Archives de octobre 2004


Once upon a time, il y avait des tas de gens vivants et des tas de gens morts, plein de crapauds et plein de grenouilles, sans oublier les sepents et les chauve-souris, et des tas d’autres bébêtes du genre baveux et gluant et puant. Nos amis les Americains, pas peureux pour un sou, comme l’histoire l’a souvent prouvé, ont décidé de faire contre mauvaise fortune bon gré et contre petite perte grand profit, et ont inventé Halloween. Je veux bien croire que les Irlandais ou autres européens avaient inventé ça avant, mais ça ne compte pas, leur Halloween c’était du pipi de chat à côté du succès médiatique et économique américain, et dans la vie, c’est à ça qu’on mesure le succès!

Voilà quelques images prises ces dernières semaines autour de mon champs de maïs. Et n’allez pas me dire que les Irlandais (ou les français, god forbid!) font mieux, je ne vous croirais pas!

Mes voisins ont cru bon de sortir tous les squelettes de leurs placards et des les enterrer publiquement dans leur jardin. Visiblement, le jardin n’était pas assez grand et ils cherchent à vendre leur dernier squelette, $40, TTC et cercueil inclu.

Les lapins, les champignons, et les écureuils ne voulant pas rester en rade ni gâcher la fête, ils ont aussi fait leur petit jardin décoré avec beaucoup de goût et de talents. Malheureusement, les leurs ayant été mourrus par des voitures cruelles ou des estomacs goulus, ils n’avaient pas de cadavres à enterrer et ont dû se contenter d’enterrer le souvenir fantômesque de leurs aimés.

Les araignées aussi ont fait du bon boulot. Je les ai vues, ça faisait bien trois semaines qu’elles bossaient sur ces toiles magnifiques où plus d’une mouche s’est laissée prendre, et ce soir elles avaient enfin fini leur chef-d’oeuvre!

Eh oui, quand on a vu la taille des toiles d’araignées qu’on tisse par ici, on ne peut s’étonner de la taille de la bête en question! C’est ça le transgénique mes amis, les pommes-de-terre sont plus grosses et les vaches donnent plus de lait, mais les araignées aussi, faut pas croire!

Non non, ceci n’est pas un paneau décoratif à accrocher à sa fenêtre! C’est un gâteau! Eh oui, pourquoi se priverait-on de l’occasion pour se goinfrer de calories dégueulasses, de sucres artificiels, et de couleurs douteuses?!

Quand je vous parlais d’araignées… Après leur dur labeur, elles ont droit elles aussi à une petite part de saccharose et de E565, enfin, soyez pas égoïstes!

Vous reprendrez bien un petit four?

Je n’ai pu résister à la tentation, un t-shirt qui brille dans le noir et qui exprime si bien mes pensées profondes, il me le fallait! J’ai trop honte pour vous montrer le reste des petites merveilles que je me suis achetées, les robes de princesses, la cape de dracula, le masque de ben laden, le casque de pompier, l’uniforme de docteur, la toge de césar, et la peau de léopard en faux poils de lapin.

Par contre, je n’ai pas honte de vous montrer les adorables petits fantômes qui ornent si délicatement l’entrée de mon immeuble depuis deux mois, avec leur charme sans pareil, leurs sourires accueuillants, et leur finesse pleine de tacte.

Once upon a time, il il avait une fête par mois sauf en août: janvier: le nouvel an et Presidents’ day, février: Valentine’s day, mars: saint Patrick’s day, Avril: Pâques, mai: la fête des mères, juin: la fête des pères et memorial day, juillet: la fête nationale, septembre: labor day, octobre: Halloween, novembre: Thanksgiving, décembre: Noël. Les magasins ont des étagères spéciales, on dit « seasonal, » qui changent tous les mois en prévision de la prochaine fête. Once upon a time, on attendait le lendemain d’une fête pour commencer les préparatifs de la fête suivante et les ventes d’objects, de décorations, et de bouffe pour la fête suivante. Mais les temps changent, braves gens, et depuis quelques temps, on n’attendait déjà plus que Thanksgiving soit passé pour sortir les pubs et le lavage de cerveau sur tout ce qu’il ne faut pas oublier d’acheter pour Noël… et depuis cette année, tenez-vous bien, on a réussi à ne même pas attendre que Halloween soit passé pour commencer les préparatifs de Noël. Non, mes amis, vous n’allez pas me croire, mais cette année si spéciale a vu naître un objet qui combine à la fois la qualité principale de Halloween (le orange) et la qualité principale de Noël (le sapin, bien sûr), avec LE SAPIN DE NOEL ORANGE! Mis dans nos vitrines dès le début du mois d’octobre! Moi, je prédis que dans deux ans, ils inventeront les sapins rouge-blanc-bleu pour les installer dans nos maisons et nos centres commerciaux dès le 4 juillet! Hah! Le monde est fou!

N’oubliez pas les potironades, qui vont rester ouvertes jusqu’à Thanksgiving (c’est le moment de la tarte à la citrouille, miam, allez voir les bonnes recettes déjà envoyées, et essayez-les!):

et puis aussi, allez donc voir les nouveaux messages par ici, et si vous n’y êtes pas, commencez par écrire un message pour quelqu’un que vous aimez :)

Merci à tous ceux qui ont envoyé quelque chose! Il reste de la place pour les autres :)

La « soul food » c’est de la bouffe qui n’est pas nécessairement bonne pour la santé mais qui est bonne pour l’âme. Le chocolat par exemple. Ca fait du bien, ça réconforte, ça redonne un peu le moral, ça réchauffe, ça fait du bien par où ça passe. Et chacun a ses « soul foods » personnels. C’est pas forcément non plus le genre de truc mauvais pour la santé dont on ne peut pas se passer et qu’on se sent coupable de manger. Par exemple, il y a une certaine sorte de soupe micro-onde taïlandaise qui est une « soul food » pour moi: c’est chaud, fait en 2 minutes, épicé, pas trop mauvais pour la santé, ça me remplit mais pas trop, j’ai mes petites traditions de boire le bouillon d’abord, de laisser les pâtes mijoter un peu plus longtemps, de manger en faisant slurp parce que personne regarde, de m’en fiche partout mais c’est pas grave parce que je suis en pyjama, et de faire tout ça en lisant un magazine de fringues qui me font rêver mais que je n’aurai jamais assez de pognon pour m’acheter. Voilà. Après une journée d’enfer, ça, ça me fait un bien fou, ça me relaxe, ça me rechauffe, ça me détend, ça me remplit l’estomac et tout le corps de réconfort et je peux ensuite passer une bonne soirée.

Il y a quelques jours, grâce à Estelle, j’ai découvert une nouvelle « soul food »: le riz au lait. Je crois qu’il y a une bonne raison pour ça: quand j’étais petite, 6 ou 7 ans peut-être, je suis allée à l’hôpital à Paris pendant un moment. Mes parents habitaient à l’époque en dehors de Paris alors ils ne pouvaient pas venir me rendre visite très souvent. Mes grands-parents, par contre, habitaient à Paris, et je me souviens de ma grand-mère m’apportant de la compote de pommes et du riz au lait régulièrement, et c’était tout ce que je voulais manger. Je me rappelle de très peu de choses, mais je revois encore cette table où plusieurs enfants mangeaient ensemble avec quelques infirmières, et un jour, il y avait des petits pots de pudding au chocolat ou quelque chose comme ça pour le dessert. Et moi, bien sûr, fille de paysans (à l’époque) qui cultivaient tout ce qu’ils mangeaient, qui n’avais mangé que du bio toute ma vie, qui avais l’habitude de voir où poussait ce que je mangeais, j’ai refusé de bouffer le pudding au chocolat. Et bien sûr, ça a fait un scandale, et l’infirmière n’arrivait pas à comprendre que je ne veuille pas de son pudding, et tous les enfants adoraient ça, et il faut bien manger pour retrouver une bonne santé, et blah blah blah… mais j’ai tenu bon. L’infirmière a fini par comprendre que je n’allais pas le bouffer, son truc, et elle l’a caché dans une de ses poches parce que c’était interdit de ne pas manger ce qu’on nous donnait.

