ai failli avoir en essayant de prendre des photos pour les mettre sur mon blog en conduisant! C’est criminel! Je suis un vrai danger public dans ma voiture, depuis que j’ai un blog! Je suis la seule?

Bref, hier je suis allée dans le sud de l’Indiana. Pas le sud sud, mais presque. Pour la première fois. Et je dois avouer que j’ai été plus qu’étonnée par ma visite! Mais tout d’abord, une bonne nouvelle: la moitié de l’autoroute pour aller à l’aéroport est maintenant limitée à 70 miles à l’heure (120 kil/heure) au lieu de 65. Thank God! Donc, moi je croyais que tout l’Indiana n’était qu’un grand champ de maïs, hein, et quand je vais au nord et à l’est et à l’ouest, j’ai raison. Mais j’étais jamais allée vraiment au sud, et sous mes yeux, hier, j’ai vu le paysage se transfomer petit-à-petit, d’immenses champs de maïs tout plats et entourés de quelques arbres, en douces collines très boisées avec des petits champs de maïs ici et là mais aussi des vergers et… et… même des vignobles! C’est fou ça!

J’aime bien conduire comme ça toute seule pendant des heures. C’est très américain… et je m’y suis vraiment habituée. J’aime écouter la musique à la radio, la country souvent, que je n’écoute que pendant ces longs voyages, et puis les nouvelles locales des petits bleds que je traverse. Et puis j’aime l’anglais, j’aime la facilité des routes ici, des endroits faciles à trouver parce que 300 east sera toujours plus à l’est que 200 east, et perpendiculaire à tout ce qui s’appelle north ou south. J’aime ces grandes routes larges, ces magnifiques camions énormes, et les paneaux de publicités débiles qui disent « Christ is returning soon, as you ready? » Tout est démesuré et parfois ridicule, mais j’y suis confortable.

Donc hier je suis allée à Bloomington, ville où se trouve Indiana University, ou IU, le plus grand ennemi de Purdue (en football). IU est une université où les sciences « dures » sont moins importantes qu’à Purdue et qui est surtout célèbre pour ses départements de sciences humaines. Donc la ville, bien que ressemblant beaucoup à Lafayette en un peu plus petit, est beaucoup plus libérale, au sens américain du terme (donc anti-bush, pro-avortement, etc.).


Pour mon déjeuner, je suis allée dans un Irish Pub (ben oui, on me l’avait conseillé) et je suis restée pendant une heure à la terrasse du restau, à regarder la vie passer devant mes yeux. Pendant tout ce temps, je n’ai pas vu UNE SEULE voiture passer devant moi avec un de ces petits autocollants de ruban qui dit « support our troops » ou « God bless the USA » ou un truc comme ça. PAS UNE SEULE! Alors qu’à Lafayette, faut se lever tôt pour voir UNE voiture qui n’en a pas deux ou trois! C’est comme si j’étais dans un autre pays! Les gens aussi, sont différents. Ils ont une tête beaucoup plus « grunge » et « funky » qu’à Lafayette. Quant à la bouffe de l’Irish Pub, bof bof, pas géniale du tout. La seule chose bouffable était les potato puffballs, petites croquettes de patates avec du fromage et de l’ail à l’intérieur, à manger avec ses doigts et de la sour cream. La salade composée avec chicken était plus que moyenne (mais énnorme en taille!). Mouais…

Et puis le campus d’IU est absolument superbe! Purdue, c’est des briques rouges et c’est assez joli je trouve, un mélange de vieilles briques et de verre moderne. IU, c’est blanc, et un mélange de gothique-romanesque-moderne très chouette. Et on dirait que le campus a été construit au milieu de la forêt. C’est magnifique! Wouah, j’ai vraiment été impressionnée par cette petite ville et l’université (mais à part ça, c’est vraiment minuscule et perdu au milieu du grand vide indianesque!).

