Et oui, ladies and gentlemen, je suis officièlement au chomdu à partir d’aujourd’hui même et ce jusqu’à fin août! Les cours sont terminés, les élèves en plein examens, les derniers papiers en train d’être écrits, et les copies d’examens en train d’être corrigées. Aïe aïe aïe, on va se serrer la ceinture et le reste aussi! Je rappelle à tous ceux qui aimeraient soutenir l’effort de guerre qu’ils peuvent toujours participer à la survie de la race des miss lulu dans leur champ de maïs en cliquant sur la plaque de Floride dans le menu à droite, là où il est écrit « ouichlist. » Et pour ceux qui seraient ultra généreux et voudraient m’offrir le piano, je suis touchée, mais rappelez-vous qu’un piano ne se mange pas et ne me sera donc pas d’une grande utilité cet été… sauf pour la nourriture spirituelle, bien sûr!

L’avantage de ne plus avoir un sou c’est que ça me permettra de perdre un peu de poids avant mon prochain voyage en France… et comme ça je pourrai manger sans restrainte une fois en France, aux frais de … heu… la princessh, entre autre ;) L’inconvéniant de ce système, par contre, c’est qu’avec le cours (court? cour? coure?) du dollar, je ne vais rien pouvoir me rapporter dans mon champ de maïs comme petites provisions de chocolat et autres douceurs françaises! Dommage! Bref, on n’y est pas, et avec un peu de chance, d’ici là, l’économie américaine pourrait avoir le temps de se redresser et le dollar de reprendre du poil de la bête (je pourrais lui filer un peu de poils de mes p’tites bêtes, hein, si ça peut aider!).

Ce que je trouve ironique dans l’histoire, c’est que c’est pas parce que je ne vais pas recevoir de salaire pendant quatre mois que je vais en profiter pour me tourner les pouces, couper mes cheveux en quatre, mettre les points sur les i, faire la grasse matinée, couper la poire en deux, jeter de l’huile sur le feu, avoir les quatre fers en l’air, chercher midi à quatorze heures, pleurer comme une madeleine, monter sur mes grands chevaux, être une poule mouillée, tuer la poule aux oeufs d’or, mettre la charue avant les boeufs, finir en queue de poisson, me jeter dans la gueule du loup, voir rouge, casser du sucre sur votre dos, boire comme un trou, tourner autour du pot, et me dorer la pilule! Non non, ladies and gentlemen, cet été il faut que:

- je bosse à fond sur ma recherche,
- j’écrive deux articles et arrive à les faire publier,
- je prépare deux présentations de conférences,
- j’aille à ces deux conférences (dont une est dans le Wisconsin, chouette, je suis jamais allée dans le Ouiskonnsine!),
- je lise environ 150 bouquins et commence à écrire ma « dissertation » (au moins 80 pages),
- je m’occupe de l’association dont je suis présidente (budget, lettre semi-annuelle, journal, etc.),
- j’écrive et envoie deux « proposals » de conférences pour l’année prochaine,
- je refasse tout mon site internet qui « suck » comme on dit en anglais,
- je prépare deux nouveaux sites internet et tout le materiel pour les deux classes que je vais enseigner l’automne prochain,
- j’aille passer 2 semaines en France, et pendant ces 2 semaines, que je vois le viaduct de Millau, ma famille, et tous mes amis, mange dans au moins la moitié des restaus de Paris, et fasse baptiser mon filleul,
- j’aille dans le Michigan passer quelques jours avec ma soeur pour son anniversaire,
- j’apprenne à faire des ANOVAs, des regressions, des Chi squares, des Crombach alphas, et des factor analyses,
- je trouve des tas de participants (entre 500 et 700) pour ma big study de l’automne,
- je joue avec mes chatounnes chéries,
- je fasse plein de photos de Lafayette et les mette sur mon blog,
- je dorme, parce que c’est pas l’automne prochain que ça pourra se faire, ce genre de chose,
- je bronze… … au moins du dessus de mes mains et des bras, si j’ai de la chance!

Et tout ça pour PAS UN ROND! Un carré quand même peut-être? … de chocolat?