Estelle, l’autre jour, a mis une recette de riz au lait sur son blog, et j’ai décidé de l’essayer parce que ça avait l’air bon… et en mangeant mes premiers essais pas assez cuits et trop sucrés (je ne me fais jamais de riz d’habitude et ça devait bien faire 15-20 ans que je n’avais plus mangé de ce dessert), j’ai ressenti un bien-être tout nouveau et très agréable, comme si j’étais de nouveau à la maison, comme si un petit bout de moi était redécouvert, comme si mon corps me disait « ah, enfin! » Depuis, je m’en fais souvent, de ce délice. J’ai simplifié la recette jusqu’à trouver exactement le goût que je recherchais du riz de ma grand-mère, et à chaque fois que je suis trop stressée, déprimée, énervée, ou fatiguée, je mange du riz au lait et je me sens mieux. Comme quoi, il en faut parfois peu pour me rendre heureuse :)

Ze prospectus est terminé… enfin, presque… de toutes les manière le mieux est l’ennemi du bien, non? … donc assez terminé pour qu’on en voit le bout… le bout du tunel, pas le bout du prospectus… enfin, lui auss on en voit le bout… en fait le tunel fait encore 240 kilomètres (et c’est sans compter les 684 pages de phonomerdologie que je dois encore lire) alors on en imagine tout juste le bout… bref… aussi assez bon (le prospectus, pas le tunel ni les 684 page ça c’est sûr!) pour qu’on choisisse une date pour la « défense » (soutenance, apprenez l’anglais, quoi, zut à la fin!) du prospectus en question… mais en fait c’est une vraie défense, si on y pense, parce que je dois démontrer que je sais dans quoi je me lance (ou harpon, je suis pas encore tout à fait au clair là-dessus) …malgré le fait que je n’ai en réalité aucune idée de ce dans quoi je me lance (je déclare le jour où ça arrive un jour de fête nationale et de repos bien mérité), dans un tunel en fait, mais ça c’est pas le problème (et je continue de prétendre qu’il n’y en a qu’un!), le problème c’est de prétendre…et de me défendre dents et ongles, bec et griffes, corps et âme, sang et tripes, devant mes quatre directeurs et sous-directeurs (qui sont aussi tous les quatre directeurs de quelque chose d’autre de très importants alors ils pensent qu’ils sont très importants eux aussi) de « dissertation » (thèse de doctorat, apprenez l’anglais, merde à la fin!)… ah ça pour disserter je vais disserter! pour tous ceux qui sont un tout petit peu perdus et qui voudraient prétendre qu’ils ne le sont pas, voilà des explications pas du tout explicatives mais très confusantes à souhait (ben ouais, quand je m’y mets, je peux être confusionnante à volonté et en un rien de temps!)…

BREF, dans 41 jour iz ze big déi, it iz vèèèèri skèèèèèri! voilà ze date fatidique et l’heure du jugement avant-dernier:

PS. Je vais rouvrir mon blog au public vers la mi-novembre, alors préparez-vous à venir poster par ici quand la fumée me sortira des oreilles et des trous de nez et du nombril, quand j’aurai fini toutes mes bouteilles de colorisants pour cacher mes cheveux blancs, quand j’aurai des cernes tellement grands que je pourrai les utiliser pour sauter à la corde, et quand je serai tellement surbookée et overvoltée que j’aurai oublié mon nom… BREF, ça sera à votre tour de poster ici :)

PPS. Je peux remettre des tas d’images sur ce blog paskeu je viens de recevoir 500MB de place de plus sur le serveur de Purdue simplement parce que je leur ai fait un grand sourire et que je suis trop cool… alors pour les petits malins qui avaient trouvé le nouveau blog que j’avais prévu d’ouvrir bientôt, ben c’est rapé, voilà, je reste encore ici pendant au moins 1 an, nananère :P

PPPS. Nan rien en fait, je voulais juste vous casser les pieds parce que je vous adooooooooooore, surtout ceux qui se donnent la peine de lire ça :)

Under the [-irative] parameter, material preceding the antepenult remains unmetrified; it thus is unexplained why the lexical stress in konzumàtor fails to emerge when suffixation places it beyond the antepenult. An otherwise unnecessary rule is required to remove this stress. If the Macedonian suppression of lexical stresses falling outside the main stress foot represents the norm, then we have evidence for the conflation mechanism over the [+/-irative] parameter. Proponents of the [+/-irative] parameter have rightly pointed to the fact that very little positive evidence has so far been found that would justify the hypothetical metrification of the pretonic string that is canceled by conflation. For example, segmental rules sensitive to stress seemm to fail to discriminate among the syllables composing the pretonic stress. The case for conflation would be strengthened considerably if such a situation could be demonstrated empirically. Attaching the V-P1 node as a subtree under C-P1 predicts that rules streading a V-P1 feature from one vowel to another across an intervening consonant will block when the consonant is specified for the relevant feature as a secondary but not as a primary articulation. Herzallah treats this process as spreading [dorsal] to a higher vowel; a later rule enhances the resultant back vowel by adding a labial articulator.

Vous y pigez quelque vous à ce charabia? MOI NON PLUS!! Et j’en ai MARRE de lire ces âneries!!!! J’en ai déjà marre après trois pages et il m’en reste 684 à lire!! Je sais pas qui va finir par passer par la fenêtre en premier: moi, ou le bouquin!

J’avais remarqué qu’il y a un cimetière de l’autre côté de la rue, chez moi, mais je n’avais jamais fait attention au fait que ses pierres tombales sont à l’européenne, c’est-à-dire pas plates et posées horizontalement sur le sol comme sur les tombes américaines. En me promenant un peu hier pour m’approvisionner des derniers rayons du soleil, j’ai fait plus attention que d’habitude à mes voisins et j’ai remarqué que c’est un cimetière Juif, absolument magnifique de quiétude et de douceur, et les noms des morts sont écrits en hébreux sur les tombes. Je voudrais être enterrée dans un cimetière aussi paisible et enchanteur que celui-ci un jour…

Voilà les feuilles sans sève
Qui tombent sur le gazon,
Voilà le vent qui s’élève
Et gémit dans le vallon,
Voilà l’errante hirondelle
Qui rase du bout de l’aile
L’eau dormante des marais,
Voilà l’enfant des chaumières
Qui glane sur les bruyères
Le bois tombé des forêts.

Brassens en musique sur un poème de Lamartine. Il arrive presqu’à me faire aimer la poésie française le ch’napan!


Nell’ampia luce,
Nell’ampio cielo,
voci di mare,
onde di gioia.
Vento.

Mouaaaaaaaahahahahahahahahahah! Nan, je pleure, là, en fait! Déjà que c’est difficile de dire que le PEUPLE américain vote pour ses présidents, avec leur système bizarroïde, mais ils en rajoutent encore depuis 4 ans: maintenant, non seulement ce n’est plus le pleuple, non seulement ce n’est plus les grands électeurs, mais maintenant c’est LES COURS DE JUSTICE(S) qui décident de qui sera le prochain président! Si ces éléctions n’étaient pas aussi importantes, je rigolerais bien… Je me demande ce que diraient Veuve Tarquine et Eolas de ça:

The ballots have yet to be counted, much less recounted. But attorneys for President Bush (news – web sites) and John F. Kerry are already engaged in an intense legal battle for the presidency that could once again give the courts a say in who is declared the winner. With less than two weeks to go before Election Day, an unprecedented number of lawsuits challenging basic election rules are pending in many of the battleground states. Both sides are in the final stages of training thousands of lawyers who will descend on the polls on Nov. 2 to watch for voter fraud or intimidation…. « Bush v. Gore really let the genie out of the bottle, » said Richard L. Hasen, an election law professor at Loyola Law School in Los Angeles. « Election law has become just another part of the political strategy of the parties…. Nationwide, the Democrats plan to have more than 10,000 lawyers standing by at the polls in battleground states to identify and address voting problems, particularly in the heavily minority precincts that saw a disproportionate number of ballots discarded in 2000. Republicans say they will have lawyers covering 30,000 precincts who will be prepared to challenge at the polls the eligibility of voters whose registrations seem suspect….

En gros, ça raconte que les votes n’ont pas encore été comptés ni recomptés (mais certains états ont déjà commencé à voter) que les avocats du buisson maudit et de Kerry sont déjà en train de se tapper dessus pour savoir qui va gagner et pour vérifier que tout les gens qui n’ont pas le droit de voter ne votent pas et que ceux qui ont le droit de voter le fassent « bien. » En fin de compte, visiblement, ça sera encore une fois la justice qui va décider de qui sera le prochain président, puisque les deux candidats se préparent aussi déjà à poursuivre l’autre en justice dans le cas où ils perdraient. En plus, tous les états n’ont pas les mêmes régulations pour qui peut voter (attention, les gens en prison ne peuvent pas voter!), comment, quand, et où, alors c’est le bazar total. Bien pire que la dernière fois.