Et avec ces quelques photos prises du musée d’art, je demande aux parisiens de trouver qui en est l’architecte! Regardez bien les détails des deux premières photos.

Voili voilà. Conclusion: tous les champs de maïs de l’Indiana ne se ressemblent pas! Et tous les habitants de l’Indiana (les Hoosiers, à prononcer houjeurz) non plus! J’y retourne dans 10 jours… cette fois, j’essayerai un restau japonais!

Je ne sais pas si vous connaissez bien Ratatouille. C’est une de mes grandes copines. On peut la manger avec tout, du riz, des pâtes (avec un peu de parmesan, miam), du couscous, des oeufs, de la viande, en plat principal, en accompagnement, chaude, froide… et même au petit déjeuner! En plus, c’est difficile à rater! J’en fais des quantité gargantuesques et je la garde au frigidaire pendant des jours. Bref, en été, je mange de la rata presque tout le temps. Alors bon, c’est bon, mais après 20 jours d’affilée matin, midi et soir, ça commence à bien faire!

Alors cette fois, j’ai décidé d’essayer une recette qu’une de mes copines américaines m’a fait un jour et c’était délicieux. En fait, elle a mis de la viande hachée dedans, en plus, mais moi j’aime pas trop manger de la viande américaine, surtout si c’est haché, alors j’en n’ai pas mis, mais c’était délicieux (sa recette et la mienne).

J’ai utilisé: 2 petites courgettes, une yellow squash (courgette jaune), 2 tomates (une au départ mais j’en ai rajouté une, et j’aurais pu en rajouter deux même), un demi oignon (j’aurais pu en mettre un entier), une petite boîte de maïs, du sel, des herbes de provence, et c’est tout. Sur la photo on voit de l’ail, mais j’ai décidé de ne pas l’utiliser, à la dernière minute. J’aurais pu. Tout ça coupé en tout petits morceaux!

Dans une grande casserole, j’ai fait revenir les oignons avec un peu d’huile pour les faire blanchir, puis j’ai fait revenir les courgettes et la squash un bon moment, avec du sel et des herbes. Ensuite, j’ai mis le maïs et les tomates, et j’ai fait cuire 30-40 minutes à feu doux. Et c’est tout! Super facile, hein? Le maïs est délicieux parce qu’il reste un peu croquant alors que tout le reste est plutôt bien cuit, c’est divin! Et les couleurs sont très chouettes, je trouve! J’en ai ensuite mangé tout plein et j’ai mis le reste au frigidaire, parce que froid, c’est encore presque meilleur! Et ça doit être délicieux avec une petite viande, ou une salade, ou du riz, ou des croquettes de pommes-de-terres… et même au petit déjeuner!

Bon appétit :)

PS. Je suis même allée en piquer dans le frigidaire pendant la nuit, huhuh ;)
PPS. Aujourd’hui je me casse. Mais je rentre ce soir, hein! Je vais visiter l’ennemi numéro 1 de Purdue. Un cadeau pour celui qui devine où c’est!

Puisqu’il faut parfois que je bosse quand même et que j’arrête de faire la maline provocative sur mon blog (même si c’est assez chouette en fin de compte), j’ai décidé de faire une semaine culinaire! Comme le dit si bien Jerôme, ce blog sera un souvenir ému quand je serai vieille, et c’est d’ailleurs pour ça qu’il existe, pour me souvenir. Vous aurez donc droit, chers lecteurs, de savoir ce qu’une lulu dans son champ de maïs mange tous les midis pendant une semaine, sans tricher! Ben oui, comme ça ma maman arrêtera de se faire du soucis pour moi en disant que je mène une vie de folle et que je ne fais pas attention à moi et patati et patata…

Je me trouve bien courageuse d’exposer ainsi au grand jour mon manque de créativité et d’expertise culinaire, mais bon, on n’a rien sans rien, comme disait l’autre! Et à la fin de la semaine, je vous promets une grande surprise, un petit cadeau que je suis sûre tous apprécieront! Haha, je me réjouis d’avance! Alors tenez-vous prêts, soyez patients, et en attendant, venez partager mon déjeuner chaque jour de la semaine, ça me fera de la compagnie :)

