Voilà un post tout à fait inutile mais que j’ai envie d’écrire. Après tout, qui a dit qu’il fallait toujours écrire des choses intelligentes sur son blog?!

Commençons par le début du commencement. Il était une fois une miss lulu un peu conne sur les bords qui vivait dans un pays de fous xénophobes qui inventaient tous les jours des nouvelles lois pour emmerder les étranger qui osaient venir dans le pays pour y voler les jobs de bons américains. Or la miss lulu en question trouvait qu’il était plus important dans la vie de s’occuper de ses études et de ses chats et de son blog que de se casser les pieds avec la paperasserie et les xénophobes… et elle ne remarqua pas que son passeport allait bientôt expirer, le pauvre. Se souvenant à la dernière minute qu’il lui fallait une signature sur son permit d’étudiante pour pouvoir rentrer dans son pays de fous après ses vacances de Noël, miss lulu alla rendre visite au bureau des étudiants internationaux pour y demander la signature adéquate, et c’est là qu’on lui annonça la mort prochaine de son passeport et le fait qu’il lui en faudrait un nouveau pour pouvoir rentrer de vacances.

Notre chère tête de linotte (référence: la petite maison dans la prairie) décida donc de faire une demande de nouveau passeport… et se rendit vite compte qu’il fallait de 6 a 8 semaines pour recevoir le passeport en question! De plus, quand elle réussi à téléphoner (après moultes essais) au consulat français de Chicago où elle se croyait inscrite depuis deux ans, la gentille dadame lui annonça qu’elle n’était pas inscrite (merci consulat de San Francisco, bande d’incapables!) et qu’il lui fallait soit un extrait d’acte de naissance (ça traîne pas dans les tiroirs de miss lulu ce genre de chose) soit une carte d’identité française (et ça non plus!). La cerise sur le gâteau arriva quand la dadame expliqua à miss lulu que cette dernière devait aussi se rendre EN PERSONNE au consulat, qui, tout le monde le sait, se trouve à Chicago! Le rendez-vous fut pris pour vendredi à 11 heures et miss lulu se trouva forcée d’annuler tous ses cours ce jour-là et de se réveiller à 5 heures du matin! Elle téléphona ensuite toute paniquée à sa chère grand’mère pour lui demander d’aller lui trouver un extrait d’acte de naissance dans la mairie du 13ème à Paris et de la lui faxer le plus vite possible (impossible le 11 novembre, donc en toute urgence le 12, et vive le décalage horaire!).

La vie de miss lulu étant le bazar qu’on connaît, elle laissa chez elle à 7 heures du matin un chat mort de jalousie et un chat en train de vomir partout, et se grouilla d’aller chercher le fax envoyé par sa chère grand’mère avant de prendre l’autoroute pour Chicago. Or, il vous faut connaître miss lulu pour savoir qu’elle n’est JAMAIS en retard, et que donc elle avait prévu 1/2 pour chercher le fax, 3 heures de route (environ 200 kil.), et 1/2 heure pour se perdre dans Chicago… Après avoir trouvé le fax en 10 minutes, elle roula, roula, roula… et après une heure de route et alors qu’elle pensait qu’il était déjà 8 heures du matin tout en écoutant la radio, elle entendit l’annonceur annoncer qu’il était 7 heures du matin! Et oui, notre maline de miss lulu avait oublié que Chicago n’était plus à la même heure que son champs de maïs et elle venait de reculer d’une heure dans le passé! De plus, après avoir payé presque $5 de péage pour conduire sur une autoroute en traveaux et à une seule voie et en pleine « rush hour » (heure de pointe), et ne PAS s’être perdue dans Chicago, miss lulu se rendit compte que le trajet ne durait en fait que deux heures et demi! Voilà donc notre petite miss lulu un peu fatiguée et enervée d’être arrivée plus de DEUX heures en avance pour son rendez-vous!

Pas démoralisée pour un sou mais se pelant les miches et prête à s’envoler avec le vent de la « windy city, » miss lulu décida d’aller prendre un bon p’tit déj’ et se commanda une délicieuse omelette et des patates au four en attendant son rendez-vous. Elle savoura non seulement sa nourriture mais aussi le fait qu’elle était entourée de démocrates et de gens de toutes les races, couleurs, religions, et langues, ce qui la changeait fort de son champ de maïs! Puis, rassasiée, elle monta au 37ème étage (avec les oreilles qui faisaient clic clic et l’estomac qui se révoltait) et alla dire bonjour à la madame des passeports. Cette dernière, après avoir été acheter un café et fumer une cigarette s’occupa de notre pauvre miss lulu avec patience et un grand sourire, malgré le fait qu’il fallut quand même aller refaire des photos (ils en font 16 d’un coup, ici) et acheter des enveloppes spéciales à la poste du bloc d’en face pour se faire envoyer le nouveau passeport en express et un passeport provisoire au cas ou le premier n’arriverait pas à temps!!

En chantant avec ABBA à tue-tête et en passant cette fois par une autoroute gratuite et en très bon état, notre aventureuse de miss lulu rentra chez elle en à peine plus de deux heures, sans se perdre, sous un soleil radieux, complètement fauchée, parce que les passeports, les photos, les autoroutes, les enveloppes spéciales, les p’tits dèj’ à Chicago, et l’essence, c’est pas donné, mais heureuse! Elle se dit une fois de plus que son bled était vraiment moche et chiant, qu’elle était bien contente de ne pas voir ses élèves ce jour-là, qu’elle était vraiment folle d’avoir adopté un deuxième chat, qu’il faisait encore bien beau pour un jour de novembre et qu’il était étrange de ne pas encore avoir de neige (mais elle ne s’en plaignait pas DU TOUT!), qu’elle devrait quand même faire un peu plus attention à sa paperasserie de temps en temps, qu’elle l’avait échappé belle, que la dadame du consulat avait été bien gentille, qu’il fallait qu’elle apporte Soso à l’hôpital dès le lendemain matin, qu’elle avait une grand’mère en or, qu’il fallait absolument qu’elle s’achète un nouveau manteau d’hiver, que les camions du monde entier conduisaient vraiment comme des fous, que de manger une glace vanille-chocolat en hiver c’était archi cool, qu’elle aurait bien voulu rester un peu plus longtemps à Chicago, qu’elle adorait parler et chanter en anglais, et que la vie était décidemment bien belle!