En plus: certains bulletins de vote en papier n’ont même pas le nom de Kerry dessus, et quand on vote par ordinateur, on n’a ni une confirmation du nom pour lequel on a voté, ni un reçu qu’on a bien voté et pour qui!! Je n’ai qu’un mot à dire à ces politiciens pourris: MINABLE!

Liste inspirée par celle de Jun.

1. monter tout en haut d’une montagne: le Mont Blanc, entre autre
2. nager avec des dauphins: en Floride, il y a 5 ans
3. tenir une tarentule dans ma main: pfff, plusieurs fois!
4. prendre un bain aux chandelles avec quelqu’un: très agréable :)
5. dire « je t’aime » et le penser vraiment: toujours!
6. essayer de tenir un arbre dans mes bras: en Californie, dans la Redwood forest, et comme je n’y arrivais pas, je suis finalement entrée dans l’arbre en question… à l’intérieur de l’arbre, si si!
7. faire un striptease: heu… oui… mais pas pour n’importe qui, hein!
8. visiter Paris: haha, j’y suis née!
9. être sur un bateau pendant une grosse tempête: et mon dinner n’est pas resté longtemps dans mon estomac ce soir-là…
10. voir une aurore boréale: une fois, depuis un avion au-dessus du Groënland
11. aller à un match de foot: de football américain, oui, de basket, aussi, et de cricket… mais jamais de foot
12. faire germer des pépins de citrons et voir un petit arbre pousser: un avocat, aussi, et plein de plantes bizarres
13. dormir dehors sous les étoiles: le camping, ça va, mais c’est pas mon sport favorit. Regarder les étoiles, par contre, j’adore!
14. changer les couches d’un bébé: mon ptit frangin, ça c’est sûr, même qu’il aimait bien faire pipi dès qu’il avait les fesses à l’air…
15. vomir parce que j’ai trop bu: seulement deux fois dans ma vie, c’est un record, non?
16. donner plus que je devrais à l’UNESCO: oui, et aussi à ma radio publique ici
17. faire virer quelqu’un: une fois, un de mes élèves, voir numéro 80
18. rigoler comme une folle au moment où il faudrait vraiment pas: moi? non… huhuh
19. faire un pari et gagner: une fois, sur une course de F1
20. prétendre que je suis malade et rester à la maison au lieu d’aller en classe ou au boulot: alors ça, moi je ne le fais JAMAIS! ;)
21. proposer à un mec que je ne connais ni d’Eve ni d’Adam de sortir avec moi: une fois, et je lui ai dit qu’il ne devrait pas rater l’occasion de vivre une expérience unique qu’il pourrait raconter à ses petits-enfants plus tard! Il l’a fait!
22. faire des batailles de boules de neige: quelques unes, oui
23. crier le plus fort possible: et pas qu’une fois!
24. tenir un bébé animal: des poussins, des lapins, des chèvres, et des tas d’autres animaux j’en suis sûre
25. aller à un sauna et ensuite se rouler dans la neige: une fois, en Finlande
26. parler avec un accent français terrible exprès: à chaque fois que quelqu’un me casse les pieds
27. être parfaitement heureuse pendant un instant: ça arrive
28. aimer mon boulot entièrement: ça arrive…
29. avoir assez d’argent pour être heureuse et bien vivre: ben oui, en général oui
30. avoir des amis géniaux: des tas et des tas!
31. boire, fumer (pas que des cigarettes), et prétendre être quelqu’un d’autre que moi dans un pays étranger: no comment
32. voir des baleines: avec jojo pas loin de New York
33. voler un paneau de circulation: mes parents, pas moi, moi j’ai juste volé un cône orange un jour
34. me ballader à travers l’Europe: ça oui, à travers la Scandinavie, la Finlande, les Pays Bas, l’Allemagne… mais pas assez
35. partir à l’improviste pour un grand voyage pas du tout planifié: voir numéro 20 et faire un grand voyage de Noël Salt Lake City-San Francisco-Los Angeles-Las Vegas-Salt Lake City avec mon ex
36. recevoir un premier prix: une fois, pour un papier débile qu’on m’avait forcé à entrer dans la compétition
37. visiter la Grèce: il y a 6 ans de ça
38. tirer ou pousser le poids de mon corps à la gym: il y a deux ans, j’y arrivais. Plus maintenant…
39. me promener sous la pluie: j’adore!
40. voir un film dans un « drive-in »: deux fois, je crois, mais c’était un peu nul
41. faire quelque chose que je ne devrais pas faire et ne pas le regretter: souvent :)
42. passer une nuit en plein jour en Laponie: mémorable!
43. faire l’amour dans une baignoire: ben…
44. visiter des ruines anciennes: Grèce, Italie, France, Suisse, et même des mines fantômes aux Etats Unis!
45. me marier: presque, deux fois
46. aimer quelqu’un qu’il n’aurait pas fallu aimer: ah ça…
47. être dans un film: pas que je sache, mais par contre j’ai eu ma photo dans le journal au moins trois fois
48. avoir une addiction à une drogue dure: la morphine, et c’est pas drôle d’arrêter! le chocolat, aussi
49. faire du théâtre: plusieurs fois, en anglais, en français, en italien, au piano
50. faire un concert publique: les auditions de piano pendant 10 ans ça compte?
51. manger du requin: une fois dans un avion, ça goûte comme le poulet!
52. avoir une « one-night stand »: heu…
53. visiter la Thaïlande: ah ben ça non
54. faire une « cruise » au Bahamas: voir numéro 9
55. parler couramment plus d’une langue: bof, à part l’anglais, j’ai du mal
56. commencer une vraie bagarre en essayant de défendre quelqu’un: les pommes-de-terre en robe-des-champs ont volé ce soir-là…
57. écrire un chèque sans provision: hummm….
58. élever des enfants: ben ouais, mes frangins, un peu, et c’est pas une réussite ;)
59. écrire à un sénateur: ouaip, même que j’ai dit que j’étais une bonne citoyenne américaine et c’est pour ça que je me faisais un devoir de lui écrire. Je sais plus pourquoi, par contre
60. déménager dans un nouveau pays parce que j’en avais marre de là où j’étais: moi?
61. traverser le Golden Gate Bridge à San Francisco à pied: nan, mais en voiture plusieurs fois et par tous les temps
62. chanter à tue-tête dans ma voiture sans m’arrêter quand les gens me regardent: huhuh, et avec la fenêtre ouverte
63. faillir mourir: deux fois
64. écrire un article pour un journal professionnel très sérieux: oui, et ne pas me faire rejeter!
65. piloter un avion: deux fois aux commandes d’un 747 ou 777, changer l’avion de cap, atterrir et décoller dans le cockpit, oui… mais toujours avec le vrai pilote à côté, hein
66. tenir et caresser un cafard: un très gros, en plus, et qui sifflait
67. briser le coeur de quelqu’un: une fois, oui j’ai honte
68. me faire renvoyer de mon université: heu…
69. me casser un os: non, mais par contre m’en faire couper deux, ça oui, un fémur et un métacarpe (ou tarse?)
70. rouler en moto: j’adore!
71. conduire à plus de 180 kil/heure: je crois que c’est mon record, en Allemagne, en Clio…
72. tirer au pistolet ou au fusil: les deux, j’adore!
73. dormir non-stop pendant le décollage, tout le vol, et l’attérissage: retour en Europe en décembre 1996… crevée…
74. manger du sushi: pfff quelle question!
75. adopter un chat trouvé dans la rue: ma p’tite Calinette!
76. recevoir un prix de « prof super bon »: aujourd’hui même
77. avoir une relation romantique et « saine » pendant plus de 6 mois: deux fois dans ma vie
78. réussir à faire changer d’avis quelqu’un sur un sujet très important: une fois
79. faire des études avancées: haha
80. recevoir des lettre d’insultes d’un élève: une fois, pas drôle!
81. voir quelqu’un que j’aimais beaucoup en train de mourir: une fois… trop triste
82. décider de refaire mon éducation et choisir de lire des auteurs classiques que tout le monde a lus: souvent
83. essayer de devenir une artiste: plusieurs fois sans succès
84. entendre un inconnu citer mon nom et ma recherche lors d’une conférence: une fois, et c’était bien agréable :)
85. m’excuser auprès de quelqu’un des années après avoir commit le crime: hum…
86. avoir été élue à un poste important: bof, juste « web-manager » d’une association professionnelle, mais peut-être vice-présidente l’année prochaine!
87. mentir à la police: huhu, et aux douaniers aussi de temps en temps…
88. apprendre un language informatique toute seule: html, css, pas encore php mais bientôt, dès que je suis à la retraite!
89. posséder deux voitures en même temps: oui, mais pas dans le même pays
90. me teindre les cheveux: en rouge, en violet, et j’espère un jour en vert ou en bleu
91. rendre visite à un homme rencontré sur internet: haha! et même faire 4′000 kil pour cette visite!
92. tomber amoureuse d’un de mes élèves: heu…
93. penser écrire un livre: oui, il paraît que je devrais, mais il me faudrait un nègre
94. gagner à Las Vegas: $50 une fois
95. lire 100 ans de solitude de Marquez: eh oui
96. prendre des cours de cuisine française: nan, mais c’est mon rêve, alors si quelqu’un veut m’offrir ça l’été prochain…
97. vouloir me laisser mourir de faim: après le numéro 68
98. avoir un accident de voiture: avec un vélo, une fois, pas de ma faute mais traumatisant quand’même!
99. avoir confiance en mon futur: heu… si si, ça arrive…
100. écrire des listes débiles: trop souvent :D