Premier repas de la semaine: le sandluluwitch: du pain aux 9 graines, et, dans l’ordre, de la moutarde, des rondelles de concombre, des tomates, quelques feuilles de salade, du fromage (pepperjack, miam), du jambon, et de la mayo. Et on mange ça avec des chips, bien sûr! C’est rapide, facile, et délicieux! Je conseille par contre de mettre la moutarde après le fromage et la mayo avant le jambon, parce que sinon le pain se mouille un peu trop, mais c’est pas un problème si on mange tout ça tout de suite!

Le pain aux 9 grains, c’est délicieux et je suis contente d’en trouver depuis quelques temps dans mon champ de maïs (sinon c’est le pain « toast, » carré, sans goût, et tout mou, beurk!), mais je sais qu’en France, et surtout en Suisse, il y a plein de pains différents et délicieux. Ohhh, le pain aux noix et à la farine de pommes-de-terre de la Migros… Et pour le reste aussi on peut être créatif, avec le fromage par exemple. Je trouve pas grand’chose de mangeable ici, et le pepperjack est le seul fromage qui ait un peu de goût, mais je suis sûre qu’un peu de tomme, de cantal, ou de gruyère feraient l’affaire. Bouhhh la France me manque!!!

Et pour le dessert, un p’tit carré de chocolat, bien sûr!
Bon appétit :)

PS. Mon père m’a dit que je ne devrais pas avoir peur de dire ce que je pense sur mon blog, alors voilà un petit texte que j’avais écrit cette nuit et effacé parce qu’il me semblait trop moraliste… mais bon, il explique ce que je pense et pourquoi je n’ai pas fait de grand reportage sur le 4 juillet cette année.

Dans le passé, j’ai écrit plusieurs posts sur ma vie aux Etats Unis, dans mon petit champ de maïs, sur les gens qui m’entourent, la politique américaine, les événements, mes pensées, les fêtes de Halloween ou de la Saint valentin, et les choses que je voyais autour de moi. Plusieurs fois, j’ai fait des petits reportages sur la vie américaine telle que je la vis, avec ses bons et ses mauvais côtés, et souvent, je me suis un peu moquée de mon champ de maïs et de ses habitants ou j’ai osé le critiquer, parfois gentillement, parfois méchamment, et souvent en faisant des généralisations dignes du buisson maudit.

Et presque tous mes lecteurs ont beaucoup aimé mes petits reportages, ont bien rigolé avec moi, ont été horrifiés avec moi, et se sont bien moqués de mon champ de maïs, des gens, et de la politique. Beaucoup en ont même rajouté.

Dans le passé, j’ai aussi écrit quelques posts sur la France, sur la vie là-bas telle que je la comprends à travers ma famille qui y vit, mes visites, et mes amis bloggeurs français, sur la politique, les gens, Paris, la bouffe, ce que j’aime, et ce que j’aime moins de ce pays. Je me suis parfois un peu moquée des français, j’ai été parfois fâchée contre certains d’entre eux, j’ai parfois critiqué leur vision du monde ou leur façon de vivre et de penser.

Et malheureusement, certains de mes lecteurs me sont tombés dessus pour avoir osé critiquer les français, m’être moquée de la France, avoir fait des généralisations, avoir pu dire que tout n’était pas rose en France. Pas tous mes lecteurs. Mais certains. Certains n’ont rien dit mais n’en pensaient pas moins.