lenin.gif Ma copine Brita vient d’Allemagne de l’est. Pas d’Allemagne. D’Allemagne de l’est! Elle raconte comment elle a changé d’argent 3 fois dans sa vie: du mark est-allemand elle est passée au mark allemand-tout-court, puis à l’euro, puis au dollars… et bientôt une quatrième fois, puisqu’elle va aller vivre au Mexique quand elle aura fini son PhD. Elle raconte comment elle a reçu un petit foulard bleu quand elle est devenue une pionnière socialiste, puis comment elle l’a échangé quelques années plus tard contre un foulard rouge qu’elle nous a montré hier soir. Et puis elle raconte les manifestations du lundi à Leipzig, les familles séparées, la Stasi, les voitures pourries qu’il fallait attendre pendant parfois 10 ans, le petit salut qu’il fallait faire au début des cours à l’école, les camps de vacances pour les enfants… On a regardé Good Bye Lenin hier soir, et elle a dit que l’histoire de ce film était une partie d’elle-même, de qui elle était, de son passé qui paraissait à la fois déjà si loin et pourtant encore si proche, l’histoire du monde dans lequel elle avait grandi. Un monde qui a maintenant disparu. Elle ne riait pas aux mêmes endroits que nous, en regardant le film, et je suis sûre qu’elle avait des larmes aux yeux à certains moments, pour des choses qui nous ont totallement échappées et qu’on ne pourrait même pas comprendre. Moi, je l’écoutais raconter toute une partie de sa vie qui n’existe plus que dans les livres d’histoire, les films, et quelques photos, et je pensais à ce que tout ce passé représentait pour moi et pour elle.

Le temps passe, le monde change. La vie de mes grands’parents qui vivent à Paris depuis très longtemps s’envole, se transforme lentement, et se métamorphose chaque jour en quelque chose de nouveau, même s’ils sont toujours à Paris… Ma vie d’il y a 10 ans a aussi disparu et ne reviendra jamais, même si je retourne vivre en Suisse. Mon arrière-grand’mère est morte lors de la canicule. Mais ces changements dans nos vies, même s’ils sont parfois importants et souvent difficiles, sont rarement aussi dramatiques que les changements qu’a vécus Brita. Son pays n’existe plus! Rien que ça, déjà, je trouve ça difficile à imaginer! J’ai quitté la France pour la Suisse et j’ai quitté la Suisse pour les Etats Unis, mais quand je pense « Suisse » je sais toujours ce que ce mot représente pour moi: ma famille, les montagnes, les vignobles au-dessus du lac, l’accent, le chocolat, le château de Chillon, la panosse, le franc suisse, les radars de vitesse autour de Genève, la Migros, le petit centre ville piéton de Morges, mes amis, le papet vaudois, les salles de cinéma hors de prix, des noms comme Flavio Cotti ou Henri Dès, les votations tous les week-ends, le Suisse allemand, les trains directes avec arrêts… Même si ma copine Katie a eu un bébé il y a quatre ans et que ma copine Sarah s’est mariée, même si un ou deux crétins sont arrivés au pouvoir il y a peu de temps, même si le prix de la raclette a un peu augmenté en 10 ans, je sais que je retrouverais ma petite Suisse bien-aimée en quelques heures s’il m’en prennait soudain l’envie. Quinze ans de mon histoire ne se sont pas envolés.

Parfois j’ai l’impression que je ne sais pas vraiment qui je suis. Un peu française un peu suisse un peu américaine un peu italienne un peu timide un peu folle un peu rigolotte un peu sérieuse un peu déprimée un peu heureuse… Et comme le dirait JJG, j’ai laissé des petits bouts de moi au creux de chaque pas… Ma famille connait la fille, la petite-fille, la soeur, la nièce. Mes élèves connaissent la prof et la sérieuse. Mes amis connaissent la râleuse et la rigoleuse. Mes profs connaissent l’élève et la papoteuse. Mon chat connait la joueuse, la bizouteuse, la dormeuse, et la rêveuse. J’ai quitté mon passé, oublié mon enfance dans un coin dont je ne veux plus me souvenir, et mon futur est plus qu’incertain. Ma vie est éclatée, je ne suis plus une mais plusieurs, mes mondes se réinventent chaque matin. Mais quand je sens le petit nez de Calinette sur mes joues à mon réveil et que j’ouvre les yeux au doux bruit de la pluie, je sais que mon histoire m’a suivie, que mon monde est à sa place, que mon moi est complet. Et que j’ai de la chance.

mais nan, j’essaye pas de t’empoisonner à tout prix… ;)

N’oubliez pas

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L’autre jour j’ai regardé deux films: Tea with Mussolini, qui se passe à Florence, et Dangerous beauty, qui se passe à Venise… et je me disais que je devrais vraiment aller rendre visite à jojo, qui habite tout près de Venise, la petite veinarde! Et puis je me suis aussi dit que je devrais passer par la Suisse, pour rendre visite à mon armoire à glace de frangin chéri, qui, je vous le parie, va devenir le prochain secrétaire général à l’ONU et la prochaine star mondiale de haubois! Et bien sûr, il faut aussi qu’en passant j’aille embrasser ma petite folle de soeur qui habite dans le Michigan… Si vous connaissiez tout ce beau monde, vous remarqueriez combien ma famille est chouette et comprendriez pourquoi elle me manque tellement!!

Ils sont tous un peu bizarres, mes frangines et mon frangin, c’est sûr, mais bon moi aussi… et je les aime super-vachement-archi-et-encore-plus-que-ça! Jojo (avec les lunettes sur la photo) me cause tous les matins sur internet, parfois avec la caméra, me raconte sa vie, me fait rigoler, me redonne du courage dans les moments difficiles, sait toujours ce que je pense de la vie et de ses aventures, et comprend toujours exactement ce que je ressens; une journée sans commencer par lui causer serait comme une journée sans soleil! Anaïs (devant à droite sur la photo) me téléphone de temps en temps et me raconte la vie de ses élèves, ses chats, son mari, ses voyages, et elle me fait rêver… et puis je sais que si jamais j’en ai marre de ma vie ici je peux toujours m’en échapper et tout oublier le temps de passer quelques jours chez elle, où elle m’emmenera dans des supers bons restaurants, voir des films marrants ou des concerts ‘achement cools, faire la fête avec des copains, ou acheter plein de bouffe super bonne et des tas de fringues inutiles. Nils, lui, c’est mon petit frère chéri et préféré! Il est né quand j’avais 11 ans alors je l’ai vu grandir et devenir un homme fort charmant, gallant (les soeurs l’ont bien élevé!), intelligent, intéressant, drôle, et qui peut me causer d’une façon passionnante et pendant des heures de politique, de musique, ou de n’importe quoi, et me faire aimer la vie de nouveau; quand je veux savoir quelque chose, je sais qu’il aura toujours la réponse et le mot pour rire!

Qu’est-ce que j’les aime ces trois-là! Ma vie serait tellement vide, triste, et ennuyeuse sans eux! Si vous les rencontrez, faites-leurs un gros bisou de ma part et puis surtout, papotez un moment avec eux, votre vie sera meilleure de les avoir connus un peu :)

XXX est la premier « drive thru » de West Lafayette, le premier restaurant de Purdue, et l’endroit favorit des « alumni » (anciens élèves). C’était d’abord un tout petit truc, puis c’est devenu de plus en plus grand… et maintenant il n’y a plus de drive thru, mais c’est ouvert 24/24 et la bouffe n’y est pas trop mauvaise… alors je suis allée y faire un tour juste pour voir, parce que CA c’est de la culture!

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On s’asseoit à un bar qui fait le tour de la salle… c’est très convivial! On voit les cuisiniers faire la bouffe devant nous, on cause avec les serveuses et son voisin, on lit le journal du jour, on rigole avec les copains, on étudie ses bouquins, et surtout, on « enjoy » le moment!

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Sur tous les murs, il y a des photos de footballeurs de Purdue, d’anciens élèves, de gens célèbres qui sont venus manger ici, avec leurs signature, bien sûr.

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Il y a les gros mangeurs, les p’tits mangeurs, les solitaires, les familles, ceux qui viennent essayer avant de quitter Purdue, les copains, ceux qui n’ont pas dormi de la nuit pour mieux étudier, les habitués, ceux qui en font une tradition, ceux dont c’est le seul repas de la journée, les flemmards, les passionés de culture, les vieux, les jeunes, les fumeurs, les non-fumeurs, les pro-bush, les pro-kerry, les pro-football, les gens célèbres, les riches, les pauvres, et surtout plein de gens très bizarres, qui viennent y manger à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit!

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Il y a surtout les TRADITIONS qui se gardent, et le feeling du « bon vieux temps » qui se retrouve ici!

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Le café-jus-de-chausette typiquement américain et l’eau pleine de glaçon sont à volonté. J’adore!

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Le menu, offert 24/24, propose des steaks, des hamburgers, des gauffres, des omelettes, des « hashbrowns » (pommes-de-terres grillées que j’adore), des milk-shakes, des « mashed-potatoes » (purée de p-d-t), des « pancakes » (sortes de grosses crêpes épaisses sur lesquelles on met du sirop d’érable), des oeufs, du bacon, et des « biscuits » (sortes de petits pains farineux qui accompagnent les steaks et les mashed potatoes.

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Cette fois-ci, j’ai pris une « waffle » avec des « pecans » dedans: miam! Avec un peu de beurre et plein de sirop d’érable, c’est divin! Et Ennnnnorme!

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Cet endroit est comme tout, ici: un peu vieillot, un peu moderne, un peu marrant, un peu mauvais goût, un peu mauvais pour la santé, un peu traditionellement délicieux… mais surtout un endroit à ne pas manquer d’aller au moins une fois dans sa vie pour avoir l’exprérience du Purdue profond, moyen, et tellement typiquement américain!

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Je viens enfin d’avoir une PETITE réponse à ma GRANDE question!

La question était: étant donné que je reçois une moyene de 193 visites uniques par jour sur mon blog, que je connais environ 30 personnes (de nom, au moins), et qu’il y a entre 5 et 30 commentaires sur mes posts chaque jour, QUI SONT LES 163 VISITEURS QUI PASSENT CHAQUE JOUR SUR MON BLOG SANS LAISSER DE TRACE autre que leur IP number (et encore, pas toujours!)??? (d’ailleurs, je n’ai toujours pas trouvé QUI est ce fameux visiteur suédois, et maintenant j’ai un nouveau visiteur mystère qui vient de unh.edu (university of new hampshire) et qui passe SOUVENT par ici sans laisser de commentaires).

La petite réponse à ma question est: l’un de ces visiteurs mystères est la maman de magabe :) ben oui, j’ai rencontré la célèbre magabe de san francisco, hier soir, et c’était super! On a causé pendant presque 4 heures, de football, de France, bière, de cornlands, de politique, de Purdue, de boulot, de fraternités, de blogs, de voyages, de VOUS, de saut en parachute, et de tas d’autres trucs super chouettes!! Et magabe m’a dit que sa maman, qui vit dans mon cornland (à une heure de chez moi), aime bien lire mon blog. Le mystère est presque résolu… il ne me reste plus que 162 personnes à démasquer!

Alors merci à la maman de magabe pour ses visites, et comme pour les autres 162 personnes qui sont timides, je dis « don’t be shy and say hello » :)

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Huhu, j’aime bien cette photo de nous deux hier soir parce qu’il faisait super froid et on voit bien qu’on claquait des dents ;)

Bonjour tout le monde

Je profite du site de miss lulu pour demander a tous ceux d’entre vous qui parlent des langues etrangeres si vous connaissez une langue qui:

- n’est de la meme famille que ni l’espagnol ni l’anglais
- ou les adjectifs viennent APRES le nom (ex: une voiture VERTE)
- est parlee assez frequement aux USA (disont que quand je trouve la langue qui marche, faut que j’interview des tas de personnes qui parlent cette langue, et que donc si je connais personne qui la parle, ca va pas etre tres utile).

Des idees?

En anglais, il y a une expression que j’utilise souvent: I’ve lost it! Ca veut dire à peut près que I’ve lost my mind, j’ai perdu la tête ou plutôt j’ai pêté un plomb, en gros. On peut aussi dire « I’m losing it » ce qui veut dire je suis en train de pêter un plomb, ou bien « I’m gonna lose it » qui veut dire je vais bientôt pêter un plomb… comme on dit en anglais, you get the idea.

Ben oui, donc je suis trop stressée ces temps-ci, il faut que je dépense, que je me dépense, que je fasse une folie… une GROSSE folie! Alors le choix est entre acheter la voiture de mes rêves ou partir au Canada. La voiture dure plus longtemps mais je vois d’ici les PV que je vais me payer… Ah là là… Comme quoi même les fous ont parfois des choix difficiles à faire!

N’oubliez pas:

et:

La page de réponses est active! Merci à tous ceux qui ont participé… il y a encore beaucoup de place pour les autres :)

Georges Brassens
Chanson pour l’Auvergnat

Elle est à toi cette chanson
Toi l’Auvergnat qui sans façon
M’as donné quatre bouts de bois
Quand dans ma vie il faisait froid
Toi qui m’as donné du feu quand
Les croquantes et les croquants
Tous les gens bien intentionnés
M’avaient fermé la porte au nez
Ce n’était rien qu’un feu de bois
Mais il m’avait chauffé le corps
Et dans mon âme il brûle encore
A la manièr’ d’un feu de joie

Toi l’Auvergnat quand tu mourras
Quand le croqu’mort t’emportera
Qu’il te conduise à travers ciel
Au père éternel

Elle est à toi cette chanson
Toi l’hôtesse qui sans façon
M’as donné quatre bouts de pain
Quand dans ma vie il faisait faim
Toi qui m’ouvris ta huche quand
Les croquantes et les croquants
Tous les gens bien intentionnés
S’amusaient à me voir jeûner
Ce n’était rien qu’un peu de pain
Mais il m’avait chauffé le corps
Et dans mon âme il brûle encore
A la manièr’ d’un grand festin

Toi l’hôtesse quand tu mourras
Quand le croqu’mort t’emportera
Qu’il te conduise à travers ciel
Au père éternel

Elle est à toi cette chanson
Toi l’étranger qui sans façon
D’un air malheureux m’as souri
Lorsque les gendarmes m’ont pris
Toi qui n’as pas applaudi quand
Les croquantes et les croquants
Tous les gens bien intentionnés
Riaient de me voir emmener
Ce n’était rien qu’un peu de miel
Mais il m’avait chauffé le corps
Et dans mon âme il brûle encore
A la manièr’ d’un grand soleil

Toi l’étranger quand tu mourras
Quand le croqu’mort t’emportera
Qu’il te conduise à travers ciel
Au père éternel

Je dois avouer quelque chose: je suis complètement déprimée par la mort de Christopher Reeve! Pas à cause de Superman, que je n’ai jamais vu, ni même à cause de Somewhere in Time, que j’ai trouvé un peu cucu… mais parce qu’il représentait un espoir pour moi et des milliers d’autres personnes et là je n’ai plus d’espoir.

Dès que j’ai appris sa mort (grâce à La Miss, merci, ici on n’en parle pas beaucoup, il était trop pro-Kerry et pro-stem-cell research, et donc trop anti buisson maudit pour qu’on parle beaucoup de lui), je suis allée sur Google pour essayer de trouver des détails sur sa mort… et le premier site internet j’ai trouvé était assez horrible: le mec parlait de Reeve comme d’un vrai conard qui n’avait jamais rien fait pour les handicapés avant d’avoir eu lui-même un accident, et qui avait la vie facile grâce à tout le pognon qu’il avait contrairement à tous les handicapés « normaux » qui n’avaient pas un sou.