L’année dernière, à la même époque exactement, j’ai fait tout un petit reportage moqueur sur les décorations du 4 juillet, jour de fête nationale aux Etats Unis. Cette année, j’ai commencé à me ballader dans les rues de Lafayette pour prendre des nouvelles photos des décorations du 4 juillet pour les mettre sur ce blog et encore une fois me faire un record de visites. … … Et puis je me suis dit que non, cette fois-ci, je n’allais pas laisser mes lecteurs me donner la permission de me moquer encore une fois de mon champ de maïs et de faire des généralisations grosses comme des maisons (de taille américaine) sur ce pays. Pourquoi me donnerait-on le droit de critiquer les Etats Unis et pas la France? Pourquoi ai-je le droit de dire du mal des autres mais pas de nous? Pourquoi m’autorise-t-on à incendier la paille dans l’oeil des américains mais pas à hacher menue la poutre dans nos yeux à nous autres, français?

Oui, les américains sont attrocement patriotiques, fous, aveugles, cons, débiles, obèses, superficiels, crétins, égoïstes, violents, nombrilistes, racistes, bigots, hypocrites, bornés, prétentieux, arrogants, vulgaires. Mais pas tous. Et ce ne sont pas les seuls! Alors cette fois-ci, je ne donnerai à personne, ni même moi, la satisfaction de pouvoir dire du mal du pays dans lequel j’habite depuis presque 10 ans, dont j’adore certains de ses habitants, dans lequel je suis respectée (au moins jusqu’à ce que je dise que je suis française, hein!), et où je vis confortablement. Cette année, donc, pas de super reportage de drapeaux (de toutes les façons, un drapeau en ressemble à un autre, allez voir ceux de l’année dernière si vous voulez) et je souhaiterai seulement un joyeux 4 juillet à tous ceux qui le veulent… et j’en profite pour souhaiter un joyeux 14 juillet à tous ceux qui le veulent aussi. Voilà!

miss lulu, on en a marre que tu joues jamais avec nous!

Marre!

Marre!

Marre!

miss lulu n’a que quelques certitudes, dans la vie:

- le ruisseau ne retourne jamais à sa source,
- plus on en sait et moins on en sait,
- refuser de changer c’est accepter de mourir,
- tout a une fin, sauf le saucisson qui en a deux.

Le reste n’est pas aussi clairement noir ou blanc. En fait, le reste est tout gris.

miss lulu n’aime pas ce monde capitaliste et consommateur, mais elle sait qu’elle n’ira pas vivre dans une grotte, d’amour et d’eau fraîche. Elle aimerait bien trouver un emploi stable qui lui offre la sécurité, mais elle se rend bien compte que ce n’est pas toujours mauvais de devoir se remettre en question et toujours chercher à devenir meilleure pour ne jamais s’endormir sur ses lauriers.

miss lulu n’aime pas que des immigrés mexicains illégaux viennent voler le boulot des pauvres Américains, mais elle n’ignore pas que pas un seul Américain ne voudrait faire le boulot qu’ils font. Elle sait que ces travailleurs sont exploités et maltraités, mais elle aime que ceux qui ont besoin de travail en trouvent.

miss lulu trouve génial que les gens se battent pour leurs droits, mais elle n’oublie pas que la bataille ne doit jamais être égoïste et faire du mal à autrui. Elle voudrait croire que sa vision du monde est la meilleure, mais elle se rend bien compte qu’il ne faut jamais oublier que le reste du monde vivra très bien avec une vision entièrement différente qu’elle.

miss lulu a peur de ne pas comprendre les gens qui sont différents d’elle, mais elle adore sa copine Karen d’Inde, sa copine Hae-Jin de Corée, son copain Xiaoye de Chine, et son copain Jarkko de Finlande. Elle voudrait effacer le racisme sur cette planète, mais elle sait que le petit paysan du Larzac aurait tort de ne pas être raciste.

miss lulu est horrifiée par la recherche des cellules souches, mais elle voudrait pouvoir sauver des vies et refaire marcher Christopher Reeve. Elle voudrait bien que l’avortement ne soit pas si mal vu, mais elle sait qu’il y a des abus et que certaines personnes ne pensent pas assez aux conséquences de leurs actes.

miss lulu a peur du nucléaire, des OGM, et des nouvelles inventions qui sortent tous les jours, mais elle aime bien sa voiture, son four micro-onde, les voyages en avion d’un bout à l’autre du monde, et ses anti-douleurs. Elle trouve que le monde va trop vite, mais en même temps elle est frustrée par la lenteur de certaines choses qu’il faudrait urgemment changer.