Je voudrais répondre à ces commentaires insultants: d’abord, je ne sais pas ce que cette personne fait pour les handicapés, mais sur sa page, il n’y avait aucun lien vers une fondation d’aide pour qui que ce soit, donc c’est facile de critiquer les autres sans se bouger le cul. Et puis je ne sais pas ce qu’il faisait de son argent avant son accident, mais d’après ce que j’ai lu, il ne le donnait peut-être pas aux handicapés mais il ne le gâchait pas non plus! Ensuite, c’est très facile de dire que Reeve faisait avancer la recherche pour son propre bénéfice, mais il n’avait pas besoin de le faire pour le monde entier en même temps. Il aurait pu garder son pognon et « se la couler douce » sans en faire profiter qui que ce soit d’autre. Mais il ne l’a pas fait. Il n’avait pas besoin de se battre pour faire avancer la recherche, il n’avait pas besoin d’apparaître en public pour des « fundraisers » dans tous les coins du pays, il n’avait pas besoin de donner son soutient à Kerry. Mais il l’a fait.

Et la dernière chose que je voudrais dire, et la plus importante en ce qui me concerne, c’est que Reeve AVAIT l’argent pour faire avancer la recherche, alors que des gens comme moi n’avons pas un sou et ne feront jamais avancer quoi que ce soit. Même en imaginant que Reeve était un parfait conard et avait des intentions égoïstes, le fait est que grâce à lui, la recherche pour les gens paralysés a beaucoup avancé. Et à chaque fois que j’étais déprimée à propos de mes problèmes, je me disais « heureusement qu’il y a quelqu’un qui se bat pour moi et qui a les moyens de se battre efficacement! » Quand il disait « un jour je remarcherai, » moi je le croyais. Même si parfois je me disais « ouais mais c’est salaud, toi tu peux te le payer mais pas monsieur et madame tout le monde, » je savais aussi que si un jour il remarchait, ça serait quand même un espoir extraordinaire pour tous les autres paralysés, même si il faudrait patienter un peu. Voilà. Je suis absolument et profondément triste de sa mort.

La seule chose qui me retient de pleurer, c’est qu’au moins il ne souffre plus. Je l’admire d’avoir tenu si longtemps et avec le sourire en plus, et la force de se battre. Il était peut-être riche, mais il était quand même toujours tétraplégique, et ça, ça devait pas être drole tous les jours. J’espère aussi que sa mort fera parler de lui et de son combat pour les handicapés qui ont désespérément besoin de la stem-cell research, et peut-être que cela donnera quelques votes de plus à Kerry. J’espère. … Et zut voilà je pleure…

Where does reality begin and political rhetoric end? Hopefully in a few weeks when all americans will have the opportunity to decide on a new president. Sure there’s been a lot of mud slinging of late between the Bush and Kerry camps but there’s one undeniable fact here, and that is that John F. Kerry will be the next President of our United States.

Some of you may be confused with my optimism. You may be asking yourself how can he be so sure Kerry will win when George Bush seems like such a fan favorite of the american people. It’s simple….Americans love the knight in shinning armor. They love their John Wayne’s and Rambo’s and Terminator’s, etc. George Bush became all of those on September 11, 2001. At the time he gave America what they wanted, a hero that rides into town and saves the day. The only problem here is that when the proverbial dust settled, the town was still ablaze and in shambles with the hero ruling the roost! The hero has turned against those that raised him high.

Let’s not forget that in the last election George Bush did not win the popular vote, Al Gore did. Remember that nightmare of a voting problem the Florida residents faced with the ballot sheets? In Florida, whose governor is Jeb Bush, George Bush’s brother? It’s a fact of today’s world that America is a capitalistic society and in a capitalistic society the rich get richer and the poor get poorer. George Bush has solidified that old adage by ignoring the domestic problems americans are facing here in this country to forge away his own little family piece of misguided history in Iraq. To try to finish what his father could not in the gulf war.

Americans are saddled with a trillion dollar deficit, out of control health costs, borders that aren’t protected and a unhealty dependance on foreign oil. A dependance that has adversely dictated the foreign policy of this great country abroad for too many years.

Americans may be blind at times but they are not stupid. They are starting to realize the precarious predicament we are in the middle east and at home. We are not disliked as a people, we are disliked for our lifestyle. For our over consumption of every viable commodity imported and exported. For our meddling in other countries business where we try to force feed democracy on every country that differs from ours. For our media crazed appetite for pulp fiction. But, these are just habits. The true qualities of americans can be found in our hearts, our souls. Where we care for others, the environment, in what’s right!

Don’t let the TV ads and media fool you when it comes to who this country wants for their next president. Truth and justice comes with a price and that price will be paid by John F. Kerry.

Cheers,
Billy Boy

Pendant le printemps et l’été 2002, juste avant de partir pour mon cornland, j’ai bossé pour la dernière fois dans ma super école en Utah. C’est une école où des adultes et jeunes adultes du monde entier viennent apprendre l’anglais pour pouvoir ensuite aller à l’université ici ou pour avoir un meilleur salaire dans leur pays, par exemple. Les élèves sont placés dans des groupes de 10-20 personnes et ont 4 cours ensemble par jour: writing, reading, grammar, et listening/speaking. Ceux qui ne parlent pas très bien anglais (niveaux 1 et 2) sont en général des élèves super sympas et avides d’apprendre. Les élèves les plus avancés (niveau 5) sont souvent difficiles parce qu’ils pensent déjà tout savoir et peuvent parler assez bien pour raler et être chiants avec leurs profs.

Donc cet été-là, je devais enseigner deux classes: une de writing et une de reading, toutes les deux avec le même groupe d’élèves de niveau 5! J’avais un peu peur, bien sûr, surtout que je n’avais jamais enseigné writing auparavant et que j’avais un grand groupe de 18 élèves! M. enseignait la grammaire à ces mêmes élèves, et K. leur enseignait le listening/speaking. Dès le début, moi, j’ai adoré ces élèves. Ils étaient drôles, chouettes, sympas, intéressants, et pas faciles, mais ils bossaient vraiment bien avec moi malgré le fait que je suis une prof très difficile. Mais petit à petit, je me suis rendue compte qu’ils créaient plein de problèmes aux deux autres profs. Ils ont commencé à s’engueuler en classe tous les jours avec M. et ils ont même réussi à faire pleurer K. tellement ils étaient chiants et méchants.

Les choses se sont tellement envenimées que le directeur de l’école a demandé un rapport détaillé de chaque prof et sur chaque élève. Moi, j’étais ravie de ces élèves. On pouvait rigoler en classe mais ils savaient quand s’arrêter de rire et commencer à bosser. On avait des discussions très intéressantes ensemble, ils se levaient à la fin de mes deux cours en signe de respect quand je quittais la salle de classe, ils sont venus empaqueter et nettoyer chez moi quand j’ai dû quitter mon appartement, et à part une élève, ils bossaient tous vraiment bien. Je me sentais un peu traîtresse de dire que j’adorais ces élèves alors que les deux autres profs (des chouettes amies à moi) disaient qu’ils étaient horribles… mais j’ai écrit mes rapports sur chaque élève et je n’ai dit que la vérité. Par contre, je les ai quand même un peu engueulés et je leur ai dit qu’ils étaient des adultes, devaient arrêter de se comporter comme des enfants gâtés, et ne pouvaient pas traiter les gens comme du poisson pourri!

Finalement, j’ai décidé de leur faire faire un petit exercice très américain mais que je trouve pas si bête: chaque élève devait écrire un petit texte à propos des qualités qu’ils appréciaient chez M. et K. et aussi chez chacun des autres élèves dans la classe. Ils ne pouvaient rien écrire de négatif, ne pouvaient pas mentir, et c’était anonyme! Les élèves n’étaient pas trop contents de l’idée, mais je crois qu’ils se rendaient aussi compte qu’ils étaient allés un peu loin, donc on a passé deux heures là-dessus en classe. J’ai ensuite pris tous les textes et je les ai envoyés aux personnes concernées. M. et K. et chaque élève de la classe ont donc reçu tout un tas de commentaires sympas. K. et M. ont été très touchées et les élèves se sont rendus compte qu’ils avaient perdu assez de temps comme ça à faire chier le monde et ils ont bien bossé pendant les dernières semaines de l’été. Moi, j’étais en pleurs quand je les ai quittés!

Donc voilà, personne ne s’engueule par ici, mais je trouve que ça serait sympa de pouvoir dire aux gens qu’on côtoie si souvent (les auteurs et les lecteurs) qu’on les apprécie et pourquoi, juste comme ça, pour le plaisir de se dire merci sans devoir dire qui on est et sans attendre de réponse. Qu’est-ce que vous en pensez? Par exemple j’ai toujours voulu dire à PrincessH que je trouvais qu’elle était une fille géniale mais sans qu’elle sache que c’était moi qui le disais….

Alors si ça vous intéresse, j’ai créé une page où vous pouvez écrire ce que vous voulez à qui vous voulez, et en restant anonyme ou pas. Il suffit de donner le nom de la personne à qui vous dédiez le mot (quelqu’un qui a un blog que vous appréciez, quelqu’un que vous admirez, ou quelqu’un qui laisse des commentaires sympas chez vous… pas besoin ni que vous ayez un blog ni que la personne à qui vous envoyez le message en ait un, ni que vous soyez quelqu’un que je connais, ni que vous envoyiez un message à quelqu’un que je connais… mais il me faut quand même le nom de la personne à qui vous voulez envoyer le message et l’adresse de son blog, si elle en a un. Et vous pouvez écrire à autant de personnes que vous voulez! Voilà. Quand j’aurai quelques messages je les publierai sur une page spéciale avec les liens vers les blogs en question. La porte restera toujours ouverte (cliquez sur JTADORE dans le menu). Soyez créatifs :)

C’est quand qu’on va où?

Je m’suis chopé 500 lignes :
« Je n’dois pas parler en classe »
Ras l’bol de la discipline !
Y’en a marre c’est digoulasse !
C’est même pas moi qui parlais,
Moi j’répondais à Arthur
Qui m’demandait, en anglais,
Comment s’écrit No Future

Si on est punis pour ça
Alors je dis : ‘Halte à tout ! ‘
Explique-moi, Papa,
C’est quand qu’on va où ?

C’est quand même un peu galère
D’aller chaque jour au chagrin
Quand t’as tell’ment d’gens sur Terre
Qui vont pointer chez « fous-rien »
‘vec les d’voirs à la maison
J’fais ma s’maine de soixante heures,
Non seul’ment pour pas un rond
Mais en plus pour finir chômeur!

Veulent me gaver comme une oie
‘vec des matières indigestes,
J’aurais oublié tout ça
Quand j’aurai appris tout l’reste,
Soulève un peu mon cartable,
L’est lourd comme un cheval mort,
Dix kilos d’indispensable
Théorèmes de Pythagore !

Si j’dois avaler tout ça
Alors je dis : ‘Halte à tout ! ‘
Explique-moi, Papa,
C’est quand qu’on va où ?

L’essentiel à nous apprendre
C’est l’amour des livres qui fait
Qu’tu peux voyager d’ta chambre
Autour de l’humanité,
C’est l’amour de ton prochain,
Même si c’est un beau salaud,
La haine ça n’apporte rien,
Pis elle viendra bien assez tôt

Si on nous apprend pas ça
Alors je dis : ‘Halte à tout ! ‘
Explique-moi, Papa,
C’est quand qu’on va où ?

Quand j’s’rais grande j’veux être heureuse,
Savoir dessiner un peu,
Savoir m’servir d’une perceuse,
Savoir allumer un feu,
Jouer peut-être du violoncelle,
Avoir une belle écriture,
Pour écrire des mots rebelles
A faire tomber tous les murs !

Si l’école permet pas ça
Alors je dis : ‘Halte à tout ! ‘
Explique-moi, Papa,
C’est quand qu’on va où ?

Tu dis que si les élections
Ça changeait vraiment la vie,
Y a un bout d’temps, mon colon,
Qu’voter ça s’rait interdit !
Ben si l’école ça rendait
Les hommes libres et égaux,
L’gouvernement décid’rait
Qu’c'est pas bon pour les marmots!

Si tu penses un peu comme moi
Alors dit : »Halte à tout »
Et maint’nant, Papa,
C’est quand qu’on va où ?

Renaud, 1994.

Politic Opinion on some Village windows in NYC.

de Borgo. merci :)

p.s. de miss lulu: s’appeler « dick » en anglais c’est comme s’appeler « zizi » en français! Je veux pas de buisson et de zizi pendant encore 4 ans, pliiiiiiiiiiiiiiise!!!!

p.p.s. de miss lulu encore: il parait que le buisson maudit a gagné le débat d’hier soir… mon dieu, mon dieu, mon dieu!!!

Hier soir, j’ai loué et regardé ce film… qui n’est pas passé à Lafayette, d’ailleurs, il faut bien le dire! Je ne sais pas si en Europe il a fait un tabac, mais ici, pas vraiment. Quant à moi, je n’ai rien appris de nouveau et ça ne m’a pas du tout choqué… j’ai trop l’habitude de voir des gens comme ça, et en plus, je suis tellement cynique en règle générale que si j’avais été un des médecins du mec, je lui aurais dit dès le départ qu’il allait se bousiller complétement la santé. Bref, je me demande si ce film a changé quoi que ce soit ici… à part le fait que MacDo a en effet retiré ses « supersize » du marché. Mais comme le disait la française au début du film, la « small size » ici est toujours plus grande que la « big size » en France, alors…

Si tout ça vous intéresse, il faut lire ce bouquin. C’est absolument extraordinaire à lire. Ca parle de tous les domaines dans lesquels les fastfoods ont une influence, par exemple le « real estate » (c’est quoi en français?), l’éducation, la politique, la pollution, les assurances maladies, l’agriculture, la vie du fermier, la vache folle, le monde du travail, les lois (travail, accident, retraite, les mineurs, les salaires, les hiérarchies, le travail à la chaîne), ce qui se passe avec les « unions » (je sais jamais le mot en français), l’immigration, etc. Bien sûr, MacDo passe en premier (et d’ailleurs Eric Schlosser raconte l’histoire de comment tous ces fastfoods ont vu le jour, c’est assez sympa à lire et très intéressant), mais visiblement, d’autres compagnies ne sont pas beaucoup mieux.

Ce qui m’a fait le plus rire, dans l’affaire, c’est que j’ai regardé le film Supersize Me, et ensuite je suis allée sur internet et là, paf, comme d’habitude ma première page qui s’ouvre c’est Garfield (très intellectuel, je sais), et voilà celui d’aujourd’hui!!

Ce Garfield exprime EXACTEMENT l’attitude des gens ici face à l’obésité!!! (to blot out = cacher, bloquer de la vue; a donut = gâteau très gras, en forme de bouée, avec plein de trucs super sucrés dessus, photo à côté, j’aurais dû envoyer ça à PrincessH aussi, tiens…). Ma voisine de classe me disait l’autre jour qu’elle buvait UN GALLON (=3,something litres) de coca PAR JOUR… mais attention, du coca LIGHT bien sûr, parce qu’elle essaye de perdre du poids! Donc le papa de Garfield lui dit: si tu continues à prendre du poids à la vitesse où tu vas, dans 17 ans on ne pourra plus voir le soleil. Où vas-tu? Et Garfield répond: je vais me chercher un donut et une lampe de poche!

N’oubliez pas:

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Jour-J moins quatre semaines… panique à babord, panique à tribord, panique dans la soute, panique dans les grandes voiles! Dans 4 semaines, je dois avoir terminé mon « prospectus » et le soutenir, to defend my prospectus, en anglais. Je les entends d’ici, les français: koa? keskeséstruk? kestufou? Donc voilà un petit résumé (attention, « a résumé » en anglais veut dire un CV) du système de higher education américain.

1. Finir la high school (le lycée) c’est déjà pas évident. En moyenne (ça dépend des états, des écoles, et de l’éthnicité), seuls 71% des élèves de lycée finissent avec un diplôme de fin de high school. Ceux qui ne finissent pas et ont des regrets peuvent retourner à l’école plus tard et recevoir un GED, ou diplôme équivalent… qui ne vaut pas grand’chose mais bon…

2. Après le lycée, il faut passer soit le SAT (prononcer èséiti) soit le ACT (prononcer éiciti), qui sont des examens d’anglais et de maths. Ensuite, il faut se faire accepter dans une université ou un college. Les collèges et universités sont soit publiques (donc d’état, ce qui veut dire que les étudiants qui viennent de l’état payent très peu, mais ceux qui viennent d’un autre état payent beaucoup), soit privés (et là tout le monde paye autant, souvent très cher). Purdue est publique, donc les étudiants d’Indiana (in-state students) payent environ $4′000 par semestre (4 mois de cours), les autres environ $10′000, et les étudiants internationaux environ $12′000. Ca, c’est pour les premières années à Purdue, mais ça dépend beaucoup des écoles, des programmes, et du niveau d’étude. Pour faire une maîtrise de management, c’est déjà $14′000 par semestre à Purdue. A Harvard, c’est $25′000 par semestre pour tout le monde.