Et encore, le reste n’est pas aussi clairement noir ou blanc.

Visiblement, je suis horriblement, terriblement, affreusement allergique aux familles Prunus et Malus, aux Padus, aux Cerasus, et aux Amygdalus, mais pas encore à la famille Rubus… mais ça vient! De quoi parlais-je? Des fruits! Je suis désespérée! Je pourrais vivre de fruits, pendant l’été, ne me nourrir que de pêches qui sentent encore le soleil, d’abricots juteux, de cerises qui me tâcheraient la langue, de fraises exquises, de prunes collantes… Mais non, je ne peux pas, et ça devient de pire en pire. Je me souviens du verger de mon arrière-grand-père dans lequel on allait voler des pêches, pendant la nuit, aux Aresquiers. Mais je me souviens aussi des premières brûlures à la langue, de ma gorge qui se serrait, et de mes lèvres qui enflaient douloureusement à chaque fois que je mordais dans ces fruits défendus. Défendus ils étaient! C’est peut-être la culpabilité de ces vols nocturnes qui m’a rendue si allergique à tous les fruits de la famille des rosacées.

Faites une petite recherche sur google, et vous verrez qu’il existe plus de 2000 fruits différents dans cette famille! Les plus grandes sous-familles, que je nomais ci-dessus, sont: les Prunus (abricots, amandes, cerises, pêches, prunes), les Fragaria (fraises), les Cydonia (coings), les Malus (pommes), les Pyrus (poires), et les Rubus (mûres, framboises). Jusqu’à peu de temps, je pouvais encore manger les baies de la famille des Rubus sans problème, mais l’autre jour, après avoir fait ma collection hebdomadaire de framboises et de mûres pour mon petit-déjeuner, j’ai remarqué que mes lèvres commençaient à être un peu douloureuses et enflées après avoir mangé quelques mûres! Merdum, cacum, bibendum!

Ca me crève le coeur de ne pas pouvoir manger de tous ces fruits! Ma seule consolation est de pouvoir les manger, autant que j’en veux, quand ils sont cuits. Et puis c’est embêtant pour mon régime, mais je ne peux manger de fraises fraîches qu’avec plein de crème fouettée dessus! Pas de ma faute! Je peux aussi, parfois, couper une pomme dans mes céréales et arriver à la manger après l’avoir laissée un bon moment mariner dans le lait et en ne touchant surtout pas les bouts avec mes lèvres! Pas très pratique! Ma tata, qui est médecin, dit que c’est en fait au gas qui s’échappe des fruits frais quand on les coupe que je suis allergique, ce qui expliquerait que l’autre soir, j’aie pu m’enfiler un saladier entier de fraises fraîches lavées et coupées en morceaux le matin-même. Enfin, « fraîches » est un grand mot dans ces cas-là…

Bref, à chaque fois que je vais faire les courses, je passe devant des caisses et des caisses de pêches. Les pommes ça va, ça ne sent rien, mais les pêches, ça sent jusqu’à l’autre bout du magasin, et il m’est presqu’impossible d’y resister! Donc l’autre jour, quand j’ai vu un petit paquet tout prêt de « crumble minute, » je me suis dit chouette, bonne idée, je vais faire un crumble au pêches! Dans le petit paquet, il y avait cinq pêches qu’il fallait éplucher et couper en morceaux dans un moule, et un petit sachet auquel il fallait mélanger un peu de beurre fondu. Mettre ensuite le mélange sur les pêches et enfourner tout ça… et hop, on a du peach crumble! Bon, c’était pas ultra bon parce que c’était trop sucré et artificiel… mais les pêches étaient délicieuses et sont passées comme une lettre à la poste! J’ai donc décidé de faire mon propre crumble maison, alors que je n’y connais strictement rien et que mes essais culinaires sont, heu, en général un désastre!

Mais là, je dois dire que je suis VACHEMENT fière de moi et que c’était DELICIEUX!!! DIVIN!!! SUBLIME!!! Alors je vous file la recette mais c’est pas de ma faute si ça marche pas pour vous, parce que j’y suis allée tout-à-fait au pif… Il vous faut, pour 2-3 personnes: 5 pêches, 3/4 de cup de sucre, 3/4 de cup de farine, 3/4 de cup d’amandes éffilées, un peu d’extrait de vanille, un peu de cannelle, 3/4 de cup de beurre… et je crois que c’est tout.

Le coup des amandes éffilées était génial. Je sais que souvent, on utilise des amandes déjà écrasées, mais là, j’ai mis les amandes et le sucre dans un petit sachet en plastique que j’ai bien fermé (ceux que j’utilise pour mettre mes sandwiches, ou bien les oignons pas entièrement utilisés au frigidaire), et puis avec un rouleau à pâte, j’ai écrasé tout ça! J’aurais pas dû mettre le sucre avec. Mais c’est pas grave. Il y avait encore des bouts d’amandes et c’était délicieusement croquant avec la pêche bien juteuse….

Ensuite, j’ai mis amandes et sucre plus farine dans un saladier. J’ai mis le beurre dans un petit bol au micro-onde pendant une minute pour le fondre et puis je l’ai mélangé avec les trucs dans le saladier en rajoutant une cuillère d’extrait de vanille et un peu de cannelle, et voilà! Mon mélange était un peu trop liquide, il ne faut pas que ça fasse une pâte lisse mais plutôt que ça soit un peu comme de la pâte brisée avant de mettre de l’eau…

Ensuite, j’ai épluché et coupé les pêches en morceaux et les ai mis dans un plat beurré. En fait, je vous conseille de prendre des pêches pas très mures, parce que là, les miennes étaient trop juteuses, et comme ma « pâte » était aussi un peu trop mouillée, ça a fait plutôt gratin de fruits au lieu de crumble.

J’ai mis la « pâte » sur les fruits et j’ai mis tout ça au four pendant 30 minutes sur, heu, 350 degrés, donc au 3/4, quoi. Pas trop chaud. En vérifiant de temps en temps que le dessus ne crammait pas.

Le résultat était au-dessus de mes attentes! Exquis! Délicieux tiède avec de la glace à la vanille, ou même froid du frigidaire, par ces temps caniculaires! Un peu liquide, donc pas super présentable, je dirais, mais je m’en fiche, j’avais pas l’intention de partager avec qui que ce soit ;) C’est peut-être dû au fait que j’ai pas fait très attention DU TOUT à mes proportions et qu’en plus j’ai mangé pas mal du mélange avant de le mettre sur les pêches parce qu’il était super bon (oui je sais, la farine pas cuite c’est pas digeste… mais c’était trop bon). Je suis allée voir chez Estelle et elle a une recette de crumble aux pommes… donc suivez sa recette, mais faites attention que les pommes sont moins juteuses que les pêches! Bref, Sosso et Calinette m’ont fait la gueule toute la soirée parce que je ne les ai pas laissées me manger la part du crumble que je me garde pour le p’tit dèj de demain! Et j’ai eu du mal à ne pas tout manger d’un coup, moi aussi, tellement c’était bon!

Bon d’accord, je sais pas faire cuire le riz et je rate même les salades de patates, mais qu’est-ce qu’il est bon mon crumble!! (J’aurais peut-être dû essayer de rajouter une courgette râpée dessus, ça aurait sûrement été encore meilleurs!)