3. La différence: l’université offre des maîtrises et des doctorats, le college s’arrête après 2 ou 4 ans. Après 2 ans d’études plus ou moins générales ( »general education »), on peut recevoir un Associate Degree. Ensuite, on peut continuer pendant encore 2 ans (si on travaille vite et bien) et recevoir un Bachelor’s Degree (en robe et chapeau noir = cap (ou mortar) and gown) dans un domaine spécific, en histoire (Bachelor of Arts = BA), en chimie (Bachelor of Science = BS), ou dans d’autres domaines comme ça. Donc pendant ces 4 ans, on a été un « undergraduate student. »

4. Si on veut faire droit, médecine, ou business, alors là il faut faire un BA ou un BS en n’importe quoi, et ENSUITE il faut passer des examens difficiles: le LSAT (èlsat) pour faire du droit, le MCAT (èmkat) pour faire médecine, ou le GMAT (djimat) pour faire business. Si on veut simplement continuer ses études et aller en « graduate school » pour faire une maîtrise (un Master’s Degree) dans des autres domaines que le droit/médecine/business, on peut passer le GRE (djiari). C’est ce que j’ai fait. Il y avait des maths, de l’anglais, et de la logique. Beurk.

5. Donc, on est en « graduate school. » En général, ça dure 2 ans (ben moi 3 parce que je me suis faite virée de l’université au milieu). A la fin, on reçoit on MA (Master of Arts, c’est ce que j’ai reçu il y a 2 ans, voir photo ci-dessus, avec l’écharpe d’hermine que recoivent les Master’s students), ou un MS (Master of Science) ou un MBA (Master’s of Business and Administration). Certains programmes durent 3 ans… ça dépend un peu des écoles. En médecine et en droit, je sais pas comment ça marche, vous avez cas regarder ER (à prononcer iar, = Urgences) ou The Practice (je sais pas si ça existe en Europe) (ou LA Law, ou Law and Order).

6. Ensuite… (goodness, je n’arrive pas à croire que j’ai déjà fait tout ça!)… avec un MA ou un MS, soit on en a marre, soit on est un étudiant professionel comme moi et on continue… avec le doctorat, ou PhD. En général, un doctorat prend 5 ans. CINQ! Deux de cours, et trois d’écrivage de la « dissertation » (=thèse de doctorat). Avant de pouvoir commencer la dissertation, il faut finir les cours et passer des examens (les « prelims » ou « preliminary exams » ou « quals » ou « qualifying exams, » ça dépend des programmes) sur ces 2 ans de cours. C’est ce que j’ai fait en août. Ensuite, il faut écrire et « défendre » (= soutenir) son « prospectus, » qui est une explication de ce qu’on veut faire et pourquoi et comment et avec qui et avec quel argent pour sa recherche de dissertation (j’en suis là), et ENSUITE seulement, on peut commencer sa recherche et écrire sa thèse (300 pages). A la fin, il faut bien sûr la défendre, elle aussi! Et là, on gradue avec toute la robe en hermine aux couleurs de l’école et on se fait adouber pour devenir DOCTEUR! Voilà les couleurs de Purdue… heureusement que c’est pas rose ou orange comme dans d’autres universités…

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7. Pendant la dernière année de doctorat, en général, on cherche un boulot… On a légalement le droit de commencer à chercher du travail après avoir soutenu le prospectus. A partir de ce moment-là, on est ABD (à prononcer éibidi = All But Dissertation), et on peut chercher du boulot en disant qu’on a presque fini sa dissertation. Donc, si tout va bien, je serai ABD en décembre… wouah la classe!! Wouah ze stress!

8. Ah oui, si vous n’avez pas envie de vous jeter par la fenêtre après tout ça, vous pouvez encore faire un « post-doc » … mais là je sais pas trop comment ça marche… et je veux même pas y penser!

9. J’ai oublié de dire qu’en général, peu de gens payent leur graduate school parce qu’on peut travailler pour l’université, soit comme assistant de recherche pour les profs (RA (aré)= research assistant), soit pour faire les corrections pour des profs (TA (tié) = teacher’s assistant) soit comme prof (TA = teaching assistant, ce que je fais, et donc je ne paye que $550 par semestre). On peut aussi avoir des « scholarships » (des bourses d’études), ou bien être riche, ou bien simplement faire des emprunts banquaires (ce dernier cas est le plus courant). Beaucoup de gens finissent leurs études avec entre $50′000 et $100′000 de dettes.

10. Sur ce, je vous laisse pour continuer à bosser sur mon @#&!%#*!&@# de prospectus! ABD = A Bas la Dissertation; Another Big Disaster; Associação Brasileira de Documentarista! … oui oui, je m’y remets…

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Voilà une lettre de Kerry que j’ai reçue il y a quelques jours. J’espère que vous pouvez la lire. Remarquez le language presque poétique qu’il utilise… à mon avis, plein de gens ne comprendront pas cette lettre! Il y avait aussi une photo de Kerry et Edwards dans la lettre. Franchement, je trouve la tête de Kerry pas beaucoup plus charmante que celle du buisson maudit!

Ce qui est intéressant, c’est que je n’ai pas reçu de lettre du buisson maudit. Une raison possible est que l’Indiana est un état tellement Républicain qu’il n’a même pas besoin d’envoyer de lettre à qui que ce soit pour avoir les votes. Sinon, je suis une étrangère donc c’est probable que je ferais tout ce que je peux pour Kerry même si je ne peux pas voter… mais comment savent-ils ça? Je ne suis inscrite nulle part comme « amie des Démocrates »… N’empêche, je me demande si j’ai le droit d’envoyer de l’argent… et si ça ferait une différence. Si vous voulez envoyer de l’argent vous aussi, si vous y croyez, l’adresse est: Democratic National Commitee, 430 South Capitol Stree, SE, Washington, DC, 20003. Le site est à www.democrats.org/urgent. Pas mal comme URL!

Vous croyez que je devrais envoyer quelques dollars à ce pauvre Kerry qui va de toutes les manières perdre?

Results:

Dear miss lulu:
Your score is 1 on a scale of 1 to 10. You hate Bush with a writhing passion. You think he is an idiot, a liar, and a warmonger who has been a miserable failure as president. Nothing would give you greater pleasure than seeing him run out of the White House, except maybe seeing him dragged away in handcuffs.

allez voir si vous êtes un fan du buisson maudit vous aussi là bas.

« According to the latest poll in the Washington Post, 63 percent of Americans said that so far they approve of President Bush. Not surprisingly, the other 37 percent are English teachers. » —Conan O’Brien

« An aide to the prime minister of Canada called President Bush a moron (un crétin). Well that’s not fair. Here’s a guy who never worked a day in his life, got rich off his Dad’s money, lost the popular vote and ended up president. That’s not a moron, that’s genius! » —Jay Leno

« Arnold Schwarzenegger announced he is going to ask President Bush for help with the budget. What better way to deal with a $38 billion deficit than get advice from a guy that created a $450 billion deficit. » —Jay Leno

Et n’oubliez pas:

Une jolie photo chez Peintre Charmant (qui a aussi fait ces jolies images), ainsi que le froid qui arrive à grand pas par ici, m’ont inspiré ce petit concours de recettes!

Les règles du jeu sont les suivantes:
- Je vous donne un mois (jusqu’à halloween) pour m’envoyer vos recettes de plats, desserts, confitures, boissons, et autres gourmandises, tout ça à base d’un ingrédient spécifique.
- L’ingrédient du jour est le légume d’halloween, la Curcubita Maxima: citrouille, courge, potimarron, potiron, pumpkin, et yellow crookneck, ainsi que toutes les fig-leaved, yellow, bottle, chayote, bitter, okeechobee, et cucuzzi gourds, et toutes les spaghetti, banana, acorn, hubbard, et butternut squashes.
- Soyez créatifs!
- A vous de trouver des recettes, de les essayer, et de me les envoyer avec vos conseils, commentaires, et photos. Les recettes pas essayées sont de la triche (non, google ne peut pas TOUT faire)!
- Ces recettes iront sur une page spéciale (avec vos photos et les commentaires), (cliquer sur PUMPKIN dans le menu à droite).
- J’essayerai toutes les recettes qui me paraissent délicieuses et qui ne sont pas trop difficiles/chères/longues à faire (souvenez-vous aussi que je suis seule, alors attention pour les quantités!) et j’enverrai au gagnant un beau cadeau d’halloween!
- Alors, à vos casseroles….. prêts…. FEU!

Ben si, c’est pas des mensonges, j’ai déjà commencé à recevoir des tas de supers cadeaux!!! Le dernier me fait rire, parce que ce matin je me disais justement qu’il faudrait que je commencer à chercher des trucs à rapporter à ma famille en décembre… et paf, voilà ce que j’ai trouvé dans ma boîte aux lettres, un magnifique cadeau de Peintre Charmant! Thank you dear Charming Painter :)